lundi 13 novembre 2017

Les ventes du fonds ARISTOPHIL vont bientôt commencer ... décembre 2017 ... et les années suivantes !

 Lisez l'article !

© Alain Jocard Source: AFP


J'émet une hypothèse folle ...

Ce qui serait assez amusant en fait ... c'est que le total produit par les futures ventes aux enchères atteigne un montant supérieur aux 850 millions d'euros estimés par les experts d'Aristophil ... ce qui viendrait apporter la preuve qu'il n'y avait pas d'arnaque. Scénario peut-être improbable ... quoi que ... mais saura-t-on vraiment (le grand public) tout ce qui passera en vente issu des stock d'Aristophil ? j'en doute. Il y aura les grandes ventes (Aguttes - ventes de prestige et marketing oblige) et puis les petites ventes en katimini (business oblige).

Quel est votre avis sur la question ? Nous aurons ici tout loisir d'en gloser ...

A suivre ... [nous posterons ici même la suite des événements]

Bertrand Bibliomane moderne

vendredi 3 novembre 2017

Histoire de la sultane de Perse et des visirs - 1707 - Ouvrage d'Antoine Galland ou de François Petis de La Croix.

Il a été vendu ces derniers jours sur ebay un rare exemplaire de Histoire de la sultane de Perse et des visirs. Contes turcs. publié chez la veuve de Claude Barbin en 1707.

Claude Barbin et sa veuve sont connus, notamment, pour avoir imprimé de nombreux ouvrages de contes en tous genre. Pour rappel, Bertrand a fait un bel article sur le sujet il y a déjà 9 ans !!! [NDLR : ça rajeunit pas ....]. La veuve Barbin publie en particulier Les mille et une nuits et Les mille et un jours, respectivement d'Antoine Galland (1646-1717) et François Petis de la Croix (1653-1713).

Ces deux écrivains se connaissaient bien et, quand, en 1709, la veuve Ricoeur inséra deux contes de Petis de la Croix dans un ouvrage de Galland, ce dernier sut tout de suite à qui s'en prendre.


Le livre qui nous intéresse aujourd'hui a donc paru avant cette affaire, sans nom de traducteur. Imprimé chez la veuve d'Antoine Lambin en 1706, il ne sera donc publié que l'année suivante. L'approbation est du 6 octobre 1706 et le privilège royal du 14 novembre 1706. Il apparaît au Mercure dès janvier 1707.


Quel est donc l'auteur, ou plutôt le traducteur, de cet ouvrage ? Nous serions bien incapable d'apporter une réponse définitive. En effet, voici les différentes versions que nous trouvons :
  • Préface de l'édition originale
    • "Ces Contes que les Musulmans appellent par dérision la malice des femmes ont été tirés de la bibliothèque de M. Pétis qui les a traduits autrefois"
  • Catalogue des livres de la bibliothèque de feu M. J.B. Denis Guyon. Paris, Barrois, 1759. n°1062
    • "par Ant. Galland"
  • Genève, Barde, 1787. Cabinet des fées, tome XVI
    • "traduit en françois par M. Galland"
  • Relation de Dourry Efendy. Paris, Ferra, 1810.
    • mentionne la préface de l'édition originale.
  • Antoine-Alexandre Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes. Editions de 1806, 1823
    • "par Galland"
  • Gay-Lemonnyer, II, 514. Edition définitive de 1897.
    • "par Galland et par Petis de la Croix"
  • Gustave Lanson, Manuel bibliographique de la littérature française moderne. Paris, Hachette, 1925. n°6031
    • "trad. par Galland (ou Petis de la Croix)"
  • Pierre M Conlon, Prélude au siècle des lumières en France. Genève, Droz, 1972. Tome 3, p.521.
    • "Traduction due à A. Galland"
  • Editions Champion, 2006
    • François Petis de la Croix
  • Vente Binoche et Giquello, 2015.
    • "Petis de la Croix (François)"
  • Base sudoc
    • "Pétis de la Croix, François (1653-1713). Traduction"
Quoiqu'il en soit, il est aujourd'hui plutôt communément admis que c'est Petis de la Croix l'auteur mais la formulation de la préface demeure dans ce cas curieuse : "Ces Contes que les Musulmans appellent par dérision la malice des femmes ont été tirés de la bibliothèque de M. Pétis qui les a traduits autrefois"

Le Berger d'Anatolie

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