vendredi 2 juillet 2010

Quelques chiffres sur la fréquentation du Bibliomane moderne au mois de juin 2010. Statistiques générales.


Comme tous les débuts de mois, voici les chiffres de fréquentation du Bibliomane moderne pour le mois précédent. Le mois de juin est dans la moyenne des mois précédents avec 8.911 connexions, légèrement en recul par rapport à mai (9.355). Le nombre de pages vues en juin (15.555) est lui aussi en léger recul par rapport à mai (16.840).

Je vous laisse regarder les chiffres en mode graphique. Vous trouverez également ci-dessous les statistiques générales du Bibliomane moderne.



Merci à toutes et à tous encore une fois de votre fidélité. Une mention tout à fait spécial à notre ami Textor qui par son aide régulière permet que le Bibliomane moderne poursuive son chemin.

Les collaborateurs et collaboratrices sont les bienvenus ! De nos jours le bénévolat bibliophile se fait plus que rare... un des symptômes de l'individualisme de masse qui définit si bien notre société moderne ??

Bonne journée,
Bertrand

15 commentaires:

Textor a dit…

Merci Bertrand, je suis rouge de plaisir et de confusion !
L'avenir de nos sociétés modernes passera par l'abolition de l'argent et le triomphe du bénévolat... enfin, pas tout de suite.
Je suis heureux de contribuer modestement à votre site que je trouve toujours aussi vivant et aussi riche.

Bonne journée
Textor

Bertrand a dit…

Un blog tel que le Bibliomane moderne et les autres blogs consacrés à cette passion et à d'autres passion d'ailleurs, ne peut survivre que grâce à des personnes qui ont envie de partager quelque chose avec d'autres. Évidemment il y a plus de facilité toujours être derrière l'écran en lecteur passif, et c'est déjà énorme que de s'intéresser, tout simplement. Je demande à ceux-là qui regardent de devenir acteurs, pour une fois, pour deux fois ou pour construire ensemble un blog vivant et varié sur le sujet qui nous réunit tous et toutes ici.

Envoyez-moi vos billets à bertrand.bibliomane@gmail.com

Je trouve déjà suffisamment grave que les représentants "officiels" de cette passion négligent ouvertement les blogs de bibliophilie, outils modernes, réactifs et bien souvent à la pointe de l'actualité en la matière.

On rêverait d'un article d'un libraire représentant les instances de la librairie ancienne et moderne considérant, ne serait-ce que l'existence, de tels medias modernes et aujourd'hui incontournables...

mais rien, l'article de Mme Anne Lamort dans la NRLA n'en n'est, hélas, que le triste reflet. On s'assoit sur l'avenir en rêvant du passé. Mais le monde a changé, les bibliophiles sont derrière leurs écrans...

Je vous réserve un billet sur ce sujet juste avant mon départ en vacances à la fin de la semaine prochaine.

B.

Pierre a dit…

Bravo pour ces résultats qui prouvent qu'il y a encore de nombreux mais discrets bibliophiles lecteurs.

Je me joins à vous pour féliciter Textor qui nous fait découvrir les éditeurs, les illustrateurs et les libraires du 16eme siècle. Je ne veux pas croire qu'il puisse faire ceci bénévolement. Avouez-le ! Vous le payez très cher ;-))

Je ne suis pas certain que les libraires d'anciens ou les bibliothécaires aient besoin, tirent partie ou aient le temps de lire nos blogs. Ils considèrent ces derniers comme un amusement, un délassement de passionnés un peu fantaisistes.

Et c'est vrai qu'à part votre blog ,celui de Hugues, celui de Jean-Luc, de Jean-Marc et de Léo (je n'ai oublié personne ?) les autres sont le fait d'amateurs ; éclairés, certes mais d'amateurs. Pierre

Textor a dit…

Bertrand,

Pour faire connaitre les blogs de bibliophilie aux Professionnels de la Profession, il faut sauter le pas et faire le premier. (pas)

Pourquoi ne pas organiser une journée « portes ouvertes » du Bibliomane Moderne chez Anne Lamort cet été ? Exposition de reliures hispano-mexicaines, démonstrations de souris, initiation à l’html, séance de dédicace des articles du Textor par le Textor, en personne !!!

Bertrand a dit…

Quelques merguez et saucisses plus tard...

Je suis d'accord avec les propos éclairés de Pierre : "Ils considèrent ces derniers comme un amusement, un délassement de passionnés un peu fantaisistes."

Je dirais même plus, ils (on mettra qui on veut sous ce "ils"...) nous prennent, j'en suis certain, pour des rigolos !

La bibliophilie ce n'est pas cela, cela ne peut pas être cela, cela ne le sera jamais...

Ah bon ?

Croyez-vous Textor que nos chers amis du parti radical du livre ancien ne nous connaissent pas ? que comme les gouvernements qui se succèdent le disent : "c'est un problème de communication. Il faut communiquer sur le sujet. Nous avons mal communiqué. Vous ne nous avez pas bien compris." !!???

Non ! C'est bien plus grave et insidieux que cela.

Nous n'existons pas.

Le blog du bibliophile de Hugues qui a initié le mouvement des bibliophiles sur la toile, le mien à la suite, celui de Jean-Luc (Bibliofil), celui de Pierre (Tarascon), celui de Bibliomab, etc. Autant de points de rencontres des bibliophiles "vivants" aujourd'hui et actifs sur la toile ET dans le monde marchand des livres anciens.

Mais rien. Pas une citation. Pas un commentaire de libraire syndiqué. Rien.

Je dirais même plus. Je ne comprends pas pourquoi en 2010, à l'heure où nous vivons, dans le monde que l'on connait, le SLAM puisqu'il faut bien le nommer, n'a pas mis à la disposition des bibliophiles un blog dans lequel il présenterait les actualités de la librairie ancienne, les salons, les news, etc. Je ne comprends pas.
Ils sont à côté... bien à côté à mon sens.

Mais ce commentaire ne vaut pas réquisitoire uniquement pour tout un ensemble qui représenterait la librairie ancienne. Cela vaut aussi pour une bonne partie des libraires bien installés qui, je dois le dire, avec des sites internet totalement inachevés ou en travaux, montrent une image "en travaux" de la librairie ancienne de papa sur le net. Je pourrais vous citer des noms mais vous les trouverez tout seuls. Vous savez quoi ? Je pense qu'internet, ils n'en n'ont pas besoin, je ne vois que ça. Et comme ils n'en n'ont pas besoin...

Bref, en clair, je trouve navrant qu'un salon comme le salon du Grand Palais passe complètement à côté de blogs de bibliophilie comme le blog du bibliophile de Hugues, du Bibliomane moderne, du Bibliofil, et de Bibliomab, pour ne citer que des blogs qui tous traitent de la passion des livres anciens ou modernes, sans être des sites marchands.

Voilà. C'est en tous les cas comme cela que je vois les choses, qu'un libraire qui pense le contraire, vienne à juste titre me détromper.

B.

Bernard a dit…

Tout simplement, il y a très peu de libraires passionnés. Un blog réclame un effort quotidien et est peu compatible avec la confidentialité d'une librairie. La concurrence s'oppose à la mise en commun de connaissances. C'est regrettable.Merci à Bertrand d'être un précurseur.

Anonyme a dit…

tout ce que je peux dire c'est que j'ai beaucoup appris sur les livres en lisant tous les jours depuis que je les ai découverts les différents blogs : le vôtre, celui de Hugues ou de Pierre. je suis admiratif lorsque certains articles entraînent les commentaires de Bertrand , de Textor, de Martin, de Jean Paul Fontaine, Ugo et autres Calamars. Quels puits de science bibliophile vous êtes tous! surtout continuez à nous régaler. Merci
Patrick C.

calamar a dit…

à mon tour d'être confus... cité à la suite de ces noms illustres ! la gloire !
mais je confirme la teneur générale : on apprend plus, et plus vite, avec ces blogs et les autres outils à disposition sur internet qu'en fréquentant certaines librairies...
Gros bémol tout de même : évidemment, rien ne remplace le contact physique avec les livres. Mais certaines librairies sont si intimidantes, et ce n'est pas toujours contre la volonté du libraire !

Bertrand a dit…

Merci Patrick C., votre commentaire ne peut que m'encourager à continuer.

Bernard, je crois, a mis le doigt sur des éléments de réponse importants à la non participation à tombeau ouvert des grands libraires à la sphère bibliophilique on line : "peu compatible avec la confidentialité d'une librairie" et "La concurrence s'oppose à la mise en commun de connaissances".

Mais je ne crois pas, hélas, que ce soit les seules raisons du silence et de l'indifférence des hautes sphères.

A vrai dire je pense sincèrement, qu'à l'image de nos dirigeants politiques, l'élite s'éloigne inexorablement des préoccupations du peuple. En bibliophilie cela se traduit par un dédain des nouveaux arrivants, les jeunes "internet life" qui ne sont sortis d'aucune grande famille de la librairie, aux sans grade, etc.

Je serais cependant injuste si en posant ce réquisitoire valant condamnation un peu abrupte, je le reconnais volontiers, je ne rendais un hommage appuyé aux quelques libraires qui nous suivent, nous apprécient et m'ont dis plusieurs fois leur soutien, leur admiration et leur plaisir à partager, à échanger. Qu'ils en soient remerciés.

Je pense ouvrir rapidement une tribune libre sur le sujet. Chacun aura le loisir de dire en toute liberté ce qu'il pense.

B.

Textor a dit…

Interessants tous ces commentaires.

Je ne vois pas d'opposition, ni commerciale, ni culturelle, entre librairie traditionnelle et blog de bibliophilie. Les 2 sont très complémentaires. On apprend sans doute plus et plus vite sur un blog qui propose un sujet quotidien qu'en fréquentant les libraires qu'on ne peut quand même pas déranger tous les jours. Mais par ailleurs la discussion "face à face" avec un libraire sympathique et le toucher des livres anciens est une autre forme du plaisir bibliophilique.

Bertrand, vous voulez distinguer la génération internet des bibliophiles de celle du SLAM. Ce serait interessant de faire un petit sondage anonyme sur votre site pour connaitre l'origine socio-culturelle, la tranche d'age de ceux qui vous lisent. On serait peut-être surpris de constater qu'il n'y a peut-être pas les djeune d'un coté et les vieux barbons du Slam de l'autre...

T

Bertrand a dit…

Cher Textor,
je me suis mal fait comprendre, ce n'est pas une distinction d'âge que j'ai voulu mettre en avant entre les libraires qui nous ignorent (et plus généralement le monde du livre officiel : bibliothèques, musées, galeries, etc.) et ceux qui nous connaissent et nous fréquentent. Non, ce que je voulais mettre en avant c'est cette barrière que semblent vouloir mettre les instances dirigeantes de la musique générale (les chefs d'orchestre en quelque sorte) entre le bibliophile moderne et internet et les média qui le compose.

Comme je l'ai dis je sens comme une scission grave, une incompréhension entre deux mondes. J'aurais envie de paraphraser notre ami François de Closet qui titrait : Le divorce français : Comment réconcilier le peuple et les élites ? et détourner cette interrogation en : "Le divorce bibliophile : Comment réconcilier le bibliophile et les élites ?

Mais je dois me tromper... la bibliophilie est forcément affaire d'élite ??!! J'y réfléchis et je reviens.

En attendant, vous pouvez réagir.

B.

Léo Mabmacien a dit…

Très intéressant débat !

Pour ma part j'ai eu droit à quelques citations dans des revues spécialisées pour les bibliothécaires et quelques citations sur internet. Mais cela se limite à ça. Côté libraires effectivement c'est plutôt calme...
Je pense que le désintérêt vient effectivement d'internet, de sa difficile maîtrise pour des libraires "âgés" par exemple. De plus mettre des commentaires ou écrire un article (c'est long, ce n'est pas facile, tout le monde ne peut pas le faire) fait que l'on a l'impression que peu de personnes s'intéressent aux livres anciens. Ce qui est en parti vrai !
De mon côté, au niveau de mes amis ou de ma famille le livre ancien est très peu considéré, plutôt comme une curiosité amusante voire une chose sale et pleine de poussière. On se sent bien seul.
Et le fait de faire un blog ne rapporte pas d'argent (ou peu). En tout cas rien pour moi. Bertrand (avec ses deux blogs) et Pierre pourraient nous dire si le fait de tenir un blog leur rapporte un peu d'argent. Il me semble que oui et qu'ils sont pleinement sur la bonne voie. On peut se contenter d'e-bay aussi... Après c'est une question de choix. Merci à vous pour cet engagement !

Léo

Bertrand a dit…

Merci Léo pour ce témoignage intéressant.

Anne Lamort vieille ? Et bien d'autres jeunes encore. Non, je crois plutôt à un mépris de la part d'une caste mais peut-être me trompe-je.

Pour répondre à vos questions "financières".

J'ai crée le Bibliomane moderne pour répondre à un besoin, à une envie de m'exprimer aussi librement que possible sur le sujet. Aucune notion de mercantilisme. Je reconnais que ce blog m'a permis de nouer quelques contacts sympathiques, mais les ventes qu'il a pu générer ne me permettrait sans doute pas d'envisager le dépôt d'un dossier à Bercy pour évasion fiscale.

Le blog de ma librairie, crée plus récemment fonctionne bien, mais c'est une librairie en ligne, avec notices, point. Contrairement à Pierre je ne tenais pas à mélanger les deux aspects de la chose. C'est un choix personnel.

Depuis peu j'ai placé un bandeau de ma librairie au bas du Bibliomane moderne... parce que les temps sont durs et que vendre des beaux livres n'est pas toujours aussi facile qu'on pourrait le croire.

B.

Lauverjat a dit…

Il est intéressant de mettre en parallèle la remarque de Bertrand (Le Bibliomane Moderne) sur "les libraires qui nous ignorent (et plus généralement le monde du livre officiel : bibliothèques, musées, galeries, " et l'éditorial de Jean-Paul Fontaine (NRLA) sur "les professionnels, en particulier les libraires d'ancien, les bibliothèques universitaires et surtout les 54 bibliothèques classées... minoritaires parmi les abonnés."
Peut-être qu'effectivement écrire sur le livre, l'étudier, en parler, n'est pas considéré comme sérieux vis à vis des missions de vente ou de conservation?

Cependant je ne comprend pas bien la mise en cause d'Anne Lamort et de son compte rendu sur le Salon du Grand Palais. Certes ce salon pourrait inviter les blogs et autres revues non lucratives à se faire connaître. Mais je soupçonne que les gérants du Grand-Palais ne soient pas tout à fait animés de motivations désintéressées...

Que dit madame Lamort? Que la communication autour du Salon s'attache plus à l'image (l'estampe, la photo, l'illustration) qu'au livre lui même (reliure, texte, typo, édition...). Que le livre documentaire à perdu ses chineurs qui trouvent désormais leurs renseignements sur le net. Que le livre qui cumule toutes les qualités (rareté, reliure, provenance, fraîcheur...) est de plus en plus recherché. Ce qui me semble exact à en croire libraires et bouquinistes et résultats en salles.
Rien dans l'article d'Anne Lamort sur une tentative du SLAM vers la planète internet mais était-ce son sujet?
Reconnaissons à madame Lamort le soucis de faire aimer le livre, en prenant juste pour exemple son catalogue "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la bibliophilie sans jamais avoir osé le demander".

Les libraires s'intéressent-ils aux blogs? Plusieurs les lisent et interviennent par petites touches, beaucoup ont le "nez dans le guidon", et il me semble qu'une certaine réserve vis à vis des clients et des confrères règne. Je ne suis pas libraire, je peux dire une bêtise sur les blogs (pas trop souvent j'espère) et ne confondre que moi, sans risque de fâcher un acheteur ou un confrère.

Enfin les libraires et les professionnels ne se ruent pas sur les blogs pour partager leurs découvertes ou leur science, mais combien étaient-ils autrefois, comme aujourd'hui, à prendre part à des publications sur le livre?

Cependant, comme toujours, celui qui entreprend à besoin d'être soutenu et d'en recevoir l'assurance. Jean-Paul, Bertrand, Hugues, Léo, Pierre et les autres le méritent, voilà pourquoi je tente de vaincre ma paresse naturelle qui m'aurait cet après midi conduit à lire seulement les messages sans prendre la peine d'y répondre.

Lauverjat

Bertrand a dit…

Merci de votre intéressante intervention Lauverjat.

Loin de moi l'idée de stigmatiser tel ou tel libraire, j'ai cité madame Lamort car c'est son article dans la NRLA qui m'a fait pensé à tout ceci. Mais j'aurais tout aussi bien pu citer un edito du nouveau président du SLAM dans un des derniers numéro de la revue Plume qui vaut son pesant de cacahouètes. Mais laissons là les chapelles. Ce que je voulais dire c'est que lorsqu'on finit un article en écrivant :

"On peut donc espérer que, parmi des centaines de nouveaux initiés, certains viennent grossir les rangs des amateurs avertis." (NRLA n°3, p. 63).

On pourrait espérer qu'un jour viendra ou les libraires et amateurs avertis considèreront les avertis qu'ils ne considèrent pas (bibliophiles lecteurs de blogs, les initiatives telles celles de Bibliomab, Hugues, etc).

Bref, je croirai à une ouverture de la bibliophilie urbi et orbi lorsqu'un stand sera proposé à ces différents media pour les faire connaitre.

PS : Sachez tout de même que pour faire connaitre un peu mieux le Bibliomane moderne cette année il m'a fallut mettre en toute discrétion quelques cartes de visite sur un coin de table près du stand des livres anciens à prix réduits.

Un manque de communication flagrant entre les différents acteurs d'un même monde... ou pas.

B.
B.

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