vendredi 29 janvier 2010

P. DELACOUR REL. ??? Un relieur de la deuxième moitié du XIXe siècle inconnu de Fléty.


Voici un relieur de la fin du XIXe siècle (après 1883 mais avant 1890 d'après quelques éléments), non répertorié par Fléty dans son Dictionnaire des relieurs français ayant exercé de 1800 à nos jours.

Il signe en belle place, en doré, dans la roulette, chasse intérieure du premier plat :

................. P. DELACOUR REL. ....................


Cliquez sur l'image pour l'agrandir

On distingue bien le coin arrondi et non pointu comme c'était l'usage dans la plupart des reliures rencontrées à cette époque (1880-1890).


Qui cela pouvait-il bien être ?

J'ai une petite idée mais j'avoue que j'ai du mal à confirmer.
J'aimerais bien avoir connaissance de vos hypothèses.

PS : Sans être d'une technicité irréprochable comme Chambolle-Duru, Trautz-Bauzonnet, Lortic ou Cuzin, ce relieur s'inscrit dans la même tradition. Le travail est bon. Quelques petits défauts de finition sur les filets dorés (mais je ne suis même pas certain que cette reliure a été dorée par ce Delacour ?? - Une particularité notable : les coins de la reliure que j'ai sous les yeux sont arrondis ! usage assez peu courant à cette époque pour être noté.

Note : On se demande toujours et encore quand la nouvelle édition annoncée du Fléty verra le jour ??

Bonne journée,
Bertrand

5 commentaires:

martin a dit…

connais pas.
Conquet et Charpentier, 1883, deux volumes in-8?

calamar a dit…

c'était un beau lot, estimé un peu bas peut-être ?

Bertrand a dit…

Deux façons de voir les choses :

1. P. DELACOUR REL. se lit P(ar). DELACOUR REL(ieur). et en ce cas je n'hésite pas trop et je donne cette reliure à Alphonse Delacour, camarade relieur d'Eugène Varlin, de la première internationale ouvrière. Au moins actif jusqu'en 1887. J'ai lu que Alphonse Delacour avait 30 ans sous la commune donc en 1870, donc un peu plus de 40 ans dans les années 1880 et suivantes. Ça collerait.

2. Il faut lire P. DELACOUR REL. ou P. est un prénom et alors cela ne colle pas avec Alphonse... et alors je ne sais qui serait ce Delacour relieur.

Mon nez me dit qu'il doit s'agir d'Alphonse Delacour et que la première hypothèse est la bonne. Delacour était un relieur, il travaillait le corps d'ouvrage, vraisemblablement pas la dorure. J'ai lu quelque part que Wynants avait travaillé la dorure avec lui.

On lit d'ailleurs dans le rapport sur l'exposition de 1867 (section reliure) : M. Delacour (Alphonse), corps d'ouvrage, chez M. Courtois, rue de Grenelle-St-Germain.

Quoi qu'il en soit, je reprocherais deux choses à ce brave relieur militant (qui ne peut que forcer le respect à ce niveau), 1. le maroquin qui couvre le dos est collé au dos des cahiers, c'est-à-dire que lorsqu'on ouvre le volume, le dos se plie de bien mauvaise façon, ce qui n'est pas idéal pour le cuir qui risque de se fissurer (ici ce n'est pas encore le cas), je ne suis pas technicien de la reliure mais je pense que dans le cas présent, c'est le doublage sous le cuir du dos (carte épaisse) qui était insuffisant pour le rigidifier. 2. Les coins très arrondis sont d'un laid bien prononcé... mais ça c'est affaire de goût.

B.

Textor a dit…

P pour par, pourquoi pas.
Toujours est-il que ce qu'on voit de la reliure avec sa roulette ne parait si mal que vous le dites.
Moyennant un petit supplément, nous pourrions peut-être avoir une image d'ensemble ?
T

Bertrand a dit…

Il suffisait de demander ;-))

Le P(ar). abrégé a été utilisé Bozérian Jeune par exemple, de cette façon.

REL. P. BOZERIAN JEUNE pour REL(ié) P(ar) BONZERIAN JEUNE.

D'où l'idée.

Je publie des photos supplémentaires et vous laisse juger de la qualité du travail.

Je suis très sévère dans mes jugements... vous l'aurez compris.

B.

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