jeudi 26 janvier 2012

Le nez dans les vieilles dentelles !


Roulette anonyme de la fin du XIXe siècle...


Une reliure plein veau glacé noir de belle facture exécutée probablement entre 1883 et 1885. Elle n'est pas signée. C'est étrange. Ceux qui ont du talent ne signent pas toujours leurs œuvres tandis que bien d'autres qui n'en n'ont aucun signent en lettres capitales. Comme je disais dernièrement à un ami bibliophilosophe Ego est homo erectus quam curiosa pulchra femina prefere (*). Qui dira le contraire ?

Bref, voici pour ceux que cela amuse et qui ont le temps (vous savez cette denrée précieuse qui ne manque qu'à ceux qui n'en n'ont pas), une belle vieille dentelle dorée ou plus exactement une roulette posée au fer chaud à l'or en encadrement intérieur de ladite reliure non signée.

A vos reliures Mesdames ! A vos reliures Messieurs ! Ayez l’œil agile et leste ! Observez, comparez, et dites-nous si cette roulette ne vous fait pas penser à une autre ou mieux si vous ne la retrouvez par chez un relieur qui lui aurait signé son chef d’œuvre par manque d'humilité bibliopégistique.

Bonne soirée,
Bertrand Bibliomane moderne


(*) c'est du macaronique ... enfin presque... qu'on pourrait traduire ainsi : A l'orgueil de l'homme il faut préférer l'amour des femmes.

5 commentaires:

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Non signé, mais du grand art !

amusante, la citation en latin de cuisine ...qui peut reservir ...

Anonyme a dit…

Bonjour,

Au hasard de mes recherches, ici-bas, on trouve un dans le même art que vous nous exposez.

Excusez mon amateurisme, je ne sais pas où l'artiste est mentionné.

Santé,

V.D.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8615799x/f2.image.r=Acajou+et+Zirphile.langFR

Textor a dit…

Il y a de la ressemblance, mais la reliure sur Gallica parait plutôt dater de 1750 que du 19ème.

C'est vrai que la BNF pourrait faire quelques efforts pour décrire les reliures de ses ouvrages, au moins pour ceux qui sont numérisés, ce qui constituerait une banque de modèles de référence.

Bruno, si tu nous lis ...

T

Bertrand a dit…

non Textor, c'est bien une reliure de la fin du XIXe s. qui est montrée sur Gallica. Jolie jeu de roulettes poussées à chaud à l'or dans le goût des meilleurs praticiens du temps (Chambolle-Duru, etc).

Gallica s'est nettement amélioré depuis plusieurs années que je ne le fréquentais plus ! c'est fou ce qu'on y trouve désormais.

B.

Bibliothèque dauphinoise a dit…

Effectivement, on trouve beaucoup de choses sur Gallica, même des renseignements sur Uzanne. C'est dire !
Jean-Marc

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