dimanche 24 janvier 2010

Histoire sans paroles : L'objet mystérieux...



Dimensions totales : Hauteur : 120 mm / Largeur : 100 mm.


Épaisseur : 20 mm.


Inscriptions au dos du bois, à la plume : N°3 bis // Armes de Mme de Pompadour.


Dimensions des armoiries : Hauteur : 60 mm / Largeur : 51 mm.



Bon dimanche,
Bertrand

13 commentaires:

Lauverjat a dit…

Ce bois blond semble être du buis, parfait pour l'impression typo, mais les armes sont-elles bien taillées dans la masse? Si oui les armes devraient se retrouver inversées, le griffon le plus haut à notre gauche sur le papier. Il semble que la disposition de ces griffons soit inconstante cependant ; l'OHR tranche-t-il cette question?
La marque Pierron au dos peut être un indice: il existe un Pieron (un "r")graveur à Paris en 1809, un Pierron imprimeur rue Montfaucon à Paris dans les années 1830. Un Pierron-Delâtre au 1, rue Montfaucon en 1854-1864.
Existe-t-il un armorial, un livre d'histoire gravé ou imprimé par Pierron?
Restent les trous et vis quel intérêt sur une forme d'impression (on utilise des serrages) ? Le bloc de bois est-il constitué de deux morceaux ainsi réunis ?

Lauverjat

Le Bibliophile Rhemus a dit…

M'a tout l'air d'un faux Pompadour XIXe

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Je me suis très mal exprimé, en voulant être humoristique : il s'agit vraisemblablement d'un "bois" ayant servi à illustrer un article sur la Pompadour, dans une revue illustrée du XIXe.

Bertrand a dit…

Je précise que le bloc de bois (buis ? poirier ?) est d'un seul tenant.
Les trous latéraux sont, pour l'un, occupés par semble-t-il une vis ou tige filetée, pour l'autre, désormais vide. Les armes sont recouvertes pour leur partie haute d'encre d'imprimerie et en dessous il y a comme une couche de "blanc" (substance dure non identifiée).

B.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Ce bloc a donc été utilisé (encre) puis enduit de blanc par son propriétaire pour faire ressortir le dessin.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

J'avais parlé de faux du XIXe parce que l'ancien propriétaire parlait, à tort bien sûr, d'utilisation en reliure.

Gonzalo a dit…

On met souvent du blanc d'espagne sur les gravures, pour en rendre le motif reconnaissable.

Pour le reste, je ne vous suis d'aucune utilité, mais je penche, comme jean Paul, pour un bois XIXe s. ayant servi à reproduire les armes dans une revue savante ou une aute publication.

Bertrand a dit…

C'est évident qu'il ne s'agit pas d'un "bois" utilisé pour orner les reliures, d'ailleurs cela se fait avec des fers en bronze, comme ici chacun sait, par contre cela semble hautement probable, en effet, que ce bloc de bois ait servi pour l'illustration de livre ou de revue consacré aux reliures aux armes, ici n°3 bis de la Pompadour. Mais quel document ??

B.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Bertrand,
C'est ton vendeur qui parlait de reliure pas moi/nous.
As-tu vérifié si ce n'était pas le bois utilisé dans le Guigard ?

Bertrand a dit…

non il semble que ce ne soit pas pour Guigard, les bois de Guigard sont d'ailleurs plus frustres et moins nets que ne devait être le tirage de ce bois.

Ce serait tentant de refaire un encrage pour faire un nouveau tirage et voir... mais je n'ose pas.

B.

Dax Avendre a dit…

Bonjour,

je possède plusieurs bois estampillés Pierron, il ne s'agit pas du Pieron de la rue Montfaucon, puisqu'il résidait (surement son atelier en fait) rue du Jardinet. Il s'agit probablement de gravures illustrant des ouvrages datant du XIXe siècle. Je possède des images médiévales (regain d'intérêt pour le moyen-âge et le gothique pendant la période troubadour du XIXe siècle) qui illustraient des récits de la période néo-gothique. Je fait collection de ce genre de blocs, et si vous désirez le vendre, je suis prêt à vous l'acheter. Ici, le bloc servait certainement à illustrer un ouvrage concernant Mme de Pompadour et l'auteur de cet ouvrage a du commander à Pierron les armes de cette dernière en bois gravé.

Bien amicalement
Nicolas

PS : pour le blanc, il s'agit en général de Blanc de Meudon qui sert à faire ressortir l'image qui après être passée en impression est complètement noire. Du coup, on ne voit plus l'image. On peut facilement le retirer à l'eau avec une brosse à dents pour réutiliser le bloc.

Dax Avendre a dit…

J'ai reparlé avec un contact (imprimeur à la retraite) qui m'a confirmé une information : Pierron était en fait un préparateur de bois, il vendait juste les blocs destinés à une impression typographique (donc à la hauteur bien précise de 23,56mm, il faut vérifier si votre bloc fait à peu près 2,3cm. La signature du graveur se trouve surement sur la face gravé ? C'est le cas sur les miens en bas à droite, c'est tout petit et très discret.
Donc Pierron était juste un fournisseur de matériel tels nos Lefranc-Bourgeois et autres Pébéo actuels.

Dax Avendre a dit…

Encore une dernière petite info, les trous que l'on peut voir sur les tranches supérieure et inférieure du bloc servent à fixer ce dernier dans ce que nous appelons un "châssis typographique" (voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2ssis_(typographie) )
ça sert à tout bien fixer, caractères typo inclus, pour former la matrice d'impression d'une page.

Voilà ;)
Bonne journée

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