vendredi 3 octobre 2008

Petit voyage au pays des ornements romantiques (1825)



Amis icono-biblio-maniaco-philes,

il y a de ces petits livres oubliés que rien ou presque ne sortira jamais des limbes. Chaque fois que je le pourrai, j'essaierai de vous présenter un ouvrage aujourd'hui oublié, perdu. Si ce n'est pour l'intérêt de son auteur ou du texte, au moins y trouverons-nous toujours quelque chose d'intéressant pour l'histoire du livre, de l'imprimerie, de la bibliophilie.

C'est le cas ici avec un livre vraiment oublié, inconnu même. Pas le moindre lecteur aujourd'hui pour le défendre, j'en ai bien peur.

Dans la lignée des ouvrages moralistes à l'usage de la jeunesse si en vogue à l'époque, c'est un in-12 de près de 300 pages qui a pour titre :


"Etudes morales et littéraires pour la jeunesse", dédiées à son Altesse Royale Monseigneur le Duc de Bordeaux, par M. Brossard, substitut du procureur du roi, à Beaune. Livre édité à Paris, chez Gosselin, Eymery et Ponthieu, en 1825. Le volume sort des presses de Firmin Didot, au 24 de la rue Jacob à Paris. Petit volume fort bien imprimé et sur beau papier vergé chiffon.


Outre six belles lithographies de Villain en médaillon, cet ouvrage, qui contient des fables, des narrations, et des discours, a la particularité d'être joliment décoré avec une foultitude de culs-de-lampe tous très originaux et d'assez grande taille (4/5 cm x 3/4 cm). Ils sont tous gravés sur bois et non signés. On en compte près d'une cinquantaine, tous différents. Cela confère à cet ouvrage insignifiant par le fond, un charme formel indéniable.


Nous en donnons quelques uns ci-dessous, comme typiques de l'époque 1820-1830. Nous vous laissons découvrir pour chaque ornement les influences qu'il représente : orientalisme, antiquité, religion, morale, voyages, etc.

Cliquez sur les images pour les agrandir


















Amitiés biblio-iconophiles, Bertrand

1 commentaire:

Jean-Marc a dit…

Je partage le goût des ornements typographiques du XIXe siècle. Lorsque on les regarde attentivement, c'est un petit monde en soi. Même dans les livres les plus sérieux, il y a souvent une trace d'humour. Dans la très sérieuse "Relation des principaux événements de la vie de Salvaing de Boissieu", de A. de Terrebasse, paru en 1850, le cul-de-lampe de la fin de la notice représente une vache ruminant, avec la devise "Ruminat herbas", jeu de mots sur le nom de l'auteur.

Jean-Marc

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