mercredi 1 juillet 2009

Une reliure estampée à froid datée de 1547.


Plaisir des yeux. Voici une reliure qui vient de m'arriver. Je la trouve séduisante malgré quelques imperfections dues à l'âge et aux maudits vers xylophages...
Je vous en dirai plus demain ou les jours suivants sur son contenu (impression de Strasbourg, 1541). N'oubliez pas de cliquer sur les images pour les agrandir et voir les détails des décors.

Plat supérieur



Plat inférieur



Dos accidenté de la reliure,
mais joliment décoré à froid



Bonne journée,

Bertrand

10 commentaires:

Bergamote a dit…

Je ne sais pas ce qu'en dira mon cher mari, mais, pour moi, cette magnifique reliure mériterait vraiment d'être restaurée :)

Raphael Riljk a dit…

Restaurer ou ne pas restaurer ?

Le thème de David et Goliath (si j'interprète bien) n'est pas très courant, me semble-t-il.

Raphael

Bertrand a dit…

Autre détail intéressant, mais que vous ne pouvez sans doute pas voir, car il faut coller les yeux à la reliure pour distinguer la chose...

Dans la roulette en haut de la date sur le premier plat, dans le cartouche de la crucifiction, de part et d'autre des bras de Jésus, en dessous, on peut lire la date 1531 ! (15 à gauche et 31 à droite). C'est intéressant. Peut-on dire que c'est la date de fabrication de cette roulette ?

Par ailleurs, sous les scènettes, on peut lire des mots en latin, pas tous lisibles... hélas.

Cette reliure me plait vraiment. A cette heure, et bien que le premier plat ne tienne plus que par les ficelles, je n'est pas envie de la faire restaurer. Elle est si authentique ainsi que j'aurais l'impression de lui manquer de respect.

A débattre.

B.

Bertrand a dit…

Bonsoir Raphaël,
à y regarder de plus près, je crois que le premier plat (voir photo en haut), est entièrement consacré à Jésus et à la bible. Avec la scène de la crucifixion mais aussi d'autres scènettes avec les devises PECCATUM (la faute d'Adam et Eve), IUSTIFICATIO, SATISFATIO.
Je ne crois pas que la grande scène du milieu soit David contre Goliath puisque dans le cartouche du haut on lit le texte : "VETUS ADAM MO||RI ET CHRIST REG.D" (je ne suis pas certain de (RI) et le D de la fin??).

Raphaël ? Qu'en penses-tu ?

B.

Textor a dit…

Il ne faut pas avoir peur de restaurer les reliures ancienne à condition de les placer entre de bonnes mains. Une restauration doit se voir et être toujours réversible, néanmoins elle améliore l'esthétisme de l'objet et facilite la manipulation. On hésite toujours à toucher à une reliure qui tient à 3 fils.

Personnellement, je passe par une restauratrice qui travaille pour de grandes bibliothèques publiques ( où il y a beaucoup d'épaves dans les réserves !!) et généralement je suis satisfait du resultat

Textor

PS: dites Bertrand, c'est à cause de la fille nue qui figure au dessus de peccatum que vous avez achété cet ouvrage ??

Raphael Riljk a dit…

Oui 1531, date de la roulette très probable dans mon idée.

Je persisterai bien sur David et Goliath (il ne tient pas une fronde aà droite le petit bonhomme au premier plan ?) .

Ce type de duos emblématiques tirés de l'Ancien testament et illustrant la lutte du bien contre le mal se rencontrent aussi sous la forme de Judith et Holopherne (plus classique) ou Jael et Sisera (un peu moins peut-être).

Il faut aller farfouiller dans les frottis de http://hist-einband.de/

Moi non plus, je n'y toucherai pas.

Raphael

Martin a dit…

Haebler?

Raphael Riljk a dit…

C'est vrai que le décor est très cohérent. On lit l'histoire du Salut (le péché puis la justification et la sanctification (sanctificatio ?) en correspondance avec le "vieil Adam" mort (l'homme) et le Christ régnant (Nouvel Adam). Dans ce contexte, l'hypothèse du motif central s'expliquerait puisque le Christ descend de David. C'est juste une idée.

J'ai une reliure datée 1532 sur un recueil associant Ausone et Stace en veau estampé avec un programme décoratif un peu moins théologique (ou je ne sais pas l'interpréter) avec une Crucifixion centrale entourée d'une roulette représentant...le jugement de Paris avec des déesses dépoitraillées !

Que contient cette reliure, Bertrand ?

Raphael

Bergamote a dit…

Moi, je la ferais restaurer, parce que "ne pas y toucher", cela signifierait alors "ne plus y toucher" (au livre), auquel cas c'est un livre... mort, non ?

Textor a dit…

Non in gladio sed in nomine domini ? est une devise heraldique de la famille Precipiano.

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