mercredi 15 septembre 2010

Lettre autographe de l'éditeur Gervais Charpentier (1805-1871) au sujet de ses affaires de librairie et de sa vie privée.


Signature autographe de l'éditeur parisien Gervais Charpentier (1805-1871),
le 7 août 1858.



Le Bibliomane moderne partage avec vous ce soir une heureuse découverte. Une intéressante lettre autographe signée par l'un des plus prestigieux et populaires éditeurs parisiens du XIXe siècle, Gervais Charpentier. Il s'agit d'une lettre écrite en août 1858, Gervais Charpentier, au sommet de sa gloire, âgé de cinquante trois ans, son fils Georges, son successeur en 1872, n'en a que douze. On apprend beaucoup sur le personnage dans ces quelques lignes troussées sans doute à la va vite pendant quelque temps de repos que lui réservait sa cure thermale en Auvergne. Je vous invite à la lecture, à l'imagination. Je vous laisse donc en compagnie de l'éditeur dont on se plaisait à dire alors qu'il était le plus mauvais caractère de Paris !


Cliquez sur la lettre pour l'agrandir

Lettre autographe de Gervais Charpentier à son gérant Emmanuel à la librairie à Paris, août 1858 (extrait).


Lettre de Gervais Charpentier(1), libraire-éditeur à son confrère Emmanuel(2) [7 août 1858].

Mont-Dore(3), 7 août 1858.

Mon cher confrère Emmanuel,
J’ai vos lettres des 29, 31 juillet & 4 août, et j’y réponds successivement. Il n’y a rien à faire de Jehaume(4) qui a passé sa dette par mauvais débiteur d’après ce qu’en a écrit Boisard de Caen en date du … (5)
Vous avez bien fait de laisser 3.20 francs au débit de Merle de Rome(6), et de l’en aviser. Veuillez répondre à Mr. J.H. de Mat de Bruxelles(7) que je refuse l’offre qu’il me fait de certains ouvrages de Charles Nodier.
Je verrai l’an prochain pour un nouveau dégrèvement du magasin.

A mon retour je verrai pour l’affaire Meresse(8).
Il me semble avoir payé pour elle à deux experts et non pas à un seul.
Madame Ladvocat(9) a en effet été ma patronne il y a 35 ans. Quoi que son mari ait été un coquin dont j’ai eu gravement à me plaindre, et comme sa femme est malchanceuse, vous lui remettrez 20 francs, si elle revient.
J’aurais bien voulu avoir le chiffre de l’inventaire des livres brochés que vous m’annoncez avoir été fait, par votre lettre du 31 juillet, et dont vous ne me dites rien dans celle du 4 août.
Où en est le travail du sous sol pour les tuyaux communiquant à l’égout ?
J’ai attendu mercredi la lettre que vous deviez m’écrire la veille, et j’ai craint qu’elle ne fût égarée ou qu’il en fut arrivé quelque chose d’extra. A l’avenir écrivez-moi exactement, s.v.p., ne fut-ce que pour empêcher l’imagination de s’inquiéter.
Je regrette que vous n’ayez pas été voir Georges(10) à Meudon. Vous eussiez appris tout au moins où il est en ce moment, et où je peux lui écrire. Il n’y a pas d’inconvénient à ce que sa mère lise mes lettres à Georges. Je les écris toujours comme si elle en prenait connaissance(11), ce que je préfère. Je ne suis pas content de Georges , il ne m’a pas écrit une seule fois.
Avez-vous vu Mr. Ballay(12), et que vous a-t-il dit de son ancienne Maison ?
Répondez à Mlle Adelaïde de Montgolfier(13) que je suis absent de Paris et que vous me communiquerez sa lettre à mon retour.
Je vois à votre lettre que c’est fait. Je verrai à mon retour.
Furne(14) & Houssiaux(15) qu’il avait amené ici sont partis ce matin. Je reste avec sa femme, sa fille & ma nièce.
Notre départ est arrêté pour jeudi prochain. Nous quitterons le Mont-Dore & irons coucher à Clermont. Nous en repartirons vendredi matin à 5 heures pour Paris où nous arriverons le même jour, à 5 heures du soir. Veuillez dire à Honoré(16) qu’il se trouve au débarcadère à notre arrivée avec une voiture.
Veuillez dire aussi à Clarisse(17) qu’elle apprête notre diner pour 6 heures, & qu’il y ait du pot au feu.
Quoi que je pense avoir assez de fonds pour payer toute ma dépense, veuillez m’envoyer dans votre prochaine lettre 200 fr. en deux billets de banque, neufs ou à peu près, car on les refuse ici quand ils sont un peu cornés. Répondez-moi lundi prochain toujours à mon adresse ici, et sauf évènement extraordinaire ne m’écrivez plus. En tout cas après mardi il serait trop tard. Recommandez à la poste votre lettre qui contiendra les 200 fr. & mettez en souscription Mr. Gervais Charpentier éditeur de Paris, car il y a plusieurs personnes de mon nom ici.
J’ai suivi ici mon traitement régulièrement & je le continuerai de même jusqu’à la fin(18). Je m’en trouve bien, quoique ma gorge ne soit pas tout à fait débarrassée du cathare ; mais on m’assure que l’effet des eaux ne se produit complètement qu’après quelque temps, et que je guérirai tout à fait. Nous verrons.
J’ai écrit à mon ami Ernest Lebaigue(19) 127 rue de l’Université, & il ne m’a pas répondu. Envoyez Louis(20) ou Julien(21) lui dire lundi matin que vous m’écrivez le même jour, & que vous m’adresserez ce qu’il pourrait m’écrire.
Tâchez aussi lundi de me donner des nouvelles de mon fils, où il est, où il va, comment-il se porte. Je vous remercie des bons sentiments que vous m’exprimez, et ma nièce aussi. Je vous serre cordialement la main.

Charpentier


P.S. : Vous pouvez partir dimanche pour aller voir votre mère. Je resterai une dixaine de jours à Paris avant d’aller à Trouville ou ailleurs. Si Bourdier(22) vous demande des fonds vous lui remettrez 500 fr. Passez chez Thunot(23) le presser au sujet du tome 2e de Mademoiselle et de la suite des Mémoires de Bussy Rabutin et pressez le fortement s.v.p.

Mon souvenir à tout le monde à la maison.

Page de titre de la Physiologie du mariage d'Honoré de Balzac, ici dans sa première version au format Charpentier.

Ce n'est qu'en 1838, que Gervais Charpentier eut l'idée d'introduire en France un nouveau format, l'in-18 anglais, et qui fut rapidement naturalisé sous le nom de format Charpentier. Le texte serré permettait de réduire la taille et le coût du livre. En quelques années, cette collection compta près de 400 titres. Il a notamment publié en 1838 Physiologie du mariage, en 1839 Eugénie Grandet, en 1842 Louis Lambert et Séraphîta d'Honoré de Balzac.


----------------------------
(1) Gervais Charpentier est né à Paris le 2 juillet 1805 et mort dans la même ville le 14 juillet 1871, à l’âge de 66 ans. Issu d'une famille de magistrats picards, rien ne le prédestinait au commerce des livres. Son père, Pierre Charpentier, avait choisi la carrière militaire. N'étant pas l'héritier d'une famille d'imprimeurs ou de libraires, il entre à l'âge de dix-neuf ans comme commis chez les libraires Lecointe et Durey, puis chez Ladvocat en 1828, le "prince de la librairie romantique". Son passage chez Ladvocat, lui apporte une connaissance de premier ordre de ce genre nouveau qu'est le roman. En 1830, il est établi libraire, Galerie d'Orléans, au Palais-Royal, où il exploite également [un cabinet de lecture], ces officines où l'on loue des livres et des journaux à l'heure ou par abonnement. Comme tous les autres libraires et éditeurs de l'époque, il subit une crise de l'édition caractérisée à la fois par un cercle restreint d'acheteurs de livres et notamment de nouveautés, par la concurrence des éditeurs belges qui piratent les auteurs français à succès en les vendant moins chers et par celle de la presse qui prime alors pour la publication des romans en feuilletons. Suite à l'échec de sa publication des oeuvres d'Alfred de Vigny en 1837, il comprend et écrit que désormais "la loi du bon marché est devenue la condition de toute publication". Les éditeurs belges avaient compris que la baisse du prix du livre résidait dans la baisse du prix du papier. Gervais Charpentier confie, en 1837, à un imprimeur de la capitale, Eugène Roulhac, le soin d'obtenir un nouveau format permettant d'enfermer la matière de deux ou trois volumes in-octavo, en utilisant un papier irréprochable. Ainsi, apparaît un nouveau format, le "format in-18 grand-Jésus vélin", de dimensions 18,3 X 11,5 cm. (soit celles d'un livre de poche de la collection "Folio") où l'espace typographique est rentabilisé au maximum de ses possibilités. Un format "compact" pouvant atteindre jusqu'à 500 pages de texte et permettant d'enfermer en un seul volume, la matière de deux ou trois volumes in-octavo vendus entre 7 francs et 7,50 francs le volume et pour un prix moitié moindre et constant : 3,50 francs. Il prend soin également de recouvrir chaque volume de la collection d'une couverture jaune "serin ou beurre frais" en papier épais qui permet d'identifier visuellement la collection. Sa collection qui prend le nom de "Bibliothèque Charpentier" est officiellement lancée au mois d'août 1838 avec la Physiologie du goût de Brillat-Savarin, suivie de la Physiologie du mariage de Balzac en octobre. Le succès immédiat rencontré auprès des lecteurs assure un rapide développement de la collection qui comprend déjà en 1841 tous les auteurs romantiques : Honoré de Balzac (toutes ses œuvres), Victor Hugo, Théophile Gautier, Alfred de Musset, George Sand, Mme de Staël, C. Nodier, Sainte-Beuve, etc. Dès 1841, Gervais Charpentier va se consacrer entièrement à sa collection et, à partir de 1860, à la publication d'une revue, la Revue nationale et étrangère où collaborèrent Henri Brisson, Édouard Laboulaye, Pierre Lanfrey, Eugène Despois, etc. La création d'un nouveau format, reconnu par tous "commode, élégant et portatif" et répondant nous dit l'éditeur Michel Lévy "aux goûts de tous" ne lui suffit pas. Dès 1841, son projet, qu'il exposera ensuite au Jury de l'Exposition lui décernant en 1857 un des prix pour les meilleures réalisations techniques et artistiques, est de faire : "une vraie Bibliothèque réunissant ou pouvant réunir toutes les productions de l'esprit humain dans leur immense variété" et de "fournir à l'histoire littéraire ses classiques modernes". Il y parviendra en créant plusieurs collections ; après la "Bibliothèque française", des collections d'auteurs étrangers avec les "Bibliothèques" anglaise, italienne, allemande, espagnole et portugaise, puis les "Bibliothèques" philosophique, scientifique et chrétienne. Après Gervais Charpentier, le monde de l'édition est contraint de s'aligner. Les autres éditeurs de l'époque vont tous tenter dans les années 1850 de créer leur propre collection et d'abaisser encore le prix du livre. La concurrence sera forte lorsque apparaît en 1853 la "Bibliothèque des chemins de fer" de Louis Hachette et, deux ans plus tard, la "Collection Michel Lévy" à 1 franc le volume. À sa mort, ses exécuteurs testamentaires et amis, Georges Masson, Edouard Laboulaye et Ernest Lebaigue, cèdent, selon ses volontés l'entreprise à Edmond Villetard (Charles-Edmond Villetard de Prunières, son neveu par alliance en épousant Aline Charpentier, rédacteur au Moniteur Universel, directeur des Journaux Officiels). En 1872, celui-ci se désiste et laisse l'entreprise à Georges, fils unique de Gervais. Il continuera de publier la "Bibliothèque Charpentier". Devenant l'éditeur attitré d'Émile Zola, il y publiera toutes ses oeuvres avec grand succès et continuera la publication de celles des Goncourt, de Flaubert, de Daudet, et bien d'autres. Dans les années 1880, Georges Charpentier est en difficulté. Il s'associe alors avec Eugène Fasquelle qui obtient en 1905 la propriété de la maison d'édition. Fasquelle va continuer de publier la "Bibliothèque Charpentier" jusqu'aux années 1950 et, en 1959, les éditions Fasquelle et Bernard Grasset fusionneront sous le nom Éditions Grasset (Source Wikipedia).
(2) Emmanuel doit être son commis principal. Nous n’avons rien trouvé sur lui. Gervais Charpentier se confie à lui, lui confie visiblement la gestion de ses affaires en son absence, témoignage d’une grande confiance.
(3) Le Mont-Dore est un lieu de cure déjà bien connu au milieu du XIXe siècle. La réputation du Mont-Dore dans le traitement des voies respiratoires et de la rhumatologie est bien connue
Situé à 1050 mètres d’altitude au pied du Puy du Sancy, point culminant du Massif-Central, la station par son climat de moyenne montagne constitue un environnement favorable aux asthmatiques et aux allergiques.
(4) Lecture incertaine.
(5) G. Charpentier laisse lui-même les trois petits points.
(6) Lecture incertaine
(7) Lecture incertaine
(8) Lecture incertaine
(9) Il s’agit ici de l’épouse du célèbre éditeur des auteurs de la période romantique Pierre-François Ladvocat (1791-1854). Cet éditeur malheureux en affaires fit plusieurs fois faillite et mourut dans la misère et laissa des dettes. Gervais Charpentier entre à l'âge de dix-neuf ans comme commis chez les libraires Lecointe et Durey, puis chez Ladvocat en 1828, le "prince de la librairie romantique". Son passage chez Ladvocat, lui apporte une connaissance de premier ordre de ce genre nouveau qu'est le roman.
(10) Georges Charpentier, fils de Gervais Charpentier, né en 1846 et mort en 1905, surnommé l’éditeur des Naturalistes. Un état des lieux à la mort de son père montre que la succession paternelle ne va pas de soi. Il semble que Gervais Charpentier, doutant de sa paternité, n’ait pas souhaité que son fils reprenne les rênes de son entreprise. Ce dernier y parvient finalement en 1872, au prix de longues négociations familiales, mais sa fortune repose essentiellement sur le fonds de librairie et les dettes sont nombreuses. L’aura intellectuelle de la Bibliothèque Charpentier est réelle mais Gervais Charpentier est souvent présenté comme le plus mauvais caractère de Paris, traitant auteurs et libraires sans ménagement. (Virginie Serrepuy, Georges Charpentier (1846-1905), Éditeur de romans, roman d’un éditeur, Thèse soutenue en 2005).
(11) Visiblement la mère de Georges ne vivait plus avec son mari et leurs relations étaient sinon tendues du moins distantes (c’est ce que semble vouloir révéler ce passage).
Georges Charpentier est ici âgé de 12 ans.
(12) Ballay était un éditeur parisien.
(13) Adélaïde de Montgolfier, auteure née en 1789, morte à Paris le 16 décembre 1880. Collaboratrice de la Ruche, du Magasin pittoresque, de la Revue des Deux Mondes, etc., elle a donné, outre un certain nombre de traductions de romans anglais : Contes devenus histoires (Paris, 1838, in-18); Jeux et leçons en images (Paris, 1855, in-4); Mélodies du Printemps (1869, in-12), avec chants et airs notés.
(14) Célèbre éditeur parisien qui publia notamment la Comédie humaine de Balzac.
(15) Célèbre éditeur parisien qui publia notamment la Comédie humaine de Balzac.
(16) Honoré est visiblement désigné comme un cocher ou un livreur ou un voiturier de la Maison Charpentier.
(17) Clarisse est visiblement désignée ici comme étant la servante de la Maison Charpentier.
(18) Gervais Charpentier souffrait de cathare et faisait donc une cure au Mont-Dore, dans le Massif Central.
(19) Ernest Lebaigue était de ses amis et sera son exécuteur testamentaire. A la mort de Gervais Charpentier en 1871, l’inventaire de la succession révèle des fonds à hauteur de 470 000 francs, ce qui, comparé aux autres inventaires après décès de ses confrères, parait presque insignifiant étant donné l’importance de la Maison Charpentier.
(20) Louis est peut-être un des commis de la librairie Charpentier.
(21) Lecture incertaine.
(22) Lecture incertaine.
(23) E. Thunot, imprimeur qui travailla pour Gervais Charpentier, notamment à l’édition des Lettres et des Mémoires de Bussy-Rabutin. Sa maison d’imprimerie était située au n°26 de la rue Racine à Paris.

Bonne soirée,
Bertrand Bibliomane moderne

19 commentaires:

Textor a dit…

Je ne sais pas où vous allez chercher autant d'informations sur cet éditeur, visiblement stressé par sa retraite forcée en Auvergne mais bravo !

Vous savez que ces lettres pourraient faire l'objet d'une exposition, à Bécherel ou dans un salon du livre, avec vos notices, je suis sur que cela intéresserait les organisateurs.

T

Bertrand a dit…

Tout est à disposition sur la toile, ou presque. Reste à s'y intéresser.

Pour ce qui est des manuscrits autographes de ce genre, visiblement ils n'intéressent pas grand monde.

B.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

22 = Julien
Voir : J-P F. "Les Bâtisseurs de la Maison Charpentier". In "Le Magazine du bibliophile", n° 54, juin 2006, p. 28-29.

Pierre a dit…

D'un côté, un homme d'affaire rigoureux et paternaliste gérant une belle maison d'édition, de l'autre un pauvre patient qui croit que les eaux soufrées vont traiter son catarrhe de la gorge... Un bonhomme, somme toute, très humain !

Il ne parle pas de ses lectures ? Pierre

Bertrand a dit…

Merci Jean-Paul pour l'identification, je ne crois pas avoir ce numéro du Magazine du Bibliophile n°54 - juin 2006 - pp. 28-29.

Pourrais-tu m'envoyer un scan de cet article par mail pour ma documentation,
merci d'avance,

Bertrand

Anonyme a dit…

(21)
Louis, ou Julien

Bertrand a dit…

Merci pour l'aide à la lecture, je corrige dans le texte retranscrit.

B.

Anonyme a dit…

Bonjour, je suis en M1 de Lettres Modernes. Mon mémoire porte sur les relations entre auteurs et éditeurs dans la seconde moitié du XIXème siècle, je m'appuie pour cela sur la correspondance d'Emile Zola. Sa correspondance/sa relation avec l'éditeur Georges Charpentier est très intéressante à étudier... En ce qui concerne l'émergence de la figure de l'éditeur, j'aurai aimé trouver la lettre ouverte que Gervais Charpentier adresse au Jury de l'Exposition universelle en 1855. Il y fait part de son refus quant à la médaille de bronze censée récompenser son travail d'éditeur, celle-ci étant soit injustement accordée (s'il s'agit de la qualité matérielle) soit insuffisante (s'il s'agit de la qualité intellectuelle et créatrice). Pourriez-vous m'indiquer où je peux trouver cette lettre ??? Merci ... (Merci également de partager la découverte de cette lettre!)

Textor a dit…

Lettre ouverte, donc publiée. Bertrand va vous retrouver cela, il est incollable sur les éditeurs anarchistes qui refusent leur médaille...
Textor

Bertrand a dit…

Textor avez-vous reçu mes derniers mails sur boîte privée ?? Je m'étonne d'un silence que je sens lié à un problème technique que je ne maîtrise pas...

Faites-moi signe ! Help ! SOS !

B.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

A l'anonyme (qu'on aimerait nommer, même par un pseudo) :

lettre de Charpentier retranscrite in "Naissance de l'éditeur" (2005, p. 161-163) par P. Durand, A. Glinoer et H. Nyssen.

Textor a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Textor a dit…

Bertrand je vous reçois 5 sur 5 !

J'avais juste oublié que j'avais une boite mail, j'ai du fumer une cochonnerie pendant les vacances.

Donc je vais vous répondre.

Message valable aussi pour Hugues, Remi, etc ...!

Désolé pour cette négligence
Textor

Anonyme a dit…

Bonjour,
bravo Bernard pour cette découverte passionnante !
Je suis la source Wikipedia dont vous parlez. Isabelle Olivero auteur d'une thèse (avec Roger Chartier) et d'un livre, notamment sur Gervais Charpentier (L'invention de la collection, Paris, IMEC, 1999). Dommage que l'ensemble de ces échanges sympathiques soient anonymes,
IO

Bertrand a dit…

Merci de nous lire Isabelle, enchanté !

Si vous avez de petites merveilles à faire découvrir aux lecteurs de ce blog, n'hésitez pas à me contacter à bertrand.bibliomane@gmail.com

Bonne journée et joyeuses Pâques !

Bertrand
Bibliomane moderne

Le Bibliophile Rhemus a dit…

J'ai toujours été étonné de constater qu'on parlait toujours des mêmes dans la bataille du prix du livre (Charpentier, Hachette, et surtout Lévy qui s'est très adroitement construit une légende), alors que d'autres, peut-être moins connus, car n'ayant pas été dépistés par les historiens du livre, auraient mérité de passer avec plus d'honneur à la postérité, tels Victor Lecou ou Achille Bourdilliat et Constant Jaccottet, etc.

Gene Charpentier a dit…

Merci pour cette publication.
Gervais parle de sa nièce. Il s'agit très certainement de Marie CHARPENTIER épouse THOMAS qu'il aimait particulièrement. Car s'il était dur en affaire, Gervais a néanmoins pris en charge les 6 enfants de son frère Henri (raison inconnue). Les 3 filles sont restées en France et ont été bien mariées, tandis que les 3 garçons sont partis faire fortune (plus ou moins) aux Etats Unis. Ainsi, un lien particulier unissait George CHARPENTIER avec ses cousines Marie, Claire et Aline.

La femme de Gervais et mère de George s'appelle Aspasie GENERELLI.

Mes sources sont familiales car nous sommes descendants d'une de ces cousines ... Je vous donne mes coordonnées en MP si quelqu'un souhaite nous joindre pour plus d'infos ...

Waterfield a dit…

Remarquable votre recherche : elle m'apporte la réponse à la question que je me pose sur la parenté de cousinage que Georges Charpentier fait, dans une lettre que je possède, avec Pierre Villetard. Il y recommande son "jeune cousin" qui souhaiterait publier son dernier roman "La maison des sourires". Cette lettre est possiblement adressée à Eugéne Fasquelle car j'ai bien retrouvé chez Fasquelle une édition de ce roman... Plus de détails sur mon blog

Bertrand Hugonnard-Roche a dit…

Ravi si ce blog a pu vous être utile et agréable.

A bientôt peut-être,

B.

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