mardi 4 août 2009

Bibliophilie estivale et autres balades romantiques.



La dorade encore assoupie sur les fonds marins... j'en profite pour vous livrer un petit billet de bon matin.

La semaine dernière, sans grande prétention, j'ai marché dans les pas de Lamartine, Jean-Jacques Rousseau, Mary Shelley et Lord Byron, tous les quatre réunis.

Tous réunis en un même lieu : Nernier.

Les bords du Léman à Nernier... si calme.

Véritable havre de paix aux bords des eaux calmes du Léman, ce petit village presque endormi en plein mois de juillet, n'a rien perdu de l'effluve romantique qu'avait su détecter en lui ces grands personnages avant moi. Une vue imprenable sur les eaux au travers des frondaisons, une maison charmante aux mille histoires, des rochers évocateurs mis là, à dessein, pour nous rappeler ce qu'a été Nernier pour ces hommes et ces femmes du XVIIIe et XIXe siècle.


Un côté de la maison où Lamartine passa quelques temps... voluptueuse aventure si l'on en croit le poète...

J'ai fais quelques clichés. Je vous les livre à l'état brut. A vous d'aller là où Lamartine a connu, semble-t-il, le frisson, ce frisson d'amour qui le marqua sans doute pour une vie. Là où Rousseau a médité. Là où Mary Shelley trouva l'improbable inspiration d'un passage de son Frankenstein. Byron y sentit sans doute le sombre ou le brillant de son âme se refléter dans les eaux du lac.

Nernier est ainsi parcouru par quelques rochers sur lesquels on a très élegamment placé de belles céramiques fac-similés d'écritures de ces grands maîtres du romantisme. Je vous laisse les découvrir. En cliquant sur les images vous pourrez lire les textes.





Ce billet, pas totalement bibliophile, mais un peu tout de même, m'amusait. La bibliophilie c'est aussi cela, sentir le chemin de ceux qui ont écrit des livres, produit des chefs d'œuvre immortels. Marcher sur leurs traces, sentir leur présence dans un lieu, même plusieurs siècles après, c'est aussi et surtour cela que j'aime. J'essaye de vous le faire partager d'humble façon.

Une trouée sur le lac.

Si vous aussi de votre côté durant l'été vous avez mis vos pas dans ceux des auteurs que vous admirez ou simplement que vous avez croisé par hasard, n'hésitez pas à m'envoyer à bertrand.bibliomane@gmail.com article et photos, ils seront publiés sur le Bibliomane moderne pour le plaisir de toutes et tous.

Bonne journée,
Dorade for ever,
Bertrand

7 commentaires:

Textor a dit…

Joli endroit que cette rive de lac, qui donne envie d'écrire une poésie, allez, je me lance :

"J’aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d’or, ces poissons chantants.
Des écumes de fleurs ont béni mes dérades
Et d’ineffables vents m’ont ailé par instants."

Textor avec la complicité de Rimbaud.

Textor a dit…

Bertrand, Je dois rétablir la vérité !
sans vouloir critiquer votre article (qui donnerait envie de partir en vacances si nous n'y étions déjà) je trouve que ces gens du Léman se sont livrés à un véritable hold-up culturel, car chacun sait que Lamartine, notre gloire savoyarde, a connu ses premiers frissons sur les bords du lac du Bourget - le plus beau lac du Monde ! - Là où il écrivit "ô temps suspend ton vol et vous, heures propices, suspendez votre cours. :)

Bertrand a dit…

Je ne sais si Lamartine a connu son premier frisson amoureux sur les bords du lac Léman ou du Bourget mais cette évocation poétique :

(...) la fille du batelier, une chambre, une hirondelle, un chien, un lac pour horizon, une espérance vague et imprécise pour perspective et la sève de la jeunesse pour vivifier tout cela, c’était tout ce que l’humanité pouvait désirer. Non, jamais je n’ai vécu de jours qui aient égalé ces jours de Nernier. La mélancolie et le désert ne trouveront pas deux fois un tel Eden. Mémoires inédits. Alphonse de LAMARTINE (1790-1569)

la fille du batelier, une chambre, (...) une espérance vague et imprécise pour perspective et la sève de la jeunesse pour vivifier tout cela (...)

c'est tout de même bien évocateur d'ébats romantiques et plus si affinités.

Je vous avouerai, que visiter ce village, voir cette maison, et lire ce morceau de poésie, m'ont donner une toute autre image que j'avais alors en tête du poète. Image moins légère je l'avoue.

B.

Textor a dit…

Alors je ne vois qu'une seule explication possible, dès qu'il voyait un lac , Lamartine entrait en transe et sautait sur tout ce qui bougeait... Bon, je retourne à mes Sacramentaires ... :)

Pierre a dit…

Bertrand, vous en doutiez mais ce billet était bien bibliophile... Être amoureux d'un livre, c'est aussi en gouter son contenu.
Et que dire après ces mots de Lamartine
"Dieu aurait pu fermer le livre sans rien y rajouter..."
Non, franchement ! Les vacances vous sont profitables. Pierre

Julien a dit…

Ce billet est un peu plus bibliophile que vous ne pensez car cette maison Lamartine est celle de mes parents et que je suis... libraire d'anciens.
Cela-dit la réalité du séjour de Lamartine dans cette maison reste à prouver.

Julien

Bertrand a dit…

Bonjour Julien,
comme dirait ma femme... il n'y a pas de hasards...

Dommage que nous nous soyons pas croisé en ce bel endroit,
mais de toute façon c'était trop beau et trop paisible...

j'y serai l'année prochaine à la même époque.

B.

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