dimanche 31 mai 2009

Des roulettes dorées... encore et encore... (suite)


Voici deux nouvelles photos pour compléter le
billet d'hier au soir.

Vous avez ainsi, pour juger de la technique du doreur, la vue intégrale des deux contreplats ou doublures du volume.

Comme vous pouvez le voir, on relève d'ailleurs d'autres accidents de "roulettes" ???

J'avoue que je ne comprends pas bien comment ce résultat a été obtenu ? Des lumières de nos relieurs et restaurateurs préférés sont attendues.




Bon dimanche !

Bertrand

5 commentaires:

Mandragore a dit…

J'ai une petite théorie qui n'engage que moi...
Effectivement le papier des contreplats et posé en tout dernier, sans doute pas encore taillé au moment de faire la dorure.
La dorure à la roulette est très difficile à exécuter, on peut supposer que nos anciens pouvaient utiliser une sorte de "guide" sur le côté intérieur de la roulette, pour être certain de rester droit. Ce guide pouvant être en carton ou papier fort. La garde devant dépasser sur la dorure, il n'était pas grave d'avoir un petit décrochement ou un "guide" qui bouge et passe en dessous de la roulette sur 1mm.
Si après ça, la garde est taillée un peu à la va vite (de plus le relieur tient compte dans son calcul de l'allongement du papier encollé), le papier une fois posé peut n'avoir pas tout à fait réagi comme prévu et ne pas recouvrir les "accidents de parcours", sensés ne pas se voir... Et puis les choses sont restées comme ça.
Ma théorie est un peu capillotractée et je ne sais pas si je me fais bien comprendre, mais je me dis que c'est peut-être possible alors je prends le rique...

Bertrand a dit…

eh bien votre théorie est séduisante et permet d'expliquer la chose. J'y souscris en attendant l'avis des autres Columbo bibliomanes.

A votre avis ?

B.

Mandragore a dit…

Je rectifie à propos de l'allongement du papier. Ici on voit bien que les vergeures sont dans le sens vertical donc que l'allongement maximal s'effectue sur les côtés, d'ailleurs il n'y a pas de "cassure" visible sur la dorure côté gouttière car la garde recouvre un peu le décor.
Peut-être que si on pouvait voir "sous" d'autres gardes pour des reliures analogues (du même atelier pourquoi pas) on trouverait également ce genre de particularités.

Guillaume a dit…

Au vue des nouvelles photos, je continu à penser que le doreur a dut changer de roulette au milieu du travail et qu'il n'a trouvé qu'un motif approchant le premier. Il pensait que les gardes recouvraient les erreurs et le relieur a mal fait sont travail (ou les gardes ont été changées postérieurement.

Mandragore a dit…

En regardant l'article du 22 mai sur la typologie des roulettes, je me rends compte qu'il y a le même genre de particularits sur certains décors en photo. Toutefois, on voit la trace de la roulette sur le cuir, mais sans dorure. Ne serait-ce pas alors la feuille d'or qui aurait été mal taillée (un peu étroite) ou qui aurait glissé (la roulette oscille pendant son application)?
Mais dans le cas qui nous préoccupe il n'y a pas trace de la roulette sur le cuir...

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