dimanche 26 avril 2015

Salon du livre ancien et de l'autographe édition 2015, vu par Benoît.


Quand on aime les livres, que l'on soit libraire ou bibliophile, ou les deux, il est toujours agréable de voir rassemblés tant de belles choses dans un si bel endroit, dans "une tour Eiffel, avec le verre en plus" (le mot est d'un libraire dont j'ai entendu la conversation en passant), qui, au soleil, transforme d'ailleurs le lieu en petit four... Les conséquences étant assez mauvaises pour quelques reliures ou documents mal placés.

Le Grand Palais, vendredi avant l'ouverture à 11h.
La chance de déambuler entre les stands sans visiteur ou presque!

Les petits fours justement, arrosés de champagne ou autres mousseux suivant les stands visités, qui nous permirent de voir, entre deux verres, la publicité pour la fameuse réimpression du Dictionnaire Bibliophilosophique dont tout le monde parle.



Au-delà de cet aspect, ce fut une joie de rentrer dans les premiers, après les VIP bien entendus, pour cette nouvelle édition. Il me semble que l'affluence du vernissage était supérieure cette année à celle de l'année dernière, et en tout cas, j'ai pu voir beaucoup de contacts chez de nombreux libraires. Auront-ils tous aboutis? L'avenir le dira, mais il semble en tout cas que cette nouvelle édition ait bien débuté.

L'amateur de livres qui vient ici en trouve pour son compte. Les éditions anciennes, dans de belles reliures anciennes et modernes, gardent une belle place au sein du Grand Palais, mais force est de constater l'importance énorme de la littérature moderne, et en particulier des grandes éditions originales. Ceux qui auraient suivi la vente de Troyes récemment y auraient retrouvé bien des choses d'ailleurs. L'ouvrage qu'il nous a semblé être le plus présent, dans de beaux exemplaires, est un des grands monuments de notre littérature française : A la recherche du temps perdu. Pas moins de 5 exemplaires : deux EO (librairie Antoine - avec d'autres EO en reliure uniforme et librairie Faustroll), une EO réimposée in-4 (librairie Sourget), une EO avec envoi (librairie Le Feu Follet) et une EO avec envoi et lettre (cabinet Proyart).


 

 
Exemplaires Antoine, Proyart, Feu Follet et Faustroll


Un stand très fourni en littérature (librairie Fosse)


Parmi les livres anciens, voici quelques pièces que nous avons appréciées :


Un bel incunable (librairie Doucet - Tours)


 Une princesse de Clèves - ed. 1704 (librairie Amélie Sourget)

Des reliures Renaissance - Lyon (librairie Sourget) 


Une reliure en argent du 18ème (KNUF Rare books - Vendôme)

Un stand avec de beaux in-folio aux armes (librairie Denis - Tours)

Mais les livres, ce n'est pas tout! Il y a aussi le contact avec les bibliophiles et les libraires. Parmi ces derniers, je retiendrai deux confrères :

Erik Zink et sa femme, posant sur leur stand...

... et Alexis-Raphaël Antoine, ne posant pas sur le sien


En bref, une bien belle édition encore une fois, avec de nombreuses rencontres avec les bibliophiles, les libraires et les livres! Nous avons volontairement ignoré certains stands qui avait de très belles pièces mais qui aurait objectivement pu se retrouver ici, notamment de librairies moins connues comme L'Ours Chenu, la librairie Bertran (qui avait de très belles choses en vitrine : Flaubert, Daudet, etc.) ou bien vous parler aussi des nombreux et beaux exemplaires de Victor Hugo qui parsemaient les vitrines du salon, ou encore s'arrêter sur les autographes, chez les marchands spécialisés ou chez les libraires classiques, avec cette année une pièce qui nous a arrêté à chaque fois : le Vive les Juifs de Céline.

En attendant la prochaine édition, bonne lecture!

Benoît

jeudi 16 avril 2015

Les Métamorphoses Figurées de Bernard Salomon (1559).


Un des plus beaux livres à figures du XVIème siècle, affichait  la notice du catalogue. Le bibliophile avisé sait lire entre les lignes, mais il est vrai que le livre est sympathique et il mérite une petite notice sur le Bibliomane Moderne.

J’avais déjà eu l’occasion d’évoquer la suite gravée sur ce thème des Métamorphoses par le graveur de Nuremberg Virgil Solis : http://le-bibliomane.blogspot.fr/2010/04/virgil-solis-interprete-les.html - en décrivant l'édition de Frankfort,  bilingue latin-allemand, imprimée par Corvin, Feyrabent et Galli en 1563 ... Virgil Solis s’était inspiré, en les inversant, des bois de Bernard Salomon, dit le Petit Bernard. A son tour, Bernard Salomon inspirera les générations suivantes, dont l'émailleur Jean I Limousin, mais aussi des peintres aussi connus que le Titien, Carrache, Velázquez ou Rubens.

Je recherchais donc depuis longtemps le livre-source gravé par Bernard Salomon, celui de la 4e vente Berès m’ayant  échappé en 2006. (De peu, d’une seule enchère ! - sourire - ). Alors je n’ai pas laissé passer cet exemplaire, emporté de haute lutte face à un commissaire-priseur puissamment armé d’un marteau et dont la mine disait clairement qu’il n’avait pas l’intention de lâcher la partie.


Fig 1



Fig 2



Fig 3


Ce n’est pas l’édition originale de cette suite gravée mais la première édition de la version italienne donnée par l'humaniste florentin Gabriel Symeoni, mon polygraphe préféré (http://le-bibliomane.blogspot.fr/2012/04/gabriel-symeoni-le-courtisan-polygraphe.html) : La Vita et metamorfoseo d'Ovidio figurato & abbreviato in forma d'epigrammi da M. Gabriello Symeoni. Con altre stanze sopra gl'effetti della luna : il rittratto d'una fontana d'Overnia : et un apologia generale nella fine del libro .... C'est aussi le premier ouvrage de Jean de Tournes à porter l'adresse « Nella via Resina ». Une version collector en quelque sorte.
L’ouvrage est recherché, il intéresse les amateurs d’Ovide, évidemment,  mais il vaut surtout pour son illustration. Les huitains en alexandrins résument le texte d'Ovide et sont là essentiellement pour aider le lecteur dans le déchiffrement de l'image.


Fig 4



Fig 5



Fig 6


Et quelle image ! Il est orné d'un portrait du traducteur sur le titre et d'un médaillon au verso représentant Diane, qui rappelle la dédicace à Diane de Poitiers. Viennent ensuite 188 figures gravées sur bois, placées dans de jolis encadrements d'arabesques, de grotesques et autres ornements, encadrements gravés par Salomon lui-même que l'éditeur a repris de la Métamorphose figurée en français qu'il venait de publier, en 1557. La présente édition compte en outre 18 bois de plus que l'édition de 1557, dont 9 figures pour les Métamorphoses et 9 vignettes pour les autres parties.

A la suite des Métamorphoses, deux autres parties avec une page de titre et une pagination particulières: l’effet de la Lune sur les choses humaines (La Natura et effeti della Luna nelle cose humani - 8 ff.), ornée d'un grand et beau bois à pleine page représentant la fontaine de Royat en Auvergne, où Simeoni séjourna, et l'Apologia Generale di M. Gabriello Symeoni contro à tutti i calunniatori et Impugnatori dell’Opere (16 ff.) qui est ornée de quelques bois gravés montrant des médailles ou des bas-reliefs antiques.

Je me demande si je préfère les encadrements de grotesques qui, à eux seuls, sont des petits chefs d’œuvre de drôlerie qui rappellent les marginalia des manuscrits, ou bien les savantes arabesques, toutes différentes d’une page à l’autre.


Fig 7



Fig 8



Fig 9


Bernard Salomon est indissociablement lié à Jean 1er de Tournes comme Pierre Eskirch l’est à Guillaume Rouille.

En fait, nous n’avons que peu d’information sur le Petit Bernard, pourtant déjà renommé de son vivant, que du Verdier qualifiait de « très excellent tailleur d’histoires », et l’attribution de ses œuvres est un beau sujet de polémique. Il faut dire que le bonhomme était des plus productifs - avec l’aide de tout un atelier – et le catalogue des ouvrages qu’il a décoré est impressionnant: les livres d’emblèmes, les œuvres scientifiques et documentaires, les  œuvres littéraires ; les entrées et livres de fête. Mais les deux grands chefs-d’œuvre restent tout de même la Bible d’une part et les Métamorphoses d’Ovide de l’autre.

Pour approfondir votre connaissance de ce graveur, (car Bernard Salomon était peintre et dessinateur mais il ne refusait pas de prendre le ciseau à bois lui-même), je vous renvoie vers la somme publiée en 2006 par Peter Sharratt , à qui aucun détail n’a échappé.


Fig 10



Fig 11



Fig 12



Fig 13



Fig 14



Fig 15


Peter Sharatt définit sept critères qui permettent d’identifier un bois du Petit Bernard à coup sûr : La luminosité ; la « liquidité » des gravures, où le thème de l’eau occupe une place de premier plan ; la maîtrise de l’espace ; celle aussi du mouvement ; une « certaine exagération » maniériste ; l’habileté extrême dans l’utilisation de très petites surfaces ; enfin, une densité remarquable des noirs.
Je pense que les quelques photos jointes à cet article l’illustrent bien.
Alors pour lancer la polémique, à vous maintenant d’ouvrir les ouvrages XVIe siècle de votre bibliothèque et de nous annoncer ceux que vous prétendez attribuer au Petit Bernard !

Bonne Journée
Textor

A. Cartier. "Bibliographie des éditions des de Tournes imprimeurs lyonnais...", H, 446. Brunet : "Manuel du libraire..., t. IV, col. 287.

Sharratt, Peter. Bernard Salomon, illustrateur lyonnais. Bulletin des bibliothèques de France [partiellement accessible en ligne], n° 2, 2006. 

vendredi 27 mars 2015

Le rêve du jaguar - Un achat hasardeux des Frères Curmer, par Thierry Couture.



Certains d’entre vous n’ont peut-être pas oublié les billets que j’ai naguère consacrés sur ce blog à l’éditeur Léon Curmer (1801-1870).

Le hasard me rend acquéreur d’un acte sous seing privé pour le moins surprenant (*). À l’automne 1830, Alexandre Curmer (1805-1855) et son frère aîné Léon acquièrent un vaste terrain arboricole situé… au Mexique, dans l’isthme de Tehuantepec, c’est-à-dire à la limite géographique des Amériques centrale et du Nord

Oui, vous avez bien lu : au Mexique !

Je m’interroge... Si les frères Curmer voulaient investir dans un sol fructifère qui leur procurât quelque gain, les possibilités ne manquaient pas. Les abords immédiats de la capitale, non bâtis en ce premier tiers du XIXe siècle, suffisaient à leurs besoins. À défaut, l’Île-de-France toute proche, encore agricole, offrait maints champs ou jardins. Alors pourquoi avoir cherché au-delà de l’Atlantique ?

Un été très chaud

Plongeons-nous dans l’ambiance de l’époque. Le roi Charles X a perdu sa couronne voici presque trois mois. Par cette étouffante fin juillet 1830, en signant les Ordonnances de Saint-Cloud qui suspendent la liberté de la presse, il a précipité sa chute. Le peuple de Paris s’est insurgé durant les Trois Glorieuses et le vieux monarque a dû s’enfuir piteusement. La Restauration a vécu, les Bourbons ne régneront plus jamais sur la France. Mais dès le 30 juillet, la bourgeoisie parisienne récupère le mouvement. Damant le pion aux Républicains désorganisés, elle institue une monarchie constitutionnelle inspirée du modèle britannique. Une charte est promulguée, qui efface les outrances de celle octroyée en 1814 - non sans condescendance - par l’opiniâtre mais avisé Louis XVIII. Le duc d’Orléans, cousin du roi, est nommé lieutenant-général du royaume, ce qui garantit la cohésion nationale. Le 9 août, il est désigné roi des Français sous le nom de Louis-Philippe I er. Il restera 17 ans sur le trône avant d’en être chassé, à son tour, par une autre révolution. En résumé, on a évité le pire mais on a eu très chaud - dans tous les sens du terme ! Les frères Curmer ont dû suivre ces événements avec angoisse… Les souvenirs de la sanglante Convention, des errements du Directoire, des grandioses illusions perdues de l’Empire hantent toujours les mémoires. Les fantômes du passé ne demandent qu’à ressurgir. Que réserve l’avenir ? En abolissant l’ordre établi, une nouvelle République ne menacerait-elle pas bientôt les personnes et les biens ?

Ces incertitudes ont-elles incité les Curmer à aller voir ailleurs - et même très loin… - si l’herbe est plus verte ? Pourtant, le Mexique connaît lui aussi des troubles. En mars 1829, la bataille de Tampico a brisé l’ultime espoir de reconquête des Espagnols. Le pays vivra bien d’autres bouleversements.


Un achat hasardeux

Que dit l’acte ? Les frères Curmer traitent avec un propriétaire de Seine-et-Marne demeurant dans la petite commune de Larchant mais l’accord est signé au Havre. Or on se souvient que leurs parents avaient tous deux des attaches normandes, leur père par son géniteur, leur mère par sa naissance. De plus, leur frère cadet, Adolphe, est né en 1809 à Boulogne-sur-Mer. Le lieu de signature tient-il du hasard ?

Les acheteurs s’obligent à acquérir un terrain de 1 200 arpents - mesure de Paris, équivalent de quelque 41 000 ares, soit un peu plus de 4 km2. Il s’agit donc d’une vaste surface - celle du 7e arrondissement de Paris, par exemple.

La vente est conclue pour 60 000 francs. Sachant qu’un franc de 1830 vaut environ 2,20 euros de 2006, c’est l’équivalent de quelque 132 000 euros que les frères Curmer s’engagent à débourser - le prix, aujourd’hui, d’un studio parisien d’une quinzaine de m2 ou d’un trois-pièces à Dijon. L’investissement n’a donc rien d’anodin.

Sur cette somme de 60 000  francs, 3 000 (soit 6 600 euros) sont payables sous trente jours en effets de commerce (trois billets à ordre de 1 000 francs). Le solde de 57 000 francs (soit 125 400 euros) est exigible dans les quatre ans, à  intérêt de 5 %  par an.

Deux clauses encadrent cet accord.

L’une protège les acheteurs. Elle prévoit qu’en cas d’échec d’une expédition maritime organisée par le vendeur, la transaction sera annulée et les acquéreurs remboursés de leur mise dans le délai d’un an. Le nom du navire est précisé - La Glaneuse - mais pas sa destination. S’agit-il du Mexique ? Quelle est la finalité de cette course sur les mers ? En quoi influe-t-elle sur la cession ? L’acte n’en souffle mot.

L’autre clause ménage les intérêts des deux parties. Elle stipule que si, malgré eux, les frères Curmer ne peuvent tirer du terrain un entier profit durant la première année, le vendeur conservera les 3 000 francs à titre d’indemnité, sans pouvoir rien exiger d’autre. Ce dernier n’est donc pas certain de la nature du sol qu’il possède. Est-ce pour cette raison qu’il cherche à s’en défaire ? Quant aux deux frères, ils assument le risque de perdre l’équivalent de presque 7 000 euros - preuve de leur aisance.


Isthme de Tehuantepec (Mexique)

Un songe exotique ?

De tout cela, que penser ?

Les frères Curmer engagent une forte somme dans cette affaire hasardeuse. Ils acceptent d’emblée d’y laisser des plumes. La faillite de leur défunt père, au printemps 1806, puis sa mort prématurée en exil quelques années plus tard, ne leur a donc pas servi de leçon ? Leur esprit d’entreprise semble l’avoir emporté sur la raison. Léon en pâtira puisqu’il fera lui-même faillite en 1845.

Pourquoi avoir acquis ces 400 hectares perdus au bout du monde ? Par crainte qu’en France, une nouvelle révolution amène au pouvoir des Républicains qui aboliraient la propriété privée ? Et pour quelles récoltes ? Le Mexique produit des tomates, des courgettes, des melons, des pastèques, des papayes… L’acheminement de ces biens jusqu’en France eût-il été rentable ? À moins qu’on ait envisagé de les vendre sur place…

Un flot d’autres questions surgit. La vente fut-elle réellement conclue ? Des circonstances imprévues la rendirent-elles caduque ? Le navire La Glaneuse parvint-il à bon port ? J’ai l’idée de taper à tout hasard, sur le moteur de recherche d’Internet, navire+glaneuse. Miracle ! Je tombe sur les Annales maritimes et coloniales de 1830 qui m’apprennent que « le navire La Glaneuse, (parti) du Havre avec soixante-dix joyeux émigrans qui allaient coloniser une partie du pays des Mosquitos, est arrivé à Gracias-à-Dios le 18 février ». Ce débarquement a donc eu lieu sept mois plus tôt, et au Honduras. Mais je n’en sais pas davantage sur l’expédition de l’automne suivant.

Je m’interroge de nouveau. Qui est ce Pierre Joseph Villers, le vendeur ? Je retourne sur Internet. Par chance, les Archives départementales de Seine-et-Marne ont mis en ligne leurs registres d’état civil. J’examine les tables décennales de la commune de Larchant, balaie tout le XIXe siècle : rien. Ni naissance, ni mariage, ni décès au nom de Villers.

Je m’interroge encore. Le terrain apporta-t-il le profit escompté ? Les frères Curmer le conservèrent-ils ? À qui appartient-il aujourd’hui ? Et là bien sûr, je n’ai pas de réponse.

Tout de même… qu’allaient-ils faire dans cette galère ?

Pour finir, je précise qu’en langage autochtone, Tehuantepec signifie La colline du jaguar. Cela me rappelle un beau poème parnassien qu’on apprenait jadis en classe, avant que mai 1968 eût tout emporté : Le rêve du jaguar.

En pariant ainsi sur l’avenir, les frères Curmer ne furent-ils pas bernés ? Firent-ils un beau songe exotique au réveil brutal, voire cruel ? Je cède la plume au poète injustement oublié qu’est Leconte de Lisle :

En un creux du bois sombre interdit au soleil
Il s'affaisse, allongé sur quelque roche plate ;
D'un large coup de langue il se lustre la patte ;
Il cligne ses yeux d'or hébétés de sommeil ;
Et, dans l'illusion de ses forces inertes,
Faisant mouvoir sa queue et frissonner ses flancs,
Il rêve qu'au milieu des plantations vertes,
Il enfonce d'un bond ses ongles ruisselants
Dans la chair des taureaux effarés et beuglants.




Thierry COUTURE

lundi 23 mars 2015

Préparez-vous à ce que le PROJET UZANNE 2.0 devienne courant avril le LIVRE UZANNE 2.0 Si vous voulez prendre rang dès maintenant et me soutenir dans l'effort de trésorerie que cet ouvrage implique (je me sens mécène mais ça a des limites ...) alors contactez-moi directement sur mon mail octaveuzanne@orange.fr



Le visuel ci-dessus donnera un indice à ceux qui ne sauraient pas encore de quel ouvrage il s'agira ...
Vous avez trouvé ? Je vous donnerai très bientôt le titre et le contenu du volume, mais souscrivez dès maintenant ! 200 exemplaires seulement !

      Chers amis Uzannophiles et Bibliophiles,

      Préparez-vous à ce que le PROJET UZANNE 2.0 devienne courant avril le LIVRE UZANNE 2.0 ... Les amis qui me font confiance peuvent me contacter pour un tarif préférentiel avant le lancement de l'impression ... je dois garder encore le mystère mais vous ne serez pas déçus !
      Le prix préférentiel est de 45 euros port compris pour la France métropolitaine ou de 40 euros si livré en mains propres ... Pour l'étranger me contacter.
      1 volume in-8 de plus de 450 pages ! avec plus de 30 hors-texte en couleurs ! Imprimé à 200 exemplaires seulement et pas 1 de plus, sur beau papier !
      Si vous voulez prendre rang dès maintenant et me soutenir dans l'effort de trésorerie que cet ouvrage implique (je me sens mécène mais ça a des limites ...) alors contactez-moi directement sur mon mail octaveuzanne@orange.fr ... les premiers arrivés seront les premiers servis ! Et si les premiers demandeurs sont sages il leur sera divulgué ce dont il s'agit ... mais chut ...
      A vos claviers et à vos chéquiers ! Vous ne serez pas déçus !

      Important : les chèques reçus ne seront encaissés qu'au moment du lancement de l'impression courant avril voire fin avril.

      Bien cordialement, Bertrand Hugonnard-Roche

PS : tous les exemplaires seront nominatifs et numérotés à la plume et paraphés par l'éditeur. Une dédicace pourra être apposée sur simple demande.

mardi 24 février 2015

PAUL LACROIX, L’ « HOMME-LIVRE » DU XIXe SIÈCLE. L’ermitage mondain du bibliophile Jacob à l’Arsenal. Journée d’études BNF / CRISES / PLH Grand Salon de la bibliothèque de l’Arsenal, 20 mars 2015. Affiche ... Programme ! Inscrivez-vous pour venir à cette belle journée ! (inscriptions obligatoires)



PAUL LACROIX,
L’ « HOMME-LIVRE » DU XIXe SIÈCLE

L’ermitage mondain du bibliophile Jacob à l’Arsenal.
Journée d’études BNF / CRISES / PLH
Grand Salon de la bibliothèque de l’Arsenal,
20 mars 2015.

Lecture de textes inédits de Paul Lacroix par Jean-Luc Faivre.
Seront exposées à cette occasion certaines pièces exceptionnelles
du fonds Paul Lacroix.

Modalités d’inscription :
Par téléphone au 01.53.79.49.49 (du lundi au vendredi, 9h-17h).
Par mail à l’adresse suivante : visites@bnf.fr

 

MATINÉE

Présidence Nicolas MALAIS, libraire, docteur et enseignant à l’université Paris Ouest
Nanterre La Défense, CSLF.
Paul Lacroix dans sa « chapelle » de l’Arsenal : lieu de travail, lieu d’exposition,
lieu de sociabilité.
9h00 : accueil des participants.
9h15 : ouverture de la journée par Bruno BLASSELLE, directeur de la bibliothèque de
l’Arsenal.
9h30 : lecture par Jean-Luc FAIVRE.
9h45 : Magali CHARREIRE (université Montpellier III Paul-Valéry, CRISES) – Vermeer à
l’Arsenal : la bibliothèque-musée de Paul Lacroix.
10h15 : échanges et discussions.
10h30 : pause.
10h45 : Rémi VERRON (EPHE) – Paul Lacroix, un conservateur de la bibliothèque de
l’Arsenal ?
11h15 : Bertrand HUGONNARD-ROCHE (libraire et chercheur) – Paul Lacroix et Octave
Uzanne, apprentissages d’un jeune homme de lettres : votre exemple comme guide et
votre mérite comme but.
11h45 : échanges et discussions.
12h00 : lecture par Jean-Luc FAIVRE.
12h15 : pause et déjeuner.

APRÈS-MIDI

Présidence Christian AMALVI, professeur à l’université Montpellier III Paul-Valéry,
CRISES.
Paul Lacroix en réseau(x) : haines, amitiés et confraternités.
14h00 : lecture par Jean-Luc FAIVRE.
14h15 : Marine LE BAIL (Arsenal / université Toulouse-Jean Jaurès, PLH) – Paul Lacroix :
quel(s) bibliophile(s) derrière le masque ?
14h45 : Jérôme DOUCET (libraire et chercheur) – Paul Lacroix, un camarade du Petit
Cénacle.
15h15 : échanges et discussions.
15h30 : pause.
15h45 : lecture par Jean-Luc FAIVRE.
16h00 : Éric DUSSERT (BNF) et Laurent PORTES (BNF) – Les dénonciations du Bibliophile
Jacob.
16h45 : échanges et discussions.
17h00 : clôture de la journée par Christian AMALVI (université Montpellier III Paul-
Valéry, CRISES)
17h15 : lecture par Jean-Luc FAIVRE.
17h30 : fin de la journée.

Inscrivez-vous pour venir !




mercredi 18 février 2015

Information Bnf - Les Ateliers du livre - Le phénomène de la "rentrée littéraire" Bibliothèque nationale de France - site François Mitterrand, Petit auditorium En partenariat avec l'Université de Paris Ouest Nanterre la Défense Mardi 10 mars 2015, 14h-20h Entrée libre


Les Ateliers du livre - Le phénomène de la "rentrée littéraire"
Bibliothèque nationale de France - site François Mitterrand, Petit auditorium
En partenariat avec l'Université de Paris Ouest Nanterre la Défense
Mardi 10 mars 2015, 14h-20h
Entrée libre

Dans le cadre de ses Ateliers du livre, inaugurés en 2002, la Bibliothèque nationale de France consacre une session annuelle à l'histoire du livre et son univers contemporain.

L'après-midi d'étude du 10 mars, organisé en partenariat avec l'Université de Paris Ouest Nanterre La Défense, sera consacré au phénomène de la rentrée littéraire. Comment ce phénomène s'est-il imposé dans le monde de l'édition et de la librairie au point de devenir un événement incontournable, objet de promotions médiatiques de grande ampleur ? Quelles espérances collectives porte-t-il ? Et en quoi est-il au service de l'écrivain et de la littérature contemporaine ? Telles sont quelques-unes des questions qui seront abordées au cours de cette demi-journée qui mêlera communications, présentations interactives et table ronde animée par des universitaires et des professionnels du monde du livre.

Programme complet de la manifestation et informations pratiques dans le PDF joint ou dans l'agenda culturel de la Bibliothèque nationale de France à cette adresse :

http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/auditoriums/f.atelier_livre.html?seance=1223919309831



Cliquez sur l'image ci-dessous pour l'agrandir et lire le programme





Exposition De Rouge et de Noir. Les vases grecs de la collection de Luynes - jusqu'au 31 octobre 2015 - BnF - Richelieu

Transmis par :

Marie Galvez
Chargée de collections en Histoire du livre
Département Littérature et art
Bibliothèque nationale de France

lundi 16 février 2015

Recherche propriétaire d'ex libris ...



63 x 48 mm.

Sérigraphie ? Chromolithographie ?

Cachet AUTOGRAPHE ajouté (tampon)



mardi 10 février 2015

Nicolas Ledru dit Comus (1731-1807)



Lenoir, "Portrait de Nicolas Philippe Ledru dit Comus (1731-1807)".
Paris, musée Carnavalet.


Nicolas Ledru dit Comus (1731-1807), était un célèbre illusionniste. Précurseur de Houdin, il avait un cabinet, situé boulevard du Temple à Paris, et présentait ses expériences de physique amusante et d'illusionnisme devant le public. Il présenta aussi quelque fois ses tours à la cour de Louis XVI et devant Joseph II l'Empereur d'Autriche.

Ce que l'on sait moins c'est qu'il soignait aussi certaines maladies nerveuses telle la catalepsie et l'épilepsie en administrant de bonnes doses d'électricité.



Cet ouvrage détaille sa méthode et donne de nombreux témoignages à l'appui de l'efficacité du traitement. Suite à ce rapport, dans lequel Cosnier et ses confrères affirmerons avoir pu constater l'efficacité des traitements réalisés par Comus, l'académie de médecine chargera officiellement, quelques mois plus tard, une commission d'étudier les opérations de Ledru.



Cette reconnaissance n'était pas du goût de tous, si l'on croit ce rare placard anonyme !



Ledru avait une bibliothèque dont on voit passer de temps en temps des exemplaires. Plusieurs marques d'appartenance permettent de les reconnaitre. Son ex libris apposé au contre plat.



Un cachet gras "NL" que l'on peux trouver apposé sur la page de titre ou en fin d'ouvrage.



Nous avons retrouvé un exemplaire sur lequel figure aussi un cachet représentant, nous le croyons, le portrait de Ledru, dit Comus.



Eric

jeudi 5 février 2015

Un grand ex libris lithographié par Charles Léandre ! 15,4 x 9,4 cm. Ex libris Camille Wallach "La vie, les hommes ! Rien" ... un amateur (assumé) de cochoncetés ?



Ex libris pour Camille Wallach
lithographié par Charles Léandre (vers 1900)

La vie, les hommes ?
Rien.

Dimensions 15,4 x 9,4 cm


      Pour sûr cet homme là ne devait pas collectionner les in-24, pas plus que les in-32 ! Son ex libris a une taille égotique assez remarquable : plus de 15 cm de hauteur pour plus de 9 cm de largeur. Même les in-12 s'y trouvent à l'étroit quand cette vignette est collée au contreplat.
      J'avoue que je n'ai rien trouvé de bien excitant concernant ce bibliophile dénommé Camille Wallach. Par contre, ce qui est excitant, c'est de savoir ce bibliophile très courageux ! Car courageux il l'était sans conteste. Car coller son grand ex libris dans un ouvrage pornographique de 1900 est un acte de courage, voire un acte de provocation, voire les deux. En effet, nous retrouvons cet ex libris collé au contreplat de chacun des deux volumes du roman pornographique suivant : Les Carbonari de l'Amour. Ouvrage publié en 2 volumes in-12 (18,5 x 12 cm), c'est dire si cet ex libris s'y trouve à l'étroit ! Il n'y a aucun doute sur le fait que cet ex libris a été collé là dès l'origine des reliures, probablement vers 1910. Reliures simples, demi-toile anglaise avec pièces de titre en cuir au dos, mais néanmoins un tantinet raffinée avec tête dorée, couvertures conservée et reliure sur brochure. Un travail demandé par un bibliophile averti, cela ne fait aucun doute.
      Lorsque je dis qu'il s'agit d'un roman pornographique, je ne plaisante pas. Ce n'est pas une bluette mi-vicelarde, mi-cochonne, non, c'est du gras comme dirait un ami puritain ! Du gras et du bien lourd ! Un extrait peut-être ? Je ne résiste pas. Voici :

« L'écartement des jambes permit à l'heureux Olivier de mieux contempler la délicate ouverture du bonheur ... la languette rose surgit soudain dans l'écartement des grandes lèvres. A cette vue Olivier n'y tint pas. Sa langue hardie se porta sur les secrets appas d'Evelyne qui se soumit, sans protester, à ce nouvel outrage, et endura jusqu'à la consommation de son déshonneur, cet hommage lascif. [...] mais de ce combat inégal où se liguaient contre elle une soubrette friponne, un amant vigoureux, et ses propres ardeurs sexuelles, la pauvrette succomba délicieusement ... - Oh ! la vilaine ! criait Justine, fi donc ! la polissonne qui, devant moi, fait son mari cocu ! Bravo, Marquis, tapez dru ! ... Enfoncez jusqu'à la matrice ! Transpercez-là, cette vilaine, avec votre grosse pique ... moi, je vais lui fouetter le cul ! ... plic ! plac ! sur les fesses satinées de la chaste et pûre châtelaine. [...]. » (extrait)

      L'auteur de cet ouvrage interdit aux âmes sensibles ? Alphonse Momas. Il est né en 1846 et est mort à Paris le 6 juin 1933. Fonctionnaire à la Préfecture de la Seine dans les années 1890 (un métier qui laisse du temps libre), il s'est surtout fait remarqué par les très nombreux romans érotiques et pornographiques dont il abreuva l'édition française de 1895 à 1910 environ. Il vira mystique et publia ensuite, à la fin de sa vie, plusieurs opuscules ésotériques. Pour livrer ses orgies verbales au public il utilisa plusieurs pseudonymes : Bébé, Clic-Clac, L'Érotin, Fuckwell, Le Nismois, Léna de Mauregard, Camille Mireille, Mercadette, Pan-Pan, Tap-Tap, Trix, Un journaliste du dernier siècle, Zéphyr, etc.

      Camille Wallach aurait-il eu un faible pour les cochoncetés ? notamment pour les cochoncetés publiées par Momas ? A voir. C'est le seul exemplaire "cochon" provenant de cette bibliothèque que j'ai pu recenser. Et vous ?

Bonne journée,
Bertrand Bibliomane plus si moderne que ça

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...