samedi 19 février 2011

Les bibliophiles triés sur le volet dès l'envoi du catalogue de la vente ...


Hier soir j'ai fais de ces découvertes qui vous illuminent le cortex pour toute la nuit qui vient...


Comment interpréter ce que je vais vous montrer et que je n'avais encore jamais remarqué ? Coquetterie de libraire ? Coquetterie de bibliophile ? Chiffre du tirage sur l'un et l'autre des papiers ? Mais de quoi parle-t-on au juste ?

Il y a quelques jours je recevais un catalogue de la vente des livres rares et précieux composant la bibliothèque de M. P. G. P. Cette vente a eu lieu le lundi 6 février 1882 et les cinq jours suivants, à l'hôtel Drouot à Paris. L'expert de la vente étant le libraire A. Durel, ce même Durel dont je publie depuis quelques temps des correspondances à lui adressées par la cohorte des bibliophiles fin de siècle... Le catalogue de cette vente est d'ailleurs publié sous son nom "Paris, A. Durel, libraire. 9 et 11, passage du commerce et 21, rue de l'ancienne comédie."

Alors donc... quoi ? Ce catalogue de format in-8 est composé d'un feuillet de faux-titre imprimé en noir, d'un feuillet de titre imprimé en rouge et noir, 2 feuillets non chiffrés pour l'ordre des vacations, une préface paginée V à XXIII et qui contient la description raisonnée des trésors de cette bibliothèque proposée à l'encan. Cette préface n'est pas signée mais est sans aucun doute de la plume du libraire-expert A. Durel lui-même, comme c'est la coutume. On trouve ensuite dans les 215 pages du catalogues, la description de 734 numéros, tous plus rares et plus exceptionnels les uns que les autres.

Quelle bibliothèque ! On trouve également de nombreux fac-similés de titres pour les principales éditions originales (Molière, Corneille, Racine, Montaigne, La Fontaine, etc.) Un catalogue très agréable à lire, bien documenté, souvent peu bavard pour les ouvrages les plus connus, juste ce qu'il faut pour mettre l'eau à la bouche des amateurs de 1882 ... et même à ceux de 2011 ... on rêverait d'avoir sous les yeux et de toucher ne serait-ce qu'un instant cette bibliothèque de M. P. G. P. !!

Mais au fait, qui est M. P. G. P. ? Ah la belle question ! ... évidemment en bibliopolis il faut un peu de chance ... aussi ... et la réponse se trouvait deux étagères plus loin dans ma bibliothèque de documentation ...

Avant de vous dévoiler son nom, bien connu de tous les bibliophiles, même encore aujourd'hui, je dois vous dire que le catalogue que je viens de vous décrire est broché, il possède encore ses couvertures imprimées sur un gros papier épais un peu gris. Comme sur la page de titre du catalogue, on retrouve sur la couverture l'ex libris armorié et décoré du bibliophile... un ex libris parlant... un P (en lettre) suivant d'un lion (en version héraldique de type lion passant) ... l'ensemble du catalogue est imprimé sur un gros papier épais très oxydé par le temps devenu très marron et fort cassant, pour tout dire d'un aspect très médiocre et d'une manipulation peu aisée tant le papier est fragile...

P lion ... voici donc son nom ... M. Guy-Pellion ! Guy n'est pas son prénom ! Son nom entier est M. Guy-Pellion. Qui était-il ? Sa biographie, me semble-t-il, reste à faire comme pour beaucoup d'autres. La préface du catalogue ne nous dit rien de l'homme qu'il était.

Maintenant vous allez me dire, où allons-nous ? Un beau catalogue certes, une belle vente oui, de très beaux livres adjugés parfois plus de 1.000 francs or (plus de 10.000 euros actuels si on ose la conversion toujours délicate...) Mais me direz-vous, pourquoi avoir intitulé ce billet "Les bibliophiles triés sur le volet dès l'envoi du catalogue de la vente ..." .... Justement ... j'y viens !

Je vous disais donc, qu'à quelques rayonnages de là, dans ma bibliothèque, se trouvait un catalogue, qui me faisait énormément penser à celui-ci... je vais donc voir, le cherche... le trouve... l'ouvre... et regarde la page de titre... le feuillète... le compare... Eh oui ! c'était bien ça ! ... J'avais mis le doigt dessus. Mais regardez plutôt la curiosité. Cherchez l'erreur !



Vous avez trouvé ? Cherchez bien ! Oui ? ça y est ? Vous y êtes !

Il s'agit bien de la même vente, du même catalogue, à une différence près... mais coquette ! Dans mon exemplaire broché, imprimé sur mauvais papier devenu marron et cassant, le titre indique "... composant la bibliothèque de M. P. G. P." ... alors que dans mon autre exemplaire que je possède en demi-reliure de maroquin à coins et qui est imprimé sur un beau papier de Hollande, le titre indique : "... composant la bibliothèque de M. P. GUY PELLION" !

Vous avez compris l'astuce ? En résumé, le catalogue de cette vente a été imprimé sur papier ordinaire SANS le nom de l'amateur sur le titre, tandis que pour quelques exemplaires imprimés sur beau papier de Hollande, exemplaires sans doute réservés à quelques personnes de qualité (je ne sais pas lesquelles.... compte en banque ? lignage de haut rang ? famille ? amis ? ...), le nom de l'amateur a été imprimé sur le titre en toutes lettres. Étonnant non ?

Je n'ai pas eu l'occasion de relever cette curiosité d'esthète bibliophile à propos d'autres ventes. Pas plus que je ne sais le tirage total de ce catalogue sur l'un et l'autre des papiers, ordinaire et Hollande ? J'imagine que le tirage sur Hollande a dû être réduit à quelques exemplaires seulement si je dois me référer à un autre catalogue de vente dont je possède un des rares exemplaires sur Hollande. Il s'agit de la vente des livres de la bibliothèque de M. Descamps-Scrive (1925). Voyez ci-dessous la justification du tirage de ce catalogue, à la plume de la main de Léopold Carteret lui-même "L'un des 25 exemplaires sur papier de Hollande. Hommage de l'expert".


La vente René Descamps-Scrive étant en 3 catalogues, seuls les deux premiers sont sur ce beau papier, le troisième étant sur papier vélin plus ordinaire, sans justification, pourtant les reliures sont de même facture et proviennent de la même bibliothèque. Je ne sais pas si ce troisième catalogue a connu les honneurs d'un tirage de luxe sur Hollande ?

Voilà, vous connaissez toute l'histoire. Une découverte de rien dirons certains. Moi c'est le genre de petites histoires qui me plait ! On ne se refait pas !

Avez-vous en tête des exemples similaires ? Je suis curieux de savoir.

Je tenais aussi à signaler à Messieurs les libraires et experts en livres du XXIe siècle que je serais fort ravi de recevoir un exemplaire de tête sur Hollande ou sur Japon (je ne suis pas xénophobe) justifié de leurs mains mêmes ... qui ne rêve à rien se prive de tout ...

Bonne soirée,
Bertrand Bibliomane moderne

Ex libris gravé P. GUY PELLION
sur un Heraclius de 1647, in-12.
(envoyé par un amateur bourguignon)

85 commentaires:

Textor a dit…

En résumé, version pessimiste : Vous avez acheté en double un vieux catalogue en vous rappelant plus que vous l'aviez déjà. Version optimiste : vous etes capable de mémoriser toutes pages de titre de votre bibliothèque et de faire des rapprochements sans l'aide de l'ordinateur. Très fort !
T

Bertrand a dit…

version optimiste Textor ... (sourire)

B.

Pierre a dit…

Avez-vous une idée de la signification de "M. P. G. P" ? Plusieurs propriétaires dont la bibliothèque de Guy-Pellion ? Il serait alors un peu plus étoffé que l'exemplaire sur Hollande. Pierre

Lauverjat a dit…

M(onsieur) P (ierre) ? ou P(aul)? ou autre G(uy)-P(ellion), je suppose.

Lauverjat

Bertrand a dit…

Comme je l'ai écris Pierre, en fait il faut lire "composant la bibliothèque de Monsieur P. GUY PELLION où P. est le prénom (que je n'ai pas découvert pour le moment...) et où GUY PELLION qu'il faut apparemment écrire GUY-PELLION avec un tiret, est le nom complet de cet amateur, à propos duquel... je n'ai rien trouvé.

Sa bibliothèque était prestigieuse et les quelques 700 titres proposés ici ont produit en 1882 près de 100.000 francs de l'époque !

B.

Textor a dit…

Ce qui me chiffonne, si le nom de ce bibliophile est Guy-Pelion, c'est son ex-libris parlant qui ne donne qu'un morceau de son nom !
C'est comme si mon ex-libris était un vieux clou tout tordu pour signifier Tor...

Tex

Bertrand a dit…

Bien vu le Textor... sauf que... sir vous regardez bien... les branches de gui sont bien là... autour... avec les boules... (sourire)

B.

Textor a dit…

Un article sur Jules Richard, par ailleurs intéressant sur les bibliophiles du XIX qui auraient été plus ou moins 6000 à l’époque, cite Guy-Pélion aux cotés du baron Pichon, de Hankey, Quentin- Bauchard, de Lignerolles, etc …
Le lien est un peu long …
http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:Pj7jJk2YSpsJ:www.larousse.fr/encyclopedie/article/Jules_Richard_1825_-1899/11012817+%22guy-P%C3%A9lion%22&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=fr&source=www.google.fr

Bertrand a dit…

Il faut que je regarde mes correspondances de bibliophiles de cette époque (années 1880-1890) au librairie A. Durel, libraire qui justement expertise et mène la vente Guy-Pellion... avec un peu de chance j'ai quelques lettres de Guy-Pellion dans le lot... je n'ai pas encore pris le temps de tout regardé en détail... je pioche au hasard pour les partager avec vous sur le blog.

B.

Textor a dit…

Ce serait un hasard extraordinaire, mais vous avez bien mis la main sur un des 25 catalogues sur hollande ...

Bertrand a dit…

le hasard est le grand complice du bibliophile...

B.

jean-claude a dit…

Est ce le même ?
COLLECTIF LES ANNALES POLITIQUES ET LITTERAIRES N° 1384 Ses yeux, par Jean Richepin
L'Enfant-Roi, par Paul Guy-Pellion

Textor a dit…

Il doit s'agir d'un descendant ou d'un homonyme car sa bibliothèque ayant été vendue en 1882.
Un bibliophile ne survit généralement pas très longtemps à la vente de la bibliothèque.
T

Anonyme a dit…

Bonjour,
Si je puis me permettre sans vouloir obscurcir le débat, j'ai un ex-libris gravé de Guy Pellion, sur un vol.in-12 Heraclius 1647, légèrement différent de celui de votre catalogue car il comporte une frise supérieure indiquant en toutes lettres "EX LIBRIS P.GUY PELLION" ex-libris gravé par A.SERIN,GR.PARIS.
un bibliophile bourguignon

Bertrand a dit…

cher bibliophile bourguignon, auriez-vous l'envie et la gentillesse de partager avec nous cet ex libris en m'envoyant à bertrand.bibliomane@gmail.com l'ex libris en question que je publierai en ligne dans le billet.

Merci d'avance, et merci de nous lire,

B.

Bertrand a dit…

Je viens d'ajouter la photo de votre ex libris en bas de billet, très intéressant. Par contre je n'ai pas retrouvé cet Heraclius dans le catalogue de cette vente. Sans doute vendu hors catalogue ? ou échappé à la vente... ??

B.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

On ne sait rien de P. Guy-Pellion, en dehors de son patronyme placé auprès de celui de grands bibliophiles de la seconde moitié du XIXe,de son catalogue de vente de 1882 et de son ex-libris.
Son nom ne figure dans aucune Société de bibliophiles, il n'a rien publié, etc.
On ignore sa profession, son domicile, etc.

Curieux, non ? ...

Bertrand a dit…

d'autant plus curieux que Durel ne livre aucune information dans la préface du catalogue... à croire que lui-même ne le connaissait pas...

Il y a là un challenge qui m'intéresse !

B.

Bertrand a dit…

Se peut-il que Guy-Pellion ne soit en fait qu'un pseudonyme ? un prête-nom pour un bibliophile souhaitant la discrétion absolue ? Se peut-il que, mort jeune, il n'ait été qu'une étoile filante en bibliopolis n'ayant pas eu le temps de se "faire un nom" et surtout une "histoire" ??

ça m'intrigue tout ça !

B.

Textor a dit…

Oui, curieux... si P. Guy-Pélion a bien existé et était un bibliophile suffisamment important pour êre cité au coté de Rothschild et de Labedoyère, il a bien du laisser une trace dans une gazette quelconque. Ou alors c'est la seule vente de sa bibliothèque qui l'a sorti de l'anonymat. Je vais enquêter davantage.
T

Textor a dit…

Bertrand, nos commentaires se sont croisés. Je pensais aussi à cette hypothèse.... Guy-Pélion n'existe pas. C'est un pseudo. Comme le Textor par exemple. A la vente de ma bibliothèque, je plains l'expert qui devra faire ma biographie ! ;)

Bertrand a dit…

il faut qu'on trouve !

je crois que je vais imprimer un "avis de recherche" sur ce Guy-Pellion et que je vais le distribuer au salon du Grand Palais fin avril !! (sourire).

Au fait, le Bibliomane moderne sera au Grand Palais le vendredi et le samedi toute la journée...

et vous ?

Bientôt un billet sur le sujet,

B.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Quel bibliophile (aussi important par sa bibliothèque)aurait fait faire son ex-libris en y faisant figurer seulement son pseudonyme, qui plus est apparemment inconnu de tous ?

Textor a dit…

La remarque est pertinente, Bibl. Rhemus.
Il faut donc que nous retrouvions ce Guy-Pélion, qui fait tout de même l'objet d'une mention dans le Larousse!

Le Bibliophile Rhemus a dit…

!? quelle édition du Larousse ?
Je remarque que sur l'ex-libris,il n'y a pas de trait d'union ..
Alors : P. GUY-PELLION (PELLION serait alors, selon l'usage du XIXe, le patronyme de l'épouse) ou P. Guy PELLION ?

Bertrand a dit…

Pas dans le Grand Larousse du XIXe en tous les cas !

Pour les noms à tiret... je connais... j'en ai un dans mon nom... mais c'est plus compliqué que cela Jean-Paul.. selon les régions le tiret peut avoir plusieurs significations. Dans mon cas (Isère), le tiret sépare deux noms, le nom de famille d'un nom ajouté, pour ma part présent depuis au moins le milieu du XVIIe siècle... !!! donc...

A suivre...

On l'aura ce Guy !

B.

Textor a dit…

Voir mon second commentaire sur cette page et le lien vers un article du Larousse qui traite de Jules Richard mais cite parmi une pléiade de Bibliophile Guy Pellion himself.
T

Bertrand a dit…

je pense à une piste que je vais explorer de ce pas. En 1882 Uzanne donnait dans sa revue Le Livre (3e année), dans la bibliographie rétrospective, les plus belles ventes commentées. Cette très belle vente n'a pu lui échapper !

J'ai la série des 20 volumes in-4 sous les yeux... je regarde dans l'année 1882 ... et vous dis ce qu'il en est...

B.

Bertrand a dit…

Uzanne rend compte de cette vente de sa Chronique du livre, renseignements et miscellanées pour l'année 1882, 3eme livraison (mars). Il est écrit : Livres aux enchères. - c'est le 6 février que s'est vendue à l'hôtel Drouot une partie de la superbe collection apparetenant à M. P.-G. P. (lisez : Guy-Pellion). ... la vente, qui a duré six jours, a produit la somme totale de 146.532 francs. (vient ensuite près de 6 pages des adjudications les plus remarquables de cette vente... autrement dit presque toutes)...
il est écrit en fin d'article : "La place nous fait défaut pour parler des autres ventes qui ont eu lieu le mois dernier (février), leur intérêt d'ailleurs, disparaissait en présence de la collection Guy-Pellion.

Merci M. Octave !! On est bien avancé !! Comme disait Coluche... encore un journaliste qui n'avait rien à dire...

B.

Anonyme a dit…

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k206638z/f32.r=guy-pellion.langFR
avez vous cet info?
sandrine

Anonyme a dit…

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k274069n/f3.r=guy-pellion.langFR
un article du figaro mais rien sur la vie de cet homme.
Etonnant quand même
sandrine

Anonyme a dit…

"26. Jacques-Bénigne Bossuet, L’Apocalypse, avec une explication
Paris, veuve de Sébastien Marbre-Cramoisy, 1689. In-8°.

"Reliure française, XVIIe siècle, maroquin rouge, tranches dorées.

Provenance : Louis de Sacy (selon le cat. Guy-Pellion) - P. Guy-Pellion (ex-libris gravé, cat. vente, 6 février 1882, n° 6) - duc d’Aumale (acq. vente Guy-Pellion)."

extrait du site bibliothéque et archives du chateau de Chantilly... Peut être pourrons-t-il vous informer.
Bien à vous
Sandrine

calamar a dit…

Une récitation, "L'Enfant Roi" de Paul Guy-Pellion est publié dans le numéro 1384 des Annales politiques et Littéraires (janvier 1910), page 22.
Par ailleurs un site généalogique donne la date de 1894, à Paris, pour son décès, mais je ne peux pas aller plus loin (accès payant).

Pierre a dit…

Il y avait un éditeur Pellion et Marchet à cette époque. Même famille ? Pierre

Bertrand a dit…

Notons tout de même 2 éléments intéressants dans le compte rendu fait de cette vente de 1882 par O. Uzanne. 1. il est dit : "une partie de la superbe collection apparetenant à M. P.-G. P." donc... pas la bibliothèque entière ?! ...

Deuxième chose, rien ni personne ne dit que M. Guy-Pellion ne soit décédé en 1882 et que c'est pour cette raison que sa bibliothèque a été vendue ... Donc rien n'empêche que l'on retrouve ce M. Guy-Pellion dans les années 1910 ... soit trente ans plus tard...

A suivre...

B.

Bertrand a dit…

Calamar, est-ce le site Geneanet ? car je suis abonné payant donc je dois pouvoir avoir accès à ces données, pouvez-vous m'en dire plus ?

B.

Bertrand a dit…

L'ex libris de Guy Pellion est reproduit tel que nous l'a envoyé notre amateur bourguignon par Octave Uzanne dans le volume 4 du Livre moderne (1891), page 327. Il écrit : "je passerai sur l'ex libris de Guy Pellion, sa vente est encore trop récente pour qu'il soit nécessaire de faire ressortir la haute valeur de son propriétaire."

récente récente !! Uzanne écrit ça en 1891 tandis que la vente Guy-Pellion date de 1882 ... Disons plutôt qu'Uzanne n'avait rien de plus à en dire car il ne savait visiblement rien de son propriétaire...

Ceci ne fait qu'ajouter au mystère Guy-Pellion...

A suivre...

B.

Anonyme a dit…

Il semblerait que ce monsieur soit un commissaire aux comptes qui ait eu des ennuis de justice en 1904 et 1905 avec la société generale et l'eclairage d'une ville. on retrouve dans le recueuil mensuel de jurisprudence et de legislation , les comptes rendus.
Il y a aussi dans un journal un article de ce monsieur en 1910, qui repond sur un porte feuille placé... c'est assez long à lire... mais cela peut justifier la vente par revers de fortune ou, le fait qu'il y ait peu de choses sur sa vie.... un commissaire priseur verreux, peut être??? en tous cas, discret...Il a été condamné à payer, il me semble.<si c'est bien le même.
Sandrine

Bertrand a dit…

Quelle est votre source Sandrine ?

B.

Anonyme a dit…

Non pas priseur,... aux comptes. C'est pas tout à fait la même chose ;-))
sandrine

Anonyme a dit…

Gallica. taper Guy-Pellion et aller dans les journaux de jurisprudence.

Anonyme a dit…

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6154666w/f209.image.r=+Guy-Pellion.langFR
S.

Bertrand a dit…

Bravo Sandrine, vous avez peut-être bien mis la main sur notre P. GUY-PELLION... un commissaire des comptes...

A fouiller... je regarde...

B.

Anonyme a dit…

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5804839s/f660.image.r=+Guy-Pellion.langFR

Désolée pour les multiples messages...
je ne sais pas copier plusieurs liens en m^me temps
Sandrine

Anonyme a dit…

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5489948w/f1.image.r=+Guy-Pellion.langFR

C'est celui là qui me dit qu'il etait commissaire aux comptes;
merci
bertrand...Tout le plaisir est pour moi de chercher.

sandrine

Anonyme a dit…

EZt, il n'y apas de porte feuille, en,f ait c'est un rapport de compte avec bilan etc...
lu un peu vite parce que les chiffres...pfffff....
sandrine

Bertrand a dit…

Si c'est bien de ce Pierre Guy-Pellion dont il s'agit, il était le représentant de la Société Générale en 1904 lors d'un procès relaté dans le journal des faillites et liquidations...

A suivre. Ce pourrait bien être notre homme. Un homme d'argent donc, un financier. Peut-être le Jérome Kerviel de la fin du XIXe siècle... qui sait ? (sourire) ... on comprend qu'on ne sache alors presque rien de lui...

B.

Bertrand a dit…

Je viens de trouver dans "Archives du bibliophile ou Bulletin de l'amateur et du libraire" de A. Claudin, année 1900. La mention de M. Guy-Pellion de Paris.

Donc de Paris...

C'est un élément.

B.

Anonyme a dit…

Jérome Kerviel aurait été bibliophile... On lui aurait pardonné ses errances avec en trame de fonds, l'acquisition de quelques beaux livres...:)
Sandrine

Anonyme a dit…

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61091062/f10.image.r=+Guy-Pellion.langFR
Mais c'est incroyable, si c'est bien ce monsieur, il est aussi nommé administrateur de cette compagnie miniére...
Un homme d'affaires...
Bien à vous et bonne nuit
Sandrine

Le Bibliophile Rhemus a dit…

J'ai trouvé !

"Du 6 au 12 février, vente de M. P. G.-P., le banquier Gui Pellion, associé de la maison Bouvier frères et qui n'achetait que depuis quelques années."

In Eudel (Paul). L'Hôtel Drouot et la curiosité en 1882. Paris, Charpentier, 1883, p. 104.

calamar a dit…

le site généalogique qui mentionne son décès à Paris en 1894 est genealogie.com.
Est-ce que les différentes sources trouvées confirment Paul comme son prénom ?
un banquier qui écrit une récitation sur l'Enfant-Roi... autre époque.
Et il serait logique de trouver une autre vente Guy-Pellion, s'il a survécu si longtemps à la première vente.

Anonyme a dit…

Bonjour,
Peut être un frére ou un fils, avec des centre d'intêret différents.
Bien à vous
bonne journée
Sandrine

Textor a dit…

Bravo Jean Paul !!
T

Bertrand a dit…

Alors là je dis bravo JP ! Un banquier avéré par Eudel (livre que je possède pourtant - et sur Japon en plus)... un banquier qui n'achetait pas depuis longtemps...
Ah la la comme ça me rappelle des choses cette histoire...

Bon alors je vais peut-être vous paraitre un peu direct mais ce brave Guy-Pellion n'avait de bibliophile vraisemblablement que son portefeuille.

- Un homme qu'on voit surgir de nulle part, banquier de son état
- qui dépense en quelques années voire quelques mois des milliers de francs or dans des livres tout à fait classiques (EO de tous les classiques, Molière, La Fontaine, Corneille)
- qui vend sa bibliothèque à peine sa "passion" commencée en 1882.
- qu'on retrouve de nombreuses années plus tard (vers 1900), sans plus jamais entendre parler de lui en bibliopolis.
- dont on ne retrouve aucune trace d'aucune autre bibliothèque vendue à sa mort survenue sans doute avant 1920 (banquier en 1882).

Bref, tout ça sent sont golden boy nouveau riche des années 1870-1880... période bénie pour cette gente comme aujourd'hui pour les titis cravatés de La City qui investissent dans des warrants à la Madoff.

Bref, à mon goût, on a bien fait de l'oublier, et si Durel n'en a rien dit, ni Uzanne, ni beaucoup d'autres, c'est sans doute parce qu'il n'y avait rien d'intéressant à en dire contrairement à un Rothschild (banquier aussi mais quel bibliophile !! comme quoi...).

Très intéressant en tous les cas ce fil de commentaires. Merci à toutes et à tous. Une mention toute particulière à Sandrine qui nous a mis sur la "voie".

B.

Bertrand a dit…

On avance à grands pas, on ne va pas tarder à savoir sa marque de cravates préférées...

On lit dans l'Annuaire de la presse française d'Emile Mermet (année 1890) que M. P. Guy-Pellion était Directeur et rédacteur en chef d'un journal financier "Le Progrès financier" hebdomadaire qui en était alors à sa 21e année en 1890, et dont le siège social était au 14, place du Havre à Paris. Ce journal était l'organe de presse de la Banque Générale de l'Ouest.

Pas mal non ?

Je cherche des renseignements sur sa femme... (sourire)

B.

Anonyme a dit…

;-))
dans l'ombre du banquier et de l'homme d'affaire... suivez celle de la femme... jamais très loin, avec ses crinolines...et ses avocats!
Bien à vous
sandrine

calamar a dit…

tout ceci me rappelle une autre provenance assez courante : livres provenant de la bibliothèque de Villeneuve-Butel, avec magnifique ex-libris, même époque. Ce Villeneuve-Butel n'a pas laissé beaucoup plus de traces. J'ai seulement trouvé qu'il était "administrateur provisoire des valeurs successorales", nommé par le tribunal de Bordeaux. Encore un trader !

Textor a dit…

Bertrand, si Guy-Pellion n’était pas bibliophile, il reste à savoir qui le conseillait ( et donc d’où venait ses livres) car je ne vois pas un néophyte en bibliophile, même milliardaire, se lancer dans des achats sans savoir la valeur et l’intérêt de ses prise. La marionnette banquière avait un mentor. Il faut le retrouver. Durel ?

Bertrand a dit…

Durel oui, c'est probable, puisque c'est lui qui vend sa bibliothèque.

Savez-vous qu'en 1882, en janvier justement, il y eut le krach boursier le plus retentissant de l'époque (non pas encore mondialisé) mais tout de même... le krach de l'Union Générale.

La croissance se poursuit jusqu'en janvier 1882 où la société, contrainte de suspendre ses paiements, s'effondre. C'est le krach de l'Union Générale. Il s'agit du premier « grand puff » de l'histoire financière. En 1882, résultant à la fois d'une surcapitalisation des valeurs (la Bourse comptait plus de valeurs qu'elle ne pouvait en recevoir), d'une mauvaise gestion financière (rachat par la société de ses propres actions...) et d'une lutte acharnée entre « baissiers » (notamment, Rothschild) et « haussiers », mêlant politique, religion et finances, l'Union générale s'effondre. Elle entraîne avec elle la faillite de nombreux agents de change près de la Bourse de Lyon puis se répercute sur la Bourse de Paris. En janvier 1882, Bontoux est arrêté et passe plusieurs mois en prison[1]. Feder et Bontoux seront condamnés à cinq ans de prison qu'ils ne feront pas ayant pris la fuite à l'étranger, en Espagne pour Bontoux. La crise de plusieurs années qui s'en suit affecte surtout les mines, la métallurgie et le bâtiment entraînant son cortège de misère, de chômage et de conflits sociaux violents comme à Anzin, qui connut en 1884 sa grande grève des mineurs, et à Decazeville.

Le krach de l'Union Générale a entraîné des critiques vis-à-vis de l'agiotage (manœuvres visant à manipuler les cours de Bourse). Il a été regardé par ses contemporains comme le résultat d'une lutte politique entre la droite conservatrice et légitimiste (Bontoux avait fait de cette banque la banque des conservateurs : elle comptait notamment de nombreux ecclésiastiques parmi ses actionnaires) et la gauche libérale. Zola s'est inspiré de cet événement, dont il avait fait une étude fouillée à partir des archives, pour son roman L'Argent : s'il situe l'action sous le Second Empire, ce roman retrace toute l'aventure de Bontoux (Saccard) et de l'Union générale (L'Universelle).

L'« assassinat » financier de l'Union générale par la banque juive nourrit pendant de longues années l'antisémitisme de l'extrême droite française selon Jean Bouvier, historien économique et auteur d'un livre sur l'Union générale.

De la à penser que M. Guy-Pellion en était actionnaire important et que dès janvier 1882 il a tout perdu ou presque... la vente de ses livres au début de février 1882 s'explique assez facilement... plus de 140.000 francs or de rentrées rapide pour renflouer ses comptes et éviter la ruine... 140.000 francs or équivaudrait aujourd'hui à près de 1.5 à 3.000.000 d'euros... pas négligeable...

et comme le monsieur n'était visiblement pas bibliophile, ou pas tant que ça... il n'a pas poursuivi l'expérience...

On imagine aujourd'hui que de nombreuses ventes chez divers commissaires priseurs ont également servi dans les années 2008-2009 à éponger les pertes colossales subies à Wall Street ou à Paris-Bourse....

Le livre valeur de placement... finalement ce n'est peut-être pas si bête...

Moi je ne sais pas faire... je vends des livres pour en racheter d'autres.... dois être trop bête...

B.

jean-claude a dit…

Ou plutôt, vous acheter des livres pour les vendre …
Il n’y a placement que s’il y a des acheteurs potentiels lorsque l’on souhaite réaliser, le rendement est aléatoire , ce n’est pas un livret »A ». On doit pouvoir recenser trois types d’acheteurs potentiels de livres, les bibliophiles, les investisseurs et les marchands. En période de tension monétaires, de troubles sociaux, les valeurs refuges sont celles qui peuvent se négocier rapidement et à coup sûr , l’or, le diamant… Je ne crois pas en la valeur refuge du livre, si l’on connait le montant approximatif de la vente ( 1,5 à 3ME)on ignore la valeur d’achat et en ces temps que vous décrivez comme tendus, j’ai des doutes sur la plus value qui a été engrangé. Le livre reste un achat de temps calme, de période de stabilité ou d’investissement pour sa succession tel l’aïeul qui plante un jeune chêne. Acheter au son du canon, vendre au son du violon.
Enfin c’est ma vue personnelle des choses.

Bertrand a dit…

votre point de vue se défend en effet Jean-Claude. je n'ai pas assez l'expérience des hautes sphères bibliophiliques pour vous dire si un amateur qui achète un livre 50.000 euros chez un libraire aujourd'hui fera une plus value s'il le revend dans 10 ans. Mais conserver les 50.000 euros de départ, en temps de crise financière qui fait fondre l'argent comme neige au soleil, n'est-ce déjà pas si mal ?

Sans compter le plaisir que l'on peut avoir à lire ses livres... qui est tout autre que celui de regarder son écran et Boursorama...

B.

Anonyme a dit…

C'est interessant comme questionnement. Si on laisse de côté les livres prestigieux, je trouve assez difficile de se faire une idée de la valeur d'un livre, à un moment donné ,replacé dans le contexte monétaire et économique de la société au sens large.
univers feutré ou la connaissance n'est-elle pas la meilleure amie de l'homme soucieux de se constituer une bibliothèque... j'ai lu quelques part que les meilleurs bibliophiles sont ceux qui travaillent à l'instinct... théorie du 19ème, selon peignot ou béraldi ou je ne sais plus qui d'aussi connaisseur. Il y a,là, comme un parfum de secret;
bien à vous;
sandrine

jean-claude a dit…

La valeur d'un objet, livre compris, n'a de valeur que celle que lui accorde l'acheteur. Et cette valeur est dépendante du contexte ou de multiples paramètres entre en jeu !

Anonyme a dit…

Il y a quand même bien des argus. Pour les livres, les ventes passées sont des références?
La parole du libraire est-elle parole d'evangile?
Si un livre de valeur ne trouve pas preneur, en fonction du souhait du vendeur, faut-il brader un livre ancien, vendre à perte en cas de revers de fortune.... Franchement, c'est un métier... Voilà la conclusion à laquelle j'arrive et ne pas confondre vitesse et précipitation.
Pardonnez moi pour ces considérations loin de ce sujet.
Mais bon... Le contexte économique personnel et général me semble quand même entrer en ligne de compte... c'est le cas de le dire et c'est quand même pas une coïncidence si les plus grands bibliophiles sont versés dans les finances, la mode, le luxe, les arts ... depuis les marchands de Venise et les princes mécénes.
Bien à vous
Sandrine

Bertrand a dit…

"c'est quand même pas une coïncidence si les plus grands bibliophiles sont versés dans les finances" a écrit Sandrine.

Non, ce ne sont pas les grands bibliophiles qui sont versés dans la finance... c'est la finance, qui par son pouvoir évident, se verse dans la bibliophilie.

Mais rassurez-vous, on peut être bibliophile en toute modestie. C'est ce que j'essaye de faire. Evidemment fin avril je ne pourrai pas comme j'en ai déjà vu certains, sortir du Grand Palais avec quatre grands sacs remplis dans chaque mains... je ne pourrai pas m'assoir dans les fauteuils moelleux que proposent certains libraires à leurs meilleurs clients (entendez les plus plus solvables), mais par contre j'aurai vu de beaux livres, j'aurai pris plaisir à discuter avec des amis et des collègues, et tous ces plaisirs (hors mis le prix de l'entrée) sont gratuits...

B.

Anonyme a dit…

oui,Bien, ce n'est pas ma soirée...
les 2 vont ensemble:argent et beau livre.
ça n'empêche pas de rever.
Et il ne fallait pas prendre ce commentaire pour vous.
c'est un questionnement qui peut amener des reponses.
Bien à vous.
sandrine

Bertrand a dit…

Je n'ai pas pris votre commentaire pour moi Sandrine, pas du tout. J'ai tout simplement donné ma vision des choses.

B.

Textor a dit…

« En période de tension monétaires, de troubles sociaux, les valeurs refuges sont celles qui peuvent se négocier rapidement et à coup sûr , l’or, le diamant… Je ne crois pas en la valeur refuge du livre » nous dit Jean Claude. Je ne sais pas si c’est une valeur refuge mais je peux vous dire que j’investis (ou plutôt, j’achète) plus de livres depuis le début de la crise financière qu’avant celle-ci. Quand vous voyez fondre la moitié de la valeur de votre portefeuille-titres et qu’il faut attendre 3, 4 ans avant de le voir reprendre des couleurs, vous vous dites qu’avec les livres, au moins, pendant ce temps-là, vous pouvez vous amuser à les lire. …

Textor

jean-claude a dit…

Si nous revenons à Guy Peillon il semble qu’il ait mis en vente son « trésor » pour couvrir des pertes financières suite à des troubles politico-sociaux. Dans ce contexte, c’est un sauve qui peut et il me semble que le Livre n’a pas la valeur apportant le plus de certitude quant à sa solvabilité. Dans une crise majeure, on est n’est pas seul et les acheteurs se font rares. Que disent les professionnels de la vente de livres des 2 ans qui viennent de s’écouler ? A mes yeux le Livre « rare » est une passion, qui par essence même n’a pas de prix, au sens propre du terme, comme tout autre source de collection. Les ventes passées, les « argus » , les estimations ne sont rien à coté de la passion qui anime la fièvre acheteuse en salle de vente et son contraire bien sur. Le Livre ancien est la trace écrite de notre histoire humaine, ce n’est plus un objet manufacturé qui doit répondre à un coût de fabrication, de diffusion et une marge. Ceci est valable pour tout objet ancien, il y a des hauts et des bas et les hauts sont rarement en période de crise aigües.

Bertrand a dit…

Pour ce qui est des livres achetés par Guy-Pellion, sans doute sur les conseils de Durel ou d'autres libraires, puisque visiblement il ne faisait pas partie d'un cénacle de bibliophiles et encore moins partie du cercle des érudits bibliographes de son temps, on voit qu'il n'a acheté que des EO classiques (Corneille, Racine, Molière, La Fontaine, etc), que celles-ci ont été reliées par les grands relieurs de l'époque (Duru, Trautz-Bauzonnet, etc), que ces livres à cette époque (1882), étaient à l'apogée de leur prix. Le coup de départ ayant été donné dans cette "folie spéculative" par la vente Lebeuf de Montgermont en 1876 (de mémoire), vente où des livres qui se payaient 15 à 30 francs 30 ans auparavant se sont vendus jusqu'à des prix faramineux de plus de 1.000 francs or.

Mais n'assiste-t-on pas aujourd'hui à un phénomène similaire ? Je n'en suis pas certain mais je crois bien...

Les ventes aux enchères de ces dernières années montrent bien que les livres exceptionnels, en reliures exceptionnels et avec de beaux pedigree ne montrent aucune faiblesse.

Savez-vous par exemplaire que la vente Sotheby's de novembre dernier a produit 1.574.650 euros (vente du 24 novembre 2010 : http://www.sothebys.com/app/live/lot/LotResultsDetailList.jsp?action=J&event_id=30062&sale_number=PF1024&lots_per_page=100&page_number=1&show_lot_name=Y

Je vous laisse regarder et étudier. Qui achète ces livres ? Où finissent-ils ?

B.

Textor a dit…

Très Juste, Jean Claude, le livre ancien est affaire de passion, et la passion est mauvaise conseillère pour mener ses affaires de manière éclairée. (C'est bien ce que s'est dit le héro de Match Point, si vous avez revu ce film hier.)
Bonne soirée
T

Bertrand a dit…

oui j'ai vu Match Point hier soir... ;-))

Toute tentation, quelle qu'elle soit, même passagère, est une mauvaise idée ... ;-))

B.

Textor a dit…

Bon je vais aller me coucher plutôt que de prendre un fusil et de tirer sur mes reliures innocentes... :)

jean-claude a dit…

Qu’il est bon quand même, parfois, d’être tenté ! et de ne pas rester sur sa frustration
D’avoir ou de retrouver « l’envie d’avoir envie »

Bertrand a dit…

Ne jamais oublier Textor que la voisine n'a rien fait... jamais ! (sourire)

Moi je retiens quand même que l'homme est capable de bien des choses pour ... une femme... ou des livres... (sourire)

B.

Bertrand a dit…

Jean-Claude, je n'osais l'exprimer ainsi... mais c'est exact ! c'est si bon de se laisser tenter... par les livres.

Vivement le 29 avril au Grand Palais... je comptes mes pièces de 5 centimes d'euros pour faire l'appoint au cas où... (sourire)

B.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Eh ! le 29 avril, c'est mon anniversaire les gars ! Pensez-y !

Bertrand a dit…

non mais dis moi que c'est pas vrai JP !!! ;-))

ça va s'arroser ça !!

Tu veux quoi comme cadeau ? un incunable ? (sourire)

Boire le champagne au Grand Palais je crois même que c'est possible... ça nous faire bizarre de nous prendre 5 minutes pour de grands bibliophiles VIP et de grands libraires First Class.

je file m'acheter un costard !

B.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Pourquoi (sourire) ?
Un incunable, et breton de surcroît,serait la moindre des choses pour un vieux breton bibliophile exilé en Champagne !

Pierre a dit…

Votre table ronde sur le prix du livre ancien ne peut laisser indifférent le libraire, le bibliophile ou l'investisseur. A garder en mémoire. Bravo ! Pierre

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Bertrand,
l'exemplaire de La Ligue de Lenoir (un complice de Cazin !) me suffirait (sourire)

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Je n'ai toujours pas trouvé 1500 €...je cherche...

Bertrand a dit…

lance une souscription ! (sourire)

B.

AbraxasLibris a dit…

Bonjour à tous,

Je viens de parcourir votre conversation passionnante, j'ai dans les mains un ouvrage à la belle histoire : ex-libris P. Guy Pellion, Ex-Libris Henri Bordes, Ex-Libris F. Lachèvre !!! Les faicts et dicts de feu de bone mémoire maistre Jehan Molinet 1537, dont on retrouve la mention dans la vente Pellion, dans la préface, il s'agit du numéro 159 de la vente.

Belle fiche en perspective !

Bonne chasse à tous.

Bruno

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