mercredi 7 décembre 2011

Les devantures de librairies anciennes en images par la carte postale : la librairie ancienne & moderne Charles Bosse (1871-1944).


Devanture de la librairie Charles Bosse en 1932 au
16-18 rue de l'Ancienne Comédie à Paris.


Nouvelle thématique récurrente dans les colonnes du Bibliomane moderne : les devantures de librairies anciennes en images par la carte postale ou la photographie.

Le plus difficile étant de les dénicher... En voici une première pour ouvrir le bal à la découverte des anciennes librairies anciennes photographiées et carte-postalisées au début du XXe siècle et après.

C'est la librairie ancienne et moderne Ch. Bosse pour Charles Bosse qui essuie les plâtres de cette nouvelle rubrique à brac.

Ce n'est pas la peine de chercher la notice biographique sur Charles-Célestin Bosse dans le Dictionnaire Encyclopédique du Livre (DEL, Editions du Cercle de la Librairie), il n'y est pas ! Un oublié de plus parmi tant d'autres malheureusement. Pourtant le librairie-expert-éditeur-antiquaire Charles Bosse y avait toute sa place comme un Léopold Carteret ou un Damascène Morgand.

Charles Bosse fut un libraire important de son temps. Et même un long temps pour tout dire puisque sa librairie fut active dès le début du XXe siècle. Il naquit en même temps que la guerre de 1871 et mourut en 1944. Trois guerres auront marqué la vie de cet homme des livres.

Je ne savais pas trop où chercher pour écrire ce billet d'une manière convenable. Les sources internet numérisées sont peu loquaces sur le bonhomme. Eh puis en réfléchissant un peu je me suis dis que Léopold Carteret aurait très certainement quelque chose d'intéressant à nous dire sur lui.

Mais poursuivons avec Léopold Carteret (Le Trésor du Bibliophile - Livres illustrés modernes de 1875 à 1945 et Souvenirs d'un demi-siècle de bibliophilie de 1887 à 1945 - Tome I, Paris, Léopold Carteret éditeur, 1946) :

"Charles Bosse est décédé en plein activité, à l'âge de 73 ans (16 mars 1944). (...) Bosse fit en 1883 ses débuts en librairie comme commis chez Maloine (il avait alors seulement 12 ans), puis successivement chez Rouquette père, Lucien Dorbon, Rondeau (qui avait reprit la librairie Auguste Fontaine) et Alexis Rouquette. Il s'établit en 1901, au 46 rue La Fayette et je l'aidai à approvisionner sa librairie ; ce n'est que douze ans plus tard (en 1913 donc) qu'il se rendit acquéreur du fonds de l'importante librairie Durel, rue de l'Ancienne-Comédie où, durant plus de quarante années, son affaire prit une grande extension grâce à ses connaissances variées et à un personnel assez nombreux, dont les principaux collaborateurs furent le fidèle Jules Lebouc ainsi que son neveu Lucien Marchand. C'est ainsi qu'il devint alors gros acheteur, sur le marché du livre, de bibliothèques et de lots importants dans des genres très différents, ce qui lui permit de publier non seulement de très nombreux catalogues de livres d'occasion, mais aussi d'en rédiger pour de nombreuses ventes publiques ; parmi les principales, il convient de citer celles de Freund-Deschamps, Haviland, Paul Lacombe, Roederer, Lucien Gougy, Mme Belin (en collaboration avec Giraud-Badin), Jules Couët, etc. Enfin, il fit un grand nombre de ventes anonymes souvent importantes surtout dans les années de guerre 1941 jusqu'au début de 1944 (voir, tome deuxième du Trésor du Bibliophile, chapitre IX : les grandes ventes et leur ambiance.) Bosse fut aussi libraire de deux sociétés de bibliophiles, "les médecins bibliophiles" et "les Bibliophiles de l'Aéro-Clubé", dont les ouvrages à tirage limité sont pour la plupart et, à juste titre, recherchés de nos jours. Si son activité surprenante fut moindre comme éditeur(**), il faut cependant citer d'excellentes publications documentaires (...) Bosse laisse l'exemple d'une carrière bien remplie due à son intelligente volonté et à un travail assidu." (pp. 77-78).

Charles Bosse fut fait chevalier de la Légion d'Honneur en 1925 (Cf. Bulletin du Bibliophile, 2003).

Verso de la carte postale présentée ci-dessus. Carte-Correspondance ayant servi au libraire Charles Bosse lui-même avec son paraphe. Il répond à un autre libraire qu'un livre est vendu.


Mais revenons à la carte postale ancienne. Au verso on peut lire le cachet de la poste : 26 novembre 1932. La librairie Charles Bosse est alors au 16-18 rue de l'Ancienne Comédie à Paris. C'est l'adresse qui figure sur les pochettes des fascicules du Manuel de l'amateur de reliures armoriées françaises. Et ce sont bien les bâtiments qu'on peut voir sur le cliché qui a servi à faire cette carte postale. On peut d'ailleurs lire (avec de bons yeux...) le n°18 au dessus de la pancarte et du mot "Librairie". On voit aussi marqué en lettres blanches sur la porte d'entrée vitrée : A. Durel. Ch. Bosse Succ. On ne distingue pas grand chose en devanture à part quelques livres posés à plat sur un plan incliné pour attirer le regard des passants. Livres surmontés par quelques éclairages électriques. Cette carte postale a servi de carte-correspondance pour Charles Bosse lui-même qui a ainsi répondu au libraire Thierry, 18 rue des Lombars à Nîmes (Gard) que le numéro 2389 était vendu ... signé des initiales CB pour Charles Bosse. Émouvant non ? (non !? ... je dois être trop sensible ...). (*)

Le temps passe...

et 67 ans plus tard...

Voici ce que quelques clics de souris plus tard vous auriez pu trouver tout seuls ... Voici le 18 rue de l'Ancienne Comédie en 2011 ... cartographié par Google Map (tout de même bien utile pour se rendre compte à quel point notre monde bouge...) Une librairie ancienne remplacée par un magasin de vêtements pour hommes (et même j'ose le dire pour Bibliomane moderne parfois...)


18 rue de l'Ancienne Comédie à Paris en 2011 ...
On reconnait encore les balcons et les fenêtres ... le numéro de rue ... c'est à peu près tout...
(copies d'écran Google Map, 7 décembre 2011)


Habent sua fata libelli ... les hommes aussi !

Bonne soirée,
Bertrand Bibliomane moderne

(*) J'en entends d'ici certains dire que je suis un fétichiste du bouquin et de ses petites histoires entre amis ... eh bien cela me va parfaitement ! Et comme un vice n'en n'empêche pas un autre ...

(**) Charles Bosse édite en 1901 le Péché Véniel de Balzac dans une jolie version illustrée par Paul Avril). Il publie également la Correspondance de Stendhal en 1908 (3 vol. in-8), une éditions de luxe de l'Iconographie du caricaturiste Adolphe Willette en 1909, le Vrai Joris-Karl Huysmans en 1912, enfin, et parmi d'autres ouvrages intéressants, un ouvrage encore aujourd'hui prisé des amateurs : le Manuel de l'amateur de reliures armoriées françaises par MM. Olivier, Hermal et Roton (OHR pour les intimes). Ouvrage grandiose publié de 1924 à 1938 en 30 fascicules de 2.685 planches d'armoiries. La Bible du bibliophile en la matière encore aujourd'hui ! Un ouvrage inclassable et difficile à classer qui pèse quelques dizaines de kilos et représente un bon mètre linéaire à placer sur une étagère ultra-solide. Un ouvrage difficile à consulter aussi, car présenté en feuilles (chaque planche représente un ou plusieurs dessin d'armes de bibliophiles connus ou méconnus du XVIe au XIXe siècle). Un ouvrage qu'il vaut mieux acheter relié (et solidement relié) ... mais le prix reste coquet encore aujourd'hui !

20 commentaires:

Adria Cheno a dit…

Une autre, une autre !

calamar a dit…

l'éditeur de l'OHR n'est pas dans le DEL ?

Bertrand a dit…

Eh oui ! C'est possible Calamar ! ... Comme quoi une équipe de travail, aussi érudite et fournie soit-elle... passe à côté de noms essentiels.

B.

Pierre a dit…

Un de mes enfants travaille chez Celio. Il aura donc fait doublement le malheur de son père ; en montrant de façon ostensible un grand désintérêt pour la lecture, d'une part et d'autre part en cautionnant, par son sérieux et son dynamisme, une entreprise bouquinistophage ;-)) Pierre

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Le premier volume (A-D) ne concerne que les quatre premières lettres de l’alphabet.

Des notices sont beaucoup plus étendues que les autres : Amérique hispanique, arabe, bible, biblio- (de bibliatrie à bibliuguiancie : 61 pages, à plusieurs mains) et cuisine.
Quelques erreurs concernant Une saison en enfer (édition originale et non 1ère édition belge, p. 241), l’accent sur le « e » de Beraldi (p. 248), les dates d’état civil des frères Cramer (p. 682), Félicia ou mes fredaines (qui n’est pas une édition de Cazin, p. 707), la date de publication de la gravure représentant la librairie Dentu (publiée le 15 avril 1869, p. 748).
On regrette surtout l’absence d’entrée, même s’ils sont cités ailleurs, pour : le relieur Charles Allô (1824-1890), Charles Asselineau (1820-1874), auteur de L’Enfer du bibliophile, Auguste Aubry (1821-1878), fondateur du Bulletin du bouquiniste, le duc d’Aumale (1822-1897), l’un des plus grands bibliophiles de tous les temps, Ernest Quentin-Bauchart (1830-1909), auteur de Les Femmes bibliophiles de France, Auguste Bernard (1811-1868), historien de l’imprimerie, le typographe René Billoux (1870-1950) et son Bulletin officiel des maîtres imprimeurs, Armand Bertin (1801-1854), directeur du Journal des débats et possesseur d’une des plus belles bibliothèques particulières d’Europe, Henri Bouchot (1849-1906), historien du livre, Henri Boulard (1754-1825), parangon du bibliomane, Jules Brivois (1832-1920), auteur de la Bibliographie des ouvrages illustrés du XIXesiècle, le bibliographe Pierre-Gustave Brunet (1805-1896), le relieur Charles Capé (1806-1867), Léopold Carteret (1873-1948), auteur de Le Trésor du bibliophile romantique et moderne, l’historien du livre Albert Cim (1845-1924), Anatole Claudin (1833-1906), historien de l’imprimerie, Henry Cohen (1806-1880), auteur du Guide de l’amateur de livres à vignettes du XVIIIesiècle, Léon Conquet (1848-1897), un des plus fervents zélateurs de la cause du livre d’art, le bibliographe anglais Thomas-Frognall Dibdin (1776-1847), l’imprimeur Charles Draeger (1844-1899), Fernand Drujon (1845-1912), auteur de Les Livres à clefs.
Manque également une entrée pour un livre fondateur : L’Apparition du livre, par Lucien Febvre & H.J. Martin.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Le deuxième volume (E-M) concerne les neuf lettres suivantes de l’alphabet.

On peut se demander ce que fait ici l’e-book, incongruité informatique dont la notice est en outre d’ores et déjà obsolète.
Certaines notices sont très développées : encre, France, imprimerie, Inde et jeunesse.
D’autres sont un peu courtes et nous laissent sur notre faim de savoir : ex-libris, La Vallière, Lemerre, livre ancien, marque-page.
Si Art & métiers du livre a fait l’objet d’une entrée dans le premier volume, ainsi que le Bulletin du bibliophile qui, lui, méritait plus de quinze lignes, de même que la Revue française d’histoire du livre dans le troisième volume, Le Magazine du bibliophile, seul mensuel de langue française dans le même domaine, n’a même pas droit à une citation.
On relève quelques erreurs : la notice sur Lesné est fautive, à cause de Beraldi recopié aveuglément (p. 731), la gravure représentant la Librairie nouvelle, qui appartenait alors à Bourdilliat et Jaccottet et non à Michel Lévy frères, a été publiée en 1857 (p. 740), le premier livre de peintre est Faust, publié en 1828, et non Le Fleuve, publié en 1874 (p. 793).
Libri méritait-il plus de deux pages, alors que les frères Garnier n’ont qu’une demi-page, et sans leurs portraits ?
On regrette l’absence d’entrée pour : François Fertiault (1814-1915), auteur de Les Amoureux du livre, le libraire Auguste Fontaine (1813-1882), Gilles de Gourmont (1480-1527), premier imprimeur parisien ayant utilisé des caractères grecs, l’auteur dramatique René-Charles Guilbert de Pixerécourt (1773-1844), cité avec deux « é » dans l’Index, ami de Charles Nodier et Paul Lacroix, Gabriel Hanotaux (1853-1944), auteur de La Jeunesse de Balzac, Balzac imprimeur, 1825-1828, Jules Janin (1804-1874), auteur de Le Livre, Damase Jouaust (1835-1893), imprimeur érudit et ses collections, Pierre Lambinet (1742-1813), l’un des meilleurs écrivains qui traitèrent de l’imprimerie, Antoine Laporte (1835-1899), « l’Apôtre bibliographe », Charles de La Serna (1752-1813), historien de l’imprimerie du XVe siècle, Jules Le Petit (1845-1915), auteur d’une Bibliographie des principales éditions originales d’écrivains français,du XVeau XVIIIe siècle, Georges Lepreux (1858-1918), auteur de l’irremplaçable Gallia typographica, Adrien Le Roux de Lincy (1806-1869), bibliothécaire à l’Arsenal et auteur de Recherches sur Jean Grolier, sur sa vie et sa bibliothèque, Frédéric-Charles Lonchamp (1886-1966), auteur d’un Manuel du bibliophile français, Firmin Maillard (1833-1901), auteur de Les Passionnés du livre, Michel Maittaire (1668-1747), un des plus célèbres bibliographes du XVIIIe siècle, auteur des monumentales Annales typographici, Louis Michaud (1772-1858), imprimeur qui a donné son nom à une Biographie célèbre, Gustave Mouravit (1840-1920), auteur de Le Livre et la petite bibliothèque d’amateur, Stéphane Mulsant (1797-1880), auteur de Les Ennemis du livre.
Une entrée pour le Manuel de l’amateur de reliures armoriées françaises (Paris, Brosse, 1924-1938, 30 vol. in-4o), par le docteur Eugène Olivier, Georges Hermal et le capitaine Robert de Roton, eut été profitable au lecteur.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Le troisième volume (N-Z) concerne les treize dernières lettres de l’alphabet.

Par définition, l’entrée « non-livre » n’a pas sa place dans ce dictionnaire qui est un hommage au livre.
On peut s’étonner également de l’existence de l’entrée Thérèse philosophe, alors qu’il y a déjà des entrées intitulées curiosa, enfer, érotique, livre philosophique et pornographique, dont la redondance finit par être ennuyeuse.
Des notices sont particulièrement développées : papier, photographie, presse, privilège, réglementation du livre, reliure, Russie, scolaire, syndicalisme et syndicats.
Certains bibliophiles apprendront qu’on doit dire « super ex-libris », et non « super libris », pour désigner un ex-libris doré ou estampé à froid sur le plat d’une reliure. De même, on doit dire « unicum » pour désigner un unique exemplaire d’une édition unique, et « unicums » au pluriel, et non « unica » : les emprunts à une langue étrangère doivent en effet se plier aux règles de la grammaire française.
On a oublié, volontairement ou non, que Henry Poulaille était connu des lettrés autant par son Corneille sous le masque de Molière que par sa lutte pour la culture d’expression prolétarienne. La notice sur les Sociétés de bibliophiles aurait mérité un plus grand développement ; à ce sujet, des entrées pour les Fermiers généraux, qui constituèrent la première association de bibliophiles, le Roxburghe club, la Société des Bibliophiles françois et la Société royale des Bibliophiles et iconophiles de Belgique auraient été bienvenues.
On regrette l’absence d’entrée pour : l’avocat Philippe-Laurent Pons, dit « de Verdun » (1759-1844), auteur de la fameuse épigramme intitulée Le Bibliomane, Étienne Pseaume (1769-1828), auteur d’un Dictionnaire bibliographique ou Nouveau Manuel du libraire et de l’amateur de livres, Albert Quantin (1850-1933), imprimeur et éditeur de grande renommée, François-Augustin Quillau (1743-1804), créateur des cabinets de lecture, Jules Richard (1825-1899), auteur de L’Art de former une bibliothèque, Claude-Marin Saugrain (1679-1750), auteur et éditeur du Code de l’imprimerie et de la librairie, Louis-Catherine Silvestre (1792-1867), fondateur de la célèbre salle de ventes de la rue des Bons-Enfants et auteur de Les Marques typographiques, Ernest Thoinan (1827-1894), auteur de Les Relieurs français (1500-1800), Sainte Wiborade (870-926), patronne des bibliophiles, Jacques-Charles Wiggishoff (1842-1912), auteur d’un Dictionnaire des dessinateurs et graveurs d’ex-libris français, Philippe Zoummeroff (né en 1930), mécène de la BnF.

Rares sont les mots techniques absents de ce dictionnaire. Par contre, outre le Scriptorial d’Avranches, musée des manuscrits du Mont-Saint-Michel, et la bibliothèque humaniste de Sélestat, certaines des bibliothèques françaises les plus importantes, dites « Bibliothèques municipales classées » (terminologie qui n’a pas d’entrée), ne sont pas présentes : Albi, Boulogne-sur-Mer, Bourges, Cambrai, Carpentras (bibliothèque municipale Inguimbertine), Châlons-en-Champagne, Chalon-sur-Saône, Chambéry, Colmar, Compiègne, Dole, Douai, La Rochelle, Moulins, Pau, Périgueux, Roubaix et Valence. Il faut chercher Aix-en-Provence à Méjanes.

Commencée en 1996, l’entreprise a donc souffert des délais de réalisation qui ont pu vieillir certaines notices, de l’absence de sources suffisantes pour l’entrée de certains sujets et de l’absence d’un responsable scientifique spécialiste de la bibliophilie.
Il n’en reste pas moins que, contrairement à ce que pourrait laisser penser cette analyse critique très sommaire, le résultat est stupéfiant : dans un domaine en plein développement, le Dictionnaire encyclopédique du livre restera pendant longtemps un outil de référence incontournable, de réflexion et d’images, par sa rigueur, sa précision et sa clarté.

jean-claude a dit…

Le site delcampe.fr propose un certain nombre de CPA de librairies, petites et grandes, provinciales ou parisiennes pour le plaisir des yeux et pour l'achat

Bertrand a dit…

Je regarde souvent Delcampe Jean-Claude ! et pas seulement pour les devantures de libraires anciennes ! :-))

@Jean-Paul : le DEL est un monument, certes. Mais il es loin de répondre aux préoccupations d'un bibliophile curieux. Je trouve cela dommage.

B.

Anonyme a dit…

Bonjour,
je rebondis sur les commentaires de Bibliophile Rhémus.
pour quoi pas une version numérique, qui peut être remise à jour annuellement.
oui, je sais ... c'est pas fait pour arranger les affaires du libraire que de prôner un dictionnaire virtuel.
En 96, on imaginait pas encore, surement, l'ampleur d'interent et de toutes les possibilités de recherches.
Bien à vous,
Sandrine.

Anonyme a dit…

Pardon, l'ampleur d'internet.
S.

Gonzalo a dit…

>> "pour quoi pas une version numérique, qui peut être remise à jour annuellement."

Je crois qu'une version numérique est envisagée, mais je ne sais pas ce qu'il en est concrètement

Lauverjat a dit…

Dites Bibliophile Rhemus, ne croyez-vous pas que
premièrement, avec toutes vos remarques l'éditeur du DEL devrait me faire une remise maintenant?
Et que
deuxièmement, toutes vos remarques feraient l'objet d'un très bel ouvrage?

Lauverjat

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Ce texte a été publié dans Le Magazine du bibliophile, dès la sortie du tome III du DEL.
Pour les "manques", l'ouvrage complémentaire du DEL est en écriture et s'intitulera vraisemblablement "Petite encyclopédie de la bibliophilie" : comme il s'agit d'une commande, cet ouvrage est assuré de paraître ...
Pour toute remise, s'adresser à l'éditeur du DEL...

Anonyme a dit…

Emouvant billet. Merci.
Samuel

Olivier a dit…

Moi je demande un supplément... d'errata. Si possible pas au même prix...
Effectivement un wiki (réservé aux contributeurs) semblerait plus productif que des notices erronées ou dépassées dès que parues.
Je pense que les créateurs de l'Encyclopédie auraient exploités les possibilités créatives de l'Internet. Ils ont d'ailleurs inventé ou systématisé le principe (qui n'existait pas) de l'hypertexte (cannibalisme, renvoi, Eucharistie).
Les droits d'auteurs vous me direz... Je serai curieux de faire une comparaison avec l'Encyclopédie.

Bref c'est un peu suranné comme entreprise (dans la forme, pas le fond).

Enfin ce que j'en dis,
Olivier

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Qui s'en charge ?
Les droits d'auteur, on s'en fiche !

Olivier a dit…

Un responsable scientifique, un comité scientifique et une liste d'emails de contributeurs et 45 minutes pour monter un wiki.
Vraiment.
Olivier

Le Bibliophile Rhemus a dit…

contributeur dès qu'on me le demande

Bertrand a dit…

Je crois qu'avec le Bibliomane on aurait déjà pu faire quelques Wiki sympas... mais je ne sais pas faire...
et puis j'aime bien l'idée qu'il faille venir nous rendre visite sur le blog pour faire connaissance.

B.

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...