lundi 1 février 2010

Une histoire de prospectus... ou l'histoire des fatras bibliographiques encombrants...




Lundi, c'est ravioli ! Enfin presque. Journée de peu de temps, journée de mauvais temps, ...

Voici, pour patienter en attendant un exceptionnellissime billet de notre ami Le Textor, une petite image en guise de cadeau de fidélité. La chose n'est pas bien conséquente, vous allez tout de suite le voir. Mais pourtant, ce petit document n'est pas si facile que cela à dénicher.

Pour la petite histoire, c'était dans une salle des ventes de la bonne ville de Dijon, en 1997 ou 1998, vente de livres "en manettes", pas de belles pièces ou presque, mais de nombreux et lourds cartons. Tout ma bibliographie portative restait à faire. Je ne possédais à cette époque qu'un Vicaire et un Brunet pour tout outil. Internet et Google Books n'en n'était pas là où il en est aujourd'hui, il me fallait "m'équiper". Dans cette vente, j'ai fais quelques achats de peu de choses, quelques cartons de brochés sans grande valeur, quelques éditions numérotées, et puis, au fond de la salle, dans un énorme carton, des piles de brochés épais, des piles de feuillets non reliés. Il y en avait bien quelques dizaines de kilos. Après un coup d'œil rapide, je m'aperçus qu'il s'agissait d'un ensemble broché de la Bibliographie de la France ou Journal Général de l'imprimerie et de la librairie. Ensemble qui à première vue comprenait de très nombreuses années, dont les premières (1811 je crois - je n'ai pas le premier volume sous les yeux lorsque j'écris ces lignes) et de nombreuses années du milieu du XIXe siècle. Cette imposante documentation est envahissante et passionnante. Impossible de lui trouver une belle place dans une bibliothèque, les volumes étant trop laids ! Impossible aussi de la remiser dans un fond de cave car ces volumes sont d'une aide précieuse pour celui qui cherche quelques broutilles bibliographiques au XIXe siècle. Les années 1840 à 1855 que je possède (environ) contiennent en plus, sur un cahier plié, le Feuilleton du Journal de la librairie, véritable gazette des dernières sorties, des annonces de libraires, des informations diverses, etc. C'est dans ce feuilleton que j'ai trouvé le document que vous pouvez voir ci-dessous et qui annonce un ouvrage illustré par Gavarni et l'autre par Grandville.



Aujourd'hui internet a tout changé, je ne sais d'ailleurs pas si j'aurais acheté ces "fatras bibliographiques" si j'en avais eu l'occasion dans une vente hier ?? D'autant qu'on trouve désormais pratiquement toutes les (premières) années de ce journal sur le site Gallica et via Google Books.


Avez-vous déjà puisé dans cette documentation ? Avez-vous, de votre côté, de la documentation "encombrante" ? Outils nécessaires et indispensables au bibliophile comme au libraire.

Je me souviens encore du prix de ce carton géant rempli de poussières... 100 francs ! Le prix était rond, c'est pourquoi je m'en souviens encore. L'aurais-je aujourd'hui pour 15 euros ??

Bonne soirée,
Bertrand

4 commentaires:

Le Bibliophile Rhemus a dit…

La collection complète de 70 vol. in-8° (1811-1856): 7000 € en librairie ...

Léo Mabmacien a dit…

Encore une coïncidence Bertrand mais j'ai en prévision un article sur la Bibliographie de la France...;-) qui complétera le votre... pour quand... je n'en sais rien... quand je pourrais...En tout cas ce que vous avez c'est une vraie mine d'or je trouve...Papier + version numérisée = bonne pioche...

Léo

Bertrand a dit…

Je viens de vérifier à la lueur d'une torche... (l'essentiel de cette collection est conservée - bien malgré moi - dans une grange où l'électricité n'est pas encore arrivée...

il s'avère que j'ai bien la collection complète que tu décris de 1811 à 1856.

De cette collection je retiens 2 points forts :

1. dans les toutes premières années (1813-1816 je crois ?), on nous donne le tirage des ouvrages, c'est-à-dire, untel tiré à 2.000 exemplaires, l'autre tiré à 1.000 ex., ou les papiers, 1.000 exemplaires plus 100 papiers vélin. Une vraie mine d'or pour le coup.

2. Le feuilleton et ses annonces est un vrai plaisir de fouineur bibliographe... et j'en suis.

B.

Textor a dit…

Une mine d'or effectivement, surtout si la série est complète, elle mériterait de sortir de la grange... ou d'y conduire l'électricité.
Les circonstances de cette acquisition m'ont remis en mémoire une aventure très similaire. Il y a quelques années à peine, j’emmenais Textorinette à une vente à Cherbourg, histoire de lui faire respirer l’air iodé de la Normandie. Elle n’est pas particulièrement attirée par les livres anciens et pour se distraire, elle se mit à inspecter les manettes (Dans lesquelles je trouve rarement mon bonheur). Voyant quelques catalogues reproduisant des incunables, elle a posé une enchère et emporté le lot (pour 30 euros). Et quel lot ! 2 cartons entiers représentant une bonne partie de la bibliographie de l’érudit Paul Langeard (Inventeur d’un manuscrit espagnol picareste jusqu’alors inconnu) - Des catalogues de libraires des années 20 , 30, 40. (Damascene Morgand, E. Noury, etc) et 17 opuscules d’Anatole Claudin sur le débuts de l’imprimerie, chacun tirés à 100 exemplaires, tous dédicacés par le grand libraire.

J’ai immédiatement exercé mon droit de préemption sur ces cartons, comme vous l'imaginez bien !

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