mercredi 16 février 2011

Desiderata de bibliophile : Léon de Labessade écrit pour la première fois au libraire Durel le 16 mai 1887.



Tout comme nous l'avons vu pour Bernard-Henri Gausseron, il s'agit ici encore une fois d'un courrier de "premier contact" adressé par un homme de lettres bibliophile, Léon de Labessade. Lisez plutôt.

"Paris, 16 mai 1887. Monsieur A. Durel, votre 4ème partie de la vente de livres de M. A. Vulliet, contient 2 de mes livres : Léon de Labessade - 1° Sémiramis ailée. 2° Ruelles du XVIIIe siècle. Homme de lettres et publiciste, et rentré depuis peu à Paris, je viens vous prier de vouloir bien m'inscrire au nombre de vos clients, et de m'adresser, au fur et à mesure, vos catalogues. Il demeure entendu, qu'alors, vous m'ouvririez un petit compte de timbres. Je suis très souvent acheteur, et fort souvent aussi mes amis, mis au courant par moi, assistant aux séances de vente pour leur compte. Ne pourriez-vous pas m'adresser les 4 parties de cette importante vente de M. Vulliet ? Voici mon adresse jusqu'au 1er juillet 1887 : Monsieur Léon de Labessade, publiciste. 6, rue Surcouf, Paris. Et à partir du 1er juillet 1887, mon adresse sera M. Léon de Labessade, Publiciste, 13, rue des Templiers, 13, Billancourt-Paris. Je vous remercie à l'avance, Monsieur, de l'envoi de votre catalogue, et des 4, si vous avez encore les précédents, et je vous prie de croire à mes sentiments les plus dévoués. (signé) Léon de Labessade. 6, rue Surcouf, 6."


Belle entrée en matière, somme toute assez proche de nos habitudes du XXIe siècle. La prochaine fois je vous donnerai lecture d'une lettre dans laquelle un bibliophile renommé refuse avec diplomatie un livre offert par le libraire A. Durel... le client se sentant redevable... préférant refuser le présent afin de rester libre de ses "émotions" de bibliophile ... très intéressant ... et formateur ... surtout pour un libraire, ne jamais offrir de cadeau à un bibliophile... ce serait mal pris (sourire) ...

Bonne journée,
Bertrand Bibliomane moderne

3 commentaires:

Lauverjat a dit…

"ce serait mal pris" Que nenni Bertrand, surtout quand ce cadeau est instructif et de plus le fruit d'une recherche intentionnelle de la part du libraire!

Lauverjat

Bertrand a dit…

Oui Lauverjat ... et dans ce cas le libraire est aussi touché du plaisir qu'il fait que du plaisir qu'il reçoit.

B.

Anonyme a dit…

Cette ecriture est assez jolie et je confirme qu'avec beaucoup de précautions, les cadeaux font toujours plaisir à la personne, qui avant d'être client, n'en est pas moins une personne.... Cette phrase là, je ne suis pas sure qu'elle va rester dans les mémoires...:))
On a jamais vu des chiens se faire des cadeaux...
Bonne nuit; Bien à vous.
Sandrine

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