lundi 16 novembre 2009

Nouveau mini-sondage : A combien estimez-vous le nombre de bibliophiles sérieux dans le monde actuellement ?




Le Textor lit la presse...
et nous la fait partager.



La question est assez simple : a combien estimez-vous le nombre de bibliophiles sérieux dans le monde actuellement ? La réponse moins simple qu'il n'y parait.

Le Salon international du livre ancien et de l'estampe réunissait au Grand Palais, à Paris, en 2007, draine 18.000 visiteurs, en 2008, 23.000 visiteurs, qui ont afflué sur 3 jours. L'année 2009 n'a pas encore dévoilé ses chiffres de fréquentation ou alors je n'en n'ai pas encore eu connaissance (si quelqu'un sait...). Il s'agit sans conteste de la plus grande manifestation (pacifique) consacrée aux livres anciens et rares, dans le monde, même si d'autres salons ont lieu dans d'autres villes prestigieuses. Le Grand Palais, a, semble-t-il permis de faire sortir le bibliophile (ou le curieux) du bois. En effet, avant d'être présenté dans cet écrin merveilleux, le salon de la bibliophilie dit de la Mutualité, n'attirait pas plus de 10.000 visiteurs en 2006. Combien de visiteurs pour Champerret cette année ? Combien de visiteurs pour le salon de St-Germain-en-Laye ? Autant de chiffres que je ne possède pas. Combien d'acheteurs ? Combien de curieux dans ces salons prestigieux ? Combien d'acheteurs aujourd'hui cachés derrière leurs écrans d'ordinateur ? Combien de clients captifs des salles des ventes ? Combien de fidèles exclusifs des libraires anciennes ?

Au delà de ces chiffres, j'avais eu, il y a de cela pas mal de temps, une intéressante discussion avec un ancien ami (ce qui ne signifie pas qu'il était vieux), au sujet du nombre de bibliophiles répartis de par le vaste monde : A combien peut-on estimer le nombre de bibliophiles sérieux actuellement all over the world ?

Je précise tout de suite, pour décomplexer les plus ridés, que j'entends par bibliophile sérieux, celui ou celle qui a la passion des vieux livres, rare et moins rares, beaux et moins beaux, mais qui prend plaisir à les rechercher ardemment. C'est assez simple comme définition et cela permet d'avoir la même considération pour celui ou celle qui chine des beaux livres anciens ou modernes à quelques euros que pour celui ou celle qui les paye au poids de l'or, finalement, à chacun ses méthodes, en l'occurence, ce sont les résultats qui comptent. Ceci dit, j'avoue personnellement faire un distinguo entre l'acheteur occasionnel de vieux livres et celui ou celle dont c'est devenu une habitude (disons qu'acheter ne serai-ce que deux livres anciens par an devient une habitude - en acheter deux dans une vie ne fait pas de vous un bibliophile), une passion, (vous souffrez, je souffre, nous souffront, ils souffrent, Amen), une nécessité (comme dirait Denis... jetez vos club de Golf... et on en rediscutera...) Toutes ces définitions étant bien sûr sujet à caution mais comme ce sont mes idées que j'exprime courageusement et que je les partage...

Donc, combien ? Moins de 10.000 ? 10.000 ? 50.000 ? 100.000 ? 1.000.000 ? Plus d'un million ? Même si ces chiffres peuvent paraître difficiles à appréhender, il sera intéressant de voir l'idée que vous vous faites de cette question, votre ressenti sur la chose.

A vos claviers donc (sondage en colonne de gauche du Bibliomane moderne pour 36 jours)...

et n'oubliez pas...

Si le pouvoir était dans le bulletin de vote cela ferait longtemps qu'il serait interdit de voter... donc, aucune hésitation ! Vous ne risquez absolument rien à le faire.

Bonne journée,
Bertrand

44 commentaires:

Pierre a dit…

23.000 visiteurs, je pense que cela fait 1 personne pour vingt qui auraient aimer y aller mais qui n'ont pas eu le temps pour plein de raisons.

Sur ces 23.000 personnes, une personne sur trois n'était pas bibliophile (la femme, les enfants qu'on a pas pu faire garder, les invités, les institutionnels et un ou deux libraires pour faire plaisir aux polémistes).

Donc sur 60 millions de Français, 153.333 bibliophiles.

Il y a dans le monde 6,7milliards de gens mais seuls, 1800 millions ont accès à la culture (c'est mon chiffre).

Il y a donc dans le monde 4 millions 600.000 bibliophiles.

Je coche. Pierre

Bertrand a dit…

Bel optimisme Pierre !

Et sachant que Tarascon est à 707 kilomètres de Paris et qu'en moyenne un bibliophile mondial passe en France tous les 3 ans, Pierre, vous avez une chance sur trois de voir 50.000 bibliophiles débouler dans votre librairie toutes les 20 secondes !!

Un seul mot : Superbe !

Merci Pierre pour cet avis éclairé et statistiquement impeccable.

D'autres candidats au chiffrage ?

B.

Textor a dit…

Donc si j'ajoute les 50 personnes présentes au Salon de Redon Samedi matin, moins les 15 membres du Rotary présents par devoir mais non bibliophiles, plus les 15 personnes présentes à la dernière vente Alde, plus les 2 téléphones, moins le commissaire-priseur, la charmante hotesse et les 2 appariteurs, heu ... je n'arrive pas à 400 millions même en comptant large.

Mais il reste à savoir quelle définition vous donnez d'un "bibliophile sérieux" , est-ce celui qui a fait l'acquisition de 5 ouvrages de qualité ou ancien sur une période de 2 ans entière et consécutive ?

Une autre manière de calculer serait de savoir combien un libraire estime disposer de clients fidèles en moyenne. Avec ce chiffre, il serait facile de multiplier par le nombre de libraires anciens dans le Monde que l'Ilab ne doit pas manquer de recencer.
Qui se lance ?? :)
T

Bertrand a dit…

Je l'écris Textor ce qu'est un "bibliophile sérieux"... Pas lu pas pris !

Je ne me lancerai pas sur comptage slamesque n'en faisant pas partie je ne dispose d'aucun fichier occulte.

B.

Gonzalo a dit…

Mais, combien de bibliophiles sont fidèles de plusieurs libraires à la fois???

La fidélité à un libraire, c'est comme l'amour libre à woodstock... On (se) partage!

Textor a dit…

Oui, j'avais bien vu votre définition de Bibliophile sérieux mais ce n'était pas une définition comptable.
Vous excluez la clientèle occassionelle, le furtif du Dimanche soir, mais finalement qu'est-ce qu'un bibliophile, sinon celui qui achète une livre, fusse une seule fois, par amour de l'objet?
T

Bertrand a dit…

"définition comptable" !

Ah j'avoue que je laisse à chacun le soin d'être le comptable pour les autres, pour moi, je m'en tiens à ce que j'ai écris.

Acheter ne fut-ce qu'un seul beau livre dans une vie ne fait pas d'un quidam un bibliophile.

B.

Textor a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Textor a dit…

Avec 13500 libraires d'ancien dans le Monde, rattachés à un moteur quelconque (e-bay, Abebook, galaxidion, etc...) disposant de 200 clients plus ou moins fidèles, lesquels se partagent entre 3 et 4 librairies, cela donne 675 000 bibliophiles.
J'ai bon ?

T

Bertrand a dit…

Le problème avec ce mode de calcul c'est que si la clientèle indiquée se divise entre 4 libraires (1 bibliophile fidèle à 4 libraires), cela donne en effet 675.000 bibliophiles, mais s'ils se partagent entre 10 libraires on obtient plus que 270.000 bibliophiles et s'ils se partagent entre 30 libraires on a alors 90000 bibliophiles...

B.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Puis-je estimer vos chiffres très au-dessus de la réalité ?
On estime, depuis les années 1990 le nombre des bibliophiles français à environ 10 000.
Pour le Monde, je n'ai pas de chiffre crédible.

Bertrand a dit…

Je suis d'accord Jean-Paul, l'optimisme n'est ici à mon avis pas de mise, 10.000 bibliophiles en France ? Et encore répondrais-je.

Sachant que la France est le berceau de la bibliophilie, le reste du monde ne représente sans doute pas la moitié de ce chiffre.

PS : je compte pour rien les Princes éleveurs de chevaux qui auraient eu par erreur deux maroquins mosaïqués dans leur bibliothèque, achetés sur un coup de tête, entre deux diamants roses dans une salle capitonnée de rouge à Drouot.

B.

Textor a dit…

C'est vrai, j'ai eu l'occasion de traverser les steppes arides du Kurdhistan, du sultant d'Oman, del'Ossetie du Nord, etc... pas vu une librairie ! En revanche, si vous allez vous promener en Islande, il y a une bibliothèque de livres anciens par famille. Question de climat, je suppose...

Cela complique les calculs !
T

Bertrand a dit…

ah les bibliophiles islandais !

Discrets tout de même sur la scène internationale non ?

B.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Très peu de bibliophiles en dehors de l'Europe occidentale et de l'Amérique du nord. J'en connais au Mexique, au Brésil, en Australie, en Russie, mais si peu...

Le Bibliophile Rhemus a dit…

J'ai oublié le Japon ...je vais me faire sushisé ...

Textor a dit…

Je suis d'accord avec le Sushi Rhemus, l'affaire est surtout européenne, dans laquelle on peut inclure l'empire austro-hongrois ( il y a de bonne affaires à faire à Krakow. Qu'on se le dise...)

Mais je proteste contre la timidité du bibliophile islandais. J'etais à une vente à Drouot il y a environ 2 ans où 3 livres imprimés en Islande ont fait un tabac et pulvérisé les records et les estimations !

T

Textor a dit…

J'ai même retrouvé la vente en question...
http://www.cabinet-revel.com/archive/8fevrier%202006/renaudfev061.html

estimée 12000 euros (lot 35), je ne sais plus combien cette Bible a fait, mais au moins 3 fois ce prix.

T

Bertrand a dit…

D'accord d'accord Textor avec vos élucubrations islandaises... mais pour autant peut-on en tirer des lois de Coughlin ?

B.

Textor a dit…

On ne peut rien en tirer du tout, c'était juste pour faire avancer le Schmilblick !
(et réhabiliter l'honneur des bibliophiles islandais )

T

Textor a dit…

S'il n'y a que 10 000 bibliophiles en France, pour ... combien de livres anciens sur le marché ?

Disons, avec les seules ventes publiques, 10 ventes par mois, multipliées par 300 lots soit 36 000 livres à vendre à l'année, sans compter les fonds de librairies, on comprend mieux que l'offre ait du mal à rencontrer la demande.

Il faudrait développer le goût pour la Bibliophile !
T

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Les "institutionnels" sont de gros acheteurs, notamment ceux qui ont un "patrimoine bibliophilique" réduit, Américains et Asiatiques.

Bertrand a dit…

Couché tôt hier soir...

Je vois que la discussion avance.

N'oublions pas aussi que les professionnels du marché sont pour une grande part dans les résultats des ventes de livres anciens, que ce soit en salle, sur internet, entre collègues. D'ailleurs sur un catalogue de 300 numéros dans une vente X ou Y il serait intéressant de savoir (mais on ne le saura jamais), le % de vendus à des marchands ?? Je pense, d'après ce que j'ai pu constater qu'on doit s'approcher des 30 ou 40% des vendus, non ? Si on ajoute les 15 à 25% voire plus de ravalés, cela laisse un petit 50% pour les amateurs. Ce ne sont que des élucubrations peu scientifiques, j'en conviens.

Par ailleurs, n'oublions pas que dans une vente, il arrive souvent que quelques personnes seulement se partagent le gâteau (4 ou 5 marchands, 5 ou 6 amateurs), en volume et en chiffre d'affaires pour la salle. Ce qui tenderait à montrer qu'il n'y a pas sur une vente de 300 lots, plus de 100 acheteurs différents. A voir.

Je suis bien d'accord avec le Textor, Il faudrait développer le goût pour la Bibliophile ! Mais ce n'est guère à la mode.

Allez, je retourne à ma lecture matinale d'un psaume de la Princesse de Clèves.

B.

Pierre a dit…

Bon, allez ! Même s'il y a une chance sur dix que je me sois trompé dans mon calcul, il reste encore 460.000 bibliophiles dans le monde.

Les probabilités, c'était mon truc !

Pierre

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Des "bibliophiles sérieux" ?
Pas plus de 2000 dans le Monde...
Avec mes regrets, bien sûr (sourires)

Bertrand a dit…

2.000 bibliophiles sérieux dans le monde ?
Je n'irais peut-être pas jusque là.
10.000 bibliophiles sérieux c'est probable.
5.000.000 bibliophiles sérieux autant dire tout de suite que ça sent la fable.

B.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Je n'irai effectivement pas jusque là si nos définitions de "bibliophiles sérieux" concordent : un millier me semble plus proche de la réalité, car ils se comptent sur les doigts des deux mains aux USA, au Canada, en Australie, au Japon, au Brésil, en Argentine, au Mexique, etc. ça ne fait pas beaucoup au final.
Dois-je préciser que je ne fais pas partie du lot ?

Bertrand a dit…

A 1.000 ce ne sont plus les bibliophiles qu'on compte, ce sont les coffres forts bibliophiles.

Je pense que des passionnés du livre à l'image de ceux qui fréquentent le Bibliomane moderne, qu'ils achètent 1 ou 10 livres par an, même plus, il doit bien en exister quelques milliers voire plus dans le monde.

Je dépêche illico l'envoyé spécial du Bibliomane moderne à Shanghai voir ce qu'il en est là-bas. Il appert que l'Asie est une destination très courue des bibliophiles ces derniers temps.

B.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Peu d'exemplaires visibles dans les vitrines de Shanghai pour "bibliophiles sérieux", non ?

Bertrand a dit…

Autre alphabet, autre culture, autres modes, autres livres, je respecte tout à fait ce que je ne comprends pas, et là j'avoue... je serais bien en peine de chiner quelque chose dans ces tas de papiers.

Mais il y a aussi certainement des trésors, pour ceux qui savent les dénicher.

B.

Pierre a dit…

10 milliards d'habitants.
2000 bibliophiles.
Soit un bibliophile pour 5 millions d'habitants...

Jean-Paul, Bertrand, Textor, Xavier, Raphaël, Eric et mon beau-frère sont bibliophiles.
Il reste donc 5 bibliophiles en France.

Là les mecs, vous déconnez !

Pierre

Bertrand a dit…

Pierre, sur 10 milliards d'habitants, la moitié ne savent pas ou à peine ce qu'est un livre (à notre grand désespoir à tous).
Il en reste donc 5.
Sur ces 5 milliards, à peine 1 sur 10 sait lire et écrire.
Reste donc 500 millions qui maitrisent le livre.
Sur ces 500 millions environ 1 sur 1.000 ont une réelle sensibilité concernant "l'objet livre", ce sont des bibliophiles.
Ils seraient donc 500.000 !!

Pierre ! Mais c'est formidable, d'après ce nouveau calcul ils seraient donc 500.000 !!!

Alors comment se fait-il que la profession s'inquiète, que la librairie ancienne est en grande partie en perdition tout au moins en ce qui concerne les ouvrages courants et de moyenne gamme ??
Je crois que l'erreur vient du dernier calcul...
Ce ne sont pas 1/1000 lecteurs qui sont bibliophiles mais peut-être seulement 1/10.000 voire moins.
Si je prends l'exemple d'une ville comme Dijon, je crois ne pas beaucoup me tromper en disant que cette belle ville abrite moins de 100 "bibliophiles sérieux".
Sur 250.000 habitants de l'agglomération dijonnaise, cela donne un ratio de 0.04% soit 0.4 pour 1.000 ou 4 pour 10.000.

CQFD non ?

J'adore les projections bibliohypothétiques !!

B.

Bergamote a dit…

Ouh la, trop de calculs pour moi, après 17h30 je ne suis plus apte à calculer (dès que la cloche sonne, en fait)...
Argh, on oublie la bibliophilE que je suis (mais peut-être ne suis-je pas "sérieuse" ? -> il suffirait pour cela que je sois riche *clin d'oeil*).

Bergamote a dit…

PS : pour Bertrand, QED, c'est encore mieux que CQFD (ça sonne plus "bibliophilique", le latin, non ?).

Bertrand a dit…

"il suffirait pour cela que je sois riche"

Tu m'auras mal lu Bergamote !
J'ai expliqué le contraire.

C'est de la passion vraie dont on parle.

Comme on peut être pauvre et bête, riche et intelligent, pauvre et intelligent, riche et bête,
le bibliophile vrai, sérieux est tout simplement celui ou celle qui se passionne pour les livres anciens (ou modernes), et ce, que cela passe par l'acquisition d'un seul livre par an ou de mille. Soit avec quelques dizaines d'euros, soit avec force millions.

Evidemment, comme aurait pu dire l'ami Coluche, pour ceux qui sont pauvres et bêtes, se sera beaucoup plus dûr !

Bergamote, passionnée de Nelumbo ! Je t'adoube sans hésitation. Amen.

B.

Textor a dit…

Et combien de membres revendique le Grolier Club aux US ?

Bergamote a dit…

Bertrand : je te taquinais, pure provocation. Les ouvrages que je convoite sont hélas souvent très chers, trop chers. D'où mes velléités de richesse, tout simplement. J'adooore ta dernière phrase.

Eric a dit…

J'adore les faire des calculs avec plein d'hypothèses non consolidées et des extrapolations abusives ==> voici mes conclusions pour la France.

Il y a en gros 250 libraires au SLAM réalisant un chiffre d'affaire moyen de 300 k€ (très variable : va de 80 k€ pour les plus petits à 10M€ pour le plus gros) soit 75 M€ de livres

Pour les ventes aux enchères, Adjucation plus frais, en moyenne 175 k€ avec 330 ventes cataloguée par an soit 70 M€

La dessus les ventes au particulier doivent représenter en gros 50% pour les ventes aux enchères et 70% pour les libraires soit 70/2 + 75*0,7 soit 87 M€ dont disonS 10% de vente à l'export il reste donc 80M€ d'achat par les "bibliophiles" français

Plus qu'ailleurs, une faible minorité réalise la plupart des achat. Mettons 10% pour 80% des 80M€
90% des bibliophile achètent donc pour 15 M€ de livres.
A 1500 € par an pour le "bibliphile" moyen, cela fait 10000 + 1000(les 10% de très gros acheteurs), soit 11000 bibliophiles en France.

Eric
Toutes mes excuses pour les libraires non syndiqués oubliés dans ce calcul.

Bertrand a dit…

waouh ! ça c'est du calcul !!

Une autre équation à proposer ?

B.

Vincent P. a dit…

D'accord avec le calcul d'Eric, mais aussi pour une fois avec le Bibliophilie Rhemus (si si...).

Entre les deux mon cœur balance, et effectivement les bibliophiles sérieux en France sont sans doute dans la fourchette basse: pas 1.000 ou 2.000, mais pas 11.000 non plus...

Tout ça pour vous dire qu'après tout on n'en sait rien, et tous les calculs d'apothicaires ne remplaceront pas la vérité simple que la profession de libraire en livres anciens est un métier en voie de disparition.

Preuve en est l'acceptation par le SLAM de bouquinistes dont la part de livres anciens en stock est ridicule comparée aux livres de poche et BD...

Les grands marchands survivront toujours, car comme le rappelle P. Sourget la valeur patrimoniale des bibliothèques est intrinsèquement plus sûre que celle des portefeuilles boursiers.

Mais les autres, ceux qui vendent des livres de bibliophilie « ordinaire », survivront-ils ? Pas sûr malheureusement : on ne vend pas aussi facilement de la vraie culture et du plaisir que des placements.

Un bibliophile commence à réfléchir lorsque son achat dépasse son salaire mensuel m’a-t-on dit quand je suis entré en librairie, est-ce vrai ?

En tout cas si c’est vrai il faut sérieusement s’inquiéter : les élites bling-bling ne peuvent pas porter de livres rares au poignet ou en sautoir…Et puis le papier c’est démodé non ?

Amicalement,
Vincent P.

Bertrand a dit…

"Un bibliophile commence à réfléchir lorsque son achat dépasse son salaire mensuel m’a-t-on dit quand je suis entré en librairie, est-ce vrai ?"

Je vais y réfléchir.

Vive la lutte des classes bibliophiles !!

B.

Textor a dit…

Si tous les ordres que j'ai posés à la vente de cet après-midi ont été executés, je vais mettre en pratique le précepte de Vincent et commencer à réfléchir....
Ma première réflexion me conduira certainement à me dire que je ferais bien de fuir à Dijon plutôt que d'affronter Textorinette et prendre un coup de poêle à frire sur la tête !!

Bertrand a dit…

Notre question fait echo dans un autre blog du Bibliomane dans une autre langue.

Je vous laisse lire ici :

http://www.bibliographos.net/rubrique.php?id_rubrique=8

Malheureusement je ne maîtrise pas la langue pour suivre cet autre blog que j'imagine de qualité.

Bonne visite !

B.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Retour sur une question :
quand je compte le nombre de livres et d'exemplaires de La Nouvelle Revue des Livres Anciens "détournés", non arrivés, volés quoi !(2 % tout de même) au cours de l'année 2009, je me dis qu'il existe un certain nombre non négligeables de bibliophiles cachés, ou plutôt de bibliokleptomanes !

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...