mardi 5 janvier 2010

Emile Carayon et l'artiste mystérieux, reliure d'art et cuirs incisés et peints (1903).





Que peut le plus, peut le moins. Et vice versa. Il y a quelques temps je vous montrais un exemple de reliure réalisée par les soins d'Émile Carayon, relieur d'art ayant officié à Paris dans les dernières années du XIXe siècle et jusque dans les premières années du XXe siècle. Vous pouviez voir une reliure pleine soie imprimée, à la bradel, ICI ; et une reliure pleine soie brochée de fils d'or ICI.

Mes dernières recherches de beaux livres viennent de mettre entre mes mains un exemplaire assez sympathique d'un autre genre, toujours sorti des mains du maître relieur Émile Carayon (1903).


Il s'agit de 2 volumes in-folio (30 x 21 cm) reliés plein maroquin rouge sombre. Ces deux volumes sont chacun ornés d'un cuir incisé et peint enchâssés dans le premier plat. Plutôt qu'un long discours, je vous laisse admirer le chef d'œuvre. Le corps d'ouvrage est d'une exécution parfaite, comme savait les faire Émile Carayon, les dos jansénistes permettent d'attirer immédiatement le regard de l'amateur sur la magnificence des plats décorés. Je n'insiste pas sur le décor des doublures, composé d'un enchevêtrement de filets dorés concentriques et entrecroisés (d'une complexité inouïe). Je laisse ces doublures au secret (il faut bien un peu de secret en bibliophilie non ?).


Petit ou grand détail, il semble que les cuirs incisés et peints sont l'œuvre d'un artiste qui a laissé sa signature sous forme d'un monogramme au bas de chaque cuir sur les premiers plats (voir photo ci-dessous).


Pour tout vous avouer je n'ai pas encore réussi (ni trop cherché) à identifier cet artiste du cuir. Toutes les idées sont donc les bienvenues.

Si vous possédez des cuirs incisés et peints, signés du même, je me ferai un plaisir d'en ajouter les photographies que vous voudrez bien me faire passer par mail.


Evidemment, vous avez le droit de détester ce type de reliure et de nous le dire !

Bonne soirée,
Bertrand

17 commentaires:

Bergamote a dit…

Que c'est beau !

Ce monogramme a un air "Ecole de Nancy", je trouve. Mais je te confirme qu'il ne s'agit pas de celui de Paul-Emile Colin.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Je n'aime pas du tout ...

Textor a dit…

Les avis divergent, la France est coupée en deux !
Je reconnais qu'il y a du travail et que l'execution est parfaite. Après, c'est une histoire de goût.

Je ne sais pas pourquoi, ce genre de reliure incisée et peinte me fait toujours penser à Jean de Bonnot ...
T

Bertrand a dit…

O la Textor ! Effacez-moi ce nom que je ne saurais voir mêlé ni de près ni de loin avec celui d'un artiste, dont la quantité et la qualité de travail nécessaire à la façon de ce décor dépasse certainement, et de loin, ce dont cet éditeur peut connaître des livres de bibliophilie.

B.

Bertrand a dit…

Blague charcutière mise à part...

Je viens de regarder de près ce monogramme, il semble qu'on puisse lire les lettres EAS de la gauche vers la droite. Effectivement ce monogramme très "Art Nouveau" fait très Ecole de Nancy. Cela fait d'ailleurs penser aux monogrammes dessinées par Georges Auriol. Si quelqu'un a une idée sur cet artiste E A S ??

B.

Bernard a dit…

Je n'aime pas non plus. Ça me fait penser à une boite de chocolats des années 60.

Bertrand a dit…

Bernard, si vous avez des boites de chocolat de cette façon, je me propose de vous les racheter en bloc.

B.

Pierre a dit…

Il n'y a qu'un relieur pour pouvoir apprécier véritablement, à sa juste valeur, cette reliure en dehors d'un effet de mode qui va nous faire rechercher, ou non, ce type d'ouvrage aujourd'hui et dans ce format.

Manifestement, on n'achète pas un pareil livre pour le texte. C'est une œuvre d'art au même titre qu'un tableau.

Assez bizarrement, c'est le format qui m'ennuie le plus. Un in-folio, ça se lit où ?

Pierre

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Pierre,
...au lit, voyons...

Bertrand a dit…

Prévoir un lit de 160...

B.

Textor a dit…

Avec une fille nue à vos cotés pour tourner les pages ?

Bertrand a dit…

Il faut toujours voir grand Textor !

Deux filles nues, c'est mieux. Trois serait abuser...

Et maintenant qu'on sait que le point G n'existe pas...

B.

Textor a dit…

Hà bon ?

Bergamote a dit…

Ah bravo ! 13 commentaires dont pas un pour donner une réponse ? *clin d'oeil*
Je vais mener mon enquête.

Dis Bertrand, si tu veux, je te débarrasse gracieusement de ces encombrantes "boîtes-de-chocolat Jean-de-Bonnot", ça tombe bien, j'ai un lit de 160, et Bergamonsieur me tournera les pages ;-)

Bertrand a dit…

Ça se précise à ce que je vois !

J'ai désormais des images plein la tête, c'est mâlin ! (lit de 160, une excellente faiseuse de marrons glacés dedans, etc...)

Bon, dans cette histoire il n'y a finalement que Bergamonsieur de gênant (sourire puissance 1000 !!!)

Tiens, au fait, comment va-t-il librairasrtistiquement parlant ??

PS : je garde mes boîtes de chocolats...

B.

Bertrand a dit…

Bon, blague à part, personne ne reconnait ce monogramme gravé dans le cuir ??

B.

Bertrand a dit…

L'artiste mystérieux vient d'être identifié.

Vous aurez la réponse en billet ce soir ou demain.

B.

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