lundi 26 avril 2010

Le Bibliomane moderne aux abonnés absents...



Cher(e)s ami(e)s,

il vous faudra patienter encore quelques jours avant que de nouveaux messages arrivent sur votre écran "Bibliomane moderne". Mon temps étant actuellement très compté.

Merci de votre compréhension,

Deux petites images pour patienter. Un ami qui me veut du bien nous envoie ces deux jolies estampes de pâmoisons féminines au XVIIIe siècle. Le plaisir de la lecture n'a pas d'âge !


Bonne semaine,
Bertrand

15 commentaires:

Léo Mabmacien a dit…

Un petit coup de pompe Bertrand ? ;-))

Bonnes affaires...

Léo

Bertrand a dit…

Si seulement c'était les affaires...

En tous les cas, cela me réjouit de penser que contrairement à l'adage, la main de ma sœur n'était pas forcément dans la culotte d'un zouave...

A bientôt pour de nouvelles aventures. Pour l'heure c'est word et Paul Ricoeur qui occupent tout mon temps...

B.
B.

Bertrand a dit…

Petit challenge aux Bibliomane moderne.

Je souhaite utiliser la citation qui est donnée à Saint-Exupéry :

"Chacun est responsable de tous. Chacun est seul responsable. Chacun est seul responsable de tous."

Qui saura me dire de quel écrit de Saint-Ex est tirée cette sentence archi-connue mais dont je n'arrive pas à retrouver la source exacte ?

S'agit-il encore d'une de ces citations remaniées ou prêtées sans gages...

B.

Textor a dit…

Oui, çà c'est plus facile que Rousseau ! c'est dans Pilote de Guerre (1942)

Textor a dit…

il a écrit aussi, dans le même ouvrage : "L’intelligence ne vaut qu’au service de l’amour" (mais c'est plus difficilement à placer dans un rapport de fin d'études ...)

Bertrand a dit…

Merci Textor,
je dois commencer à devenir sénile... en effet c'était assez facile.
J'avoue que je m'y connais en Saint-Exupéry un peu comme en moteurs de 4X4 !

B.

Léo Mabmacien a dit…

En attendant le retour de Bertrand je me posais une question sur le salon du livre ancien de Paris. J'ai vu sur le programme qu'un stand "découverte du livre ancien" proposait des "ouvrages de collection et grands textes en reliures anciennes à prix sages : de 20 à 150 euros pour des ouvrages en 1 ou 2 volumes, jusqu’à 300 euros maximum pour des séries reliées de plusieurs volumes." Avec pour exergue : "beaux livres et petit budget peuvent faire bon ménage"

Pour les personnes qui sont allés au salon, j'aimerais (nous aimerions avoir vos impressions...). Une initiative fort intéressante je trouve... qui revient notamment beaucoup dans le blog du bibliophile !

Textor a dit…

Bonsoir Leo,

Ce stand a séduit beaucoup de monde à en juger par l'affluence permanente qu'il y avait à cet endroit là.

Le choix des libraires était assez rigoureux et il y avait de quoi tenter celui qui voulait repartir avec un petit souvenir pas cher, comme les oeuvres complètes de Sainte Catherine de Sienne en demi-basane à coins.

Moi qui cherchais une impression de Barthélemy de la Gorge en plein vélin, j'ai été, bien sur, un peu déçu.

Textor

Textor a dit…

Puisque le Bibliomane Moderne est aux abonnés absents, et que nous avons pour ainsi dire quartier libre, et même tribune libre, je vais en profiter pour vous citer quelques lignes du livre (moderne, pouah !) que je suis en train de lire.
Le héro en est un étudiant de Columbia qui trouve un job d’été à la Butler Library. L’auteur (P. Auster) décrit par le menu le travail de ce commis de bibliothèque perdu dans le labyrinthe de la remise (le Labyrinthe, un thème très austérien) :
« Il y a plusieurs étages, chacun identiques à tous les autres : un immense espace sans fenêtre, rempli rangé sur rangé, de hautes étagères métalliques, toutes bourrées d’autant de livres qu’elles peuvent en contenir, des dizaines de milliers de livres, des centaines de milliers de livres, un million de livres, et par moments, toi qui aimes les livres autant que quiconque en ce monde, tu es pris de stupeur, d’angoisse et même de nausée quand tu considères le nombre de milliards de mots, le nombre de dizaines de milliards de mots contenus dans ces livres. …
Tout de même tes missions de rangement te valent parfois des découvertes inattendues, provoquant la dissipation momentanée du nuage d’ennui qui t’enveloppe. Celle d’une édition du Paradis Perdu datant de 1670, par exemple. Ce n’est pas l’édition originale de 1667, mais presque, un exemplaire sorti des presses du vivant de Milton, un livre que le poète aurait pu avoir tenu dans ses mains. C’est concevable et tu t’émerveilles de ce que ce précieux volume ne soit pas enfermé dans une chambre forte thermostatique réservée aux livres rares mais laissé à l’air libre dans l’atmosphère moisi des réserves. Pourquoi cette découverte te paraît-elle si importante, pourquoi as-tu les mains qui tremblent quand tu ouvres le volume et commences à en parcourir les pages ? »
(Paul Auster, Invisible, Actes Sud Fev 2010)

Bertrand a dit…

Ne vous croyez jamais définitivement débarrassé du Bibliomane moderne...

Je veille en nocturne grâce à une permission exceptionnelle...

Un billet vous attend d'ailleurs.

Bonne lecture.

PS : Concernant le stand des livres à "prix doux" du SLAM au Grand Palais, c'est pour moi une belle initiative à réitérer tous les ans. Une remarque cependant. Encore fallait-il qu'un bibliophile novice ou apprenti ose franchir les portes du Grand Palais pour y accéder... était-ce le cas ? J'en doute. Le Grand Palais me parait plus destiné aux collectionneurs chevronnés et autres bibliophiles pointus qu'aux béotiens. Mais je me trompe certainement.

Au fait, combien de visiteurs "officiellement" pour cette édition 2010 ?

B.

Bertrand a dit…

Bon, sur ce, ma permission prend fin. 0h50 !

Demain debout aux aurores...

Allez, finissons sur une gauloiserie de mon tonneau, en lien avec ces deux jolies gravures XVIIIe :

"Quand la femme se touche, l'homme se couche."

Bonne nuit !

B.

Anonyme a dit…

La première est d'Eisen tirée des Baisers du merveilleux Dorat - OK ; mais la seconde travailleuse manuelle, d'où sort-elle ?

Montag

martin a dit…

Elle sort de la couverture du numéro 12 de la revue annuelle "Dix-huitième siècle" de 1980. "Le midi", gravé par de Ghendt d'après Baudoin.

Textor a dit…

Martin, vous m"étonnerez toujours... Reconnaitre le style d'un graveur, bon, mais se souvenir du numéro des revues de 1980 qui publient des gravures !!!
T

calamar a dit…

La seconde figure dans certains exemplaires du "Musée galant du XVIIIe siècle" :
"le Matin, la Nuit, peints pas Baudouin, gravés par de Ghendt. Dans cette même série se trouvent Le Soir et Midi. Ces deux planches, surtout la dernière, dont le sujet principal est une femme, seule dans un abandon voluptueux causé par la lecture du livre qu'elle laisse tomber, sont d'une note trop osée pour que nous les fassions figurer dans cette collection. Un tirage à part est seul fourni aux personnes qui tiennent à compléter la série des Quatre Heures".

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