dimanche 30 octobre 2011

Nouvelle acquisition : un dessin original à la mine de plomb par Paul Gavarni (1845).


Dessin original dans son encadrement d'origine
avec passe-partout à bordure dorée.

Si vous lisez régulièrement le Bibliomane moderne, vous savez que je collectionne les dessins ou esquisses dus au talent de Paul Gavarni (1804-1866).

Voici la liste des quelques billets que je lui ai consacré ces dernières années :

Deux très jolies lithographies coloriées et gommées à l'époque de la première main de Paul Gavarni (vers 1830-1835 ?).

Il faut sauver le soldat Gavarni ! Trois lithographies aquarellées à l'époque d'une suite de six sur la jeunesse de Jean-Jacques Rousseau.

Album comique par Gavarni : Les étudiants de Paris. 30 lithographies coloriées et gommées à l'époque (1839-1840).

Douze nouveaux travestissements par Gavarni (1856)

Encore un dessin original signé Paul Gavarni (1804-1866) : Le fumeur de pipe (vers 1840).

Paul Gavarni (1804-1866) n'a pas croqué que des Lorettes ! ... des bouquineurs aussi.

Poursuivons notre aventure en compagnie de Paul Gavarni (1804-1866), avec un nouveau dessin à la mine de plomb fait pour le Diable à Paris (1845).

Un autre dessin original de Paul Gavarni (1804-1866) : La réussite.

Un dessin original non identifié non signé attribuable à Paul Gavarni (1804-1866)

En marge de la bibliophilie : Une lettre autographe de Paul Gavarni qui demande son argent ! (11 décembre 1834).

Deux dessins originaux de Paul Gavarni en questions ou l'Ecole du bibliophile.

Un dessin inédit du poëte par Gavarni pour les Français peints par eux-mêmes (1840).

Voilà qui vous laisse quelques heures de lectures sur les bras !

Dessin original à la mine de plomb par Paul Gavarni
pour le Diable à Paris (Paris, Hetzel, 1845-1846),
série "Les gens de Paris - Parisiens de Paris - 4."

Je viens d'acquérir une nouvelle pièce du puzzle Gavarni : un dessin original réalisé à la mine de plomb et signé G. Il ne me restait plus qu'à retrouver ce dessin traduit en gravure sur bois ou en lithographie (si ce dessin avait été un dessin préparatoire pour une lithographie). Je n'ai pas eu à chercher très longtemps, les deux volumes de planches de mon exemplaire du Diable à Paris (Paris, Hetzel, 1845-1846) et quelques minutes plus tard le dessin était localisé dans la série "Les gens de Paris". Ce dessin a été gravé sur bois par Leblanc pour cet ouvrage. Il s'agit du dessins faisant partie des Parisiens de Paris, planche 4. (voir la photo ci-dessous de la gravure sur bois extraite du Diable à Paris). On distingue quelques variantes dans le cadrage notamment mais l'essentiel y est. Le dessin original mesure 15,5 x 11 cm, taille identique au dessin gravé sur bois. Dessiné sur papier vélin blanc, il a été coupé autour du dessins et mis sous cadre sans doute assez peu de temps après son exécution. Le passe-partout qui l'accompagne étant datable de la fin du XIXe siècle tout au plus.

Gravure sur bois par Leblanc d'après le dessin original de Gavarni.

Si vous avez une explication quant à la légende de ce dessins, je suis preneur. J'avoue ne pas avoir bien compris sa signification.

Les dessins originaux de Gavarni sont légions ! Il en aurait laissé plusieurs milliers, plusieurs centaines rien que pour le Diable à Paris ! Reste à les dénicher lorsqu'ils réapparaissent sur le marché. Je m'y emploie.

Demain je vous montrerai une autre découverte concernant Gavarni.

Bon dimanche,
Bertrand Bibliomane moderne

8 commentaires:

calamar a dit…

il parle du monocle, bien sûr, mode qui faisait fureur ces années-là.

Bertrand a dit…

oui Calamar, mais il doit y avoir un trait d'humour que je ne saisis pas.

B.

Olivier a dit…

Un nouveau riche? qui tente de faire tenir le monocle entre ses paupières (si je discerne bien?
Bonne soirée,
Olivier

Olivier a dit…

C'est pas ça, j'ai dit une connerie (encore)?
Détrompez-moi que diable! ;-)
Olivier

Bertrand a dit…

si si cela doit être cela mais c'est la réponse du quidam qui m'étonne : "mais je ne peux pas !" pourquoi ce "je ne PEUX pas" ... j'avoue ne pas saisir l'humour à cet endroit.

B.

Olivier a dit…

Bah parce que, je parle du blanc-bec caricaturé, comme disait un sétois qui est mort il y a 30 ans "quand on est con, on est con".
Vous avez déjà essayé de faire tenir un monocle entre les PAUPIERES???? (d'ailleurs Gavarni les choisit rectangulaires pour rendre la chose plausible).
Entre les muscles des sourcils et ceux de la pommette (désolé, je ne suis pas médecin), je veux bien. Entre les paupières ce serait les lentilles avant l'âge.
C'est discret mais Gavarni en 3/4 de dos (le coquin qui devait anticiper le 21ème siècle), nous le montre : c'est bien entre ses paupières qu'il tente de le mettre...
Olivier

Bertrand a dit…

Bien vu Olivier ! Ca se tient !! Merci pour ce cours de tenue de monocle XIXeiste.

B.

Y. a dit…

Bonjour et bravo pour votre blog très intéressant.
Comme vous semblez être connaisseur de Gavarni et de son style, je souhaiterais vous envoyer une photo d'un dessin qui est censé être de sa main et qui aurait servi de base à une gravure publiée dans le "Diable à Paris". Mais j'ai des difficultés à l'authentifier. Si cela vous intéresse, n'hésitez pas à me contacter à mon adresse: yzz_99 [at] hotmail.com ou à me répondre en dessous de ce commentaire.
Merci d'avance de votre réponse.
Bien cordialement,
Yoann

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