mercredi 8 octobre 2008

Ombre et lumière. Encre et papier.


Quelquefois, c'est l'échec qui produit son charme. Une photographie non calculée, un essai raté, une vision de l'au-delà des livres...


Ce soir, ce ne sera que cela. Je vous laisse en tête à tête avec cette photographie faite la semaine dernière, qui n'a pas rempli son but initial, mais sans doute bien plus.

Hasard des ombres et des lumières, jeu des encres et des papiers, soleils noirs et vieux papiers jaunis.

Écriture sympathique d'un autre temps. La bibliophilie c'est l'émotion surtout. Ne pas pouvoir lire. Ne pas pouvoir comprendre. Laisser planer le mystère.


Bonne nuit,


Amitiés nocturnes, d'ombres et de lumières,
Bertrand

2 commentaires:

Raphael Riljk a dit…

Jolie photo qui s'accorde à la mélancolie de l'évocation de la mort douloureuse d'un être cher, ravi dans la fleur de la première jeunesse, et d'un cadeau fait en signe d'amour fraternel.

De quel type de livre s'agit-il?

Raphael

bertrand a dit…

Pour répondre à Raphaël :
(tome I)
Ex libris
Carissimi amici mei domini luce
Quem dura mors rapuit in primano
Incentutis flore die 24e maÿ 1694.
Dono dedere generosas sorores ejus
In signum dilectissimi fratris
Singularis erga me amiatia.

(tome II)
Ex libris
Carissimi amici mei domini luce
Quem dura mors rapuit in primano
Incentutis flore die 27e maÿ 1694.
Hunc lib. dedere ( ?) generosas ejus sorores habere me
Volnerunt tanquam perpetuam dilecti. Fratris
Singularis erga me amiatio monumentam.

Je ne suis pas certain à 100% de l’exacte retranscription. Ces lignes sont écrites à la plume d’une belle écriture sur la garde blanche de chaque volume d’un Ciceron de 1565-1566 (4 tomes en 2 vol. in-fol.), mais reliés à la fin du XVIIe s.

Amitiés, Bertrand

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