vendredi 17 septembre 2010

Un dessin original non identifié non signé attribuable à Paul Gavarni (1804-1866)



Dessin original attribué à Paul Gavarni (1804-1866)
Techniques : mine de plomb, fusain et rehauts d'aquarelles.
Vers 1845 ?
Collection B.H.R.


Heureuse découverte encore que celle-ci ! Je la partage avec plaisir. Voici un dessin original mesurant environ 22 x 16,5 cm pour le dessin, sur une feuille de papier vélin teinté mesurant 30 x 20 cm. Ce dessin n'est pas signé mais on n'a guère de difficulté à y reconnaitre la patte du maître es masques et visages, Sulpice-Guillaume Chevalier dit Paul Gavarni, né à Paris, le 13 janvier 1804 et mort le 24 novembre 1866, lithographe et aquarelliste de renom.

Ce joli dessin représente une dame âgée d'une cinquantaine d'années bien en chair, debout et accoudée sur un meuble, en arrière-plan on distingue une maison, une chaise et un seau (à peine esquissés). La scène se passe à l'extérieur. Les habits de la dame sont assez frustes, elle porte un fichu noué sur la tête. Je n'arrive pas à reconnaitre ce qui se trouve sur le meuble à côté de sa main gauche (avec une teinte légèrement rosé). Le dessins est fait à la mine de plomb, au fusain, et rehaussé de quelques délicates touches à l'aquarelle. L'ensemble est très harmonieux et très agréable à l'œil. Le visage de la dame est particulièrement bien réussi.

Question : Dans quelle série de lithographies ce dessin a-t-il été publié ? A-t-il été publié en lithographie ou interprété par la gravure sur bois ?

Ce dessin me donne du fil à retordre. Il n'est pas légendé contrairement à la plupart des dessins de Gavarni qui prenait d'ailleurs un grand plaisir à légender lui-même ses dessins. Ce que bien d'autres artistes de la même époque ne prenaient pas la peine de faire.

Ce qui est certain c'est que ce dessin ne se retrouve pas dans le Diable à Paris publié en 1844-1845. Je possède d'autres albums de lithographies de Gavarni mais je n'ai pas réussi à le retrouver non plus. Cependant comme je ne possède pas la collection complète des albums de lithographies publiés par Garvarni entre 1840 et 1866, je ne peux être certain que ce dessin ne s'y trouve pas reproduit.

Détail
Collection B.H.R.


Je fais donc appel à vos sources, à vos albums de Gavarni si vous en possédez, à votre nez pour découvrir ce qu'on peut sur ce dessin.

Promis, demain, si vous avez été sages, je vous montrerai un autre dessin de Gavarni, signé celui-ci, légendé aussi, d'une autre facture, plus anglaise, plus fine, à demain donc...

En attendant je vous laisse en compagnie d'autres œuvres dessinées de Gavarni déjà évoquées dans les colonnes du Bibliomane moderne. Lire ou relire également si cela vous tente un billet que j'avais commis sur une lettre autographe de l'artiste.

Note : l'ombre que l'on distingue autour du dessin n'est que la décharge du passe-partout qui a acidifié le papier. Il n'y a pas de cuvette comme on pourrait le croire de prime abord d'après la photographie.

Bonne journée,
Bertrand Bibliomane moderne

18 commentaires:

Bertrand a dit…

J'ai écris une ânerie dans mon billet... je vous laisse la dépister. Il s'agit d'une impossibilité flagrante. Laquelle ?

A vous de jouer au détective.
Je vous dirai demain si personne ne trouve.

B.

calamar a dit…

le Diable à Paris n'est pas illustré par des lithographies, si je ne me trompe... ce sont des gravures sur bois.

Bertrand a dit…

C'est exact calamar, mais là n'est pas mon erreur. Je ne dis pas que le Diable à Paris est illustré de lithographies.

Mais vous brûlez...

B.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Ne s'agirait-il pas d'une scène de cuisine ?
Sous la main gauche, ne peut-on pas lire une signature ou des initiales ?

Bertrand a dit…

Non, je ne vois pas de nom ni d'initiales,^on pourrait être tenté de voir un G à l'envers... mais je ne crois pas.

Pour la scène, on voit esquissée une maison à l'arrière plan vue de l'extérieur ce qui indiquerait plutôt une scène d'extérieur.

B.

calamar a dit…

ce n'est quand même pas la date de publication ? on ne va pas chipoter pour un an...

Bertrand a dit…

non ce n'est pas une histoire de date. Mais j'ai peut-être en effet fait une autre erreur ?? Je me suis trompé pour le Diable à Paris ?

B.

calamar a dit…

je crois... c'est 45-46, pour le Diable. Votre dessin fait plutôt penser aux types des Français, mais je ne l'ai pas trouvé.

Bertrand a dit…

Je viens d'éplucher les tomes I à IV des Français peints par eux-mêmes, rien de ressemblant...

B.

Bertrand a dit…

Ne se trouve pas non plus dans mon exemplaire de "La grande ville, nouveau tableau de Paris, comique, critique et philosophique" (Paris, Marescq, 1844).

... A suivre.

B.

Bertrand a dit…

Regardez ici "La marchande de quatre saisons" analogie dans le trait évidente. Même sorte de personnage un peu miséreux.

http://www.muzeocollection.com/data/modules/oeuvre/32/0f/320fbf08f7746ee7-grand-marchande-quatre-saisons-gavarni-paul.jpg

B.

Textor a dit…

Je n'ai pas trouvé l'erreur mais cette marchande des quatre saisons a de la gueule. Elle me fait penser aux types de mendiants de Salvatore Rosa, bien campés comme cela, des tranches de condition humaine.
T

Textor a dit…

Amusant, je n'avais pas encore lu votre dernier message quand j'ai écrit "marchande des quatre saisons" et je faisais référence à votre dessin, pas au lien. Mais on a eu la même idée pour qualifier ce personnage. Elle est à l'extérieur, visiblement devant un étal et semble vendre un produit difficile à définir.
T

Anonyme a dit…

Bonjour ! je ne pense pas que l'erreur soit "le dessins" (5°ligne du 2° paragraphe) faute de frappe bien sûr!
mais peut-être celle-ci: Pourquoi parler de cuvette à propos d'un dessin ou d'une litho? quoique évidemment sur une photo on ne peut savoir s'il s'agit d'un dessin ou d'une gravure.
Patrick C

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Ben oui !
Bravo Patrick !

Bertrand a dit…

Voici mon erreur : "Je possède d'autres albums de lithographies de Gavarni mais je n'ai pas réussi à le retrouver non plus. Cependant comme je ne possède pas la collection complète des albums de lithographies publiés par Garvarni entre 1840 et 1866, je ne peux être certain que ce dessin ne s'y trouve pas reproduit."

Ce paragraphe écrit un peu vite (j'écris mes articles directement dans Blogger sans forcément tout relire avant de publier - d'où quelques fautes de frappe et autres...), n'a pas vraiment de sens ici. Pourquoi ? Parce qu'il faut savoir que Gavarni, lithographe expert, dessinait directement ses dessins sur la pierre lithographique, au contraire d'autres artistes dont le dessin était interprété sur la pierre par un autre, donc, inutile de chercher ce dessin fait sur papier dans une quelconque lithographie, il faut plutôt le chercher dans une gravure sur bois, alors interprétée par un autre artiste (comme dans les séries des Français peints par eux-mêmes, le Diable à Paris, la Grande Ville, etc. - mais ce dessin n'a été trouvé dans aucun des ouvrages précédemment cités). Il existe cependant une possibilité que ce dessin ait servi à une lithographie, si et seulement si ce dessin est une étude préparatoire ou une esquisse pour ensuite en faire le dessin sur la pierre. C'est possible. Dans ce cas mon affirmation ci-dessus n'aurait pas été entièrement fausse.

Qu'en pensez-vous ?

Bonne journée,
Bertrand Bibliomane moderne

Bertrand a dit…

Pour répondre à votre commentaire Patrick C. : " (...) sur une photo on ne peut savoir s'il s'agit d'un dessin ou d'une gravure."

Je dirais oui ET non, car avec l'expérience et si l'image fournie est suffisamment précise (ce qui est le cas des images que je fournis sur le Bibliomane moderne), vous devez pouvoir distinguer un certain velouté et une certaine disposition des couleurs "par couches" (touches), qui ne trompe guère.

J'ai acheté ce dessin pour une "jolie lithographie" avec dans la tête l'idée qu'il s'agissait bien d'un dessin original. Mon nez ne m'a pas trompé cette fois. Mais il aurait pu. Comme je l'ai déjà dit ici, on ne parle que de ses victoires, pas de ses défaites.

B.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Ah !...humilité...humilité...

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