jeudi 28 novembre 2013

L'ex-libris galant et érotique (ex-eroticis dans le jargon des collectionneurs) Fin de la Première partie. Par le Vicomte Kouyakov.



Suite de l'article : L'ex-libris galant et érotique (ex-eroticis dans le jargon des collectionneurs) Première partie. Par le Vicomte Kouyakov.

En conclusion, on remarque que l'ex-libris érotique a joué un rôle primordial chez de nombreux collectionneurs et titulaires bien qu'il n'est pas fréquent d'en trouver spécialisés dans l'ex-eroticis. Beaucoup préfèrent l'héraldique (surtout en France et aux U.S.A) ou constituent des collections autour de sujets divers, animaux variés, flore et paysages, artistes et hommes célèbres (scientifiques, écrivains, musiciens, etc.) et j'en passe. Personnellement, j'ai toujours préféré les sujets plus proches de la vie et de ses comportements amoureux et sexuels en tant qu'érotologue chevronné ! Nombreux sont les sujets propices à la psychanalyse et gorgés d'humour, parfois le plus débridant et particulièrement dans les thèmes phalliques, si chers à Fingesten, Félicien Rops, Erler, Helfenbein et Bayros parmi les plus connus ! Pour le reste, les thèmes des ex-eroticis sont similaires à ceux que l'on peut trouver dans l'Art érotique en général comme les représentations symboliques ou réalistes des parties sexuelles féminines et masculines, l'intégralité du corps humain, surtout féminin, de nombreuses scènes d'accouplements, un véritable kama sutra ainsi que des variantes dans les rapports sexuels (fellation, cunnilinctus, masturbation, rapports homosexuels, principalement entre femmes). Certains thèmes particuliers apparaissent également comme les rapports entre femmes et satyres, satyresses et jeunes adolescents, Adam et Ève, ceinture de chasteté, thème de la femme et de la mort, nombreux thèmes mythologiques, choix de Pâris et bien d'autres encore à découvrir lors de l'analyse de ces sulfureuses images.

Bonne visite de cette galerie complémentaire !

Vicomte Kouyakov


























































Gardons-en quelques autres pour plus tard ...


13 commentaires:

Vicomte Kouyakov a dit…

Un grand merci à Bernard qui a dû faire un choix difficile, noyé par les nombreux dossiers iconophiliques que je lui avais fait parvenir.Lex ex-libris d'Armand Rassenfosse, Michel Fingestein, Franz von Bayros Erler, et bien d'autes, notamment ceux gravés par des artistes de sexe féminin peuvent être consultés sur le blog de lakryptadiaantennecbe.skynetblogs.be

Arco Amirad a dit…

Paradoxe des ex-libris : je constate souvent combien ils sont hermétiques et peu instructifs sur l'identité de leur propriétaire alors qu'ils sont sensés destinés à les identifier, un peu comme si le principe du genre était de brouiller les pistes. La brochette ici présentée est magnifique. AA

Anonyme a dit…

Un des trop rares billets du Vicomte, et c'est dommage, le Vicomte a tellement d'anecdotes à nous faire partager. A bientôt alors.

Merci.
Amitiés
Xavier

Pierre a dit…

De très jolies dessins qui ne se collent pas sur tous les types d'ouvrages, j'imagine...

L'ex-libris ne renseigne plus sur la provenance du livre mais sur son contenu. Pierre

Vicomte Kouyakov a dit…

Certes la remarque d'Arco Amirad est pertinente car, il y a un siècle d'ici, les amateurs qui se constituaient un petit enfer personnel étaient souvent issus de la bourgeoisie ou exeçaient des professions libérales. Pas mal de médecins notamment, conscients de l'esprit mesquin et hypocrite de certaines personnes ne souhaitaient pas étaler au grand jour leur petit jardin secret! Aucun prélat, ni pape ne l'ont fait également et l'on sait pourtant l'intérêt qu'is témoignent pour ce genre de mignardises!
Feu Gianni Mantero qui se faisait appeler le pape de l'ex-libris, possédait plusieurs centaines de milliers de pièces, lui qui avait, pour son usage ou caprice personnel, sequestré, dans son palais de Côme, le génial artiste Michel Fingesten, un des précurseurs du cubisme. C'est d'ailleurs l'un des premiers artistes a réaliser des ex-libris de très grands formats, donc impossible de les insérer dans l"es livres ( cf " la forêt "phallique, le" nouveau navigateur, "curiosités", grosses femmes s'abreuvant avec de curieuses bouteilles, curé sonnant les" cloches", etc...)Actuellement beaucoup de grands collectionneurs, à l'heure d'internet , n'hésitent pas à faire graver leur nom ou leurs initiales. Une nouvelle ère est née:le psychiâtre allemand G.B, auteur de nombreux ouvrages sur l'ex-eroticis, le japonais I.U. qui possède une remarquable collection de Bayros, de pièces modern style, de Severin et moult grands artistes slaves, l'anglais Gordon S. qui possède plusieurs centaines d'ex-libris érotiques à son nom, dont de nombreux Paula Russel, et les 2 nouveau papes de l'ex-eroticis, les nordiques Lars Stolt et Klaus Rodel( spécialiste du thème de Léda) qui en possédent plus d'un millier gravés à leur nom!
En ce qui me concerne, étant donné l'imagination débridée, fantasmagique, humoristique ou tragico-comique des nouveaux artistes slaves, je pense que le commanditaire d'un ex-libris doit donner carte blanche au graveur et s'effacer, s'estomper presque pour laisser apparaître la beauté de l'oeuvre crée par l'artiste. Ainsi, lors de mon prochain article, je défie quiconque ( à moins qu'il ne se munisse d'une grosse loupe) de trouver dans" mes gladiatrices" , oeuvre composée par l'artiste ukrainien Contantin Antiouchkin, la trace de mes initiales!
A bientôt.
Le vicomte.

Raoul Viergerie a dit…

Gernot Blum, Gordon Smith, ...pourquoi cacher des noms si évidents ?

Sinon, on n'est plus dans le sujet de l'ex-libris mais dans la collection de gravures : car bien peu de cette production avait pour but réel de finir collé dans un livre - certains se font fabriquer plus d' "ex-libris" qu'ils n'ont de livres en leur possession !

(Amusement certes louable, mais ce n'est pas le même sujet, pas l'intention de laisser une trace pour les possesseurs futurs de trésors bibliophiliques)

Reconnaissons que le vicomte n'a pas essayé de cacher son identité puisqu'elle est en toutes lettres sur ses propres ex-libris (voir son article précédent).

A mon sens, on n'a jamais fait mieux que l'ex-libris d'Alfred Bégis, un grand amateur honteusement spolié par l'état, qui avait trouvé une solution fort élégante quoique énigmatique.

Bertrand Hugonnard-Roche a dit…

Je suis d'accord avec Raoul, il faut plus regarder ces petites vignettes gravées comme de petites oeuvres graphiques artistiques que comme des marques de possession des livres : ex libris. La destination change c'est certain. Ainsi ne devrait-on pas les appeler ex libris et essayer de leur trouver un autre nom. Mais lequel ? Y réfléchir.

B.

Anonyme a dit…

Certes mais n'empêche, l'on peut aussi faire réaliser un ex eroticis appropié au contenu de certains ouvrages pour lesquels ils s'adaptent parfaitement comme les Oeuvres libres de Verlaine , Histoired'O, les nonnes lubriques, le manuel des confeseurs and so on.
Cette documentation en témoigne bien évidemment.

Anonyme a dit…

Comme l'a si bien dit le Vicomte, un ex-libris émane d'une volonté personnelle de laisser une trace, un nom, un fantasme graphique, à chacun ses envies, ses motivations. C'est avant tout une oeuvre artistique valorisant la maîtrise technique et l'imagination de son créateur. Et tant mieux s'il alimente les mystères qui enveloppent les Enfers. Merci vicomte.
Lo-nanisma.

Anonyme a dit…

Comme l'a si bien dit le Vicomte, un ex-libris émane d'une volonté personnelle de laisser une trace, un nom, un fantasme graphique, à chacun ses envies, ses motivations. C'est avant tout une oeuvre artistique valorisant la maîtrise technique et l'imagination de son créateur. Et tant mieux s'il alimente les mystères qui enveloppent les Enfers.
Merci Vicomte.
Lonanisma.

PhylosHyppos a dit…

Quel délice de contempler tant de joies dans ces Ex-Libris, très suggestifs, chacun courts ,mais d'un haut symbolisme forçant notre admiration d'emblée devant tant de savoir faire, cette fierté de son corps nu et jouisseur, avec innocence et volupté, bien loin de la culpabilité du corps d'origine sémitique, alors que nous sommes des Indo-Européens, soit des cultures,des religions très divergentes,ici nous sommes en filiation direct avec l'Art Grec oû le corps (surtout de l'Homme VIRIL)était l'apogée de la beauté. Et à qui ressemblaient les Dieux Grecs? à de beaux Ephèbes virils, c'est ce qu'il y avait de mieux. Ce coquin de Zeus, sachant prendre de multiples formes animales ,ici faisant alliance avec la belle Leda, oui il y aura une descendance à cette union entre un Immortel et une Humaine, la Belle Helene. Pied de nez à l'Ange Gabriel.Que ces voiles légers ,qui ne servent ici qu'à rehausser la Beauté absolue nous fassent oublier ces vilaines et opaques burquas,cachant des corps réputés "mauvais". Quelle honte! à quand des ex libris nous dévoilant des corps sémitiques charmants sûrement, là il y a _une mission.

La souris épistolaire a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
La Souris épistolaire a dit…

On se croirait aux Enfers :)
Quelle partie de plaisir !

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