dimanche 3 mai 2009

La bibliothèque Guyot de Villeneuve (1825-1898).


Un exemplaire de la bibliothèque Guyot de Villeneuve ressorti récemment lors de la vente des livres de la bibliothèque de François Perier et à divers (28 novembre 2008, Pierre Bergé & Associés).
Les membres fondateurs et quelques amis du Bibliomane moderne y étaient !



En 1893, quand M. de Lignerolles mourut et qu'on annonça la prochaine dispersion de sa collection si complète de livres anciens, ce fut, parmi les amateurs de la vieille école, un cri unanime : « Heureusement que la bibliothèque Guyot de Villeneuve subsiste ; sans quoi l'on pourrait sceller la tombe de la bibliophilie classique. »

L'année suivante, le baron Pichon donnait, pour cause de vieillesse, sa démission de président de la vénérable Société des Bibliophiles françois, dont il avait dirigé les destinées durant cinquante ans. D'un avis unanime, la Société décida qu'un seul de ses membres pouvait le remplacer : M.G. de Villeneuve.

Voilà dans quelle estime étaient tenus le bibliophile qui mourut à son tour il y a deux ans, et la riche bibliothèque qui va être livrée aux enchères, elle aussi, moitié en la présente année 1900, moitié l'année prochaine.

L'homme demandait à être connu de près pour être apprécié à toute sa valeur. J'ai été honoré de sa bienveillance; j'ai pu apprécier tout ce qu'il y avait en lui de bonté derrière des apparences un peu froides. Quand on fouillait, on découvrait des trésors de goût et d'érudition qui étaient comme son « jardin secret». Sous des dehors d'une impassibilité voulue, une passion violente couvait, se fortifiait de jour en jour, grandissait avec l'âge: la passion du livre.

Oh oui! il aimait les livres. Cela le prit, lui-même a précisé la date, en 1854. Il était très jeune.

On vendit cette année-là la bibliothèque Renouard ; il y fit sa première acquisition : un exemplaire de la Nature des Choses, de Lucrèce, édition de 1768. Le choix de l'ouvrage ne permettait pas de pressentir son orientation future ; car la collection formée par lui est essentiellement une collection française ; la littérature nationale, du début du XVe siècle au début du XIXe, y est représentée de la façon la plus complète ; les littératures anciennes, au contraire, et surtout les littératures étrangères ont été visiblement négligées.

Exemplaire de la bibliothèque Guyot de Villeneuve catalogué au répertoire de la librairie Morgand (Février 1903, Rahir successeur)


Mais le choix de l'exemplaire, en grand papier, enrichi de pièces rares, recouvert par Derome d'une élégante reliure avec dentelles, dénotait déjà le goût de l'amateur qui allait se signaler par la recherche de tout ce qui serait objet de curiosité ou œuvre d'art.

A partir de ce moment, le jeune de Villeneuve appartenait à la bibliophilie ; elle s'était emparée de lui ; elle le tenait bien et pour toujours.

Les voyages qu'il fit ne l'arrachèrent pas à son étreinte au loin comme à Paris, il cherchait et il découvrait des livres. Beaucoup cherchent ; tous ne trouvent pas ; lui savait trouver. Il occupa de hautes situations administratives; son cabinet de préfet de Seine-et-Marne, quelque zèle qu'il mit à l'accomplissement de ses fonctions, ne l'empêchait pas de soigner son « cabinet » de livres rares.

Ses cheveux blanchirent, et le feu sacré qui le dévorait n'en devint que plus ardent. L'implacable maladie le terrassa, elle détruisit lentement ses forces physiques, non son amour du livre, et il mourut comme le héros de Charles Nodier, ou plutôt comme Charles Nodier lui-même, « entre un Du Seuil et un Padeloup.

A son entrée dans la carrière, il avait été admis dans l'intimité d'amateurs de haute marque, tels le « bon » Cicongne et le marquis de Ganay, le comte de Lurde et Victor Cousin, qu'il rencontrait chez le célèbre libraire Potier, où il fréquentait assidûment. Il fut ainsi un trait d'union vivant entre deux générations de bibliophiles, celle dont il avait été l'élève et qui a disparu, celle dont nous sommes et qui l'honorait comme un maître.

Son mariage avec Mlle de Montalivet lui avait permis de joindre aux livres déjà assemblés par lui ceux qu'avait réunis son beau-père. Pendant quarante ans et plus il ne se lassa point d'enrichir ce premier fonds, améliorant sans cesse, se montrant de plus en plus exigeant pour la qualité et méticuleux sur la « condition ».

Aussi, quelle étonnante réunion de livres sans défauts, parfaits, exceptionnels, hors ligne!


Autre livre de sa bibliothèque acheté par Rahir et qui s'est retrouvé au catalogue de la librairie Morgand, Rahir successeur, en juin 1902.

Il avait entrepris de rédiger lui-même le catalogue de sa bibliothèque. Ce soin occupa ses dernières années. Il voyait et revoyait les épreuves, mais il ne donnait jamais le « bon à tirer», par la raison qu'il se réservait toujours d'intercaler de nouveaux « numéros » entre ceux qu'il décrivait.

De fait, il acheta jusqu'au dernier moment de son existence.

Tel qu'il le laissa, son travail a beaucoup servi à l'érudit libraire chargé de sa vente, M. Édouard Rahir, qui en a respecté les divisions et l'ordre général. M. de Villeneuve, par exemple, avait trouvé préférable de grouper dans un ensemble tous les écrits d'un même auteur, malgré la diversité des genres. Prenons Bossuet : d'après l'usage généralement admis, ses œuvres sont disséminées partie sous les rubriques Théologie mystique, Théologie polémique, etc., partie sous la rubrique Rhétorique, partie enfin sous la rubrique Histoire. Chez M. de Villeneuve on trouve réunies toutes les éditions originales de Bossuet, car il les possédait toutes, dans l'ordre des dates de publication. N'est-ce pas mieux !

Pareillement, on trouve ensemble tous les livres à figures des XVe et XVIe siècles d'abord, du XVIIe ensuite, puis du XVIIIe, si particulièrement riche. Cette méthode facilite les recherches ; elle permet d'embrasser d'un coup d'œil les richesses dé la bibliothèque dans chaque genre.

Un autre trait distingue du commun des «catalogues de vente après décès » celui de M. de Villeneuve : des souvenirs y sont relatés, de même que des appréciations personnelles y sont consignées.

On voudrait que la part faite à ces souvenirs et à ces appréciations fût plus considérable encore. On regrette que M. de Villeneuve se soit montré trop laconique parfois dans ses commentaires écrits, comme aussi il se montrait circonspect à l'excès dans la conversation. Il semblait craindre avant tout qu'on ne l'accusât de se vanter, ou de rabâcher. Bien souvent il en dit juste assez pour laisser entendre qu'il pourrait en dire beaucoup plus. Mais ce qu'il dit est toujours intéressant. On y trouve la preuve de l'étude approfondie qu'il faisait de chaque exemplaire, du soin avec lequel il «collationnait» ses livres, de la connaissance parfaite qu'il en avait.

Ce n'est pas à lui, certes, que fût advenue la fâcheuse aventure narrée à la page 59 de son catalogue, sous le n° 220. Le livre qui est inscrit sous ce numéro est un des quatre exemplaires jusqu'à présent connus de l'édition originale des Caractères de La Bruyère, 1688, avant les cartons, c'est-à-dire avec le texte primitif que l'auteur crut devoir, au cours de l'impression , modifier en quinze endroits différents. «L'exemplaire, nous apprend M. de Villeneuve, avait été cédé au libraire Rouquette par un bibliophile auquel ces particularités si importantes avaient échappé. il me fut signalé obligeamment par M. Harisse et je m'empressai de m'en rendre acquéreur.» Ce n'est pas M. de Villeneuve qui se serait rendu coupable d'une semblable inadvertance : il connaissait trop bien et trop à fond ses livres !

Je note, en passant, qu'à son obligeante entremise le grand public doit d'avoir été initié, par les notes de M. Servois dans la collection des Grands écrivains, à ces variantes si curieuses pour l'histoire littéraire.

Toujours en passant, je constate que la bibliomanie, pour prononcer le mot bibliophilie à la façon de certains railleurs, n'est pas forcément ridicule ni tout à fait stérile. Remarquez que si elle a révélé des textes inconnus de La Bruyère, elle a suscité des découvertes analogues pour Montaigne (lisez la note du n° 198 de notre catalogue) ; pour La Rochefoucauld, dont M. de Villeneuve possédait (no 212) une édition antérieure la première édition qui est de 1665 ; pour Molière, regardez plutôt l'exemplaire de l'édition de 1682, que possédait M. de Villeneuve.

Aussi bien vous pourrez le revoir : il ne sera vendu que l'année prochaine, en 1901.

Il a une histoire ; il appartint au lieutenant-général de police de La Reynie. C'est pourquoi, sans doute, il échappa aux corrections que subirent presque tous les autres exemplaires de la même édition. Il contient, notamment dans le Festin de Pierre, les nombreux et significatifs passages qui furent modifiés ou supprimés en cours d'impression. La Bibliothèque Nationale ne possède pas ce premier état de l'édition.

Un seul exemplaire identique à celui-ci, mais ne présentant pas le même intérêt de provenance, a été signalé : c'est celui qui fit partie de la vente Rochebilière (1882) où il fut, nous dit M. de Villeneuve, « poussé par deux amateurs passionnés et adjugés à l'un d'eux au prix fort élevé de 15,600 francs, plus les frais ». Le même exemplaire a passé de nouveau en vente cette année il n'a plus réalisé que le prix, fort honorable d'ailleurs, de 8,500 francs.

Ah ces impressions du XVIIe siècle, faites sous les yeux des auteurs, sous la surveillance aussi de la police du Grand Roi à laquelle présidait le Sieur de La Reynie, au moyen de la presse à bras dont la sage lenteur permettait les «repentirs »! Leur étude donne lieu à d'innombrables remarques. C'est un champ presque inépuisable. Tenez, un exemple, qui me permettra de relever une petite erreur de l'observateur presque impeccable, de l'analyste presque infaillible que fut M. de Villeneuve.

C'est encore de Molière qu'il s'agit, et des deux éditions si rares de ses Œuvres, l'une, la première, datée de 1666, l'autre datée de 1673. On sait que les deux premiers volumes de la seconde ont exactement le même nombre de pages que les deux volumes qui forment, à eux seuls, toute l'édition de 1666. On sait également que cette circonstance fit croire à des bibliographes peu experts que les deux premiers volumes de 1673 n'étaient autres que les deux volumes de 1666, avec des titres renouvelés, mais qu'un examen plus minutieux a fait reconnaître que ce n'est pas la même impression. Prenez maintenant la note de M. de Villeneuve, dans la partie du catalogue qui ne subira les enchères qu'en 1901 (n° 862). Il semblerait que, d'après lui, le moyen de discerner la seconde impression de la première serait d'aller à la page 35 du tome I. Je cite : « A la ligne 14, édition de 1666, on lit : «Viste, venez nous attendre icy « dedans le conseiller des grâces.» Dans la réimpression, on a corrigé ainsi : « Viste, venez nous tendre icy. etc. » Pardon, il y a là une erreur. D'autres remarques très nombreuses permettent de discerner les deux impressions, mais celle-là est sans valeur. Ce n'est pas dans l'intervalle de 1666 à 1673, c'est au cours même du tirage de 1666 que le mot attendre fut signalé comme une faute rendant la phrase inintelligible et qu'il fut corrigé.

Il y a des exemplaires de première émission de 1666, tel celui de M. de Villeneuve, qui porte le mot attendre ; il y en a d'autres, de seconde émission, mais qui pourtant ne sont pas de la réimpression, où l'on peut lire le mot tendre. Je m'excuse de m'être attardé sur ce petit détail, mais les occasions de trouver en défaut la science bibliographique de M. de Villeneuve sont si rares! J'ai saisi celle-là.

A vrai dire, j'en sais une autre ; mais ici, je crois fort que ce n'est point sa science qui fut en défaut et que, si le catalogue rédigé par lui renferme une inexactitude, ce fut une inexactitude intentionnelle. Nous rencontrons ici quelque chose de plus intéressant qu'une subtilité bibliographique ; nous rencontrons, si je ne me trompe, un trait de caractère.

Il possédait un exemplaire des Contes de Perrault de 1697, Paris, Claude Barbin. Livre rare et rarissime! C'est le merle blanc des collectionneurs d'éditions originales françaises. Très beau, très pur, l'exemplaire appartenant à M. de Villeneuve provenait de Charles Nodier.

Se reposant dans une douce quiètude, son possesseur savourait la joie légitime de se considérer comme détenteur d'un des quatre ou cinq exemplaires connus de cette édition originale.

Or, il y a quelques années, le bruit se répandit d'une singulière découverte, à laquelle je puis dire que je ne fus pas étranger : ces quatre ou cinq exemplaires sont tout ce qui reste non pas d'une édition, mais de deux éditions donnés par le libraire Barbin en l'année 1697. Et les différences très caractérisés qui séparent les deux éditions furent indiqués, et de cet examen il résulta que M. de Villeneuve, au lieu d'avoir la vraie première édition, n'avait que la seconde.

Cette constatation l'affligea. S'il avait eu la possibilité d'acquérir la vraie première édition, il l’eût acquise. Ne le pouvant pas, il voulut se convaincre que son exemplaire... n'était pas de la seconde. Et, en effet, je lis dans son catalogue (no 1047) : « On a relevé des différences de texte sans importance entre les exemplaires qui n'ont pas l'errata et ceux où il a été placé. » Différences sans importance, alors qu'il s'agit de deux, alors qu’il s’agit de deux éditions distinctes sous la même date ! M. de Villeneuve n'ignorait pas ce qui en était. Ce fut sa volonté qui fut rétive.

Je le vois encore me disant, son exemplaire à a main : « N'est-ce pas que c'est sans importance ! » Et il y avait dans son regard de bibliophile passionné quelque chose de si touchant que je me laissai aller à lui répondre : « Les différences pourraient, de fait, être plus importantes. »

Il fut réjoui. Je note l'incident, parce que jamais je ne nie rendis mieux compte de l'amour qu'il avait voué aux livres si patiemment et si ardemment choisis par lui. Aussi, comme il les avait étudiés! Comme il les avait fouillés dans tous leurs replis !

Il faut lire son étude, par exemple, sur la si précieuse lettre autographe de remontrances adressée par Fénelon à Louis XIV, vers 1694 (no 28 du catalogue). Il faut lire sa dissertation sur le splendide manuscrit du XVIe siècle, Prœces Piœ (n° 7), orné de miniatures qu'il a restituées à leur auteur, le célèbre Geoffroy Tory.

Mais c'est surtout à propos du manuscrit inscrit sous le numéro 2 qu'il a donné la pleine mesure de son érudition servie par un flair et une sorte de sens divinatoire qui firent de lui notre maître à tous. Ce manuscrit, d'ailleurs très beau en lui-même, était, à l'époque où il le paya 12,000 francs à un amateur anglais, en 1887, considéré comme une énigme indéchiffrable. Certes, il portait des annotations, et des mentions même bizarres, et des armoiries ; mais il semblait que tous ces signes, par leurs contradictions ou leur incohérence, rendissent plus insoluble le problème de la provenance. M. de Villeneuve se mit à la tâche ; il se promit à lui-même d'arracher au sphinx son secret, au manuscrit la clef de ses mystères. Et il se tint parole. Et de ses recherches est sortie une magnifique publication éditée par la Société des Bibliophiles françois. Et de cette publication il résulte avec la dernière évidence que ce manuscrit fut le Livre d'Heures du maréchal de Boucicaut, qu'après avoir été exécuté pour lui à la fin du XIVe siècle, il arriva, après diverses péripéties, entre les mains de Diane de Poitiers, puis fut offert par le roi Henri IV à la marquise de Verneuil, laquelle le transforma en son «livre de raison », puis devint, on ignore comment, la propriété de ce même La Reynie, dont j'ai parlé plus haut, et enfin, .par un itinéraire resté inconnu, passa en Angleterre d'où. M. de Villeneuve le ramena pour le rétablir en sa haute dignité de grande relique historique ...

Des reliques! La bibliothèque en est pleine. M. de Villeneuve fut un des premiers, parmi les bibliophiles de l'ancienne école, à comprendre et à rechercher les « provenances ».

Il en possédait d'innombrables et des plus précieuses. Tous nos rois, depuis François Ier, étaient représentés dans sa collection par des exemplaires qui étaient presque tous de premier choix : à citer, entre-vingt autres, le n° 223 aux armes de Henri II, et le n°172, aux armes de Catherine de Médicis.

D'autres personnages, qui se peuvent appeler les rois de la bibliophilie, comme Grolier et Maïoli, de Thou, et Longepierre, et d'Hoym figuraient sur ses tablettes avec non moins d'éclat. Il y avait aussi la « Grande Mademoiselle », la vente de l'année prochaine comprendra un exemplaire de ses « Portraits », à ses armes, la Duchesse de Bourgogne, Mme de Chamillart, dont les reliures étaient si exquises, Mme de Maintenon et Mme de Montespan, Mme de Pompadour et la Du Barry, quels assemblages! Marie-Antoinette et la princesse de Lamballe. Il y avait des cardinaux, par exemple Richelieu dont les armes décorent un exemplaire des Sentiments de l'Académie sur le Cid. Il y avait des Papes, notamment Innocent XI et Clément XI ; leurs insignes furent frappés sur des exemplaires du Discours de l'Histoire universelle et de la Politique tirée de l'Écriture sainte, à eux offerts en hommage par Bossuet lui-même ou par ses héritiers. Il ne paraît pas que ces hommages, comme le dit M. de Villeneuve, eussent été accueillis avec faveur. Au lieu d'être classé dans la Bibliothèque Vaticane, ces exemplaires allèrent chez les revendeurs de Rome, et ils eurent malheureusement à souffrir d'un manque absolu de soins avant d’être recueillis, deux cents ans plus tard, par M. de Villeneuve. M. Brunetière n'avait pas encore passé à Rome et il n'y avait pas remis notre grand Bossuet en honneur !

Comme il fut au premier rang des bibliophiles ses contemporains pour le culte des « provenances », M. de Villeneuve fut un initiateur dans la recherche des beaux livres illustrés et aussi des dessins du XVIIIe siècle. Quelques années de moins sur sa tête et il aurait, j'en suis convaincu, pris goût au livre moderne. Je l'ai vu, dans les derniers temps de sa vie, s'intéresser vivement à des publications de Conquet, de Ferroud, d'Ed. Pelletan ... Un jour que j'avais l'honneur de lui montrer, chez moi, quelques-uns de ces beaux livres dans des reliures non moins modernes, je surpris .chez lui des signes d'une curiosité très éveillée. Puis, repoussant ces livres tentateurs C'est trop tard, fit-il, je suis trop vieux. »

L'homme qui s'exprimait ainsi était plus qu'un riche collectionneur ; c'était même plus qu'un érudit ; c'était, dans toute la force du terme, un amateur dont l'esprit était ouvert à toutes les formes du beau.

C'était un maître. Ses livres vont être dispersés. Sa mémoire restera.

Mars 1900.

Par d’Eylac in l’ALMANACH DU BIBLIOPHILE.

Exhumation, Xavier.
Mise en ligne, Bertrand.
Pour le plaisir de tous les bibliophiles et bibliomanes,
bon dimanche.

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