mardi 24 février 2015

PAUL LACROIX, L’ « HOMME-LIVRE » DU XIXe SIÈCLE. L’ermitage mondain du bibliophile Jacob à l’Arsenal. Journée d’études BNF / CRISES / PLH Grand Salon de la bibliothèque de l’Arsenal, 20 mars 2015. Affiche ... Programme ! Inscrivez-vous pour venir à cette belle journée ! (inscriptions obligatoires)



PAUL LACROIX,
L’ « HOMME-LIVRE » DU XIXe SIÈCLE

L’ermitage mondain du bibliophile Jacob à l’Arsenal.
Journée d’études BNF / CRISES / PLH
Grand Salon de la bibliothèque de l’Arsenal,
20 mars 2015.

Lecture de textes inédits de Paul Lacroix par Jean-Luc Faivre.
Seront exposées à cette occasion certaines pièces exceptionnelles
du fonds Paul Lacroix.

Modalités d’inscription :
Par téléphone au 01.53.79.49.49 (du lundi au vendredi, 9h-17h).
Par mail à l’adresse suivante : visites@bnf.fr

 

MATINÉE

Présidence Nicolas MALAIS, libraire, docteur et enseignant à l’université Paris Ouest
Nanterre La Défense, CSLF.
Paul Lacroix dans sa « chapelle » de l’Arsenal : lieu de travail, lieu d’exposition,
lieu de sociabilité.
9h00 : accueil des participants.
9h15 : ouverture de la journée par Bruno BLASSELLE, directeur de la bibliothèque de
l’Arsenal.
9h30 : lecture par Jean-Luc FAIVRE.
9h45 : Magali CHARREIRE (université Montpellier III Paul-Valéry, CRISES) – Vermeer à
l’Arsenal : la bibliothèque-musée de Paul Lacroix.
10h15 : échanges et discussions.
10h30 : pause.
10h45 : Rémi VERRON (EPHE) – Paul Lacroix, un conservateur de la bibliothèque de
l’Arsenal ?
11h15 : Bertrand HUGONNARD-ROCHE (libraire et chercheur) – Paul Lacroix et Octave
Uzanne, apprentissages d’un jeune homme de lettres : votre exemple comme guide et
votre mérite comme but.
11h45 : échanges et discussions.
12h00 : lecture par Jean-Luc FAIVRE.
12h15 : pause et déjeuner.

APRÈS-MIDI

Présidence Christian AMALVI, professeur à l’université Montpellier III Paul-Valéry,
CRISES.
Paul Lacroix en réseau(x) : haines, amitiés et confraternités.
14h00 : lecture par Jean-Luc FAIVRE.
14h15 : Marine LE BAIL (Arsenal / université Toulouse-Jean Jaurès, PLH) – Paul Lacroix :
quel(s) bibliophile(s) derrière le masque ?
14h45 : Jérôme DOUCET (libraire et chercheur) – Paul Lacroix, un camarade du Petit
Cénacle.
15h15 : échanges et discussions.
15h30 : pause.
15h45 : lecture par Jean-Luc FAIVRE.
16h00 : Éric DUSSERT (BNF) et Laurent PORTES (BNF) – Les dénonciations du Bibliophile
Jacob.
16h45 : échanges et discussions.
17h00 : clôture de la journée par Christian AMALVI (université Montpellier III Paul-
Valéry, CRISES)
17h15 : lecture par Jean-Luc FAIVRE.
17h30 : fin de la journée.

Inscrivez-vous pour venir !




mercredi 18 février 2015

Information Bnf - Les Ateliers du livre - Le phénomène de la "rentrée littéraire" Bibliothèque nationale de France - site François Mitterrand, Petit auditorium En partenariat avec l'Université de Paris Ouest Nanterre la Défense Mardi 10 mars 2015, 14h-20h Entrée libre


Les Ateliers du livre - Le phénomène de la "rentrée littéraire"
Bibliothèque nationale de France - site François Mitterrand, Petit auditorium
En partenariat avec l'Université de Paris Ouest Nanterre la Défense
Mardi 10 mars 2015, 14h-20h
Entrée libre

Dans le cadre de ses Ateliers du livre, inaugurés en 2002, la Bibliothèque nationale de France consacre une session annuelle à l'histoire du livre et son univers contemporain.

L'après-midi d'étude du 10 mars, organisé en partenariat avec l'Université de Paris Ouest Nanterre La Défense, sera consacré au phénomène de la rentrée littéraire. Comment ce phénomène s'est-il imposé dans le monde de l'édition et de la librairie au point de devenir un événement incontournable, objet de promotions médiatiques de grande ampleur ? Quelles espérances collectives porte-t-il ? Et en quoi est-il au service de l'écrivain et de la littérature contemporaine ? Telles sont quelques-unes des questions qui seront abordées au cours de cette demi-journée qui mêlera communications, présentations interactives et table ronde animée par des universitaires et des professionnels du monde du livre.

Programme complet de la manifestation et informations pratiques dans le PDF joint ou dans l'agenda culturel de la Bibliothèque nationale de France à cette adresse :

http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/auditoriums/f.atelier_livre.html?seance=1223919309831



Cliquez sur l'image ci-dessous pour l'agrandir et lire le programme





Exposition De Rouge et de Noir. Les vases grecs de la collection de Luynes - jusqu'au 31 octobre 2015 - BnF - Richelieu

Transmis par :

Marie Galvez
Chargée de collections en Histoire du livre
Département Littérature et art
Bibliothèque nationale de France

lundi 16 février 2015

Recherche propriétaire d'ex libris ...



63 x 48 mm.

Sérigraphie ? Chromolithographie ?

Cachet AUTOGRAPHE ajouté (tampon)



mardi 10 février 2015

Nicolas Ledru dit Comus (1731-1807)



Lenoir, "Portrait de Nicolas Philippe Ledru dit Comus (1731-1807)".
Paris, musée Carnavalet.


Nicolas Ledru dit Comus (1731-1807), était un célèbre illusionniste. Précurseur de Houdin, il avait un cabinet, situé boulevard du Temple à Paris, et présentait ses expériences de physique amusante et d'illusionnisme devant le public. Il présenta aussi quelque fois ses tours à la cour de Louis XVI et devant Joseph II l'Empereur d'Autriche.

Ce que l'on sait moins c'est qu'il soignait aussi certaines maladies nerveuses telle la catalepsie et l'épilepsie en administrant de bonnes doses d'électricité.



Cet ouvrage détaille sa méthode et donne de nombreux témoignages à l'appui de l'efficacité du traitement. Suite à ce rapport, dans lequel Cosnier et ses confrères affirmerons avoir pu constater l'efficacité des traitements réalisés par Comus, l'académie de médecine chargera officiellement, quelques mois plus tard, une commission d'étudier les opérations de Ledru.



Cette reconnaissance n'était pas du goût de tous, si l'on croit ce rare placard anonyme !



Ledru avait une bibliothèque dont on voit passer de temps en temps des exemplaires. Plusieurs marques d'appartenance permettent de les reconnaitre. Son ex libris apposé au contre plat.



Un cachet gras "NL" que l'on peux trouver apposé sur la page de titre ou en fin d'ouvrage.



Nous avons retrouvé un exemplaire sur lequel figure aussi un cachet représentant, nous le croyons, le portrait de Ledru, dit Comus.



Eric

jeudi 5 février 2015

Un grand ex libris lithographié par Charles Léandre ! 15,4 x 9,4 cm. Ex libris Camille Wallach "La vie, les hommes ! Rien" ... un amateur (assumé) de cochoncetés ?



Ex libris pour Camille Wallach
lithographié par Charles Léandre (vers 1900)

La vie, les hommes ?
Rien.

Dimensions 15,4 x 9,4 cm


      Pour sûr cet homme là ne devait pas collectionner les in-24, pas plus que les in-32 ! Son ex libris a une taille égotique assez remarquable : plus de 15 cm de hauteur pour plus de 9 cm de largeur. Même les in-12 s'y trouvent à l'étroit quand cette vignette est collée au contreplat.
      J'avoue que je n'ai rien trouvé de bien excitant concernant ce bibliophile dénommé Camille Wallach. Par contre, ce qui est excitant, c'est de savoir ce bibliophile très courageux ! Car courageux il l'était sans conteste. Car coller son grand ex libris dans un ouvrage pornographique de 1900 est un acte de courage, voire un acte de provocation, voire les deux. En effet, nous retrouvons cet ex libris collé au contreplat de chacun des deux volumes du roman pornographique suivant : Les Carbonari de l'Amour. Ouvrage publié en 2 volumes in-12 (18,5 x 12 cm), c'est dire si cet ex libris s'y trouve à l'étroit ! Il n'y a aucun doute sur le fait que cet ex libris a été collé là dès l'origine des reliures, probablement vers 1910. Reliures simples, demi-toile anglaise avec pièces de titre en cuir au dos, mais néanmoins un tantinet raffinée avec tête dorée, couvertures conservée et reliure sur brochure. Un travail demandé par un bibliophile averti, cela ne fait aucun doute.
      Lorsque je dis qu'il s'agit d'un roman pornographique, je ne plaisante pas. Ce n'est pas une bluette mi-vicelarde, mi-cochonne, non, c'est du gras comme dirait un ami puritain ! Du gras et du bien lourd ! Un extrait peut-être ? Je ne résiste pas. Voici :

« L'écartement des jambes permit à l'heureux Olivier de mieux contempler la délicate ouverture du bonheur ... la languette rose surgit soudain dans l'écartement des grandes lèvres. A cette vue Olivier n'y tint pas. Sa langue hardie se porta sur les secrets appas d'Evelyne qui se soumit, sans protester, à ce nouvel outrage, et endura jusqu'à la consommation de son déshonneur, cet hommage lascif. [...] mais de ce combat inégal où se liguaient contre elle une soubrette friponne, un amant vigoureux, et ses propres ardeurs sexuelles, la pauvrette succomba délicieusement ... - Oh ! la vilaine ! criait Justine, fi donc ! la polissonne qui, devant moi, fait son mari cocu ! Bravo, Marquis, tapez dru ! ... Enfoncez jusqu'à la matrice ! Transpercez-là, cette vilaine, avec votre grosse pique ... moi, je vais lui fouetter le cul ! ... plic ! plac ! sur les fesses satinées de la chaste et pûre châtelaine. [...]. » (extrait)

      L'auteur de cet ouvrage interdit aux âmes sensibles ? Alphonse Momas. Il est né en 1846 et est mort à Paris le 6 juin 1933. Fonctionnaire à la Préfecture de la Seine dans les années 1890 (un métier qui laisse du temps libre), il s'est surtout fait remarqué par les très nombreux romans érotiques et pornographiques dont il abreuva l'édition française de 1895 à 1910 environ. Il vira mystique et publia ensuite, à la fin de sa vie, plusieurs opuscules ésotériques. Pour livrer ses orgies verbales au public il utilisa plusieurs pseudonymes : Bébé, Clic-Clac, L'Érotin, Fuckwell, Le Nismois, Léna de Mauregard, Camille Mireille, Mercadette, Pan-Pan, Tap-Tap, Trix, Un journaliste du dernier siècle, Zéphyr, etc.

      Camille Wallach aurait-il eu un faible pour les cochoncetés ? notamment pour les cochoncetés publiées par Momas ? A voir. C'est le seul exemplaire "cochon" provenant de cette bibliothèque que j'ai pu recenser. Et vous ?

Bonne journée,
Bertrand Bibliomane plus si moderne que ça

lundi 26 janvier 2015

Hommage à l'artiste inconnu : Luc Cougnou (1917) ... mort pour la France ?



Carte de vœux pour la nouvelle année 1917

par Luc Cougnou

avec cette dédicace manuscrite :

"A mes paternels ma première eau forte

28 décembre 1916"

16,5 x 12 cm (carte)

13,5 x 9 cm (cuivre)


      On achète un objet pour ce qu'il nous révèle, mais sans doute encore bien plus pour ce qu'il ne nous révèle pas. Que nous révèle cet objet ? Superbe eau-forte en couleurs, portrait de femme mélancolique au regard tourné vers le sol. Les vœux gravés pour une nouvelle année de guerre ... 1917 commencera bientôt. La guerre se poursuivra encore deux années. Un envoi autogaphe de l'artiste à ses parents : sa première eau-forte. Il leur offre. Luc Cougnou ? Ne cherchez pas ! Vous ne trouveriez que des vestiges d'achat Ebay (cette carte) et rien ... Rien non plus dans Google Livres. Rien non plus dans Geneanet. Il faut bien se faire une raison : Luc Cougnou n'existe pas. N'a jamais existé. N'existera jamais que par cette carte de vœux très habilement gravée.  Pourquoi ? Pourquoi ce néant d'information sur le travail d'un artiste. Car il s'agit bien là d'une oeuvre d'artiste. Débutant comme il l'indique lui-même.
      Que conclure ? Mon petit doigt me dit que Luc Cougnou est tombé pour la France. Sans doute peu de temps après le 28 décembre 1916 ... ici ... ou là. Artiste mort né. Talent sabré. Je ne vois guère d'autre explication possible. Quoi qu'il en soit Luc Cougnou aura désormais droit à son référencement internet, comme il le méritait.
      Et vous qu'en pensez-vous ?

Bonne journée,
Bertrand ex-Bibliomane super-moderne

mardi 16 décembre 2014

Martin Van Maele : Etude et recherches généalogiques et familiales, par J. M.



3 rue Jacob, où a vécu Martin Van Maele de 1891 à 1898
et où il a hébergé les grands-parents de Jean Genet.


Je sais quelques lecteurs du blog, voire le propriétaire du blog, très intéressés par Martin Van Maele, un des plus fameux illustrateurs érotiques du début du XXe siècle.

Pourquoi je m'intéresse tant à Martin Van Maele ? Depuis maintenant un peu plus d'un an, j'ai entrepris de lever le mystère des origines de Jean Genet, cet écrivain un peu sulfureux et pourtant si important dans l'histoire littéraire des années d'après-guerre. Avant mes recherches, son histoire familiale semblait entourée de la plus grande obscurité. Parler d’histoire familiale pour Jean Genet est presque antinomique, tant le personnage ne semble se rattacher à aucune famille, lui l’enfant de l’Assistance publique. Et pourtant, il a existé une famille Genet avant que Jean Genet n’apparaisse, même si celle-ci semble jusqu'à maintenant entourée de la plus grande obscurité. Jusqu'à maintenant, on  ne disposait que de quelques informations sur sa mère et des bribes d’informations sur ses grands-parents maternels François et Clotilde Genet.


La maison de Philibert Genet au 6, rue des Girondins, Lyon 7e
où Marie Genet, veuve Martin
a vécu de 1926 jusqu’à son décès en 1939


C’est au détour de mes recherches sur cette histoire familiale que j’ai croisé Martin Van Maele. Parmi les surprises qui résultent de mes trouvailles, la parenté de Jean Genet avec Martin Van Maele n’est pas l’une des moindres. Recherchant systématiquement les actes d’état civil de la famille Genet à Paris, j'ai découvert que l’une des tantes de Jean Genet, Marie Françoise, a épousé le 19 février 1889, à la mairie du 16e arrondissement de Paris, un certain Maurice Alfred François Martin, artiste peintre. Ce nom et ces prénoms ne m’évoquaient évidemment personne en particulier. En revanche, j’ai pris l’habitude de faire une recherche rapide sur Internet de toutes les personnes que je trouve. Et c’est là que je découvre, par la magie d’Internet, que derrière ce nom et ces prénoms si communs se cachent pas moins que Martin Van Maele. Je ne le connaissais qu’imparfaitement, même si le nom ne m’était pas inconnu. À partir de ce moment, je suis parti à la découverte de cet illustrateur, car il était si proche des grands-parents, puis de la mère de Jean Genet. Mon objectif n’est clairement pas d’étudier son œuvre d’illustrateur érotique. D’autres le feront mieux que moi. En revanche, tout ce qui peut éclairer sa propre histoire familiale et l’histoire de la famille Genet a été exploré. C’est le résultat de ces recherches que j'ai publié sur Internet, à défaut de trouver un support qui m’accueille.


Eau-forte érotique de Martin Van Maele pour les Amours d'Ovide
Paris, Chevrel, 1913


Ce que j'ai rassemblé sur lui n'apporte que des événements et précisions de son histoire familiale. C'est ainsi que j'ai pu rédiger une biographie de son père ; j'ai pu identifier ses domiciles parisiens entre 1885 et 1903 ; j'ai pu identifier la maison qu'il a habitée et où il est mort à Varennes-Jarcy ; j'ai pu suivre son épouse et sa mère après son décès. Malheureusement, je n'ai pu ni trouver un portait de Martin Van Maele, ni des détails personnels sur lui. J'ai seulement pu identifier quelques œuvres avant sa période érotique. Je vous laisse découvrir tous ces éléments dans l'article que je lui ai consacré : http://histoire-famille-jean-genet.blogspot.fr/p/martin-van-maele.html

Je laisse aussi le soin à Bertrand d'illustrer l'article avec quelques images « choisies ». Pour ma part, je me contente de fournir quelques photos de ses maisons.


Eau-forte érotique de Martin Van Maele pour Un été à la campagne
de Gustave Droz. Vers 1920


Pour ceux que cela intéresse, l'article sur l'histoire de la famille de Jean Genet : http://histoire-famille-jean-genet.blogspot.fr/p/article_4.html

J. M.


Vue actuelle de la maison habitée par Maurice Martin et Marie Genet
route de Mandres à Varennes-Jarcy (Essonne)





Eau-forte érotique de Martin Van Maele pour Les gaietés de Béranger;
A Eleuthéropolis, à l'enseigne de Cupidon, s.d. [vers 1920]

jeudi 11 décembre 2014

Érasme, le Book Émissaire.


Le beau catalogue de la librairie Paul Jammes « Les livres, ceux qui les fabriquent, les vendent, … les détruisent », m’a fait penser à Érasme, en raison d’un ouvrage de ma bibliothèque qui illustre bien la dernière partie du catalogue : Censure, enfer et mise à l’index. (Je vous recommande de lire les propos introductifs du catalogue, plaidoyer juste et émouvant pour le livre-papier à l’heure du tout électronique).


Fig 1.


Pas facile de penser librement au XVIe siècle tout en restant favorable aux idées de la religion catholique. Pas facile non plus de prôner une morale rigoureuse quand le chef de l’église s’appelle Borgia et régnait encore quelques années auparavant (allez voir l’expo Borgia au musée Maillol à Paris). Mais Érasme n’avait pas peur du contradictoire et de ferrailler avec les autres penseurs de son temps.

Sa position de rénovateur évangélique modéré, refusant de promouvoir les idées schismatiques, allait lui permettre de tenir tête aux critiques jusqu'à sa mort en juillet 1536. Mais dès le 19 janvier 1543, ses écrits se retrouvèrent détruits par le feu en même temps que ceux de Luther, dans la cité de Milan.

Ils se trouvèrent sanctionnés à nouveau à l'occasion du Concile de Trente, sommet de la Contre-Réforme convoqué le 22 mai 1542 par le pape Paul III et qui débuta en réalité plus de 2 ans plus tard. Les œuvres d’Érasme se trouvèrent mises à l'index de l'université de Paris dès 1544, pour être finalement totalement interdites, par le pape Paul IV, en 1559. L'index romain les classa d'abord parmi les bannis de première catégorie, ceux « qui se sont écartés délibérément de la foi catholique et dont on condamne tous les écrits ». Ultérieurement, du fait de demandes d'allègement de la peine frappant les ouvrages signés par l'humaniste, on les reclassa finalement comme de seconde catégorie, ceux « des auteurs dont certains livres sont interdits parce qu'ils conduisent à l'hérésie, à l'impiété ou à l'erreur ».


Fig 2.


Ce sont les vicissitudes de la pensée d’Érasme qui explique la présente page de titre d’une édition du De Conscribendis Epistolis publiée chez Gryphe en 1542 et caviardée sans doute dans les années 1544. On lit Opus (Erasm) i Rot. L’acidité de l’encre ayant terminé l’œuvre du censeur.

Pas très esthétique me direz-vous, mais précieux témoignage de l’histoire d’une œuvre.

Bonne Journée,
Textor

lundi 24 novembre 2014

Quatorze sensations d'art signées Octave Uzanne, rassemblées par Bertrand Hugonnard-Roche. 1 volume in-8 (20,5 x 14,5 - format A5), broché, dos carré collé, 170 pages, 14 illustrations en n. et b. (cahier central), couv. coul. Présentation par Bertrand Hugonnard-Roche et 2 tables. Tirage à 216 exemplaires seulement, tous numérotés et paraphés à la main par le "rassembleur". Disponible à partir du 3 décembre à la librairie (10 euros franco de port pour la France métropolitaine). Disponible à la librairie.




A une semaine de l'expédition des premiers exemplaires aux souscripteurs qui m'ont fait confiance (et je ne les en remercierai jamais assez), je me devais de vous dévoiler le contenu de ce volume qui s'est fait attendre.

Voici donc le descriptif du volume que vous aurez, je l'espère, le plaisir de lire pendant vos vacances de nöel :

1 volume in-8 (20,5 x 14,5 - format A5), broché, dos carré collé, 170 pages, 14 illustrations en n. et b. (cahier central), couv. coul. Présentation par Bertrand Hugonnard-Roche et 2 tables. Tirage à 216 exemplaires seulement, tous numérotés et paraphés à la main par le "rassembleur". Les 16 exemplaires de luxe sont déjà souscrits.

Voici les 14 Sensations d'Art par Octave Uzanne contenues dans ce volume :

Constantin Guys (1803-1893), peintre et dessinateur
Félicien Rops (1833-1898), dessinateur, graveur, illustrateur et peintre
Joseph Chéret (1838-1894), céramiste et décorateur
Eugène Grasset (1845-1917), peintre, illustrateur et décorateur
Albert Robida (1848-1926), dessinateur et illustrateur
Jean Carriès (1855-1894), céramiste et décorateur
Auguste Delaherche (1857-1940), céramiste et décorateur
Adolphe Willette (1857-1926), dessinateur, illustrateur et caricaturiste
Paul Helleu (1859-1927), dessinateur et peintre
Théophile-Alexandre Steinlen (1859-1923), dessinateur et illustrateur
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901), peintre
Félix Vallotton (1865-1925), dessinateur et peintre
George de Feure (1868-1943), dessinateur et peintre
Georges Meunier (1869-1934), illustrateur affichiste

Des noms connus, d'autres inconnus du grand public mais appréciés encore aujourd'hui par les amateurs d'art. Ce choix volontairement hétéroclite dévoile la sensibilité artistique d'Octave Uzanne confronté aux créateurs du "beau" de son temps.

Prix pour la France métropolitaine franco de port : 10 euros
Prix pour l'Europe et le Monde franco de port : 15 euros

Pour nous faire pardonner plusieurs mois d'attente ... il sera offert à tous les acheteurs une petite surprise "imprimée" jointe au volume.

Livraison des exemplaires à partir du mercredi 3 décembre 2014.

Commande par email à librairie-alise@wanadoo.fr ou par téléphone au 06 79 90 96 36

Avec nos plus sincères remerciements pour votre attention,

Bertrand Hugonnard-Roche

jeudi 13 novembre 2014

Identifier un inconnu photographié vers 1880 ? 1890 ? artiste ? écrivain ? aristocrate ?



Photographie de cabinet (grand format)
Aucun nom de photographe


Je n'arrive pas à me faire à l'idée que je ne saurai jamais qui est ce jeune homme photographié à la fin du XIXe siècle (sans doute entre 1880 et 1900) ? Si vous avez une idée ... je suis certain que ce n'est pas "n'importe qui"...

Bertrand
Bibliomane moderne

mardi 11 novembre 2014

Une étiquette de libraire-imprimeur à Rennes au 18 ème siècle.


En partageant une étiquette ancienne de librairie, Bertrand m’a incité à chercher davantage d’information sur ce libraire et je me suis pris au jeu.

On y lit : « Se Vend, à Rennes, Chez la Veuve de N.AUDRAN, Imprimeur-Libraire, Place du Palais. Et N. AUDRAN, libraire des Facultés des Droits, ruë Royale, carrefour de la ruë aux Foulons. »


Fig 1


On sait que ces petits bouts de papier collés au début du livre sont utilisés depuis le 18 ème siècle environ (En avez-vous trouvé datant du 17ème siècle ?) par les libraires, les papetiers et les relieurs pour faire la réclame de leur officine. (Et oui, avant Ebay, il n’y avait guère que le bouche à oreille et la valse des étiquettes !).

J’ai peu d’ouvrages contenant de telles étiquettes, (Pourquoi doubler le colophon, devaient se dire les proto-imprimeurs !) et mes commentaires n’ont donc pas valeur de statistiques, mais je constate que celles du 19 et 20 ème siècle sont généralement apposées dans l’angle supérieur du premier contreplat et qu’elles sont de taille modeste, moins de deux centimètres (un nom, une adresse) alors que celles du 18 ème siècle sont plus visibles et plus grandes. Celle qui est présentée ici (30x65 mm) est carrément placées au centre de la page (sur le verso du premier feuillet blanc) et donne à lire. Il y en a une sur chacun des deux tomes de cette « Histoire critique de l'établissement des Bretons dans les Gaules, et de leur dépendance des rois de France et des ducs de Normandie », écrite par l’Abbé R. Aubert de Vertot, publiée à Paris chez Nyon, Didot et Quillau en 1730.

D’autres étiquettes  contiennent même un petit inventaire de ce que le client  est en droit de trouver dans la boutique du marchand.

Une recherche effectuée par un amateur canadien nous révèle que ces étiquettes anciennes  sont très courantes et qu’un collectionneur allemand en a réunie 50 000 exemplaires, rien qu’en Allemagne ! (j’espère qu’il a gardé les livres-support). Il a remarqué que les étiquettes sont rares sur le papier d’attente des livres brochés et il en a déduit que l’apposition du nom du libraire indiquerait un ouvrage qu’il a fait relier lui-même. Encore qu’on ne trouve pas cette étiquette sur tous les exemplaires sortis d’une même librairie, mais sur 10-15% d’entre eux environ. Chiffre difficilement vérifiable ! Ce domaine mériterait une étude plus approfondie.   

1730 : la date d’impression m’a été fort utile pour retrouver une trace de ce libraire  Nicolas Audran car il s’agit d’une dynastie de libraires-imprimeurs et ils se prénomment tous Nicolas de père en fils et – comme je le soupçonne – d’oncle à neveu !



Fig 2


Voici l’histoire familiale que j’ai pu brièvement retracer :

- Nicolas 1er Audran, l’aïeul, né le 16 juillet 1637 à Lyon, décédé le 19 septembre 1713 à Rennes, Imprimeur-Libraire à Vannes puis Rennes, marié le 31 août 1666 à Vannes avec Guyonne Thérèse Grandjean, née avant 1648 et décédée le 5 juillet 1723. C’est le fils  du dessinateur, graveur et libraire de Lyon Claude I Audran, chez lequel il fait son apprentissage. C’est en partant faire son tour de France de compagnon qu’il goute à la douceur quasi-angevine de Nantes. Il travaille alors en qualité de compagnon chez le libraire Guillaume I Lepaigneux pendant 2 ans, puis à Quimper, chez l'imprimeur Guillaume II Leblanc pendant 18 mois, puis en 1662 à Vannes chez l'imprimeur Vincent Doriou pendant 2 ans. En 1664, il saute le pas et ouvre sa propre librairie à Vannes. Peu après août 1666, il s'établit également imprimeur et prospère notamment grâce à l'exil du parlement de Bretagne à Vannes en 1675. Au retour de celui-ci à Rennes, il le suit et transfère vers 1689 son imprimerie dans cette ville, tout en maintenant une librairie à Vannes, qu'il confie dès lors à son épouse. Un couple moderne en quelque sorte travaillant à 150 km de distance l’un de l’autre.
 
- Nicolas II Audran, (1672-1722). Son fils - celui de notre étiquette - qui a été son apprenti puis imprimeur à Port-Louis de 1694 à 1704, lui succède alors à Rennes. Il s’est marié le 2 octobre 1708 à Port-Louis,  avec Jeanne Thérèse Pathelin, née vers 1672, qui reprendra l’imprimerie à son décès en 1722. L’adresse est alors Place du Palais (Parlement de Bretagne). La veuve Audran exercera jusqu’en 1740.

- Nicolas III Audran (1709-1785)  marié le 13 mars 1742, à Rennes,  avec  Anne-Marie Vallée (1711-1777)  fils du précédent,  imprimeur et libraire, il aurait donc exercé dès 1730, d’après l’étiquette, à l’angle de la rue Royale et de la rue des Foulons. Il se qualifie de libraire des facultés de droit, pourtant la BNF nous apprend que lesdites facultés  ne furent  transférées de Nantes à Rennes qu’en 1735. Il doit y avoir une erreur dans la date du transfert ou alors ce transfert n’est pas lié  à son titre. A moins que ce Nicolas-là ne soit pas notre Nicolas III qui aurait alors 21 ans, un âge bien précoce pour ouvrir un atelier alors que ses parents s’étaient installés à trente ans passés, après un long apprentissage.  

Le site de data bnf.fr mentionne aussi que sa mère, Jeanne-Thérèse Pathelin, veuve de Nicolas II Audran, se démet en sa faveur dès juillet 1740 et qu’il est reçu par arrêt du Conseil du 9 mai 1742. Voilà qui colle mal, là encore, avec l’information de l’étiquette : Pouvait-il exercer le métier de libraire avant d’entrer officiellement dans la corporation ?  Y a-t-il une erreur dans la fiche de la Bnf ou bien le Nicolas de 1730 serait-il un oncle ou un parent quelconque de Nicolas III ? Le Nicolas de l’étiquette exerçant rue Royale resterait donc à identifier. Si nos collègues de la BNF étaient tombés sur cette étiquette, ils auraient pu compléter avantageusement leur fiche …. J  .

Après la mort de Nicolas-Paul Vatar, il est permis à Nicolas III de se démettre en faveur de son fils Nicolas-Xavier Audran (1784).

 - Nicolas-Xavier Audran de Montenay (1744-1817). J’ignore pourquoi ce titre n’est apparu qu’à cette génération et de quand date l’anoblissement. Mais l’époque était mal choisie pour étaler ses privilèges. Jeté en prison en 1793, pour avoir publié quelques brochures en faveur de la comtesse de Lamballe, il n’aurait recouvré sa liberté qu'à la condition de transporter son imprimerie à Brest. Il était resté jusque-là rue aux Foulons, comme on le voit sur l’adresse d’une brochure vétérinaire de 1787.

 Nicolas-Xavier Audran arriva donc à Brest au commencement de 1794 et, quelques mois après son installation, il éditait le premier journal quotidien de Brest : le Moniteur de Brest et du Finistère, Brest, chez Audran, imprimeur de la Représentation Nationale.

Trois ans plus tard, il fonde un bureau de placement et de renseignements dont le support est l'Indicateur général ou Sallon du commerce, des arts et des étrangers. On lit dans le prospectus :
« 1° Il y aura, rue de la Rampe, n° 11, sous le nom d'Indicateur général, un bureau d'indications. Affiches, Demandes, Offres et Propositions quelconques. L'insertion d'un article, quelle que soit son étendue coûtera 1 livre 4 sous. Cet article restera pendant 10 jours affiché dans le sallon dont nous parlerons plus bas. Pendant les dix jours de l'insertion, on recevra autant d'avis qu'il se sera présenté d'offres analogues à la demande, soit à notre bureau, soit dans les papiers-affiches.
2° Un Sallon de commerce, des arts et des étrangers, qui sera comme le répertoire de toutes les demandes et propositions quelconques de tout ce qui se trouve d'objets à vendre ou à acheter, de maisons ou d'appartemens à louer, de places et d’emplois demandés et offerts. On y trouvera la bourse exacte et sûre, les lois, arrêtés et reglemens de police qui intéresseront le commerce et les étrangers, le mouvement des ports, l'état et l'annonce des marchandises importées ou exportées, etc. Les étrangers qui s'adresseront à notre bureau, y recevront tous les renseignements dont ils pourront avoir besoin. ».

Le Bon Coin.com était né, mais l’arrière-petit-fils de Nicolas Audran s’éloignait du métier de ses aïeux….

Bonne journée,
Textor

Références : Léo Mabmacien a consacré sur son site plusieurs articles à ces étiquettes anciennes de libraire, dont une d’un libraire Rémois. Voir également le blog Chroniques du Livre ancien au Québec (lien sur le BM).

lundi 10 novembre 2014

Et si le Bibliomane moderne reprenait ses bonnes vieilles habitudes ? Être curieux ! Une étiquette de libraire ... peu connu (ou pas).



Et si le Bibliomane moderne reprenait ses bonnes vieilles habitudes ? Être curieux ! Votre présence me manquait je dois bien le dire. Je suis heureux de me dire que je vais vous retrouver régulièrement pour partager quelque trouvaille ou quelle modeste connaissance bibliophilique.

Reprenons en douceur avec cette belle étiquette de libraire. Une étiquette de taille ! Elle mesure 16 x 11 cm environ. Elle est imprimée en taille-douce. Il s'agit d'un travail gravé en 1880 par P. Adolphe Varin d'après un dessin de B. L. Prévost datant de 1762. Une reprise d'un décor tout à fait XVIIIe donc.

Que nous dit cette étiquette ? Elle a été faite pour faire la promotion du libraire LEFILLEUL. Celui-ci est installé au 27, Boulevard Poissonnière à Paris. Que vend-il ? Des livres rares et curieux, des vignettes et portraits pour les illustrations des XVIIIe et XIXsiècles, des estampes du XVIIIe siècle en noir et en couleur, des dessins originaux, des oeuvres de graveurs. Une librairie qui propose du beau livre ancien et moderne illustré donc.

Je dois avouer que ce nom de libraire ne m'est absolument pas familier. Je crois même ne jamais l'avoir rencontré depuis toutes ces années à fouiner dans le monde des livres et des estampes. Qui était-il ?

Ce que l'on sait, c'est que la librairie Lefilleul existe déjà en décembre 1851 lors du coup d'état de Napoléon le Petit. On peut lire les informations suivantes (reprises du Moniteur) dans un livre paru à l'époque sur ces évènements :

« Un libraire, M. Lefilleul, établi depuis plusieurs années sur le boulevard Poissonnière, était occupé à fermer son magasin peu avant le drame du 4 décembre, quand un coup de pistolet tiré par un commis du voisinage sur un clairon de la ligne vint dissiper la foule qui se pressait à ses côtés et laissa passage libre à l’insurgé pour entrer dans la boutique. Celui-ci était suivi de près par le clairon, qui parvint à l’étendre mort derrière un comptoir, mais qui tomba lui-même sur le cadavre. D’autres soldats, venus au secours du clairon, blessent au bas-ventre le malheureux libraire, qui n’a rien vu et qu’on prend pour un adversaire. Une lutte terrible s’engage entre M. Lefilleul et un capitaine. Le premier est deux fois encore blessé à la cuisse et au bras, mais le second tombe mort sous les coups des soldats qui cherchent à le défendre. M. Lefilleul, qui, malgré ses blessures, conserve encore ses forces et son sang-froid, profite de ce terrible moment pour se dégager, et sort du magasin en y laissant trois cadavres. On espère sauver la vie de M. Lefilleul, honnête commerçant, tout à fait étranger aux passions politiques. » (*)

Victor Hugo reprendra d'ailleurs cette histoire dans son Histoire d'un crime.

Près de 30 ans plus tard, s'agit-il toujours du même Lefilleul blessé dans sa boutique boulevard Poissonnière ? Sans doute s'agit-il plus vraisemblablement de son fils et successeur.

On sait que la librairie éditait un catalogue de livres rares à prix marqués. Nous en avons retrouvé la tracer pour 1882 avec un catalogue pour janvier-février.

Jules Le Petit écrit en 1883 dans son Art de former une bibliothèque : « L'an dernier, j'ai vu quatre ou cinq cents Cazins arriver, en même temps, chez Lefilleul, un libraire du boulevard Poissonnière ; ils étaient en assez bon état et à des prix fort convenables. »

Cette famille de librairie mériterait une étude à part entière. Nous avons retrouvé la trace d'un Lefilleul libraire à Paris dès 1822. On trouve un Lefilleul libraire au 15 boulevard Poissonnière en 1835 indiqué dans le Manuel-annuaire de l'imprimerie, de la librairie et de la presse par Ferdinand Grimont.

Lefilleul s'est fait au moins une fois éditeur. On lui doit une suite de 33 estampes pour illustrer les Œuvres de Molière (Paris, Lefilleul, Librairie ancienne, 1881).

Bien que Lefilleul soit resté un nom discret dans le monde de la librairie parsisienne du XIXe siècle, et encore de nos jours, il semble qu'elle ait été un acteur majeur de la bibliopole. Sans doute les Beraldi et autres Uzanne connaissaient et fréquentaient cette échoppe qui vendait du beau livre, ou sont-ils arrivés trop tard ?

A quelle date cette librairie cessa-t-elle son activité ? Nous ne savons pas. Les recherches restent à faire. Nous avons trouvé cette information via le catalogue Data Bnf : « Vente par suite de cessation de commerce de Mme Vve Lefilleul..., de cinquante planches gravées..., illustrations pour les oeuvres de Molière..., portrait d'Honoré Fragonard..., 1885 »


Nous avons déniché un visuel de la librairie A. Lefilleul au 256, rue Saint Honoré à Paris (voir ci-dessus). Photographie carte postale probablement vers 1910. S'agit-il de la même famille de libraires ? Nous ne savons pas.

Ce petit billet pour vous remettre sur les rails du Bibliomane moderne ...
et aiguiser votre curiosité ...
Tout en douceur.

Bertrand
Bibliomane moderne

(*) LE COUP D’ÉTAT DU 2 DÉCEMBRE 1851 PAR LES AUTEURS DU DICTIONNAIRE DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE [Joseph Décembre et Edmond Allonier] 3e ÉDITION PARIS 1868 DÉCEMBRE-ALONNIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR.

samedi 8 novembre 2014

Information aux lecteurs du Bibliomane moderne : Les Ateliers du livre, histoire des bibliothèques Bibliothèque nationale de France - site François-Mitterrand Jeudi 4 décembre 2014 14h-20h Entrée libre.



Lorenzo Spirito, Per manier de passer tamps…
[Italie du Nord ou France du Sud-Est ? vers 1500].
BnF, Réserve des livres rares, RES 4-NFS-11


Les Ateliers du livre, histoire des bibliothèques
Bibliothèque nationale de France - site François-Mitterrand
Jeudi 4 décembre 2014 14h-20h
Entrée libre

La rareté en question : les acquisitions patrimoniales aujourd'hui et demain

Dans le cadre de ses Ateliers du livre, inaugurés en 2002, la Bibliothèque nationale de France consacre depuis 2010 une session annuelle à l'histoire des bibliothèques.

Organisée en écho à l'exposition "Eloge de la rareté. Cent trésors de la Réserve des livres rares" (du 25 novembre 2014 au 31 janvier 2015, site François-Mitterrand / Galerie 2), cette 36e édition se propose, à travers les témoignages de représentants de grandes bibliothèques françaises et étrangères, d'interroger le statut du document rare dans les collections publiques.
Quel accueil les bibliothèques publiques font-elles aux livres désignés comme rares, comment articulent-elles l’acquisition de livres rares à leur mission patrimoniale, comment envisagent-elles l’évolution de la notion de rareté en matière de livres dans un monde où la patrimonialisation et l'enchérissement des biens culturels sont généralisés ?

Avec des représentants de la Bibliothèque nationale de France, de la Bibliothèque Mazarine, de la Bibliothèque municipale et du musée Jules-Verne, de la British Library, de la Bayerische Staastsbibliothek, de la Beinecke Rare Book & Manuscript Library.

Une visite exceptionnelle de l'exposition "Eloge de la rareté", par Jean-Marc Chatelain, commissaire de l'exposition, clôturera cette journée.

Les conférences, en français et en anglais, seront proposées en traduction simultanée.

***

Cet Atelier est organisé en partenariat avec l'Ecole nationale des chartes et l'Ecole nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques.

***

Programme complet de la manifestation et informations pratiques dans l'agenda culturel de la BnF à cette adresse.




Bérénice Stoll
Service Livre et Littérature française
Département littérature et art
Bibliothèque nationale de France Quai François Mauriac
75706 Paris Cedex 13
Téléphone 33 (0)1 53 79 84 41

vendredi 7 novembre 2014

PAUL LACROIX, L’ « HOMME-LIVRE » DU XIXe SIÈCLE L’ermitage mondain du bibliophile Jacob à l’Arsenal. Journée d’études BNF / CRISES / PLH Grand Salon de la bibliothèque de l’Arsenal, 20 mars 2015.





PAUL LACROIX,

L’ « HOMME-LIVRE » DU XIXe SIÈCLE

L’ermitage mondain du bibliophile Jacob à l’Arsenal.


Journée d’études BNF / CRISES / PLH


Grand Salon de la bibliothèque de l’Arsenal, 20 mars 2015.

Seront exposées à cette occasion certaines pièces exceptionnelles du fonds Paul Lacroix.


MATINÉE

Présidence Jean-Yves MOLLIER, université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, CHCSC.
Paul Lacroix dans sa « chapelle » de l’Arsenal : lieu de travail, lieu d’exposition, lieu de sociabilité.
9h00 : accueil des participants.
9h15 : ouverture de la journée par Bruno BLASSELLE, directeur de la bibliothèque de l’Arsenal.
9h30 : lecture par Jean-Luc FAIVRE.
9h45 : Magali CHARREIRE (université Montpellier III Paul-Valéry, CRISES) – Vermeer à l’Arsenal : la bibliothèque-musée de Paul Lacroix.
10h15 : échanges et discussions.
10h30 : pause.
10h45 : Rémi VERRON (EPHE) – Paul Lacroix, un conservateur de la bibliothèque de l’Arsenal ?
11h15 : Bertrand HUGONNARD-ROCHE (libraire et chercheur) – Paul Lacroix et Octave Uzanne, apprentissages d’un jeune homme de lettres : votre exemple comme guide et votre mérite comme but.
11h45 : échanges et discussions.
12h00 : lecture par Jean-Luc FAIVRE.
12h15 : pause et déjeuner.

APRÈS-MIDI

Présidence Christian AMALVI, université Montpellier III Paul-Valéry, CRISES.
Paul Lacroix en réseau(x) : haines, amitiés et confraternités.
14h00 : lecture par Jean-Luc FAIVRE.
14h15 : Marine LE BAIL (Arsenal / université Toulouse-Jean Jaurès, PLH) – Paul Lacroix : quel(s) bibliophile(s) derrière le masque ?
14h45 : Jérôme DOUCET (libraire et chercheur) – Paul Lacroix, un camarade du Petit Cénacle.
15h15 : échanges et discussions.
15h30 : pause.
15h45 : lecture par Jean-Luc FAIVRE.
16h00 : Éric DUSSERT (BNF) et Laurent PORTES (BNF) – Les dénonciations du Bibliophile Jacob.
16h45 : échanges et discussions.
17h00 : clôture de la journée par Christian AMALVI (université Montpellier III Paul-Valéry, CRISES)
17h15 : lecture par Jean-Luc FAIVRE.
17h30 : fin de la journée.

Venez nombreux !


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