mercredi 15 avril 2009

Le rangement des livres aux premiers temps de l'imprimerie (XVe-XVIe siècle).



L'ami Martin m'a communiqué cette gravure sur bois (de définition médiocre certes) qui permet de juger de la manière dont les érudits rangeaient leurs livres à la fin du XVe siècle (1498).

Je laisse à Martin le soin de compléter en commentaire le descriptif de cet ouvrage.

AJOUT DE DERNIÈRE MINUTE :

C'est l'ami Raphaël qui s'y est collé et que le hasard a béni des dieux de posséder justement l'ouvrage dont on a extrait ce bois...

Voyez plutôt.


Descriptif de l'ouvrage en question : Margarita Phi||losophica noua cui insunt || sequentia.|| EPIGRAMMATA IN || cõmendationem operis.|| Institutio Grammaticę Latinę || Pręcepta Logices || Rhetoricę informatio || Ars Memorandi Rauennatis || Beroaldi modus cõponẽdi Epi.|| Arithmetica || Musica plana || Geometrie Principia.|| Astronomia cum quibusdã de=|| Astrologia || Philosophia Naturalis || Moralis Philosophia cũ figur#[is] || Argentine. 1512 ||(Joannes grüningerus ... || Pridie kalendas Junij ... ||)

Auteur : Gregor Reisch

Voir pour plus de détails http://www.kcl.ac.uk/depsta/iss/library/speccoll/bomarch/bomapril06.html

Merci Raphaël !

Bonne journée,

Bertrand

2 commentaires:

Textor a dit…

Merci à tous les contributeurs. Je vois que ma question a suscité un certain intérêt! Je ne pensais pas que l'existence des rayonnages étaient si précoce, mais cette belle gravure renseigne à la fois sur le mode de rangement et la position des livres, gouttière vers le bas. Je me demande quel endroit cette image veut figurer pour qu'il y ait autant d'ouvrages,(le scriptorium d'une abbaye sans doute) car j'avais lu que les plus grands seigneurs lettrés du XVème siècle possédaient, à tout cassé, en moyenne une quinzaine de livres. ( certes, tous incunables !)

Martin a dit…

La petite photo est copié de la p. 81 du livre suivant: http://books.google.de/books?id=aaikZbBg-CAC&printsec=frontcover&source=gbs_summary_r&cad=0
D'après la description (p. 80) un bois gravé par Johannes Trechsel en 1495, mais c'est sans doute faux.
A la fin de son livre, l'auteur donne comme source de l'illustration un petit livre que je ne peux pas consulter (sans investir 1, 50 euro pour le prêt entre bibliothèques) "Kleine Geschichte der Privatbibliothek" par Gert A. Zischka, München 1968, p. 17, Abb. 3 (bois utilisé en 1495 et 1498).

Une meilleure reproduction et une courte description se trouvent dans "Die deutschen"Accipies"- und Magister cum Discipulis-Holzschnitte als Hilfsmittel zur Inkunabelbestimmung", par Wilhelm Ludwig Schreiber et Paul Heitz, Strasbourg 1908, pp. 30-31 et planche n° 16, visible uniquement avec un proxy, pour l'instant:
http://www.proxvade.com/index.php?q=aHR0cDovL2Jvb2tzLmdvb2dsZS5jb20vYm9va3M%2FaWQ9akc0V0FBQUFZQUFKJnByaW50c2VjPWZyb250Y292ZXImZHE9aW50aXRsZTptYWdpc3RlcitpbnRpdGxlOmRpc2NpcHVsaXMmbHI9JmFzX2RycmJfaXM9cSZhc19taW5tX2lzPTAmYXNfbWlueV9pcz0mYXNfbWF4bV9pcz0wJmFzX21heHlfaXM9JmFzX2Jycj0wJmFzX3B0PUFMTFRZUEVT

D'après eux, le bois aurait été utilisé par Grüninger en 1508 (pas vérifié) et en 1512 (montré par Raphael) pour la Margarita Philosophica, et le modèle pour ce bois strasbourgeois serait celui sur le titre des Dialogus magistri Guillermi (H 11938), imprimé en 1495 à Lyon par Joh. Trechsel. Et ils précisent, que les inscriptions sont en noir sur blanc chez Grüninger, en blanc sur noir chez Trechsel.
Mhm... Le livre est ici:
http://diglib.hab.de/wdb.php?dir=inkunabeln/e-161-2f-helmst-1 et contient bien (au verso du feuillet (X), image 22) un bois montrant un professeur et son élève avec aussi quelques livres, mais sinon... Je ne vois pas trop de ressemblance.

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