vendredi 5 mars 2010

Restons en Allemagne en compagnie des beaux livres...


Je vous invite à regarder cette belle vidéo consacrée à l'une des prochaines ventes de la maison Hampel à Munich. Les premières minutes de la vidéo sont consacrées à quelques belles antiquités, ensuite vous pourrez voir un mur de reliures aux armes agrémentées de quelques belles pages de botanique. Je vous laisse juges. Toute ressemblance avec des livres qui vous seraient passés entre les mains ne serait que pure fiction...

Cliquez sur l'image ci-dessous pour accéder à la vidéo de la présentation de la future vente de la Hampel.





Voici les coordonnées de cette maison de vente :

Hampel Ventes aux Enchères - Schellingstr. 44 - 80799 Munich / Tél. : +49 (0)89 28 804-0 - Fax : +49 (0)89 28 804-300 - E-mail : office@hampel-auctions.com
Heures d’ouverture : Lundi - Vendredi 9h00 à 17h30

Je rappelle que la publication dans les colonnes du Bibliomane moderne de quelque vente que ce soit ne dépend que de mes envies, de mes fantaisies, et ce sans aucune obligation d'aucune sorte. Le but étant de vous divertir et de vous informer au mieux.

Bonne journée,
Bertrand

42 commentaires:

Vincent P. a dit…

En attendant, beaucoup critiquent ce commissaire-priseur, mais il a permis à beaucoup de libraires de survivre en vendant toutes leurs semaines saintes aux armes et autre maroquinerie de luxe...

Vincent P.

Bertrand a dit…

C'est bien vrai ça (sourire),

B.

calamar a dit…

je n'ai pas suivi, cette fois-ci ce n'est pas une vente en un seul lot ?

martin a dit…

Il y a trois "bibliothèques" et quelques livres.

martin a dit…

Désolé, il y a quatre bibliothèques.

http://www.hampel-auctions.com/fr/80-210/onlinecatalog.html

martin a dit…

"bibliothèques", bien sûr...

calamar a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
calamar a dit…

"Séries de livres en partie incomplètes. Presque tous les livres sont en français. Longueur totale des livres mis en place dans les étagères, comme reproduit ici, environ 48 mètres"
C'est pour la "bibliothèque n.1". Je pense que le renseignement important est la longueur. Le fait que certaines séries soient incomplètes est mentionné, mais on se demande pourquoi. Il n'est sans doute pas nécessaire que l'acheteur sache lire...

Bertrand a dit…

Et en prime l'étude offre un OHR flambant neuf au cas les provenances intéresseraient le futur acquéreur...

Mais où va-t-on ?

Oui, je sais Vincent, on ne crache jamais dans la soupe, mais tout de même.

B.

martin a dit…

Il n'est pas au courant, Calamar?

calamar a dit…

on nage en eaux troubles, là, non ?

Textor a dit…

Moi j'aime bien ces films de sciences-fiction. Dommage que Bertrand ne distribue pas les lunettes pour voir le film en 3d !

T

Bertrand a dit…

Même en 2D ça fait rêver non ?

B.

martin a dit…

Rêver d'ebay?

Bertrand a dit…

Je ne pense pas que toutes les belles pièces que l'on voit proviennent d'Ebay ??!

Et encore, reste à savoir séparer le bon grain de l'ivraie, n'est-ce pas cela finalement le vrai métier de bibliophile ? Peu importe le support.

Y-a-t-il plus de dignité à vendre des livres sur Abebooks ? Galaxidion ? Livre rare book ? son site personnel ? dans sa boutique au coin de la rue ? sur Ebay ? sur les marchés et les foires ?

Il faudra bien qu'un jour les hauts penseurs de la bibliophilie intégrale (ou intégriste - je laisse la conclusion aux mathématiciens qui nous lisent), finissent de s'enfermer dans leurs petites certitudes.

Le temps de Boileau, des Anciens et des Modernes, n'est pas si loin finalement.

B.

martin a dit…

Je pense que oui. Sans certitude, bien sûr.
Les vendeurs ne diront pas grand-chose ici. Pour ma part, j'ai reconnu deux livres italiens sans trop de recherches.

Vincent P. a dit…

Malheureusement les temps difficiles aidant, je comprends que les sirènesMalheureusement les temps difficiles aidant, je comprends que les sirènes tentent beaucoup de marchands…Argent facile à pas cher, non ?
Et puis vendre ses ouvrages en maroquin aux armes à M. Hampel ou à un autre bibliopégimane ou autre collectionneur d’armoiries (j’en connais qui ont des orgasmes physiques à toucher les maroquins de la Pompadour, si si…), n’est-ce pas pareil ?
On peut cracher dans la soupe Bertrand, mais à ce moment on ne lui vend plus n’est-ce pas ? ;) Il nous a tous acheté quelque chose sur Ebay non ?
Et puis tout ne vient pas d’Ebay. Beaucoup de livres proviennent de ventes aux enchères ! Et oui…
Vincent P.

Vincent P. a dit…

Malheureusement les temps difficiles aidant, je comprends que les sirènes tentent beaucoup de marchands…Argent facile à pas cher, non ?
Et puis vendre ses ouvrages en maroquin aux armes à M. Hampel ou à un autre bibliopégimane ou autre collectionneur d’armoiries (j’en connais qui ont des orgasmes physiques à toucher les maroquins de la Pompadour, si si…), n’est-ce pas pareil ?
On peut cracher dans la soupe Bertrand, mais à ce moment on ne lui vend plus n’est-ce pas ?  Il nous a tous acheté quelque chose sur Ebay non ?
Et puis tout ne vient pas d’Ebay. Beaucoup de livres proviennent de ventes aux enchères ! Et oui…
Vincent P.

Pierre a dit…

Le beau livre semble une valeur de placement en temps de crise de confiance financière. C'est le caractère ostentatoire de cette présentation qui est choquant !

Les puristes désintéressés, les bibliophiles idéalistes et les rêveurs seront scandalisés mais accepteraient volontiers de faire une bonne opération financière si on la leur proposait.

En tout cas, sachez que moi, je suis corruptible ! Pierre

calamar a dit…

le marché, il n'y a que ça de vrai ! et la cote d'un livre est créée par le portefeuille des acheteurs, pas par leurs motivations.
Bon, évidemment, l'évolution de la cote en question dépend beaucoup du profil des dits acheteurs.
Pendant longtemps, on a entendu : "les livres n'intéressent pas les spéculateurs, uniquement des passionnés, il n'y a donc pas de risque de mode éphémère ou d'influence d'une crise quelconque sur la cote générale des livres"
Est-ce bien toujours le cas ?

Bernard a dit…

La comparaison entre le prix du plateau Picasso et celui de la bibliothèque laisse rêveur. Tout est dans le phantasme...

Bertrand a dit…

Vincent P. a écrit "On peut cracher dans la soupe Bertrand, mais à ce moment on ne lui vend plus n’est-ce pas ?"

Euh, non, sinon cela ne s'appelle plus cracher dans la soupe.

Et le plaisir de cracher dans la soupe est indicible.

B.

Bertrand a dit…

Vous avez raison Bernard, tout est dans le fantasme.

Moi ça me va. Sinon j'achèterais des livres de poche.

B.

Bernard a dit…

Précision: "L'orthographe de Phantasme plutôt que de Fantasme est proposée par Susan Sutherland Isaacs pour distinguer le phantasme inconscient du fantasme conscient" Wikipedia.
En tout cas la vie serait bien terne sans l'un et sans l'autre...

Vincent P. a dit…

Et personne ne m'a répondu sur la comparaison entre la vente aux bibliopégimanes et la vente à M. Hampel...
Pour moi c'est du pareil au même: combien de ces collectionneurs lisent leurs livres?? Ils font du mêtre pour beaucoup...

Vincent P.

Bertrand a dit…

Acquérir au poids de l'or ou du platine une série en maroquin aux armes d'un prince ou d'un roi, cela peut paraître très superficiel.

Au delà du texte (on peut éprouver un plaisir immense à ouvrir et lire le texte dans un exemplaire de prestige d'une grande provenance ou attaché à une longue histoire au fil des siècles), c'est surtout histoire de relique.

Mon athéisme m'interdit tout fétichisme voué à un culte des dieux, néanmoins, je ne m'interdit pas de diviniser le livre et son histoire. Allez comprendre l'Homme après cela.

Pour ceux que cela intéresse, je vais me lancer dans la (re)lecture de La Terre d'Emille Zola, EO 1887, plein maroquin mosaiqué signé... c'est tout de même autre chose que de le lire en poche !!

Entre parenthèses, et puisqu'on en est à étaler les états d'âme du bibliophile, je vous dis mon étonnement perpétuel de voir que Zola, chantre du socialisme fin de siècle, apôtre des libertés des peuples opprimés, ... faisait tirer ses livres (pas tous mais presque) sur grands papiers ??? Un tel engagement n'aurait-il pas nécessité un tirage uniformément ordinaire... ??? Je vous laisse sur cette réflexion philosophico-socialo-pataphysicienne.

B.

Lauverjat a dit…

Je ne sais pas si le bibliopégimane mono-maniaque évoqué par Vincent existe. J'imagine plutôt un amateur de reliures armoriées guidé par une logique, même ténue, comme une région, une époque, un panorama de la reliure... Mais bon, en tous cas ce bibliopégimane aime et chéri ses achats, sa motivation ne me semble pas de tapisser un mur de son logis pour la montre, et il constitue sa collection pas à pas avec l'esprit du chasseur, du découvreur, amour et discernement, ou j'idéalise?. Quelle est la motivation de M. Hampel et celle de ses acheteurs?
Lauverjat

Vincent P. a dit…

Lauverjat, oh que si il existe ce bibliopégimane mono-maniaque. D'ailleurs on lui a donné un nom: bibliopégimane, et non bibliophile...
J'en connais qui achétent tout et n'inporte quoi pourvu que ce soit en maroquin, ou aux armes, ou les deux...
D'ailleurs en regardant bien certaines photos mises en ligne on peut voir des Semaines Saintes en reliure à la fanfare cotoyer de la littérature 17eme, de l'histoire 18eme...Donc la logique c'est la reliure, au même titre que les clients de M. Hampel achètent des "bibliothèques" pour sans doute se raprocher des quartiers de noblesse qu'ils n'ont pas...
Enfin ça n'engage que moi.
Vincent P.

calamar a dit…

est-ce bien sûr qu'il y ait des clients ?
j'imagine un décorateur chargé globalement de relooké une demeure, et qui se dit qu'une bibliothèque, garnie, ça ferait bien pour son client. Eventuellement sans même lui demander son avis...
On peut penser que ces livres finiront tôt ou tard par retourner sur le marché. En détail, peut-on espérer !

Textor a dit…

Sans blague, j'ai déjà vu à Brassens un client demander 2 mètres cinquante de livres reliés. Je ne crois pas que ce soit pour la BNF ! Acheter des reliures pour décorer son salon et épater ces amis ce n'est pas avoir une bibliothèque; Hampel devrait dire vente d'un ensemble décoratif à base de maroquins reliés.
T

Vincent P. a dit…

Allons Textor, ne jouons pas sur les mots et pas de faux-semblants: M. Hampel vend des bibliothèques clef en main, et la définition de ce mot laisse toute latitude pour en faire ce que l’on veut. Un endroit plein de livres, même de poche, est une bibliothèque.
Donc ici, et il le dit, il vend des bibliothèques pour décorer de riches demeures.
Ce qui me gène ce n’est pas ce créneau (pour moi ce n’est pas plus gênant que de payer une banque pour qu’elle ponde un article sur la valeur de placement des livres anciens par exemple, avec des chiffres choisis, comme par exemple 230.000 pour les Discours de la Méthode, alors qu’on a pu en voir 2 vendus à Evreux 78.000 et Montignac pour beaucoup moins... Business is business…), c’est juste qu’au milieu des incomplets se perdent de très bons ouvrages qui malheureusement n’ont rien à faire là…
Vincent P.

Textor a dit…

Vous avez raison, Vincent, chacun se constitue la bibliothèque qu'il veut. Pour cette vente en Allemagne, je serais juste curieux de savoir quel est le profil des acquéreurs de bibliothèque et leur motivation... Peut-être aurons nous bientot une interview de l'un d'eux dans la Nouvelle Revue de Bibliophilie.

Vincent P. a dit…

Je ne cherche pas à avoir raison Textor, juste à garder à l'esprit qu'il y a "bibliothèque" et "bibliothèque"...
Vincent P.

Bertrand a dit…

En bibliophilie comme en tout je pense personnellement qu'à but identique (avoir de beaux livres bien reliés dans sa bibliothèque), il faut admettre (et c'est ainsi on n'y pourra rien), chacun emploiera les moyens particuliers qu'il jugera nécessaires, utiles, agréables, suffisants, ou autre, afin de parvenir à ce but.

Je veux dire par là que lorsque vous allez chez un ami qui vous montre un mur entier de bibliothèque rempli de belles reliures aux armes en maroquin, du premier coup d'œil, il vous est impossible de savoir si votre hôte a passé 40 ans de sa vie à réunir un à un chaque volume au prix de nuits de veilles, de déplacements dans toutes les salles de ventes du royaume, ou si, d'un bloc, ce dernier a acheté sans réfléchir à chaque titre, l'ensemble des volumes à la dernière vente Hampel ou ailleurs.

Alors, ne jugeons pas. Soyons suffisamment courtois et humbles pour nous dire que finalement, chacun prend son plaisir là où il veut et que l'essentiel dans tout cela reste l'amour des livres. Et si certains suppléent l'amour des livres au plaisir ostentatoire, libre à eux, mais alors, nous ne parlerons pas de la même chose.

Petite parenthèse supplémentaire. Je crois qu'il peut exister aussi, une bibliophilie de "fétichisme historique" qui peut conduire le bibliophile impécunieux mais sincèrement ému par les reliques de l'histoire, à collectionner les reliures aux armes en maroquin ayant appartenu à de grands hommes, à de grands rois, aux princes. Cette sorte de bibliophile, incapable d'acheter au poids de l'or des exemplaires complets en maroquin aux armes des grands personnages se contenteront de posséder quelque incomplet. Allez acheter à prix doux une série en 6 volumes des Lettres de la marquise de Sévigné dans l'édition de 1734-1737 ou 1738, en maroquin aux armes ?? Impossible. Je comprends que le bibliophile sans grands moyens financiers se laisse séduire par un tome III de cette série dans une belle condition, une belle provenance. Cette bibliophilie là a aussi droit de cité, ne l'oublions pas, ne vilipendons pas. La liberté de chacun commence là où s'arrête celle des autres. Il est parfois bon de le rappeler.

B.

Textor a dit…

Bertrand, vous etes notre Panoramix !

martin a dit…

EUR 785.000 pour le lot 648?

martin a dit…

Frais compris, bien sûr, mais les frais sont pour lui aussi.
(On s'éloigne un peu de la bibliophilie ainsi que de la bibliomanie.)

Malheureusement, je n'arrive pas à lire les autres résultats en pdf...

martin a dit…

248 - Une une bibliothèque avec 1130 livres du 18ème siècle, Louis XIV et Louis XV. Des reliures en pleine veau de différents formats: Folio, in-4°, in-8°, in-12°. De nombreuses reliures en maroquin et beaucoup de volumes avec blasons estampés et dorés ... environ 48 mètres.
620.000 = 548,67 le livre, 12.916 le mètre

249 - Une magnifique bibliothèque de 1002 reliures d‘époque pleine veau, dos dorés. Beaucoup de livres en maroquin rouge avec des armes dorés. Formats in folio, in-4°, in-8° et in-12°. Quelques livres avec des exlibris de familles aristocratiques. La pluspart les livres en français.
240.000 = 239,52 la reliure

250 - Books of the early 19th century A library of early 19th century works containing 513 volumes on 22 meters of shelving, richly gilt spines throughout, mainly bound in full leather, including an almanac bound in Neoclassical, Pompeian style in full colored silk. The works were clearly amassed based on their aesthetic appeal, but the collector also displayed exquisite taste with regards to their content, revealing an impressive command of the culture of Goethe`s era.
75.000 = 146,2 le book, 3409,01 le meter

251 - Second half of the 19th Century as well as some books of the late 18th and early 20th Centuries Consisting of 364 books, a highly attractive library with armorial bindings and sometimes very attractive spines. Many works are full-leather or part-leather bound. ... around 13 meters.
38.000 = 104,4 le book, 2923,08 le meter


Les mètres sont plus chers que les meters, les livres plus chers que les reliures, et les books? Donnés.

"The works were clearly amassed based on their aesthetic appeal, but the collector also displayed exquisite taste with regards to their content..."

Exquisite taste, indeed. And exquisite use of outlandish languages, if I may.

Bertrand a dit…

Très intéressant.

Mais on se croirait au marché de Rungis... ou plus exactement à Wall Street.

Pas mon monde.

B.

martin a dit…

Marché de Rungis? Connais pas. On y vend par livre ou par reliure? Mètre?
Mais Wall Street, certainement pas. S'il ne s'agit pas de brûler de l'argent.
Cela fait un moment que j'ai comparé pour un client les prix d'achat (par volume, pendant un mois) de M. Hampel et les résultats de sa dernière vente de 2009. Pas très sérieux, mais bon. La différence était étonnante.
Et si le décorateur (chinois?) décide de tout changer? A la poubelle les livres, les reliures et les books?
Pas mon monde non plus.

Bertrand a dit…

Rungis c'est le marché de gros de Paris ! On y échange des tonnes de bœuf, des milliers de cageots de légumes, du poisson, etc...

Ca me fait penser à ça.

B.

martin a dit…

Ah bon, le successeur du Ventre de Paris.

Tu crois qu'ils les mangent, ces mètres de livres?

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