mercredi 24 février 2010

Quelques brèves du Feuilleton de la Bibliographie de la France pour l'année 1850.


Un peu de lecture de l'ancien temps. J'avais mis ces quelques clichés de côté pour vous. Il s'agit de quelques annonces publiées dans le Feuilleton de la Bibliographie de la France pour l'année 1850. Cela montre bien, je trouve, les préoccupations du métier de libraire et d'imprimeur à cette époque, avec les petits tracas, les demandes, les publicités, les annonces diverses. Je vous laisse farfouiller dans ces sympathiques brèves, toujours intéressantes quelques cent-soixante années plus tard.


Cliquez sur les images pour les agrandir







Bonne journée,
Bertrand

21 commentaires:

Vincent P. a dit…

J'aime beaucoup celle sur la disparition de l'in-folio de Grolier.

Un bibliophile n'a pu résister à le soustraire du tribunal de Lyon...

Intéressant de savoir si on l'a retrouvé ou alors si il est repassé en vente depuis!

Le Bibliophile Rhemus a dit…

surtout relié en "marocain" !

Vincent P. a dit…

Oui, c'est une bêtise très souvent rencontrée dans les descriptions, mais ma foi pourquoi pas une reliure en peau de maure u de ces jours :)

Raoul Viergerie a dit…

Une reliure en peau de maure ??? D'aprés les Goncourt, Hankey s' etait justement fait promettre par un medecin colonial de lui rapporter quelques peaux de vierges africaines pour habiller quelques volumes de sa merveilleuse collection...
hélas, à ma connaissance, personne ne sait si ce souhait a été accompli ou pas, ni même s'il ne s'agissait pas d'une simple galéjade du collectionneur excentrique pour effrayer un peu les deux frères bourgeois.. (Mon graal : trouver une EO de l' Ecole des Biches reliée avec la peau d'une cocodette de l' époque...ha !)

Bertrand a dit…

Fantasmes de bibliophile !

Il faudra un de ces jours que je lance un billet sur la chose : Fantasmes de bibliophiles...

J'en ai moult...

B.

Anonyme a dit…

Que faisait l'in-folio Grolier au tribunal de Lyon?

Bertrand a dit…

J'aimerais bien le savoir...

Martin ?

martin a dit…

D'après Le Roux de Lincy, le Castiglione avait été retrouvé et restitué à M. Yemeniz.

martin a dit…

Marocain ou veau (n° 552 du cat. Yemeniz)?

martin a dit…

http://www.archive.org/details/recherchessurje01lincgoog
p. 198, n° 56

Pierre a dit…

Le libraire de 43 ans qui a du répondant et qui cherche une librairie à gérer sur Paris, c'est un appel du pied, Bertrand ? Pierre

Bertrand a dit…

Je savais bien qu'on pouvait compter sur Martin pour retrouver la trace de ce précieux volume.

Mais où est-il aujourd'hui ?? Mystère...

B.

Anonyme a dit…

Quelqu'un sait à peu près à combien d'euros de notre temps équivalaient 519 francs en 1847?

Bertrand a dit…

Les prix avancés par Brunet vont ordinairement à cette époque s'établir pour les beaux livres déjà rares entre 5 francs et 50 francs, rarement au dessus de 100 francs.

Je serais tenté de dire qu'un livre coté 10 à 30 francs chez Brunet (vers 1850-1860) vaut aujourd'hui entre 500 et 2.000 euros parfois plus.

Alors 519 francs en 1847 !! sans aucune référence sur le sujet (il faudrait avoir le salaire d'un manouvrier à cette date), j'aurais tendance à dire : Très cher ! Sans doute plus de 5.000 de nos vieux euros, peut-être plus ??

S'il y en a qui ont des pistes de réflexion sur le sujet, je suis tout autant intéressé que notre anonyme.

B.

Anonyme a dit…

Pour Anonyme : 513 francs de 1847 = 1313e, sur la base de 1 francs=2,53e (source "De la valeur des choses dans le temps" : http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article398)

Xavier

Bertrand a dit…

Ce qui est peut-être juste en francs constants mais qui me semble complètement faux du point de vue de la valeur des livres.

B.

martin a dit…

Elle change, la valeur.

martin a dit…

Par ailleurs, 1050 francs en 1867.

Bertrand a dit…

Dans les annonces ci-dessus (1850), une série de 20 volumes in-folio reliés en veau se vend 1.650 francs.

Bon indicateur de la valeur relative des choses à une époque donnée.

B.

Bertrand a dit…

Avez-vous vu dans les annonces ci-dessous que le bouquiniste L'Ecureux (ou Lecureux), spécialisé dans les livres dépareillés est déjà cité...

Lire à ce propos le billet publié à son sujet sur le Bibliomane moderne il y a quelque temps. Je pense qu'il doit s'agir de la même personne. On est là sans doute à ses débuts.

http://le-bibliomane.blogspot.com/2008/12/un-bouquiniste-parisien-le-pre-lcureux.html

Bonne lecture ou relecture pour les fidèles des débuts du Bibliomane moderne.

B.

Vincent P. a dit…

Je suis comme Bertrand et Martin: la valeur change selon les époques et on ne peut simplement calculer en francs ou euros constants.

En 1850 il y avait des catalogues entiers constitués uniquement d'incunables par exemple, et dans certaines ventes on mettait dans un seul lots plusieurs centaines de plaquettes qui aujourd'hui formeraient à elles seules un catalogue.

Pour l'incunable cité, avec une telle provenance que celle de Grolier, on serait vraisemblablement dans la fourchette 60/80.000, peut-être plus (et je pense être modeste!).

Vincent P.

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