mercredi 24 juin 2009

La marque du libraire ! Tout est dans le symbole.


En attendant un billet sur les Angelier... que je n'ai pas eu le temps de faire...

Les marques des anciens libraires ou celles des imprimeurs sont pour moi toujours source d'émerveillement. Notions d'esthétique et symbolique mélangés, elles réunissent souvent en un tout identifiable ce que le libraire ou l'imprimeur était. Quatre ou cinq siècles plus tard, c'est d'ailleurs souvent grâce à ces petites icônes
qu'on reconnait un nom aujourd'hui oublié du reste du monde.


Je vous livre celle-ci ce soir. Sans autre détail. Je vous laisse deviner et son propriétaire, et sa période d'activité.

Bonne soirée,
Bertrand

16 commentaires:

Textor a dit…

Il parait s'agir de la marque de l'imprimeuse Anna van Amersvoert, exercant à Louvain dans les années 1550.

Bertrand a dit…

Ah ?

Non.

...

B.

Textor a dit…

Non ? pourtant le serpent et le homard, je ne vois qu'elle. Son nom de guerre était servati sasseni. Vous avez un ouvrage imprimé par quelqu'un d'autre avec cette marque ???

Bertrand a dit…

Le livre en question est imprimé en "ANNO, 1548, MENSE IUNIO."

Je suis proche de votre solution...
mais je diverge un peu sur le sexe de la chose...

B.

Textor a dit…

Qu'ouï-je ? Elle se faisait passer pour un home, comme la papesse Jeanne !

Raphael Riljk a dit…

Servais Sassenus ?

R

Bertrand a dit…

ou Servais Van Sassen.

Allez, maintenant je vous laisse me trouver sa biographie complète et circonstanciée.

J'ai retrouvé dans les limbes de Googlebooks un bref aperçu sur ce personnage.

Si vous ne trouvez pas pas je le publierai en commentaire.

B.

Bertrand a dit…

La réponse :

Servais Van Sassen, natif de Diest, établi à Louvain comme imprimeur depuis 1531. Marié une première fois avec Barbe Martens. Il meurt en 1554 et c'est sa veuve (deuxième épouse?) qui reprend l'officine jusque vers 1570. Sa descendance poursuit la carrière jusque dans le cours du XVIIIe siècle. Encore une histoire de familles d'imprimeurs mariés entre eux comme il y eut les Bade, les Estienne, etc.

Source : Bulletin du Bibliophile Belge.

Textor a dit…

Et comment s'appellait sa veuve, s'il vous plait ? Sasseni, vidua Servatii [= Amersvoert, Anna van], 1557.
c.q.f.d.

Bertrand a dit…

C'est exact Textor,
sans savoir la date d'impression de l'ouvrage il n'était effectivement pas possible de déterminer s'il s'agissait du mari ou de la femme...

Autre question pour les curieux :

Sait-on si cette marque au serpent et au homard a eu d'autres déclinaisons ?
Je n'en n'ai pas trouvé d'autres variantes ?

B.

Textor a dit…

Non, je n'en connais pas d'autre. D'ailleurs je ne vois pas bien ce que cela symbolise. Serpent et homard, c'est un peu le mariage de la carpe et du lapin ...

Anonyme a dit…

On lit que la marque reprend des épigrammes attribuées à Thomas More et Erasme.

Raphael

Textor a dit…

voilà qui est interessant.Merci Raphael. Je vais relire tout Erasme cette nuit. ( à condition que je me souvienne comment on dit homard en latin...)

Raphael Riljk a dit…

Lisez Erasme, pendant ce temps là je me refait l'intégrale des oeuvres du grand poète qui vient d'être arraché à notre affection. Nous comparerons.

C'est bien de notre esprit dont il est question, non?
Relaché, il rampe et contraint, il jaillit ?
R.

Textor a dit…

Bonsoir, La traduction est exacte mais pour l'esprit j'aurais plutôt dit qu'il rampe quand il est contraint et qu'il jaillit quand il est libre... ceci mérite des recherches complémentaires !

Textor a dit…

Pour un autre homard vis à vis d'un serpent, voir ce lien : http://www.hs-augsburg.de/~harsch/germanica/Chronologie/16Jh/Fischart/fis_gkti.html.

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...