lundi 10 novembre 2008

Bibliophilie : Mémoires d’un débutant



Un intérieur de bibliothèque


Chers amis,
je suis heureux ce soir de laisser la parole à un bibliophile qui suit ce blog depuis sa naissance et qui n'hésite pas à laisser des commentaires toujours pertinents sur l'amour des beaux livres et l'expression intime de la bibliophilie et de la bibliomanie.

"Quand on entre dans une librairie de livres anciens, il y a toujours un certain « parfum » dans la salle (c’est la première chose à laquelle il faut faire attention).

Cette odeur peut nous en dire long sur les soins que le libraire porte aux livres.

Mais il faut toujours se méfier de la perfection, parce que cela peux aussi démontrer que ce libraire a quelque chose à cacher.

Je visitais régulièrement un bouquiniste, qui, par l’aspect de sa boutique, pouvait éloigner les plus scrupuleux, mais cet homme, malheureusement est décédé. C’était un homme d’une culture bibliophilique étonnante, et curieusement, il réussissait presque toujours à trouver dans une petite montagne de livres celui que je cherchais.

Je le visitais plus pour parler avec lui que pour acheter des livres (à cette époque, comme étudiant, ma bourse était très courte !).

Il restera toujours dans ma mémoire comme un de mes premiers professeurs en bibliophilie.

Mais retournons à la librairie.

Quel plaisir de regarder les ouvrages bien rangés, de regarder quelques uns disposés sur des tables pour attirer l’attention. (Je crois qu’à ce moment notre cœur commence à battre un peu plus vite).

Voici, peut-être, qu’enfin je vais trouver l’ouvrage que je cherche depuis des années.

Rui, bibliophile (Portugal).
"

Christophe Colomb, bois gravé du XVIe siècle

Un grand merci Rui pour votre fidélité et l'expression sincère de votre passion.

Amitiés, Bertrand

7 commentaires:

Raphael Riljk a dit…

...Et quels livres cherchez-vous, Rui ?

Le bibliophile français est souvent bleu-blanc-rouge dans ses goûts; il aime d'abord et surtout les illustrateurs, les relieurs, les bibliophiles, et les imprimeurs de sa mère-patrie (j'exclus les auteurs, quoique...).

De quoi se nourrit la bibliophilie d'un collègue portugais ? Avez-vous des clubs ? beaucoup de libraires d'anciens (heureux) ? une période d'or pour la reliure et des grands noms que vous affectionnez ? Quel est votre regard sur le livre français et son histoire ? (le coq se redresse !)

Dites-nous. Et pardon pour cette curiosité "biblioreupéenne" qui vous pousse à la dissertation.

Raphael

PS : Elle est à vous, cette jolie bibliothèque ?

rui a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
rui a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Raphael Riljk a dit…

J'ai hâte de vous lire, comme pour toutes les autres chroniques d'ici, d'ailleurs.
Nous comptons sur vous pour nous montrer aussi le travail des relieurs lusitaniens !

Raphael

pierre a dit…

Bonsoir,
Si le "parfum" d'une librairie est uniquement le résultat de la présence de livres, il peut arriver d'être déçu par l'odeur acre de certains anciens...
On peut améliorer l'ordinaire en laissant au fond de sa poubelle de bureau un petit chiffon imbibé d'essence de térébenthine. L'effet est garanti sur l'imaginaire !
Cela n'influe malheureusement pas sur la qualité des ouvrages présentés...
Cordialement. Pierre

bertrand a dit…

Cher Pierre,
dans une bonne librairie les livres qui ont des parfums subtils de champignons ou vieilles guenilles pourries doivent être remisés dans les réserves lointaines voire éliminés définitivement.

Amitiés, Bertrand

rui a dit…

Bonsoir
Pour moi, toutes les boutiques ont un parfum caractéristique. Les librairies, des livres anciens, ont une odeur, qui est une mélange des cuirs, des papiers, de la cire, des tapis, des meubles (d’habitude anciens (au moins au Portugal) et c’est celui-ci le premier plaisir quand nous trouvons là à l'intérieur !
Amitiés,Rui

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