mercredi 19 janvier 2011

Au hasard des acquisitions bibliomaniaques... Albert Cim (1845-1924) et son épouse. Trois cartes postales photographiques avec autographe.


Albert Cim dans sa bibliothèque, à son bureau, vers 1911. Albert Cim est alors âgé de 66 ans. Il a déjà donné de 1905 à 1908 les 5 volumes de sa monumentale compilation bio-bibliographique sur le livre.


Billet simple ce soir, j'ai reçu ce matin l'une de mes dernières acquisitions bibliomaniaques. Trois cartes postales photographiques assez rares. Je ne suis pas collectionneur de cartes postales sauf celles qui concernent mon village et le martyre de Sainte Reine (avis aux collectionneurs...), mais lorsque je suis tombé sur ces cartes postales photographiques je me suis dis qu'elles seraient en bonne place dans mon exemplaire broché de Le livre par Albert Cim(*). Voyez plutôt !


Madame Albert Cim, dont j'ignore totalement l'identité (si quelqu'un sait ??), sans un petit salon, vers 1911.
Au verso de la carte il a été ajouté au stylo, d'une écriture plus récente, "Mme Cim. 90 rue de Vaugirard (Paris)."


Carte postale photographique avec le portrait d'Albert Cim en médaillon et lettre autographe à l'encre noire. Elle est datée du 14 décembre 1911.


(*) Albert Cim, ou de son vrai nom Albert-Antoine Cimochowski, dit Albert Cim, né à Bar-le-Duc le 22 octobre 1845 et mort le 8 mai 1924, est un romancier, critique littéraire et bibliographe français. Né d'une mère française et d'un père officier polonais réfugié en France après l'insurrection de 1830, Albert Cimochowski entame à Paris en 1861 une carrière de fonctionnaire aux Postes et télégraphes et, sous le nom d'Albert Cim, débute dans le journalisme par des articles de philologie, de critique et de bibliographie qui sont vite remarqués. Il collabore à de nombreux journaux et tient la rubrique Revue littéraire du Radical de 1881 à 1894, puis du National de 1895 à 1897. Il participe également à la rédaction du Dictionnaire de la langue française de Littré. Parallèlement, il publie en librairie des ouvrages pour la jeunesse et des romans, qui lui valent d'être cinq fois lauréat de l'Académie française, ainsi que des études documentaires, littéraires et bibliographiques. En 1896, il devient bibliothécaire au sous-secrétariat d'État des Postes et des télégraphes. Il est également membre de la Société des gens de lettres, dont il est deux fois vice-président. Il est surtout connu des bibliophiles pour son ouvrage : Le Livre : historique, fabrication, achat, classement, usage et entretien (5 volumes, 1905-1908), véritable référence et compilation en la matière. Éléments biographiques d'après C.-E. Curinier, Dictionnaire national des contemporains, vol. II, 1899-1919, p. 329-330.

Je ne désespère pas de trouver un jour prochain les mêmes cartes postales photographiques avec en vedette Octave Uzanne (pas avec sa femme il n'en n'a jamais eu...) ... qui sait ? le hasard est parfois heureux...


Bonne soirée,
Bertrand Bibliomane moderne

15 commentaires:

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Superbe !
Où as-tu donc trouvé ça !?
J'ai été jusqu'à Bar-le-Duc en chercher en 2005, sans succès.
Je ne sais pas le nom de sa femme.

Pierre a dit…

En tout cas, quelqu'un qui a une écriture facilement lisible ;-))

J'ai quelques cartes d'écrivains fin 19eme /début 20eme dans leur bibliothèque (une belle collection distribuée par les annales) et je comprends qu'un bibliophile puisse les collectionner. A voir nos auteurs chez eux, ils nous deviennent plus familiers. Pierre

Bertrand a dit…

Encore heureux que tu n'as pas le nom de sa femme ! non mais ! ;-)) moi non plus d'ailleurs... comme quoi...

B.

Olivier a dit…

En tout cas ça donne envie d'être invités à un barbecue chez eux... Un intérieur sympa, pas trop chargé, ils ont l'air détendus (le buddha...), on sent qu'on va s'amuser.
A un moment je me suis demandé si une des photos n'avait pas été inversée. Auquel cas ils se seraient regardés l'un l'autre : lui dans le canapé vide etc. En fait non.
J'ai eu cette impression bizarre quand on regarde les photos fin 19ème début 20ème de regarder des morts (le temps de pause). D'ailleurs des fois ils sont vraiment morts (albums spécialisés à regarder avec les enfants avec une lampe qui éclaire le visage par en dessous).

Belle trouvaille ceci dit.
Olivier

Bertrand a dit…

Olivier, là je m'incline, il y a du Shakespeare chez vous et un brin d'Octave Uzanne...

J'ai ri en vous lisant. Fort.
Merci !

B.

Olivier a dit…

Reste une (énorme) énigme (après son identité) : comment passait-on d'une pièce à l'autre chez Mme Cim?

Allez, bonne soirée.
Olivier

Textor a dit…

C'est marrant, j'ai exactement la même cheminée chez moi, il va falloir que je me fasse faire une série de cartes postales dans le style "le Textor, bibliophile figé pour l' éternité".

Visiblement, M. et Mme Cim habitaient au 4ème étage, vu la faible hauteur sous plafond. Dans les appartement d'époque Directoire, les pièces sont encore carrées et en enfilade et s'ouvrent par 4 double-portes, deux de chaque coté, dont une a été condamnée ici par Cim pour placer sa (petite) bibliothèque.

Textor
PS : Je ne connais pas non plus le nom de sa femme.

Anonyme a dit…

Bonjour,
amusant le jeu de miroir au dessus des cheminées.
bien à vous;
bonne journée;
Sandrine.

Anonyme a dit…

Ce M. Dupouy, au dos de la carte postale écrite par Mme Cim, est -il de la famille de Auguste, à l'origine de la basse bretagne( entre autre) , avec illustations de Mathurin MéheuT?
Sandrine

Bertrand a dit…

Albert Cim avait fait son arbre généalogique (sans doute compliqué étant donné ses origines étrangères), il est au dessus de son bureau, sur le mur, avec quelques photos.

B.

Anonyme a dit…

Je voulais savoir si il y a eu une amitié connu ente M. Cim et M.
Dupouy, dont j'ai un livre à la maison qui a écrit sur "La Basse Bretagne " Guide Artault, illustré par M. Meheut. Mais je n'ai pas verifié les dates et c'est simple curiosité, sans autre objet que cela.
Sandrine.

Alex Gulphe a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Alex Gulphe a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Alex Gulphe a dit…

Sur la tombe d’Albert Cim et de son épouse au cimetière de Bar-le-Duc (canton 17), on peu lire ou plutôt deviner du bout des doigts :
Albert-Antoine Cimochowski
Dit Albert Cim
1845-1924
Madame Albert Cimochowski
Née Églantine Moreau
1851-1938
Cordialement,
Alex Gulphe

Anonyme a dit…

pour les moins aisés, il y a un résumé des cinq volumes:
petit manuel de l'amateur de livres,
Paris, Flammarion,plein d'enseignements, bravo pour ce blog passionnant qui fait rêver un
retraité pas riche et ancien artisan
(ceci explique cela ) bien cordialement

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