lundi 14 juin 2010

Comment un petit couteau corse peut aider un bibliophile...



Un petit couteau corse sur un maroquin signé Devauchelle.


Pour rebondir sur le fil du blog de notre ami Léo du blog Bibliomab que vous pouvez suivre ICI, voici deux photographies qui vous permettront d'en savoir un peu plus sur mon intimité de coupeur-lecteur.

Taille réelle : 125 mm ouvert / 68 mm fermé


Ce petit couteau est une merveille et je pense que je mourrai avec... le risque étant de le perdre tant il est petit et discret une fois replié. D'où son nom "vendetta" qui lui sied à merveille. J'aime lorsque je le referme, il fait un grand "clac" caractéristique et sympathique. Ou lorsque le bibliophile devient maniaque...

PS : Je précise que si le bibliophile (et le libraire) est heureux de mettre la main sur des exemplaires "vierges" (non coupés), il y a de véritable violeurs de livres qui doivent prendre un malin plaisir à dépuceler les ouvrages avec leurs pieds... pour preuves certains livres qui font peur à voir lorsque la main indélicate d'un goujat y a fait des blessures à jamais irréparables. Ils ne méritent certes pas le titre de bibliophile, tout au plus celui de bibliopathe.

Bonne nuit,
Bertrand

13 commentaires:

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Information qui n'a rien à voir avec le sujet, mais avec le blog :

les 12.000 commentaires en 3 jours sur le blog d'Abby, la jeune américaine qui faisait le tour du monde en solitaire, relativisent les chiffres concernant Le Bibliomane moderne ...

Léo Mabmacien a dit…

Bel objet ! très efficace...

Merci pour le lien Bertrand !

Bien cordialement
Léo

Bertrand a dit…

Si la bibliophilie était un sport ... ça se saurait Jean-Paul !

B.

pascal marty a dit…

Si jamais vous perdez votre «vendetta», il vous sera facile d'en retrouver, et peut-être même de plus grandes, dans ma bonne ville de Thiers, où elle a été fabriquée selon les plus fortes vraisemblances…

Bertrand a dit…

J'ai vu que la ville de Thiers fabriquait aussi des couteaux dénommés vendetta.

Celui-ci vient de Corser et est marqué de l'emblème du corse noir au bandeau. Sorte de copyright. Je pense que l'origine de ces petits couteaux, comme leur nom l'indique "vendetta" sont à l'origine issus du sol corse.

Mais je n'ai rien contre les couteaux de Thiers.

B.

pascal marty a dit…

C'est pas parce que c'est de Laguiole que vous ramènerez un laguiole qu'il n'aura pas été fabriqué à Thiers… Mais évidemment, c'est pas non plus parce que vous achèterez en Corse une vendetta dont le fournisseur est un négociant thiernois qu'elle n'aura pas été fabriquée… en Chine! : )

Bertrand a dit…

Vous avez raison Pascal,
je suis sans doute trop naïf sur ce coup là...
J'aimais à croire que mon couteau corse ramené manu militari de l'île de beauté avait été fabriqué sur place...

Le monde s'en va et je ne le suis pas...

PS : C'est un peu comme croire qu'un livre vient de vous échapper aux enchères et qu'il a été finalement vendu pour quelques euros de plus seulement que votre offre. Alors qu'en fait... il n'a sans doute pas été vendu du tout... Le monde est bizarre parfois. C'est un peu comme les amis qui vous veulent trop de bien, après de longs moments passés dans la béatitude... on y croit plus...

B.

pascal marty a dit…

Bertrand, je vous rassure, je n'avais pas du tout dans l'idée de vous faire perdre vos illusions! Et puis en l'occurrence, ça n'a rien à voir avec les temps qui changent. Ça fait bien que deux siècles que tout ce que la France compte de couteaux fermants «régionaux» est fabriqué pour la plus grande part, quand ce n'est pas exclusivement, ici.
De toutes façons, mon intention était juste de signaler aux bibliophiles qui auraient des livres à couper qu'il existe un coin plein de ressources pour trouver l'outil idéal. (Une astuce: plutôt que sur des lames inox (plus brillantes), s'orienter sur celles en acier carbone, qui s'affûtent mieux.)

Textor a dit…

Bizarre ce coupe-papier ; est-ce un cultellus, un scapellus, ou encore un artavus ??

Bertrand, vous nous donnerez vos astuces pour passer les contrôles à l'aéroport avec un couteau corse....

Par ailleurs, je vous signale que les meilleurs lame se font à Chignin (Savoie) chez Opinel !!

T

Textor a dit…

ou plus exactemetn "les meilleures lames", sans les fautes ...

Anonyme a dit…

Anecdote: un jour, à la BnF de Tolbiac, on m'a communiqué un ouvrage du 19e s., encore non coupé. Un peu intimidé, j'ai refusé de le couper. Quelle erreur! Le bibliothécaire de la salle s'est appliqué à le massacrer, tout à fait comme vous le décrivez (et pourtant avec ses mains)! Et j'ai bien regretté de n'avoir pas fait le travail moi-même!
Amitiés à tous.
Yves

Aymeric a dit…

Bonsoir Bertrand,
je comprends que l'on puisse s'attacher à un couteau, c'est un objet rituel qui peut être détourné de sa fonction initiale...
Si vous souhaitez disposer d'un authentique vendetta, le plus sûr est de s'adresser aux rares artisans corses qui en fabriquent...
Faites un petit tour des couteliers présentés sur la carte... les sites sont souvent 'primitifs' mais cela vous donnera quelques points de repère.
Comme disent certains corses : En général, quand on voit 'Corsica' écrit sur un produit, on peut être sûr qu'il ne provient pas de l'Ile de Beauté. C'est une boutade, mais elle tient peut-être une part de vérité...

Aymeric a dit…

Je regrette Bertrand, si vous pouvez corriger le lien ci dessus, je me suis trompé... ce site disposant de plusieurs cartes.
Veuillez plutôt vous référer à .
ces artisans de la coutellerie corse.
Cdt.

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