samedi 28 mars 2009

L'arrivée de l'art typographique à Milan (Italie). Note de lecture.


Une page d'un incunable milanais.
Albertus Magnus. Mariale. Milan: Uldericus Scinzenzeler, 17 Apr. 1488. 1 v. GW682. Typ.2:62/63G


Je me suis toujours intéressé aux balbutiements de l'art de l'imprimerie dans les différentes villes de l'Europe ou du monde en général, je suis tombé sur ce passage concernant l'arrivée de l'imprimerie à Milan, en Italie, je vous laisse lire :

"Joseph Ant. Sassi a donné une Histoire de l'Art de l'Imprimerie dans le Milanais ; elle a paru séparément, et elle se trouve aussi en tête de la Bibliotheca Mediolanensis d'Argelati. Elle contient sur l'origine de l'imprimerie plusieurs erreurs. Il soutient que le premier livre imprimé à Milan a été le recueil intitulé Historiae Augusta scriptores, donné par Philippe de Lavagna, en 1465, et la première édition de cet ouvrage est de 1475 - Il ne faut pourtant pas ravir à Philippe de Lavagna d'avoir été le premier introducteur et créateur, primus lator et inventor, comme il le dit lui-même, de l'imprimerie à Milan ; mais son premier livre est le Miracoli della gloriosa Maria, 1469 , in-4°. Voir Laserna-santander , Dict. Bibliographique. C'est à Milan qu'a paru le premier ouvrage imprimé entièrement en grec, la Grammaire de Lascaris, en 1475 , par les soins de Dionisio Paravicino. Cet art y a toujours été encouragé, et la belle édition du Leonardo da Vinci, de M. Bossi, prouve que cet art y prospère encore."

Ce court passage en note de bas de page est extrait de l'ouvrage "Voyage dans le Milanais", par Aubin Louis Millin. Tome I, édition de 1817, page 265-266.

Bien évidemment, si un lecteur milanais veut nous en dire plus sur la naissance de l'art typographique dans sa belle province, les colonnes du Bibliomane moderne lui sont largement ouvertes.

Bonne soirée,
Bertrand

2 commentaires:

Raphael Riljk a dit…

Le premier imprimeur à Milan selon les sources historiques aurait été Panfilo Castaldi, né à Feltre et fait médecin à Padoue en 1451.

Il se lança dans l'imprimerie à Venise mais fut rapidement repéré par l'ambassadeur du duc Sforza, Gerardo Colli.

Celui-ci dans le post-scriptum d'une lettre adressée à son maître le 30 avril 1470, écrivit qu'il avait fait connaissance d'un homme de bien, disposé à venir à Milan pour imprimer des livres avec "des lettres meilleures que celles de Rome" et fournir des livres à moitié prix de ceux de Venise.

Sentant la menace, Venise s'opposa dans un premier temps au départ de Castaldi, avant de céder.

Le privilège d'imprimer fut donné à Castaldi par Sforza le 7 septembre 1470.

Le premier livre imprimé à Milan par Panfilo Castaldi fut un
Festus, De verborum significatione, III Non. Aug. (3 aout 1471), précédant un Pomponius Mela, Cosmographia, sive de situ orbis, du 25 septembre.

Il imprima deux autres livres (Ciceron, Epistolae ad familiares et Cornazzano, Vita del Virgine) en 1472 en association avec Zarotto.

Source : Teresa Rogledi Manni, La tipogragrafia a Milano nel XV secolo, Leo S. Olschki, Florence, 1980.
Il s'agit du volume 90 de la collection "Biblioteca di bibliografia italiana", le must absolu en ce qui concerne le livre italien aux 15e et 16e siècles.

Une collection à l'ancienne, à ouvrir avec délicatesse au coupe-papier.

Raphael

Raphael Riljk a dit…

Teresa Rogledi Manni recense les incunables, imprimeur par imprimeur.

Pour Filippo da Lavagna le premier ouvrage cité est : Georgius Trapezuntius, "Compendium de partibus orationis" (oct 1471).

Le "Miracoli della virgine Maria" cité porte la date erronée de 1469 pour 1479.

R.

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