mercredi 9 mars 2011

Continuer de fêter dignement la journée de la femme avec Adolphe Willette. Superbe épreuve d'artiste signée (1917). Les péchés capitaux : L'avarice.



Je poursuis avec la superbe série des péchés capitaux dessinée en lithographie par Adolphe Willette. Aujourd'hui : L'avarice (péché largement sur-représenté chez la gente féminine ... Bussy-Rabutin ne disait-il pas de sa cousine la marquise de Sévigné qui rechignait à lui prêter de l'argent dans un moment de grand besoin, qu'elle était amie "jusqu'à la bourse" ...



Informations sur cette estampe : format de la feuille : 65 x 50 cm. format du carré de papier de Chine pour le tirage de l'estampe : 36 x 31 cm. Papier : vélin d'Arches épais de couleur crème (aucun filigrane) et papier pelure Chine. Technique : lithographie. Tirage : épreuve avant la lettre avec remarque signée au crayon par l'artiste A. Willette. Mention : "essai d'artiste" Signature dans le dessin "A. Willette 1917". Cette estampe appartient à la série des "péchés capitaux", il s'agit de l'estampe correspondant à l'avarice.


Je vous en montrerai d'autres si vous êtes sages... Willette avait une verve lithographique toute particulière pour mettre la femme en valeur... ou pas (sourire).


Bonne journée,
Bertrand Bibliomane moderne

6 commentaires:

Anonyme a dit…

C'es trop mignon;
Moi j'adore en tant que femme , ces petites nanas aux formes rondes.
Une célébration;
Et les expressions... un régal.
Reconnaître ses défauts est une grande... qualité à mes yeux.
Je trouve que le trait est saisissant, loin d'être irrespecteux, il y a une sorte de tendresse dans ses visages encore enfantins.
merci Bertrand.
Bien à vous
Sandrine

J'ai un peu plus peur pour la luxure, mais bon... attendons de voir.

Anonyme a dit…

Il faut quand même noter le chat, dans un coin et le théme du jardinnier... Comment ne pas comprendre, la notion d'amour et de plaisir déguisés dans ces figures, du dessinateur pour la gente féminine.
Le geste plein d'elegance ... tordantpour tant, la femme au 19ème engoncée dans son corset... matronne acarîatre et lointaine, ou femme ethérée, vision diaphane des poêtes.... en tre les deux, ces dessins sont... trés Humains.
Sandrine

Anonyme a dit…

Bertrand, la bibliophilie et l'intérêt pour les gravures en particulier ne sont pas incompatibles avec la géométrie... et le choix d'un format impose ou génère des configurations qui ont des conséquences esthétiques mais aussi souvent engagent autre chose, qui est de l'ordre du sens. Voyez par exemple l'image de l'emblème "In Deo laetandum" (c'est en Dieu qu'il faut chercher à se réjouir) dans la toute première édition des emblèmes d'Alciat : le format rectangle allongé oblige le xylographe à représenter Ganymède et l'aigle de Jupiter sur un plan horizontal. L'aigle n'a même pas la place d'étendre les ailes, et la position de la jambe et du pied de Ganymède donne à l'ensemble l'allure d'une course à cheval... Seul moyen d'insuffler un peu de dynamisme : un bras levé (malheureusement en arrière, ce qui communique davantage l'idée d'un affolement, donc d'une passivité, que d'un encouragement à l'élévation) et en bas à droite un mouvement de terrain qui voudrait compenser la faiblesse de la représentation en suggérant un mouvement vers le haut... c'est maigre !

http://www.emblems.arts.gla.ac.uk/alciato/picturae.php?id=A31b033


Voyez alors la réfection de l'image pour l'édition parisienne de Wechel en 1534 :

http://www.emblems.arts.gla.ac.uk/alciato/picturae.php?id=A34b032

le passage au format carré "haut" permet au graveur de "coller" au texte par la possibilité que donne le nouveau cadre spatial d'installer une configuration beaucoup plus dynamique. Ganymède et l'aigle s'élèvent, dans la direction que le personnage indique résolument de sa main tendue, vers l'angle supérieur gauche, tandis qu'il assure sa position en agrippant les plumes du cou de l'animal : c'est bien le changement de format qui permet au dessinateur de "dire" avec les moyens plastiques qui sont les siens, en accord avec le texte, à la fois l'élévation vers Dieu et la détermination de celui qui entreprend cette ascèse (non sans jeter un coup d'oeil vers la terre, qu'il quitte sans regret).

Bibliophile, et "mathématicien" : je souscris.

Cordialement à vous
Dryocolaptes

Anonyme a dit…

Il y aurait fort à dire sur l'univers de nombres et la bibliophilie...
Sans tomber dans les digressions en tous genres, denis guedj( le théoréme de perroquet-poche, l'univers des nombres chez gallimard) et georges iffrah (à verifier quant à l'orthographe du nom et prénom, edition Bouquins en 2 volumes)... ont écrit des histoires des mathématiques à damner n'importe quel réfractére aux maths...(dont je suis).
bien à vous
Sandrine

Bertrand a dit…

Ma réplique était michelaudiaresque Dryocolaptes... je n'ai rien contre les mathématiciens bibliophiles... bien au contraire... ils savent compter eux au moins... qualité qui me fait souvent défaut.

B.

Anonyme a dit…

l'empire des nombres, pardon pour l'auteur.

la section dorée.
philolaos penseur grc:"sans le nombren nous ne comprenons ni ne connaissons"

alain badiou philosophe: "ce qui procéde d'un evenement en fait de verité fidèle, n'a jamais pu, être compté."

Bonne journée pleine de philosophie.

moi, tout me nourrit.
c'est sans doute pour ça que je relie.
Mais ces petites bonnes femmes m'amusent bien.

Sandrine.

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