dimanche 6 mars 2011

Le site internet que les bibliophiles et les libraires attendent tous avec impatience...


Bonjour,

Je profite de l’occasion que me donne le blog du Bibliomane moderne pour passer à la communauté des Bibliophiles en ligne une petite demande :

Tout d’abord le contexte; comme vous avez pu le découvrir sur le Blog du Bibliophile : nous avons lancé avec des amis Bibliophiles Européen (nous ne sommes pas des professionnels du secteur)

- un projet dont les objets principaux sont :

de mettre en ligne avec un moteur de recherche dédié, un maximum de documents relatifs aux livres :

- des catalogues du XIX,
- les ventes aux enchères actuelles
- les résultats des ventes aux enchères.

- et d’accompagner cela de newsletters dont l’objectif principal sera de sensibiliser différents réseaux aux livres anciens et précieux.

Nous sommes en train de signer des accords nous autorisant à exploiter leurs archives en échange de la publication gratuites de leurs ventes avec les SVV de livres principales.

Nous cherchons à remonter le plus loin possible, nous avons un stock d’approximativement 250 000 descriptifs de vente issus du scan de milliers de catalogues, et remercions Bertrand du blog de nous avoir transmis le Morgand-Fatout numérisé que nous avons transformé pour être utilisé par un moteur de recherche.

Pour continuer à enrichir la base de données nous sommes intéressés par :

- tout document numérique de type catalogue de vente, plutôt avant 2000
- tout catalogue papier de vente avant 2000, à ceci prêt de notre procédé de numérisation est destructif - pour pouvoir scanner d’énormes quantités de documents en peu de temps.

Si vous souhaitez avoir des renseignements supplémentaires concernant notre projet, ou bien si vous avez des catalogues et souhaitez les partager avec nous, n’hésitez pas à nous contacter, cela nous fera plaisir d’échanger sur le sujet :

contactlivres@gmail.com

Notre site sera accessible avant l’été.
J’espère que vous l’utiliserez et nous donnerez alors vos commentaires pour s’améliorer.

Et un grand merci à Bertrand pour la tribune qu’il nous offre.

Yohann

37 commentaires:

Bertrand a dit…

Je suis très heureux de participer "indirectement" à ce projet ambitieux que j'espère fructueux pour les bibliophiles et les libraires.

A suivre...

B.

Anonyme a dit…

Hum... souhaitons qu'il soit aussi philanthropique qu'il est annoncé;
Cela peut être surement un bon outil, mais comme le monde des acheteurs n'est pas animé que de bons sentiments, et que je deteste par dessus tout , le controle et les centrales d'achat, qui étranglent les gens....( Vive Bakounine, vive la revolution, vive la liberté).

je pense, qu'il faut attendre et voir venir le désastre annoncé; ce type de referencement s'est déjà fait dans d'autres filiéres et c'est la masse qui met en place différents leviers.

Il n'y a pas de côte dans le livre ancien... c'est l'offre et la demande dans le contexte particulier et précis du moment de l'achat/vente et de la propension des petits acheteurs à pouvoir se faire plaisir... là on a l'impression que cela va être une sorte de supermarché à tirettes: je vois tel livre qui me plait... Combien je vais pouvoir économiser en allant chercher les resultats des ventes passées, sans tenir compte du contexte de ces dites ventes.

Les gens se font avoir parce qu'ils ne connaissant, par exemple, pas la différence entre les papiers, les mentions de justifications et autres notions de bibliophilie simples que la plupart des sites expliquent rapidement.

le libraire digne de ce nom pourra expliquer ces notions de vive voie, ce que tous les sites du monde ne peuvent pas faire en faisant toucher le papier, par exemple et en montrant de visu les caractéristiques.
Une photo est réductrice.

Je prône un monde qui, pour nos enfants est réduit à des écrans et une grande solitude en face de ceux qui disent que les cadres et cadres supérieurs ont plus de solvabilité... Relisez l'article.
Aujourd'hui personne n'est à l'abri de ce que l'on appelle un accident de vie et la solvabilité des professions à hauts revenus depend plutôt de l'honneteté du caractére... mes amis artisans qui ont fait faillite attendent encore le reglement de certains chantiers... les personnes ont déménagé sans laisser d'adresse...
Donc un monde par procuration ou le petit commerçant passionné et humain n'a plus sa place... heureusement que les clients de ma région, qui sont de trés haut revenu, se fichent bien de toutes ces connerie; la plupart des gens que je connais se baladent et on plaisir à découvrir, sans aller comparer des heures si ils ont fait une affaire ou pas.

je vis dans la petite maison dans la prairie, alors je m'exprime comme Laura Ingalls en face du grand méchant qui veut se faire passer pour un gentil.


~~):&
(c'est être pas d'accord et avoir le cerveau qui fume, au moins pour la semaine.)

Sandrine.

Anonyme a dit…

J'ai oublié de dire que: la masse, synonyme de quantité n'a jamais rimé avec la qualité... Tout petit à l'école déjà c'etait flagrnat; Il y avait ceux qui consommaient et et ceux qui regardaient dans leur coin, en se disant plus tard, je ne serais pas comme ça.
La richesse de nos professions qu'on a sabrée avec des arguments de rentabilité, de productivité, par des financiers qui sont entrés dans les ateliers en se disant qu'ils allaient totu casser et être rentable, a conduit au manque de qualité dont vous vous plaigniez tous chez les relieurs, les eleveurs, les fabricants de toutes sortes...
je vais ma faire nationaliser polonaise ou roumaine et revenir travailler enfrance , avec des côuts de travail moins chers....
La Barbe, à la fin!
~~~~):&
Sandrine

Anonyme a dit…

Sandrine,

Je comprends Johan lorsqu'il parle de solvabilité pour les futurs bibliophiles, car ce n'est pas un sport gratuit...

D'ailleurs d'une manière générale, il est etrange, en France de tout attendre des autres et rien de soit.

Les autres doivent etre des philantropes, les autres ne doivent pas gagner d'argent, pas plus que moi en tous les cas.

Johan qui finalement est un parfait inconnu pour la plupart d'entre nous, et qui porte un projet, ( on verra bien s'il est utile ) est déjà un "grand méchant".


Votre projet me plait, si vous pouvez faire mieux, moins cher que les auction.fr et autres, et diffuser l'amour des livres autour de vous : allez-y les libraires n'ont pas le monopole de l'information et de sa distribution.

D'ailleurs, on le voit bien sur le web, les particuliers n'ont plus confiance dans les professionnels et accordent plus de confiance à des leader d'opinion qu'ils ont choisis : des blogeurs, des amis etc...

à bientot

Jacques,

Bertrand a dit…

Je ne peux pas être d'accord sur le fond avec vous Sandrine. On ne peut condamner à priori une telle initiative, ce serait comme vous dire qu'une de vos reliure sera très laide avant même que vous l'ayez commencée. Avouez que cela vous découragerait à jamais de la terminer non ?

Je crois beaucoup dans ce projet. Je pense ses acteurs animés d'une belle passion bibliophile. C'est la l'essentiel. J'ai donné l'autorisation pour diffuser ma version numérisée du Morgand Fatout (re-OCRisée par les soins de l'équipe du site en devenir), je compte bien donner un coup de main pour d'autres sources bibliographiques que j'ai en tête, utiles pour tous.

A suivre... de près !

B.

Anonyme a dit…

Je comprends que chacun peut avoir ses opinions.

la problèmatique est surement différente pour les acheteurs, comme pour les vendeurs, comme pour les autres acteurs du livre, en général;

je n'ai rien de personnel contre les acteurs de ce projet. ce serait aller contre mes principes de respect de la personne.

Ceci posé,en revanche un projet qui me semble dangereux, je peux me prononcer dans ce sens, en sachant que mon avis est somme toute relatif: regardez les interwievs D'elisabeth badinter sur l'avis des femmes en general...
Cause perdue depuis longtemps.

Mes arguments se posent sur un constat économique ou notre profession est sinistrée par des centrales de reliure, qui abaissent les coûts à mort,mort des autres.
Les matériaux de qualité sont très chers et peu accessibles aux relieurs, qui ne travaillent plus de toute façon que sur des livres de mauvaises qualité.
Je prends une stagiaire à la fin du mois venant de Tolbiac... sa prof lui fait surjeter des livres de poches... Moi, on me disait que c'etait gâcher mes compétences que de relier du livre de Poche... Il y a seulemnt 12 ans.
Mon mètier et son savoir faire ... tout le monde s'en fiche.Comme les doruers, les ébènistes et autres professions d4art, qui trouvent pourtant un engouement chez bon nombre de déçus de la conso... Cherchez l'erreur.

Si, à un moment donné les gens ne râlent pas de cette descente vers le médiocre.... Alors je crains le pire.
Au lieu de descendre dans la rue et de defendre les retraites, les jeunes feraient mieux de reflêchir à comment zapper ces comportements de centralisation... Au lieu de ça.. Ils sont endoctrinés sous le doux chant des sirénes de ceux de la consommation de masse centralisée... Un tel site, même si, je le repete, aura surement son utilité, est dangereux.

Ce n'est que mon avis et je souhaite bon courage, sincérement, à cette entreprise;
Un avis comme le mien devrait vous booster, rien que pour me donner tort... c'est comme ça que je fonctionne et que 12 ans après, je tiens encore échoppe dans un coin ou personne ne s'arrête, sauf pour voir qui est ce relieur dans le Loir et Cher; Aprés le pouvoir d'achat reservé au luxe.... La crise et blablabla... font que ma marge de manoeuvre n'est pas énorme.
Mais j'ai des avis qui ne sont pas tiédes.
Bonne journèe.
sandrine.

Bertrand a dit…

Vous avez raison sur de nombreux constats Sandrine, malgré tout je crois qu'il ne faut pas s'enfermer dans des considérations qui paraissent inéluctables. Rien n'est inéluctable. D'autant que votre métier, comme le mien, fait appel à ce que j'appellerais le "superflu" donc... qui reste soumis aux caprices du luxe et de l'esthétisme pour l'esthétisme.

Mon billet du jour vous fera réfléchir encore un peu à tout ça...

A suivre...

B.

Anonyme a dit…

:)~D
ça veut dire boire du thé et reflêchir...
Accéssoirement, travailler!
Merci bertrand pour ce nouveau billet.
Sandrine.

Anonyme a dit…

Songez tout de même que la rationalisation permet au plus humbles de s'offrir des livres.
Il y a 200 ans, les livres était beaux, et reservés à la noblesse ou au bourgeois : on louait les livres aux moins favorisés ( encore l'étaient-ils suffisamment pour payer )
500 ans auparavant, lorsque la production n'était pas mecanisée, seuls quelques puissants seigneurs pouvaient s'offrir des receuils.

Oui, le monde s'automatise, l'information se diffuse de plus en plus librement. Mais les amateurs de superflu ( je suis aussi bibliophile, mais comment appeler autrement la passion du livre anciens ) continuerons à apprecier le beau livre : il faut beaucoup de riches pour faire vivre les artisans comme vous, je ne sache pas que l'URSS etait un paradis pour les artisants du beau.

Je vous souhaite de retrouver l'espoir,
ps : faite un site web vous aussi, montrez ce que vous savez faire ( certains jeunes relieur le font )

XP

Anonyme a dit…

oui, merci pour le conseil.

je ne suis pas sûre que cela soit seulement une question de "riche", terme que je trouve reducteur et par le fait même, opposé à pauvre... Dans tous les milieux, les gens éduqués, dans le sens de sensibilisés, pour ne pas faire de débat réduit au seul aspect marchand, apprécient les belles choses.

Et de nombreux sites prônent et conseillent la façon de trouver de quoi enrichir, dans le sens de nourrir, sa passion pour cet objet sacré.

Parce que je situe le débat à ce niveau d'idéalisme, qui a disparu devant les ecarts de pouvoirs d'achats et de vie courante, au point de plomber les riches et les pauvres...(Je plains un peu moins ceux qui payent des impôts... Ils restent de quoi vivre à la fin du mois)... Pour les autres, c'est un choix cornélien ou GerardDeNervalien.
mais je vous remercie pour votre encouragement à retrouver l'espoir.

Et l'informatique, si elle reste libre de tout contrôle malsain- ce qui ne veut pas dire qu'il ne faille pas des modérateurs et autres gardes fous, est une bonne chose pour cette sensibilisation... puisqu'elle me permet de m'exprimer, de vous exprimer en toute liberté... (Enfin, en principe, à moins que je ne me fasse satélliser par saut de puce interposée).:-))

et d'aller lire des théses et autres recherches universitaires pour mon éducation.

Bien à vous;
Sandrine.

Anonyme a dit…

Je ne comprends pas très bien Sandrine, ce site me parait avoir des ambitions titanesques, c’est bien. Je n’ai pas compris qu’il y aurait une cote , mais seulement une masse colossale d’informations sur la mise en vente et parfois les résultats. Si même il y avait une cote, cela ne peut que donner envie. Tout le monde sait qu’en salle des ventes la notion de cote n’a plus de sens et que la fièvre qui s’empare des acheteurs ne fait que valoriser le « produit ». La mise à disposition aisée d’une base d’information avec des outils de recherche « modernes » ne peut être que profitable aux ouvrages. Fini le temps où la rétention d’informations profitait qu’à une petite minorité et maintenait un marché ( et tout ce qui va avec)en un cercle restreint d’amateurs, cela porte un nom, la consanguinité, porteuse de tous les maux . On le voit tous les jours dans l’actualité, la communication est le vecteur de la liberté et de l’épanouissement et cela profite à tous. C’est en éduquant un plus grand nombre que l’on élargit un marché dont les retombées seront profitables à tous. Ou en serions nous dans nos civilisations occidentales si l’éducation, l’information, la communication n’avaient pas été le fer de lance du siècle passé. L’obscurantisme n‘est plus de notre époque et c’est tant mieux.Informons, communiquons, facilitons l’accès et de nouveaux passionnés verront le jour et très certainement de nouveaux clients pour vous Sandrine.

Jean-Claude

Anonyme a dit…

Je ne sais pas... c'est le côté centralisation des informations par un seul site.
Contrôle est le premier mot qui me vient à l'esprit et je le sens pas ce mot.
Une petite voix, je suis sûre que vous la connaissez, celle qui ne trompe jamais.
C'est peut être une réaction primaire de ma part, mais je suis droite dans mes chaussures et trés indépendante.
Je souhaite à cette équipe, de garder son intégrité et l'amour des beaux livres en ligne de mire.
Bonne chance sont les mots de la fin, en ce qui me concerne sur cette discussion, ou je pense avoir tout dit.
Bien à vous;
Sandrine

Eric a dit…

Les ambitions sont grandes et l'outil sera j'espère performant.

Néanmoins, en ce qui concerne les ventes aux enchères (résultats et ventes à venir), les outils existent déjà. Gratuits en ce qui concerne les ventes à venir, souvent payant pour l'obtention des résultats.

L'enjeu en ce domaine me semble donc d'être capable de proposer un service au moins équivalent gratuitement.

Ceci me semble d'autant plus essentiel qu'il est d'une part demandé une aide gratuite des bibliophiles internautes et que d'autre part le projet est revendiqué comme n'ayant pas de but commercial et porté par des passionnés sur leur temps libre.

En ce qui me concerne, le besoin ne porte pas sur les catalogues de ventes aux enchères de moins de 20 ans mais :
- Sur les bibliographies spécialisées : il y a bien un site (rarebooks.info) , mais il y manque beaucoup d'ouvrages importants.
- les catalogues de ventes aux enchères de 1900 à 1985.
En effet pour les ventes récentes on trouve ce qu'il faut ou presque sur auction.fr, la gazette Drouot, Christies.com, sothebys.com, artprice, bibliorare, alde.fr ... (dont les résultats gratuit pour les svv sus-mentionnées)
Pour les catalogues de ventes d'avant 1900, google books a déjà fait beaucoup, même si une base spécifique "bibliophilie" apporterai sans nul doute un plus).
- Les anciens catalogues des libraires.
C'est à mon sens la priorité. Certes pour les livres encore en vente les moteurs existent (Find a book, LRB, Abebooks, ...), mais rien ou si peu et tellement dispersé en ce qui concerne les livres anciennement catalogués et vendus.
Idéalement il faudrait tous les catalogues de tous les libraires du SLAM numérisés (Bérès, Sourget, et les autres). Dans mon domaine ma meilleures source reste bien la collection complète des catalogues des librairies spécialisées dans mes domaines. Mais que la recherche est longue et malcommode avec les catalogues papiers).

Eric

Anonyme a dit…

Bonjour Eric

Je m'etonnais en voyant votre message.
Et je m'etonne moins en voyant votre profil de libraire.

Personnellement et comme les bibliophiles de mes relations, la seule chose que j'attend de ce site ce sont les resultats; les resultats, les resultats, des ventes aux enchères, car c'est l'unique reference que nous utilisons pour acheter, et c'est infernal de recupérer les informations sur 100 sites differents. ( à moins de payer tres cher sur auction, la gazette, americana exchange, unvaluable )

S'ils veulent publier des archives anciennes: c'est très mignon, mais pour le particulier que je suis je me contrefiche de savoir que mon livre vient de telle ou telle collection prestigieuse, de tel ou tel inconnu d'aujourd'hui, et qu'il valait 35 ecu d'or il y a 400 ans

Oui désolé, je ne suis pas un idéaliste comme vous tous sur ces blogs, mais en fait je pense qu'il y a beaucoup d'hypocrisie dans le monde de l'art, ou tout le monde parle de passion, mais regarde surtout son compte en banque.

Donc, je prefere acheter l'objet le moins cher possible
pas vous ?

Bon je m'egare un peu

on verra bien ce que tout ca donnera

Hugues ( pas celui le l'autre blog )

Eric a dit…

Bonjour Hugues,
j'ai du mal m'exprimer :
étant abonné aux services payant déjà existant, je n'ai aucun problème pour trouver les résultats des ventes aux enchères.
Tout le monde peut faire de même.
C'est pourquoi j'indique qu'à mon sens, le challenge important de Yohann et ses amis consiste à proposer un service équivalent gratuitement.

Par contre, concernant les autres point que j'ai cité, je n'ai pas trouvé de solution (même payante) satisfaisante sur Internet (j'en reste à la consultation papier parfois longue et fastidieuse de mes biblio et catalogues de libraires préférés.).

J'essaye juste d'exprimer ce qui réponds à mon besoin.

Sur la partie "résultat des ventes" je n'ai pas l'impression que nous ayons un avis différent (la seule chose qui semble vous gêner dans les autres sites étant le prix)

Les autres points ne vous intéressent pas soit, mais à moi ils me semblent fondamentaux. C'est pourquoi je l'exprime publiquement espérant ne pas être le seul et susciter une vocation que je suis prêt à soutenir financièrement.

Eric

Bertrand a dit…

@ Hugues qui écrit : "pour le particulier que je suis je me contrefiche de savoir que mon livre vient de telle ou telle collection prestigieuse, de tel ou tel inconnu d'aujourd'hui, et qu'il valait 35 écu d'or il y a 400 ans"

Je trouve cela bien dommage. Outre les qualités physiques et éditoriales d'un exemplaire, ce qui m'émeut le plus ce sont toutes les "histoires" (historique) du livre qui me passionnent.

Mais je suis un idéaliste en presque tout... et je regarde mon compte en banque aussi... mais jamais autrement qu'un moyen pour acheter des livres ou toute autre chose qui me fera plaisir.

B.

Anonyme a dit…

ça se gâte!!!
c'est bien ce que je disais... si les intentions des auteurs su site sont aussi honnéte qu'ils le disent, certains ne vont pas se priver de detourner cet outil ambitieux, formidable et tout le tralala... pour faire de la spéculations de bas étage et sans aucun scrupule, comme beaucoup de personnes qui pensnet que parce qu'on a de l'argent, tout s'achéte.... Tout sauf les valeurs morales et éthiques qui animent les personnes avec qui j'échange de puis plusieurs semaines... Il serait bien que l'autre Hugues donne son point de vue...
Le tout marchand dont je parle... L'histoire et notre culture est une construction humaine... L'argent est un comburant. rien d'autre.
Bien à vous.
sandrine.

Anonyme a dit…

Beaucoup de commentaires insistent sur le mot: GRATUITEMENT.
Je n'ai pas lu que Yohann et ses amis allaient offrir ce service pour rien.
Et vous??

Anonyme a dit…

Bonjour :

Je me permets de répondre :

- gratuit pour les ventes futures

- gratuit avec inscription pour tous les documents anciens avant 1950. ( ca nous permettra d'avoir une audience stable pour les news letters )

- payant ( très faible ) mettons 50€ / an pour les résultats et descriptifs des 20 dernières années, Hugues, à ce tarif ca vous irai ?

Concernant la qualité des info : c'est simple il s'agira de ce qu'il y a dans les catalogues de SVV nous ayant autorisé à travailler avec elles.
Au defaut pres des erreurs générées par la reconnaissance d'ecriture, mais ca on y peut rien.

Concernant l'argent :

Ca va surtout dépendre des abonnés, c'est simple : on a mis 4000€ de cash dans la structure, quand ces 4000€ seront epuisés : on ferme - ou on offre la base à un libraire sympa.

Si on equilibre on continue

Si on gagne de l'argent on se paie la super machine à scanner avec robot tourneur de page pour arreter d'eventrer des catalogues pour les passer à la scanneuse...;-))

Sandrine, croyez moi je ne suis pas un "grand mechant" j'ai déjà passé pres de 1500 à 2000 heures sur ce projet sans compter le temps de mes amis, Au SMIC il aurait quoiqu'il arrive été beaucoup plus rentable de passer mes soirées à vendre des hamburger chez mcdo, que de programmer des outils informatiques ou scanner du catalogue, ou démarcher des SVV
Donc si ce n'est pas la passion, je dois etre fou, d'ailleurs, la passion c'est un peu de la folie.

J'espère que vous abonnerez, ce seront vos abonnements qui permettront d'avoir de plus en plus d'info en ligne.

Hugues :

En gros, vous n'etes interessé que par la partie payante - bon, c'est bien ;-)

MaIS

J'aime les livres anciens, car j'aime l'histoire et je trouve cela passionnant de pouvoir remonter l'histoire d'un livre. Quand la base sera dispo, vous pourrez - gratuitement - rechercher vos propres ouvrages dans le morgand-fatout séquencé pour moteur de recherche, moi ca m'a bien amusé de retrouver les livres à 30000€ d'aujourd'hui se vendre pénible à 20fr or, et inversement.

Chez G&D ils vont vendre de très beaux manuscrits, eh bien, personnellement je serai interessé de savoir l'équivalent de combien de fermes il fallait vendre en 1400 pour ce payer ces manuscrits...

A bientot,


Yohann




Le tout gratuit est impossible pour la raison simple est que détenir un site + se payer des logiciels pro + les couts bancaires + de structure, de publicité ne sont pas gratuits.

Comme ecris chez Hugues ( je notre ;-) ) si nous avons 100 abonnés nous seront à l'equilibre.

Je vois quelques echanges sur ce blog, et sur l'autre, je vous incite à relire mes post passés, j'ai l'impression d'y avoir toujours tenu le mm language.

Bertrand a dit…

La chose me parait entendue Yohann, beaucoup de passion, j'aime !

Pour numériser le Morgand Fatout cela m'avait pris 6 mois de travail, l'achat d'un scanner performant et l'achat d'un logiciel Abby pour l'OCR (qui n'était pas si mal il y a 6 ans).. j'ai essayer de vendre quelques DVD un prix modique pour me rembourser de mes frais, j'ai du en vendre une vingtaine, puis j'ai mis le fichier PDF à disposition en téléchargement gratuit sur mon site et sur le blog du Bibliomane moderne.

Les grands méchants qui ne pensent qu'au profit ne sont pas ceux qui s'expriment, ce sont ceux qui se taisent. Et lorsque l'entreprise n'est pas rentable, il n'y a plus personne. Concernant l'Argus du livre ancien Artprice Promodis, par exemple, il y aurait beaucoup à dire. Notamment à propos du DVD...

Bon courage Yohann et épatez-nous !

B.

B.

Anonyme a dit…

Merci pour ces précisions.
Ya pas de soucis.
ce ne sont que des échanges qui permettent de mieux cerner les choses.
Bien à vous sandrine.

sandrine a dit…

Un petit regret quand même pour la personne qui me dit de faire un site. voici l'adresse du blog ou je donne en photos mes procédures de reliure et de restauration...
merci Bertrand de tolérer cet écart narcissique.
je me casse la tête à faire connaître le travail au plus grand nombre... voici donc la suite en photo d'un sauvetage. ce n'est que le début.
http://reliure-bibliophilie.blogspot.com/

Bien à vous
sandrine

Anonyme a dit…

Vous avez bien fait Sandrine
Nous prévoyons à terme sur notre site un onglet concernant les restaurateurs.
Lorsque nous nous lancerons, libre à vous de nous contacter.

A ceci près que nous activerons la page si au moins 10 restaurateurs se retrouvent dessus, sinon, cela fera trop partisan.

J'ai vu vos photo, je suis très curieux de voir la fin, les trous dans le dos sont assez impressionnants.
Personnellement la restauration m'a toujours intéressé, j'ai failli présenter l'ifroa, mais ca tombait en m^me temps que l'ENSAM...

Comme quoi une carrière se décide sur peu d'éléments ;-)

Bon courage

Yohann

sandrine a dit…

Merci Yohann de ce commentaire. pourquoi pas, en effet, être présente par ce biais là.
L'ifroa, l'ensam... Je suis formée sur le terrain en restauration presque en autodidacte, avec des passages chez Olivier Maupin et des ressources en ligne sur le web: Bnf,Irht,Sorbonne,Cnrs et les bons sites des uns et des autres, ainsi que les livres d'Adam, d'Ipert et de la Bnf.
Je donne mes trucs... Esprit d'ouverture, qui donne confiance à des potentiels clients prés de chez moi. Bien à vous
sandrine.

Anonyme a dit…

Bertrand a dit… ce projet ambitieux que j'espère fructueux pour les bibliophiles et les libraires.

Fructueux pour les libraires ? Allons jusqu'au bout de la finalité du site : permettre aux salles des ventes et leurs experts de vendre directement aux bibliophiles, sans passer par les libraires. Une sorte d'abebooks de la vente aux enchères, mais interdite aux libraires.

Il va falloir m'expliquer comment un libraire peut s'enthousiasmer pour ce projet !

calamar a dit…

"permettre aux salles des ventes et leurs experts de vendre directement aux bibliophiles, sans passer par les libraires."
Ah bon, aujourd'hui on ne peut pas acheter aux enchères si on n'est pas libraire ? je ne savais pas... je vais donc vite arrêter, et dire aux nombreuses SVV et experts qui m'envoient leurs catalogues d'arrêter ces frais inutiles, puisque je ne peux pas participer à leurs ventes.

Anonyme a dit…

Vous savez très bien ce que je veux dire, calamar.

En copiant le métier de libraire, les salles des ventes ont logiquement capté la clientèle de ces mêmes libraires. Facile avec la puissance d'internet, les catalogues dématérialisés, les frais d'impression devenus très bas... La pratique des commissaires priseurs aujourd'hui est aux antipodes de ce que fut leur relation avec les libraires sur quatre siècles.

De la complémentarité, on est passé à l'éradication libérale.

Aujourd'hui, les prix pratiqués en salle des ventes sont identiques à ceux pratiqués par les libraires, sans les compétences de ces derniers et leurs frais de boutique en moins. Les libraires ferment leurs portes un à un en Europe. Si ça vous amuse, c'est déjà ça.

calamar a dit…

Ce que je voulais dire, c'est que je ne vois pas comment on peut faciliter l'accès aux ventes. Aujourd'hui cet accès est très facile, et ce projet ne va rien y changer.
Ceci dit, il me semble que cela fait longtemps que les SVV s'adressent aussi bien aux particuliers qu'aux professionnels. La pratique d'un catalogue de vente très détaillé, et des enchères par fax ou téléphone, très anciennes, en témoignent.

Anonyme a dit…

calamar a dit... Ce que je voulais dire, c'est que je ne vois pas comment on peut faciliter l'accès aux ventes.

En créant un site comme celui qui se prépare. Je ne préjuge pas de la mauvaise intention des créateurs, je sais seulement que ce n'est pas parce qu'il est facile de faire une chose qu'il faut nécessairement la faire et je ne comprends pas l'enthousiasme de Bertrand pour un projet qui vise à vendre du livre directement de la SDV au bibliophile sans passer par lui.

C'est très bien pour les bibliophiles à court terme, mais c'est un cauchemar pour les libraires.

Parce que les ventes se faisaient en semaine, parce qu'éditer un catalogue puis l'envoyer par les Postes et Télégraphes coutait assez cher et que l'envoi se limitait aux acheteurs récurrents, parce qu'envoyer un fax nécessitait d'avoir investi dans un... fax et ses ruineux rouleaux, etc., etc., le libraire avait un rôle important comme intermédiaire entre le particulier et la SDV. Quand je dis intermédiaire, je ne pense pas courtier, mais véritable intermédiaire utile, ayant investi dans sa boutique (et donc le fax) épluchant catalogues de longues heures, se déplaçant avec tous les frais subséquents, comparant les prix grâce son classeur de fiches bristols patiemment édifié sur des années, stockant, nettoyant, portant au relieur, entamant des recherches bibliographiques, travaillant dur sur le livre, etc.

Aujourd'hui : envois massifs de catalogues, spam, disponibilité des pdf, disponibilité des prix d'adjudication qui oblige à vendre moins cher que l'on a acheté si on veut satisfaire un client, naissance d'une "côte" du livre comparative à laquelle tous les crétins se réfèrent, experts plus ou moins bidons dans les salles des ventes (souvent des libraires ruinés passés du côté obscur), et j'en passe.

Pour juger ce projet, il suffit d'ouvrir les yeux et de regarder autour de soi. Pas plus compliqué que ça.

Bertrand a dit…

Cher Anonyme (bibliophile ? libraire ? les deux ?), je comprends tout à fait votre point de vue, et j'y souscrirait totalement, seulement je n'arrive pas à me résoudre à être 100% libraire... je dois être 51% bibliophile 49% libraire... ce qui m'incite à penser toujours plus en tant que bibliophile qu'en tant que libraire. Ceci devant expliquer cela. De plus, je crois vraiment qu'il serait vain de penser que depuis notre petite chapelle de libraire, quelle qu'elle soit, petite ou grande (la chapelle), nous avons une quelconque importance, un quelconque pouvoir sur le déroulement des choses du futur en matière de marché du livre ancien. Quid d'Ebay ? Quid des nouvelles places de marché qui arriveront dans les années à venir ? Peut-on s'opposer à la marche des choses ? Peut-être... doit-on le faire ? c'est une autre question.

Je pense que comme toujours en tout, c'est la qualité des produits et la qualité des services qui fera la différence entre les différents acteurs professionnels du marché du livre ancien et de collection. J'élimine volontairement ici la petite bouquinerie, qui à mon sens, ne rentre pas ici dans le débat.

Tout le monde sait qu'il existe plusieurs moyens pour un amateur d'acquérir un livre convoité et par définition rare, voir unique (par la reliure, l'envoi, etc) :

- les libraires
- les salles des ventes
- les sites marchands internet polyvalents (type Ebay, Priceminister, Delcampe, leboncoin, etc)
- les particuliers

Personnellement j'achète très peu en SVV car je trouve que les prix y sont souvent aussi élevés voire finalement (avec les frais), plus élevés que chez mes collègues libraires. J'achète beaucoup "à collègue" car je trouve les transactions saines et pratiques, et souvent intéressantes lorsqu'on achète à la pièce. J'achète à particulier lorsque cela est possible mais laisse le plus souvent le particulier venir à moi et non l'inverse. J'achète sur les sites marchands polyvalents car ils offrent une souplesse que je trouve intéressante.

Je crois que chacun saura retrouver ses petits. Les brebis galeuses des SVV (il y en a) devraient être rapidement éliminées. Si les acheteurs s’aperçoivent que finalement ils payent les livres plus chers en SVV que chez les libraires, ils reviendront dans nos boutiques. Peut-être suis-je trop optimiste, mais je crois finalement à une auto-régulation assez saine du marché. Internet n'a-t-il pas joué ce rôle ces dernières années en montrant qu'on pouvait être libraire en province et proposer des beaux livres malgré tout ? De même pourquoi un libraire de province qui propose le même livre A (en tous points identique) qu'un libraire à Paris, devrait-il être forcément moins cher que ce dernier ? Internet a géographiquement brouillé des cartes bien établies depuis des décennies par des "fils de" qui n'avaient pas plus de légitimité à être libraire que moi à vendre des chaussettes à St-Ouen.

Moi je trouve cela finalement très sain. Que chacun y trouve son bonheur.

Ce n'est qu'un avis, le mien.

B.

Vincent P. a dit…

Personnellement j'ai adhéré de suite à ce projet lorsque Yohann m'en a parlé.

Car il faut être réaliste : on ne pourra plus arrêter la marche de l’information et de la technologie qu’est internet.

Donc autant se servir des outils à notre disposition pour continuer à exercer notre profession et à acheter ce que le bibliophile ne connaît pas ou peu.

Je prendrai juste l’exemple d’Ebay : lorsqu’un bon livre apparaît (j’entends rare et/ou curieux, pas forcément une EO littéraire reliée en maroquin) il y a 2 cas de figure. Le livre est présent sur les sites spécialisés (addall, abebooks…) et là il fait son prix (ou un prix, c’est selon la définition qu’on donne au prix). Le livre n’est pas présent sur ces sites et là le libraire a de fortes chances de l’acheter à bon prix. Le prix final sur Ebay reste en grande partie lié à la fiche d’un autre exemplaire décrit par un libraire…

Donc par expérience je vois bien qu’aucun listing ni outil informatique ne viendra remplacer le nez du libraire.

Et au contraire, l’outil de Yohann peut-être nous permettra-t-il d’avoir de nouvelles opportunités d’achat…

Cordialement,
Vincent P.

sandrine a dit…

J'ai bien envie de rajouter cette expérience à vos arguments: Internet est un outil qui developpe une clientéle autour de chez moi en si peu de temps par rapport à ces 8 ans de publicité divers et variée, payante la plupart du temps.
Je reconnais de plus, que l'exigence à montrer et à vouloir que cela soit de qualité fait une selection" naturelle" parmi les personnes dont le contenu est trop léger... Internet démultiplie les qualités mais aussi les défauts.
Bien que je trouve la centralisation dangereuse, quand on cadre mieux le projet, on voit tout de suite le gain de temps, l'accéssibilité à plus d'informations, mieux codées.

A chacun de prendre le train en marche, finalement ou de rester en gare...

En ce qui concerne la partie payante... Je saisis un peu mieux, dans la mesure ou grande amatrice de photos à montrer, bien lourdes mais très explicites... Je dois payer mon espace de stockage pour montrer et faire connaître mon métier.
Dans cet esprit positif, effectivement, ce projet est une bonne chose, si tout le monde joue le jeu de la transparence.
Bien à vous,
Sandrine.

sandrine a dit…

Aprés relecture de l'echange Anonyme/calamar:Je propose une création d'un syndicat regroupant tous les autres, qui défende les intêrets de tous les professionnels du livre, y compris les relieurs, les manuels mais aussi les écrivains... Un peu à la maniére de la contribution de wikipédia, ou des nouvelles economies solidaires.
Un retour à la corporation multiple pour sauver les meubles...

Tant que la mentalité profonde à la base ne changera pas... le reste, non plus.
Ce projet de site me semble une suite logique de l'evolution que nous connaissons, dangereux mais terriblement attractif.
S.

Anonyme a dit…

Salut Vincent.

Je ne cherche pas à empêcher ce projet, je sais bien que j'en ai aucun moyen de toute façon ; je m'étonne juste que les libraires y adhèrent avec enthousiasme.

Ton exemple d'eBay est très bon et je t'invite à te relire, ta conscience semble refuser de voir la vérité que tu écris : en définitive le livre du libraire reste sur ses étagères, il aura juste servi de référent.


Que veut faire Yohann avec son site ?

Un eBay des salles des ventes.

Un endroit où chacun a accès aux catalogues des ventes publiques, peut comparer automatiquement les estimations avec les prix des catalogues des vrais experts et des libraires, dispose d'un nouvel outil pour acheter les ouvrages jusqu'à 1/3 moins chers en SDV (ou aussi cher s'ils sont sur place et sont pris au jeu de l'enchère).

Objectif du site : apporter massivement de nouveaux clients aux commissaires priseurs en pillant le travail des libraires et des experts et, finalement, au détriment de la librairie ancienne.

Et quand Bertrand nous dit que les livres s'achètent chez :
- les libraires, je réponds de moins en moins.
- les salles des ventes, je réponds de plus en plus.
- les sites marchands internet polyvalents (type Ebay, Priceminister, Delcampe, leboncoin, etc), je suis d'accord mais à un prix bas et toujours comparé avec les catalogues en ligne des libraires.
- les particuliers, de moins en moins car ils sont très courtisés par les salles des ventes qui, il faut le reconnaitre, sont performantes en terme de publicité.

Ça c'est la vérité nue.

Il y a 10 ans encore, bibliophiles assidus et libraires se croisaient fréquemment en salle des ventes : il y avait 10 ventes de livres par mois à tout casser, on trouvait le temps après la visite de parler livres et bibliologie autour d'un verre de bière frais en été ou de vin chaud en hiver.

Aujourd'hui, il y a plus d'une vente de livres par jour avec de moins en moins de libraires et de plus en plus de nos anciens ou éventuels clients.

Dommage, parce que le libraire, ce n'est pas juste un vendeur de livres. Bertrand croit à l' "auto-régulation assez saine du marché". C'est sûr, les OGM et les produits bios vont aussi s'autoréguler. Tout s'autorégule en homéostasieland, mais est-ce que les OGM c'est aussi bon pour la santé que du bio ? Ben non. Est-ce qu'un commissaire priseur et son expert plus ou moins bon rendent le même service au livre et ua bibliophile qu'un libraire ? Ben non.

Bertrand a dit…

Cher libraire Anonyme, je n'ai fais que m'exprimer en mon nom, jamais je n'ai parlé pour les autres. Et mon expérience est bien petite quand je me compare aux vieux briscards de Drouot et aux vieux de la vieille de la librairie de papa...
Bref, rien n'est simple, je suis bien d'accord.

Par ailleurs, pour mieux comprendre votre propos, sans nous dire qui vous êtes, il serait intéressant d'en savoir un peu plus sur votre librairie, sa taille, ce que vous vendez, l'avez-vous crée ? en avez-vous hérité ? toutes ces petites choses qui font qu'on peut être libraire et de deux mondes qui n'ont à peu près rien à voir.

Je veux dire par là que lorsque je vais en SVV je me trouve souvent face à des personnes que je ne reconnais pas pour mes pairs.

Il y a des libraires qui font honte à leur profession, d'autres qui leur font honneur, et une grande majorité qui se laisse gentiment oublier... il faut composer avec cela. La même chose pour les SVV.

B.

Vincent P. a dit…

Cher Anonyme nous connaissons nous? Si oui merci de m'envoyer un petit email privé svp...

Pour ce projet comme vous dites on ne peut s'y opposer: donc autant essayer de s'en servir non?

Cordialement,
Vincent P.

Maru a dit…

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