jeudi 27 janvier 2011

Les chansons érotiques de P.-J. de Béranger ornées de quatorze planches gravées à l'eau-forte et coloriées (avril 1926).


AVERTISSEMENT
Contenu explicite.
Certains images de ce billet peuvent heurter la sensibilité de certaines personnes.


Couverture rose imprimée sur papier vergé Ingres.

Une fois n'est donc pas coutume, je vais décrire aujourd'hui un livre qui entre de plein droit dans la catégorie des curiosa rares. Je me suis offert cet ouvrage et je veux remercier ici le libraire qui m'a permis d'en faire l'acquisition.

Prospectus


Il s'agit d'un volume petit in-4 (22,5 x 16,5 cm) de 163 pages. Il a pour titre : "Les chansons érotiques de P.-J. Béranger ornées de quatorze planches gravées à l'eau-forte et coloriées". Publié comme il se doit dans pareil cas, sous le voile d'un éditeur anonyme "Aux dépens d'un amateur", avec la date M. CM. XXIII (1923) sur la couverture. Cette date étant reprise sur la page de titre (voir photo). Ce volume comprend les chansons érotiques du chansonnier Pierre-Jean Béranger (1780-1857), chansons qui ont été publiées pour la première fois en un volume in-8 en 1834, volume qui porte le titre de "Œuvres complètes de P. J. Béranger. Tome V. Supplément. Paris, chez tous les marchands de nouveautés, 1834" et un faux-titre qui suit intitulé : "Chansons érotiques". Ce volume vient compléter l'édition Perrotin en 4 volumes in-8. Il est assez rare et j'ai la chance de posséder un exemplaire complet des 5 tomes en reliure romantique uniforme. Mais revenons à notre volume.

Page de titre avec vignette à l'eau-forte où l'on peut lire le nom de l'illustrateur


L'exemplaire que j'ai en mains est broché, sous une couverture imprimée rempliée de papier vergé rose (voir photo), on retrouve le titre de l'ouvrage et la date imprimés au dos, la quatrième de couverture est vierge. Lorsqu'on ouvre le volume, on découvre avec joie que le prospectus de l'édition a été scrupuleusement conservé, et qu'il nous renseigne sur la date exacte de publication du volume. On lit imprimé en haut : "Pour paraitre en avril 1926" !! La date de 1923 imprimée sur le titre et la couverture est donc fausse. L'édition est antidatée de trois ans ! On trouve aussi sur ce prospectus, le justificatif précis du tirage, repris également au verso du faux-titre. Comme suit : 5 exemplaires sur japon impérial, numérotés 1 à 5 et 250 exemplaires sur vélin blanc de Montgolfier, numérotés de 6 à 255. Le prospectus s'en tient là tandis qu'au verso du faux-titre dans le volume, on lit "De plus, il a été tiré 5 exemplaires de collaborateurs, hors commerce." Le prospectus précise par ailleurs, pour les 5 exemplaires sur japon impérial que chacun sera accompagné d'une aquarelle originale. Le prix est de 900 francs pour les exemplaires sur japon et de 350 francs pour les exemplaires sur vélin. Le prospectus de 4 pages reprend également une chanson en spécimen de l'ouvrage ainsi que le bulletin de souscription, ici resté vierge.

Agrandissement de la vignette à l'eau-forte sur la page de titre


Mais continuons à ouvrir le volume. Il s'ouvre sur un très joli frontispice en couleurs montrant deux femmes en train de lire dans la campagne. Cette eau-forte en frontispice ne compte pas dans les quatorze eaux-fortes annoncées sur le titre (voir photo). Vient ensuite la page de titre. Elle est ornée d'une jolie petite eau-forte en forme de trapèze montrant une tête d'ange ailée et un livre ouvert, le tout dans les nuages. A y regarder de près, de très près... on distingue écrit en vertical sur le livre ouvert le mot "v i r o t" écrit en vertical. C'est là qu'il fallait chercher et trouver la discrète signature de l'illustrateur de ce livre publié clandestinement. Pia, dans sa bibliographie "Les livres de l'Enfer" ne donne pas le nom de l'illustrateur qu'il ne semble pas avoir découvert, pas plus que Dutel d'ailleurs (1193). Je ne connais guère Virot, voire même pas du tout. Nous verrons que son style de dessin, proche de l'esquisse, est tout à fait particulier. Continuons. Viennent ensuite les chansons avec les quatorze eaux-fortes coloriées intercalées et protégées par du papier pelure blanc. Les illustrations ne sont pas comprises dans la pagination.

Dessin original aquarellé, légendé et signé par l'artiste Virot


Le volume se termine par une table des chansons. On n'y trouve évidemment aucun achevé d'imprimer ni nom d'imprimeur. La chose semble restée secrète pour longtemps, à moins de retrouver un jour des documents relatifs à l'impression de cet ouvrage... la chance... peut-être...

Esquisse, dessin original à la mine de plomb, non soigné mais de Virot.
On lit en bas à droite "Bien cordialement" et un nom qui a été gratté.



Ce volume n'a donc été imprimé qu'à 260 exemplaires, petit tirage, qui le rend disons peu commun dans le cénacle des amateurs de curiosa. Actuellement on en trouve à la vente 2 exemplaires. Les deux dans son brochage d'origine et sur vélin blanc (1/250). Le premier est proposé à environ 950 euros et le second à environ 650 euros, chacun par une librairie étrangère.

Frontispice


Tout l'intérêt de mon exemplaire réside dans le fait qu'il s'agit d'un des très rares 5 exemplaires imprimés sur japon impérial. Il porte le numéro 3. Il est enrichi d'un dessin original aquarellé qui a servi pour l'eau-forte intitulée "Accouchement", ainsi que d'une esquisse à la mine de plomb (femme prenant son bain dans une bassine).

Je vous laisse admirer la verve de Virot et son trait bien particulier. Qui connait Virot ? Que pouvez-vous m'en dire ? J'avoue que j'aime bien son trait mais que ce n'est pas mon illustrateur préféré de curiosa. Mais là, l'occasion était trop rare et belle pour passer à côté.

Planche 1


Planche 2


Planche 3


Planche 4



Planche 5


Planche 6


Planche 7


Planche 8


Planche 9
(voir le dessin original qui a servi à réaliser cette planche)



Planche 10


Planche 11


Planche 12


Planche 13


Planche 14


Bonne journée,
Bertrand Bibliomane moderne

19 commentaires:

Pierre a dit…

Du coup, je suis un peu embêté d'avoir présenté cet ouvrage en 2009 sans avoir demandé l'accord parental ! Mais mes photos étaient moins explicites, il faut l'avouer...

Je ne suis pas un spécialiste du Curiosa et sauf à vouloir faire monter l'audimat sur le LAAT, je ne présente pas d'ouvrages "crus".

A priori, je ne crois pas qu'il existe des bibliophiles curiosaphiles de moins de 14 ans. A postériori, il n'y en a pas beaucoup de plus de 14 ans, non plus...

Votre démarche est légitime, Bertrand, et vous honore. N'est-elle un peu excessive ? Nous pourrions limiter l'accès uniquement quand nos messages sont libertins. Pierre

Anonyme a dit…

Bonsoir,
Curiosa en effet prend tout son sens et ce qu'il y a de bien c'est qu'il y ait pour tous les gouts.
Vais-je finir en enfer pour avoir oser regarder ce livre... Il s'agit de dessins et le trait fin, les couleurs discrétes, peuvent au delà du thème, relater toute la délicatesse du dessinateur.
C'est curieux à notre époque de grande liberté en tout genre que je me sente presque coupable de bien vouloir donner mon avis sur la question.
L'esprit et la couleur ou toutes les palettes de l'amour se déclinent très bien . aprés tout , nous ne sommes qu'humain.
Mais je ne connais pas ce Virot.
Bien à vous.
Sandrine

Anonyme a dit…

"De l'épreuve et de la relation. Genèse du radio-reportage"

Voici en tapant "virot illustrateur" sur le moteur de recherche Google, ce que j'ai trouvé, entre autre chose et soit dit en passant, google est un grand censeur.
Rien sur cet illustrateur, nulle part dans la google-sphére omniprésente.
A la base illustratrice et coloriste, je continue de chercher dans ce desert de possibles renseignements sur cet illustrateur.
J'ai trouvé un prefet marié avec une famille "Massicault" affilié à des "Sicre", un ancétre de ma famille.
Le monde est petit, je vous dit...
;-))
Bien à vous.
Sandrine

Anonyme a dit…

dis (à la place de dit), plutôt... le surmenage me guette, forcément avec des sujets pareils ;-)
Bien à vous;
Sandrine

Anonyme a dit…

Vous avez aussi la maison d'édition ATTILA qui publie entre autre "fuck america". ce qui n'a rien à voir avec notre illustrateur. Mais bon, le lien est joli.Sauf pour le nom Virot qui est un des deux créateur de la maison.
Bien à vous
Sandrine qui continue de chercher...?-0)

Anonyme a dit…

Pour en finir. ce que j'ai quand même decouvert, c'est que virot est un pseudo parce que personne ne le connait et que il semblerait que ces dessins seront d'abord attribués à Chas Laborde, illustrateur. style trop cru pour être celui de Chas Laborde selon certain... cependant la recherche tourne court ne se basant que sur les ressources du net.
Bonne nuit pour finir.
Sandrine.

Anonyme a dit…

www.bnf.fr/documents/biblio_enfer.rtf
Et si vous voulez vous y coller, voici ce que j'ai trouvé de plus serieux comme ressources sur le sujet.
Sandrine.

Anonyme a dit…

Le divertissement provincial : roman / Henri de Régnier,... -A. Michel (Paris)-1925
Notice complète Titre : Le divertissement provincial : roman / Henri de Régnier,...
Auteur : Régnier, Henri de (1864-1936) Ne voir que les résultats de cet auteur
Éditeur : A. Michel (Paris)
Date d'édition : 1925
Type : monographie imprimée
Langue : Français
Format : 1 vol. (319 p.) ; 19 cm
Format : application/pdf
Droits : domaine public
Identifiant : ark:/12148/bpt6k411312b
Source : Bibliothèque nationale de France
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31189139t
Provenance : Bibliothèque nationale de France
Description : Collection : Le Roman littéraire
Mode texte disponible
Thème : Littérature francophone


Date de mise en ligne : 15/10/2007
Fermer la notice complète

Livre en mode image et en mode texte, recherche plein texte disponible
, s'esclaffaient de leurs « incongruités » réciproques. On était « entre hommes » et cela leur suffisait pour qu'ils jugeassent bon de tenir des propos grossiers ou orduriers, de jurer, de dire des « cochonneries ». M. Virot et M. Pailleton s'y exerçaient à qui mieux mieux. Ce fut aux conversations

Voici ce qui pourrait correspondre aux images...

Sandrine... qui en a plus que les yeux fatigués.

Anonyme a dit…

Bonjour,
D'après ce que j'ai pu lire entre les lignes de ce charmant livre.. c'est une sorte de journal qui décrit une certaine sociétè bourgeoise et ça balance pas mal... Des salons ou les rencontres et echangistes s'en donnaient à coeur joie. ce qui porraient peut être expliquer la date volnotairement erronée pour concerver le pseudo anonymat qui sied bien en Province, par ailleurs , titre dudit livre... Mais tout cela n'est que pure supposition.
Bonne journée.
Bien à vous.
Sandrine

Anonyme a dit…

Dés la préface du livre disponible sur gallica, on sent un reglement de compte "pas piqué des hannetons" entre personnalités et Virot pourrait soit être l'auteur des dessin, soit être la victime du dessinateur, ce qui nous raméne à la piste de Chas Laborde à qui on a d'abord attribué ces dessins, puis devant l'outrage fait aux dames dans certains dessins, "on" la lui a enlevé. pourtant les dates correspondent: la préface est daté 192., le milieu eduqué et même cultivé qui fait référence dans ces dessins auraient pu en salir plus d'un à l'époque... Il y a prescription aujourd'hui sauf pour quelques petits, petits enfants puritains. Mais c'est leur droit.
Bien à vous
Sandrine
NB je vais passer du temps sur internet... la grippe est là!

Anonyme a dit…

je trouve quand même qu'il y a des similitudes entre chas laborde satyrique et virot. Comparez sur ce site
http://www.chaslaborde.com/home.html

Mais n'y a til pas quelqu'un qui a un avis sur la question?
ou sont donc les adultes, qui regardent en cachette?

Sandrine.

Emmanuel Pollaud-Dulian a dit…

Bonjour.
Cet ouvrage a été attribué à Chas Laborde par Luc Monod, dans son "Manuel de l'amateur de livres illustrés modernes" (t.1, p. 214). Hélas M. Monod ne donne comme références qu'un catalogue de ventes datant de 1987 et un libraire anonyme.
Aucune des sources contemporaines de Chas Laborde que j'ai pu consulter à ce jour n'évoque cependant "Les chansons érotiques..."
Le dessin de Virot (qui est certainement un pseudonyme) est trop cru, trop maladroit, trop banal et pas assez sensuel pour que l'on puisse, à mon avis, y reconnaître la main de Chas Laborde.
Certaines planches, comme la 2 ou la 4, sont si malhabiles qu'on en vient à douter même d'avoir affaire à un dessinateur professionnel.
Or Chas Laborde était un "fou de dessin", un virtuose qui se défiait de sa virtuosité.
Il a réalisé bon nombre d'illustrations érotiques ( citons "L'Inflation sentimentale" ou "Les Démos-gardiens" ), qui sont infiniment plus cérébrales, subtiles et cinglantes que les images de Virot, qui, lui, se plie aux codes et règles de l'illustration pornographique.
Ami de Pascin, de Dignimont, de Falké, Chas Laborde vivait et travaillait à Montmartre. Il a beaucoup dessiné, aux alentours de la Grande Guerre, dans les bordels. Se voyant pour cela accorder par Francis Carco, le titre de "l'ami des filles". Se souciant très peu de la respectabilité bourgeoise, pourfendant de l'hypocrisie de la société, il a toujours revendiqué ses dessins.
Le tableau qu'il trace des putains de Paris et d'ailleurs est très différent de l'image (racoleuse, sentimentale ou réprobatrice) qu'en donnent ses contemporains.
Sans misérabilisme, ni complaisance, il dresse un constat social. Chas Laborde est un oeil-dieu (selon la formule Mac Orlan. Il voit les corps mais aussi les âmes, et sa main révèle les pensées secrètes de ses modèles. Aucun désir de titiller la libido du bourgeois. Pour citer Jacques Sternberg : "Chas-Laborde (...) plonge au contraire dans les bas-fonds de la société, les bordels minables et les bars sordides, les quartiers di vice à bas prix et les hôtels borgnes. Il m’a toujours fait penser à un Toulouse-Lautrec qui aurait osé descendre plus, plus profond dans la misère et le délabrement. Un Toulouse-Lautrec moins artiste aussi, moins soucieux de rendre le hideux fascinant à regarder. Chas Laborde me semble moins chercher à plaire. Il voit sinistre, vénal, crasseux et l’exprime avec un ton doté d’une acuité sans aucune complaisance, avec un humour gris, proche de la révolte et du mépris."
C'est ainsi qu'il compare les filles "de joie" aux soldats de la Grande Guerre : une main d'oeuvre résignée, consciencieuse, qui accomplit le travail, sans gloire, ni attraits, que la société exige d'elle, ce pourquoi elle est méprisée et rejetée.
Ayant vu beaucoup de dessins de Chas Laborde, il me semble évident que "Les chansons érotiques" ne peuvent être de lui. Le trait, je le répète, est trop maladroit et l'inspiration trop banale.
Par contre, il se peut que le mystérieux Virot ait tenté de pasticher Chas Laborde. Ainsi la planche 14. Le visage de la femme blonde aurait pu être copié d'un dessin de "Malice" (1923) que vous pouvez voir ici : http://www.chaslaborde.com/illustrateur.html ) On peut mieux se rendre compte de la différence de style entre Chas Laborde et Virot.
Voilà donc ma petite contribution au débat. En espérant que vous me pardonnerez d'avoir été aussi long.
Bien à vous.
Et merci à Sandrine d'avoir signalé le site Chas Laborde!
Emmanuel Pollaud-Dulian.

Bertrand a dit…

Vous excuser Emmanuel ?? Vous remercier plutôt de nous livrer votre sentiment très érudit sur cette illustration et Chas Laborde que vous connaissez visiblement bien mieux que nous tous. Alors un grand merci. Je suis assez de votre avis sur la maladresse de ces dessins, ou le trait particulièrement naïf de certaines illustrations. Pourtant il s'en dégage une unité qui fait charme. Est-ce un amateur ? Celui-là même qui aurait commandité l'édition à très petit nombre ? Je ne sais pas. Et cela ne sera pas facile de savoir un jour, j'en ai peur.

Encore merci à vous et à Sandrine qui effectivement nous avait mis sur la piste de Chas Laborde, l'idée étant loin d'être inintéressante au départ.

Bonne journée,
Bertrand Bibliomane moderne

Anonyme a dit…

Bonsoir,
je lis ce commentaire avec un peu de retard. je vous remercie chaleureusement, si vous me permettez Bertrand, de vos renseignements M. Pollaud-Dulian, qui viennent donner une analyse qui m'éclaire.
Quant à vous Bertrand, les recherches que j'effectue pour ma culture personnelle prennent leur source dans les sujets que vous nous proposez avec talent et éclectisme. Tout le mérite vous revient... de supporter mes infatiguables commentaires.
Pas de chance, comme pour Léo,Pierre, j'ai choisi écriture ICI.
Bon dimanche
bien à vous
Sandrine

Anonyme a dit…

Pour clore cet intéressant débat, je me permets de féliciter Sandrine et Emmanuel pour leurs recherches ardues
et qui méritent d'être couronnés car, effectivement, l'illustrateur est Chas -Laborde. C'est le seul érotique qu'il a réalisé et de plus il a tenté de déguiser sa creation assez maladroitement d'ailleurs.
Le fait m'a été jadis confirmé par un vieux libraire parisien ami de l'artiste!Il figure, d'ailleurs, dans mon exemplaire " le seul Chas-Laborde érotique que je connaisse "!
Ce libraire est depuis longtemps décédé, paix à ses cendres!!
A noter, 14 gravures annoncées , mon exemplaire personnel en contient 16, toutes coloriées.
Vicomte Kouyakov.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Ne peut-on pas compter au nombre des érotiques illustrés par Chas-Laborde l' "Histoire de la bienheureuse Raton fille de joie" (Mornay, 1931), par Fernand Fleuret qui rédigea, avec Apollinaire et Perceau, "L'Enfer de la Bibliothèque nationale" ?

Le Bibliophile Rhemus a dit…

en panne ?

Emmanuel a dit…

Bonjour.
Malgré les révélations humoristiques du vicomte Kouyakov, je reste sur mes positions.
Les vieux libraires(même décédés) m'inspirent la plus grande méfiance. Certains se sont montrés, lorsque j'ai commencé à travailler sur l'oeuvre de Gus Bofa, des sources merveilleuses d'anecdotes, qui, hélas, se sont révélées, après quelques recherches, toutes fausses. La plus belle histoire étant, sans conteste, celle de Bofa faisant pousser du gazon sur le parquet de son appartement. Le proverbial "vieux libraire" l'avait de ses yeux vu, bien entendu...
Les vieux libraires sont comme les vieux marins...
Quant aux oeuvres érotiques de Chas Laborde, on peut y ranger d'abord "L'Inflation sentimentale" et "Les Démons gardiens", sur des textes de Mac Orlan, "L'Ami des filles" de Carco, et aussi quelques images de "La bienheureuse Raton" de Fernand Fleuret, de "Mon amie Nane" de Toulet, de "La Poupée" de Léo Larguier, ou de "Maître Jean Mullin et le Nègre Leonard" de Mac Orlan. Sans oublier les dessins faits sur le vif dans les bordels de Paris ou de Mayence.
Bien cordialement.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Ah ! tout de même !
Merci Emmanuel.

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