jeudi 22 octobre 2009

Saurez-vous retrouver à qui appartient cette marque de libraire ?




Saurez-vous retrouver à qui appartient cette marque de libraire ? (*)

(*) J'ai supprimé la légende latine qui entourait cette marque pour que la recherche soit un peu moins facile.

Bonne journée,
Bertrand

28 commentaires:

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Octavianus Scotus Modactiensis
Venise, fin XVe s.

Bertrand a dit…

Bravo !

L'impression en question est quant à elle ici de 1535. Longue carrière donc.

B.

Textor a dit…

Que signifie Modactiensis ? Modène ?
J'ai un livre imprimé par Octavianus Scott, à Venise en 1542, c'est un homonyme ?
T

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Erreur de frappe ! MODAETIENSIS

Octavianus Scotus (Octavien Scot)
de Monza (Modoetia)

Modène = Mutina

(référence Deschamps bien sûr)

Bertrand a dit…

On peut lire au colophon d'une édition datée du 19 janvier 1518 "Des héritiers d'Octavianus Scotus" (traduit de Venetiis impensa heredum quondam Domini Octaviani Scoti Modoetiensis).

Octavianus Scotus a commencé son activité à Venise dans les années 1480, en quelle année est-il mort ?

Je cherche.

La Maison d'Octavianus Scotus était une grande maison à l'égale des Gunte.

B.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

On ne sait pas quand il est mort: vers 1500 disent les spécialistes de Venise.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

J'ai oublié...
la référence : "Early Venetian printing illustrated". Venise : Ferd. Ongania, 1895.

Martin a dit…

Et la légende supprimée?
"Famam extendere factis est virtutis opus"?

Martin a dit…

Si j'ai bien compris c'est une des 19 marques d'un Ottaviano Scoto, actif à Venise entre 1533 et 1555. Il s'en aurait servi entre 1533 et 1539.

Editore e tipografo attivo a Venezia, figlio di Amedeo e fratello di Brandino. Lavorò da solo e in società col fratello. Come editore si servì della tipografia dei Nicolini da Sabbio. Volpati cita un altro Ottaviano Scoto, figlio di Bernardino, anche lui tipografo ed editore, oltre che medico: questi avrebbe pubblicato prevalentemente testi di musica e di filosofia e avrebbe avuto una stamperia anche a Roma; al momento però non è possibile distinguere le edizioni dell'uno da quelle dell'altro, dove manca l'indicazione di paternità.

http://edit16.iccu.sbn.it/scripts/iccu_ext.dll?fn=13&i=258

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Non Martin
O. Scotus a exercé à Venise de 1480 à 1500 environ. Ses héritiers ont continué en utilisant sa (ses)marques jusqu'au milieu du XVIe siècle.

Martin a dit…

Comme j'ai dit: Si j'ai bien compris... Non parlando italiano.
De toute manière, les marques d' Ottovaiano Scoto (1) (héritiers inclus) me semblent bien différentes.

http://edit16.iccu.sbn.it/web_iccu/imain.htm

Martin a dit…

ottovaiano, hihi
désolé

Martin a dit…

Serait-il possible que les liens envoyés ne fonctionnent pas?

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Traduction de la légende :
"Prolonger son nom par des actes, c'est oeuvre de vaillance"

d'après Virgile,Enéide, livre X, 467

Textor a dit…

Bonsoir,

J'ai retrouvé mon Octavio Scott ! (décidemment, il va falloir que je classe cette bibliothèque, ma mémoire ne suffit plus à localiser les ouvrages !!)
La marque représente une minette, le jupon retroussé suspendue à un arbre et jetant des fleurs ou des feuilles à une vieille femme nue assise au pied de l'arbre. Bizarre.
L'adresse est Venitiis, apud Octavianum Scotum. D. Amadei F.
C'est un in-folio joliment imprimé des épigrammes de Martial, les gloses entourant le texte. 1542

Textor a dit…

Je pense que cela doit correspondre à cette description ci, plus orthodoxe que la mienne ...: "Donna sale su un albero di melograno per coglierne i frutti che getta ad un'altra donna seduta ai piedi dell'albero"

Je ne parle pas mieux italien que martin et je ne sais pas ce qu'est un melograno, mais c'est sans doute un arbre fruitier, vu la gravure.
t

Le Bibliophile Rhemus a dit…

melograno = grenadier

Martin a dit…

si vous cliquez sur "marca"?

Textor a dit…

Un grenadier ? il doit y avoir une symbolique là dessous. Ou bien c'est une référence mythologique quelconque.
Toujours est-il que ce n'est pas la marque de monsieur Tout le Monde .
Elle fait 8,5 sur 5 cm ; j'ai mesuré. Celle du Nifo n'a pas l'ai petite non plus, les Scott aimaient afficher leurs marques, visiblement.

Martin a dit…

http://edit16.iccu.sbn.it/scripts/iccu_ext.dll?fn=12&i=252

Textor a dit…

Merci Martin !
La gravure sur bois de l'original est bien plus nette que la reproduction qui figure sur ce site mais cela donne déjà une idée de la marque.

Raphael Riljk a dit…

Quelle allégorie voyez-vous derrière cette marque au grenadier/pommier ?

Si les deux personnages étaient bien dissociés on pourrait voir (en écartant toute interprétation freudienne) une allégorie de la Connaissance sous les traits d'une jeune femme cueillant les fruits de l'Arbre, mise en opposition avec l'Ignorance représentée par la femme âgée, prostrée nue sur l'arbre coupé et qui ne dispose que d'une fragile canne pour se guider.

Bon. Mais que lui lance la jeune femme ? Ce ne sont pas des fruits pour la nourrir, des feuilles mortes ?

Que vous révèle votre loupe Textor sur ces salauderies du petit père Martial ?

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Octavianus Scotus I (1440-1498), contemporain donc d'Alde Manuce,fut imprimeur à Venise à partir de 1479.Son officine et celle de ses héritiers est particulièrement connue pour ses éditions de musique (amélioration de la méthode typographique du double tirage, portées en rouge puis notes en noir)et pour ses éditions de textes à usage des universités.
Les frères Octavianus II (+ c.1552) et Hieronymus (+ 1572), neuveux d'Octavianus I, ont surtout édité, entre 1539 et 1546, les traductions en latin des commentateurs grecs d'Aristote.

(Charles H. Lohr. Renaissance Latin translation of the Greek commentaries on Aristote. In Humanism and Early modern philosophy. Londres et New York, 2000.)

Textor a dit…

Ma loupe ne me révèle pas grand-chose de plus, sinon que la jeunette semble plutôt jeter des feuilles (ou des fleurs ?) car les fruits de ce grenadier ressemble à de grosses pommes. Ceci dit, cet arbre est curieux et il parait vouloir rassembler toutes les espèces, notamment sur la gauche, on voit une grande palme peu orthodoxe, une greffe de palmier et de pommier ?
L'arbre de la connaissance livrait des fruits variés - C'était un olivier pour Robert Estienne- l’ignorance et l’avarice sont souvent représentées sous les trait d’une vieille femme aux seins pendants. Votre interprétation est plausible, Raphael.

T

Textor a dit…

Merci Biblophile Rhémus, voilà chacun des membres de la dynastie remis dans l'arbre... généalogique cette fois-ci.

Raphael Riljk a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Raphael Riljk a dit…

il y a aussi ce soleil en haut à droite dont les rayons traversent l'arbre et que la pucelle semble moissonner...

Cela ne vous rappelle rien ?

Textor a dit…

D'autres marques de la famille Scott répondent à celle de la pucelle : une ancre entourée d'un rameau d'olivier et d'une palme, avec la devise In tenebris fulget. Ici aussi, les rayons du soleil sortent des ombrages. signifiant que la connaissance éclaire le Monde.
D'ailleurs, ceci me fait pense que je dois pouvoir retrouver un livre assez délirant, les Hieroglyphica de Pierus qui donne une explication sur tous les signes et symboles utilisés à cette époque.

La suite au prochain numero.

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