mercredi 28 septembre 2011

Des nouvelles du site internet www.ebibliophilie.com



Cher(s) lecteur(s) du blog du Bibliomane moderne,

Je remercie tout d’abord Bertrand de me laisser la parole sur le blog.

Certains d'entre vous savent que nous travaillons à une étude sur le marché du livre ancien, ses tendances, les différences entre le marché US, UK, FR. Nous répondrons, ou plutôt tacherons de répondre à certaines questions que se posent les amateurs. Le tout en partant d’une analyse à grande échelle. Cela fera l’objet d’un petit livre.

Nous souhaiterions aussi aborder dans cette étude un aspect plus psychologique. De la même manière que nous avons questionné certains libraires, nous souhaiterions connaitre le sentiment des lecteurs sur les aspects suivants.

- Quels seront à votre avis les types d’ouvrage les plus recherchés dans 50 ans. - Mais surtout Pourquoi ? - Achetez-vous dans ce sens ? [si ce n’est pas le cas, c’est très intéressant]

Nous n’avons pas l’ambition de déterminer la réalité du marché futur, mais d’ouvrir une lucarne vers un futur probable, de voir comment le bibliophile considère sa passion dans un monde en changement.

Si vous souhaitez faire une réponse longue : n’hésitez pas à nous contacter à contact@ebibliophilie.com

Sinon, quelques nouvelles du site www.ebibliophilie.com : comme "Textor" l’avait identifié nous avons eu des problèmes avec notre serveur et je vous prie de nous en excuser, nous avons du migrer sur une offre autorisant de plus nombreuses connections et téléchargements.

Vous étiez en aout prêt de 2500 visiteurs uniques - code IP différents [donc bibliophiles], et de mémoire 90000 pages ont déjà été lues.

Nous avons signé des accords en dehors de la France : en Belgique et plus récemment en Italie avec la librairie maison de ventes Gonnelli à Florence. Je ne sais pas si certains ont pu visiter cette institution, mais le décor est digne de l’ancienne Librairie Morgand-Fatout, et puis elle est aussi ancienne. Il parait que la plupart des librairies italiennes ont ce style.

Je me permettrai, si Bertrand me l’autorise d’intervenir à nouveau sur le site d’ici un mois, pour faire part d’une nouvelle fonctionnalité du site qui plaira aux libraires.

Enfin, je l’espère.

Et pour sourire, une nouvelle publicité ebibliophilie.com

Bonne journée,
Y.

15 commentaires:

Bertrand a dit…

très intelligente cette pub...
faire culpabiliser les gentlemen cravatés sur leur inculture probable... c fort !!! :-))))
B.

Hugues a dit…

Hum.... délit de sale habillement?
:)
Hugues

Bertrand a dit…

je te laisse la responsabilité de ton propos Hugues, moi je n'ai fais que métaphoriser (sourire).

B.

Textor a dit…

D’ici 50 ans ou un peu plus, l’attirance pour les livres anciens sera très différente de celle que nous connaissons, je pense.
Aujourd’hui, l’attrait pour le livre se partage, à part à peu près égale, entre l’objet (la reliure, l’esthétisme extérieur et intérieur) et son contenu. (Un grand texte, un texte rare, pittoresque, curieux, etc…). On voit bien que les jeunes générations s’intéressent peu à l’expression écrite et favorisent d’autres formes de transmission du savoir : l’image, le pictogramme, l’onomatopée.
Dans ce contexte, les belles reliures signées seront toujours appréciées. En revanche, à défaut d’une reliure, il serait donc naturel que certains ouvrages soient totalement délaissés comme les ouvrages en latin que plus personne ne comprendra. Les textes en français (qui n’intéresseront encore qu’une poignée de très vieux bibliophiles qui auront gardé des notions de cette langue sortie d’usage) subiront vite le même sort. Les livres à gravures du XVI au XVIIIème siècle pourraient tirer leur épingle du jeu. Mais il est certain que ce sont les mangas qui auront la cote. Et je ne vous parle pas des mangas remboités dans une reliure de Meunier qui atteindront des sommes inimaginables.
T

Pierre a dit…

Excellente cette pub ! Superbe montage ! J'aime bien le côté "business"...

Comme textor, je pense que les livres à gravures du XVI au XVIIIème siècle garderont la cote. Les reliures signées aux couleurs vives seront appréciées des investisseurs asiatiques. Les cartonnages polychromes illustrés et les bandes dessinées résisteront bien aussi.

Reste le problème de la littérature. Le point faible des livres anciens, c'est le texte ;-)) Pierre

Olivier a dit…

Moi je parie sur les curiosa (s, ae?) (illustrés).
Il y a des invariants, tout de même ;-)
Et puis tous les grands auteurs contemporains. Ceux qui ne passent pas à la TV (ce vieil objet à l'usage des plus de 30 ans).
Et je dis cela en écoutant (d'une oreille lasse) le bourbeux Finkielkraut.

Et puis les incunables au titre de l'archéologie et les tapuscrits et impressions (corrigés) de ceux cités auparavant.

Voire leurs clés USB. Mais on sort du domaine de l'imprimé.

Bonne soirée,
Olivier

Bertrand a dit…

S'il l'on devait miser sur les trois valeurs fondamentales de l'homme depuis des lustres et qui le conduiront encore sans doute bien longtemps : la bouffe, le sexe et le fric - alors les livres de gastronomie... les livres érotiques illustrés... et le manuel du spéculateur en bourse de P.-J. Proudhon... j'ai bon ? (sourire)

B.

Anonyme a dit…

Bien cette pub !

Pour ma part, si je devais miser, ce serait sur ce que les jeunes de 5 à 15 ans lisent aujourd'hui.

En fait je ne sais pas si les bibliophiles sont aptes à juger de l’évolution d'une société qui ne leur ressemble pas.

Hier je parlais dans un bar avec des collègues, et je ne sais plus pourquoi je prenais "le bon petit diable" pour illustrer mon propos.

Et bien personne ne l'avait lu ou ne savais de quoi il s'agissait, et je me suis vu traiter de bibliophile, seul argument convaincant pour expliquer l'ignorance des autres.
Pourtant ils étaient tous Bac+5

Je rejoins donc Textor : des images des reliures, des provenances simples et marketing.

et encore,

M Jordan est une bien meilleure provenance que Marie-Antoinette.

Par contre, je crois beaucoup aux acquisitions programmées des institutions de chaque pays émergent : donc moins de bibliophiles, mais un asséchement des ouvrages important pour l’histoire de la pensée et des sciences.

Pour répondre à la dernière question, et bien non, je n’achète pas dans ce sens, et je prends le pari que je mourrais avant de devoir vendre, et garderai intactes mes illusions.


Je suis très intéressé de voir la publication du site, et je lui souhaite d'être un peu plus crédible que celle de Sourget( mais probablement que l'objectif visé n'était pas les bibliophiles mais des journalistes peu au fait de la bibliophilie )

JLP

Bertrand a dit…

je pense que les BD avec dessins originaux auront un certain avenir.

Quant aux grands textes de la littérature (Balzac, Zola, Hugo, ou Hemingway), tant que les hommes du futur seront lire et seront émus par le pouvoir des mots, je ne vois pas de raison pour que les premières éditions, concentrés d'émotions (notamment lorsque les exemplaires ont des envois autographes).

Les bibliophiles de demain, pas moins que ceux d'hier ou d'aujourd'hui, rechercheront de l'émotion, la plus grande possible.

B.

Textor a dit…

Nous somme peut-être mal placés pour juger des tendances futures de la Société, mais à défaut de prévoir l’avenir, le gadget de votre blog donne une idée des articles (donc des livres) qui intéressent les bibliophiles d’aujourd’hui.

Visiblement le curiosa a la part belle. Les 2 premiers du top ten sont dans cette catégorie, je pense. Plus difficile à interpréter est l’engouement pour l’article sur le jardinier savoyard qui n’appartient pas à cette catégorie … sauf si les amateurs de sexe googlisent « Tétons de Venus »…ce qui serait tout de même le signe d’une curieuse perversité !!
T

Bertrand a dit…

Personnellement, je le redis, je crois à l'émotion. Un envoi, une reliure exceptionnelle, un grand texte, une belle illustration, des dessins, de l'inédit, du passionnel, du sauvage, du surprenant, du surréaliste.

Mais je crois à l'émotion qui vient du livre, qu'il coûte 50 ou 5.000 euros. Lorsque l'émotion vient du nombre de zéros qu'on peut compter dans le prix... ce n'est plus pareil (je parle pour moi évidemment).

Qu'est-ce qui est le plus marquant finalement aux yeux du grand public ? un livre avec un envoi de Musset à George Sand ou bien son prix d' adjudication à 350.000 euros à la vente Berès ? Je reste perplexe sur le prix de certains livres rares.

Je me demande si comme pour les très hauts salaires il ne faudrait pas envisager un prix maximal... reste à le définir. (j'entends d'ici les voix qui s'élèvent et crient au loup bakouninien voire kropotkinesque.... doux sourire...)

B.

Textor a dit…

De l'influence des primaires socialistes sur la librairie ancienne et moderne ... :)

Bertrand a dit…

les primaires quoi Textor ?? je ne connais pas désolé (sourire)

B.

Anonyme a dit…

Bonsoir,
moi je pense que la valeur sûre dans les futures années, sont les livres dans les valises.
C'est à la mode et on ne peut pas remonter la traçabilité avec des numéros de serie. Seuls les anciens possésseurs rigoleront bien le jour où une valise sera découverte, tombant d'un camion.
D'ici là, nous serons tous cyber équipés.
;-)
Bien à vous,
Sandrine.

Anonyme a dit…

Un grand merci pour vos commentaires,

Yohann

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