samedi 28 mai 2011

Quand il ne sait plus quoi faire le Textor dépece ses livres ! Une image pieuse bien cachée...


Voici une découverte que le Textor partage avec nous. Un peu énervé par un livre arrivé en miettes ... il a fini le travail... voici l'image qu'il a découvert au premier contreplat d'une reliure.


Je le laisse vous donner plus de détails sur cette découverte. Si vous pouvez l'aider à identifier cette "sainte femme" (ce n'est pas forcément les plus drôles....) ...

Bon samedi,
Bertrand Bibliomane moderne

11 commentaires:

Textor a dit…

C'est grâce aux P&T que j'ai découvert cette image soigneusement cachée sous le papier marbré du contreplat, dissimulée au regard depuis 1710, date de publication de cette E.O. de l’Histoire abrégée de l’abbaye de Port-Royal, depuis sa fondation en 1204, jusqu’à l’enlèvement des religieuses (l’année même du livre).

Le relieur a certainement réalisé cette pieuse insertion pour placer l’ouvrage sous la protection de la Saine Vierge… mais cela n’a fonctionné que pendant 299 ans…

T

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Ce n'est pas sous la protection de la Sainte Vierge, qui certes est présente avec son fils, mais sous celle de Saint...(caché sous le repli inférieur)

Pierre a dit…

Physiquement, il ressemble à Saint Paul prêchant, d'autant qu'il n'est pas tonsuré comme Saint François d'assise. Le relief vallonné, le moulin et la Vierge Marie ? On peut discuter... Pierre

Lauverjat a dit…

SAINT PIAT ? (évangélise la région de Tournai, vénéré à Seclin, près de Lille, collègiale Saint-Piat)

Lauverjat

Textor a dit…

Je lis Saint Piat aussi. Les moulins du Tournaisis sont aussi réputés que ceux de Hollande.

J’aurais préféré qu’il place une image de Sainte Wiborade, cela aurait évité que le livre arrive complètement éclaté, le dos fendu sur toute la longueur. Tout P&T comme disent les postiers.

Je vais le garder tout de même comme symbole du Monastère martyr. C’est la toute 1ère histoire de l’abbaye de Port Royal des Champs, publiée l’année même de la suppression du couvent et de la dispersion des religieuses restantes dans plusieurs autres maisons religieuses.
L’abbaye sera détruite de fond en comble l’année suivante. Elle était située dans le joli vallon des Vaux de Cernay, endroit resté campagnard dans mon enfance et maintenant englobé dans la ville tentaculaire. Cet ex. a été truffé de 3 petites vignettes de Magdeleine Hortemels, dont une représente l’abbaye. Je ne sais pas si cette gravure a un lien avec Port Royal, sans doute que non.

T

Michel a dit…

C'est vrai que les P&T n'assurent plus un service de qualité, certe ! Mais pour moi c'est à l'expéditeur de soigner l'emballage : marre des enveloppes à bulles ...
Bon Dimanche
Michel37

Anonyme a dit…

Rien de telle que la déconstruction pour révéler les apparitions , vous êtes renseigné sur votre postier ?

Textor a dit…

C'est juste, les responsabilités sont plutôt celles de l'emballeur, une SVV qui cherche à faire des économies de bout de chandelle. Je vais mettre mes avocats américains sur le coup !

Pour la réparation, vous me conseillez quoi ? un contreplat en papier-bulle pour voir St Piat ou bien un ré-enfouissement iconoclaste ?

T

Anonyme a dit…

Bonjour,

Vu la passure en carton réalisée dans le dessin, il semblerait que cela soit un carton réalisé à partir de défêts. Il y a peut être en dessous, d'autres epreuves, collées une à une, par le relieur qui réutilisait ainsi, les feuilles laissées pour compte par l'imprimeur.
Mais, il n'y a peut être rien.
la passure trois trois et un point de securité est aussi typique de l'époque.
Bien à vous;
Sandrine, qui n'arrive plus à publier.

Textor a dit…

Merci Sandrine pour ces précisions. Des défêts? je ne connaissais pas le mot.
Donc, je comprends que vous me conseillez de gratter un peu plus l'ouvrage pour retrouver toute une collection d'images pieuses...!
Dommage que vous soyez loin de mes bases, je vous aurais confié cet ouvrage à restaurer.
Textor

sandrine a dit…

Bonsoir,
cela fait longtemps que je ne suis pas passée ici.
Merci Textor, pour cette marque de confiance.
Curieusement, j'ai appris ce terme à l'Ucad pour qualifier l'ensemble du carton ainsi fait. Aprés vérification, il semble qu'il qualifie des feuilles inutiles ou dépareillées d'un livre, que le relieur pouvait utiliser pour contituer, en les collant ensemble et avoir un carton, ou pour des comblages.
Par extention, le terme a désigné certains cartons dans ces livres et il s'écrit plus justement défets.
Bonne soirée.
Bien à vous.
Sandrine.

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