samedi 24 octobre 2009

Iconomanie bibliomaniaque ou représentation lithographique du colporteur-livreur de livres dans la première moitié du XIXe siècle.


Plaisir des yeux. Billet dédié aux six visiteurs téméraires, visiteurs réguliers du blog (puisqu'ils ont voté en tant que tel) qui ne sont ni bibliophiles, ni libraires ! Beau sport en effet que celui de nous suivre dans nos pérégrinations bibliomaniaques sans être quelque si peu que ce soit atteint du frisson bibliolâtre. Mais ils existent donc ! Et pour eux la République des Icono-Bibliognostes ouvre grandes les portes.

Découverte hasardeuse, cette jolie lithographie signée PRUCHE (Clément Pruche), montrant un colporteur de livres et deux autres personnages. La scène doit se passer dans les années 1830-1840.


Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Caricature des années 1840, probablement parue dans le journal La Caricature ou le Charivari.
Lithographie signée dans la planche Pruche pour Clément Pruche.


On estime alors toutes les joies et les pénibilités du métier de colporteur...
Mais à vrai dire... est-ce bien un colporteur ou un simple livreur de volumes ??
Je m'intérroge, je dubite(*), je m'estonne...

Si par ailleurs quelqu'un dans l'assistance esbaudie peut nous expliquer toute la finesse de cette scène caricaturée, je suis preneur.

Bonne soirée,
Bertrand

(*) conjugaison au présent de l'indicatif du verbe dubiter. Peu usité. Déclinaison aimable et purement amateur et tout à fait personnelle de dubitatif, émettre des doutes, ... et pour ceux qui croiraient que j'invente... Cf. [GD : dubiter ; *FEW III, 170a : dubitare] "Douter" : Vous dittes vray mais je dubite Pour ce que je l'ay tant gardé (...) Car il y a XXX ans sans mentir Qu'il n'a oncques fait ung seul bien (OUDIN, St Genis M.S., c.1490, 75). Etonish nein comme dirait Cyclopède ? (allez ! moi sur ce, je file écouter et admirer Zaza la gouailleuse...)

3 commentaires:

Textor a dit…

J'imagine que le grand escogriffe à la canne est un colporteur de librairie, accompagné de son commis qui, comme tout le monde sait, est pyrénéen ( cf F. Babier - « Un exemple d'émigration temporaire: les colporteurs de librairie pyrénéens (1840-1880) »). Lorsqu’il aborde un suisse, vous pouvez imagine le dialogue !
T

Remarquez que le colporteur vend des livres mais aussi des téléphones portables.

Pierre a dit…

"Le suisse" étant le domestique chargé de garder la porte d'un hôtel, on imagine une discussion entre deux colporteurs, un grand escogriffe et un petit replet, au moment de finir une journée de travail.

La pêche au client ne semble pas avoir été bonne pour le deuxième dans cette ville et il y a tout lieu de croire que le "stoquefiche" (orthographe mistralienne) s'en inquiète...

A moins qu'ils ne commentent les résultats de la ligue de foot ! Un grand imaginatif. Pierre

pascal a dit…

Je soupçonne un dialogue du style :
– Je viens pour mon affaire.
– M. le Juge vient de partir voir sa mère en province.
L'homme au chapeau, un prévoyant qui s'est équipé de son parapluie, s'est également fait accompagner de toute sa documentation. Il en est pour ses frais. Aujourd'hui ça ne nous ferait pas hurler de rire, mais l'humour de 1830 nous reste souvent hermétique. J'ai bon ?

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