jeudi 10 mai 2012

Essai sur la vente publique de livres anciens [Une étude ebibliophilie.com].



Chers Lecteurs,

Je remercie Bertrand, qui encore une fois nous laisse une tribune libre.

Voici donc quelques essais sur le marché du livre ancien. Il a été distribué auprès de 2000 bibliophiles ou amateurs grâce aux soins (et à l’argent, car nous n’avons pas de revenus) de la SVV Kapandji-Morhange.

Vous pourrez télécharger la version électronique en cliquant sur l'image ci-dessous.


Nous y abordons quelques aspects du marché :

1 – le prix des livres par époque d’édition, et quelques autres critères.
2 – le prix des livres sur 120 ans
3 – l’influence de l’estimation sur un prix d’adjudication
4 – le marché du livre à l’étranger.

Quelques annexes pour sourire (en particulier celle concernant le stock)

============================

Quelques informations sur l’évolution d’ebibliophilie.com :

Comme prévu les archives récentes seront consultables moyennant probablement 70€/an pour les données d’Europe Continentale, somme qui ne nous parait pas excessive comparée à ce qui se fait ou a pu se faire.

Nous espérons avoir 10% de nos inscrits en abonnés payant, soit environ 250 personnes cette année.

Notre objectif à 2 ans est d’avoir 10000 inscrits gratuits, et tacher d’atteindre 1000 payants.

Cela nous permettra :

1 – d’acheter de la puissance de calcul dans les serveurs, nous tacherons de diviser par 4 les temps de recherche.

2 – lancer notre opération de scan des 30ans d’archives et résultats que nous avons, probablement encore 100 000 fiches avec résultats pour cet Automne.

3 – lancer nos campagnes de promotion à l’international, avec les partenaires bases de données, journaux, etc… avec lesquels nous nous associons désormais dans nos démarches publicitaires.

A ce jour ebibliophilie.com, avec prêt de 700 000 résultats d’adjudication est la plus grande base de données spécialisée sur le livre en Europe.

J’espère que notre outil vous plait, que nos publications vous intéresseront (elles sont librement diffusables naturellement) et qu’un minimum d’entre vous s’abonneront à l’outil.

A bientôt,

Yohann

31 commentaires:

Bertrand Hugonnard-Roche a dit…

Merci Yohann,

je vais prendre le temps de lire par le menu détail cette étude qui m'a l'air fort complète et fort intéressante au premier coup d'oeil.

Je crois que l'avenir du livre ancien, des libraires et surtout des bibliophiles, dépendra, dans un avenir proche, de la ferveur de ceux qui en parlerons le mieux et le plus justement.

C'est à mon avis dans ce sens que va et le site ebibliophilie.com et cette étude.

Note : je tiens à souligner que je n'ai à titre personnel comme à titre professionel, aucun intérêt, ni de près ni de loin dans le site ebibliophilie.com (ma religion m'interdisant par nature tout lien de dépendance avec qui que ce soit pour des raisons purement mercantiles).

Vale !

B.

Textor a dit…

Pourtant je me suis laissé dire qu'il y a quelques blondes qui saisissent les données sur ce site ... Enfin, je dis cela, je ne dis rien ...
Merci à Yohann pour cette étude que nous allons dévorer avant d'aller acheter nos livres de manière parfaitement irrationnelle...
Textor

Anonyme a dit…

J'ai reçu un des 2000 en vrai papier.
Très intéressant à lire et fort instructif.

Je vous en remercie
Xavier

Pierre a dit…

Outil qui va devenir indispensable dans le paysage bibliophile, en particulier si le commerce du livre ancien se tourne, dans l'avenir, vers les Salles de Vente.

Beau travail et belle détermination de son concepteur, en tout cas ! Bravo. Pierre

sebV a dit…

Très intéressant.
La chute des incunables !!! (dans les bras de Textor).
L'évolution des livres très chers !!!
Si je voulais faire une analyse marxiste je dirai que les très chers sont de plus en plus chers parce que sur la même période les très riches sont de plus en plus riches...
Bon pour l'ancien scientifique que je suis, il me manque les barres d'erreur sur certains graphiques ;).
Il y aurait moyen de gratter un exemplaire papier ? :-)

Anonyme a dit…

Votre religion vous interdit, cher Bertrand , mais vous êtes de moins en moins pratiquant, ne seriez vous pas rentré au SLAM ? ;-))

Bertrand Hugonnard-Roche a dit…

Tout à fait cher Anonyme ! Je suis entré au SLAM en début d'année. Cependant croyez bien que je conserve toute ma religion et ma liberté de penser. Faire partie d'un syndicat professionnel n'interdit pas l'indépendance d'esprit, encore heureux.

J'attends toujours les retombées économiques... visiblement ce sera plus long que prévu (sourire).

J'envisage un pélerinage en Hollande.

B.

Anonyme a dit…

Bravo pour cette étude qui semble bien intéressante!
Je vais étudier ça ce soir, ça a l'air bien argumenté tout ça!

Wolfi

Anonyme a dit…

Ceci dit Bertrand, je suis prêt à te faire un pot de vin.
J’ai quelques bon Bourgogne a la maison.

Pierre, je n’ai pas de position particulière à titre personnel dans le débat SVV versus Libraires, mais je crois que si les SVV prennent l’avantage face aux Libraires, il faudra qu’elles fassent le travail de conversion que ces mm libraires réalisent : des blogs comme celui de Bertrand, des expositions, des conférences, l’organisation d’échanges d’idées..
Si elle ne le font pas, la simple espèce des bibliophiles aura des difficultés à se renouveler, en effet nous sommes trop peu nombreux pour que le VIRUS se transmettre par contact.
Il faut donc des porteurs en contact avec un grand nombre de personnes pour que des amateurs continuent à se convertir à la folie qui nous rapproche.

A ce jour, à l’exception de Sotheby’s et peut-être de KM (Morhange est un bibliophile, d’où le fait qu’il ait payé pour cet ouvrage en lien avec sa passion) je ne vois pas encore de SVV pratiquant une politique visant à diffuser le virus à son tour.

Espérons que certaines grossissent suffisamment et réorientent une partie de leurs bénéfices vers le développement de la demande, et ne se contentent pas du seul vivier de 2000 à 4000 bibliophiles français.


A SebV, si la hausse du cher vers le très cher peut-etre exliqué par la divergence des revenus que nous observons tous, je vois un autre élément important, c’est le sens d’une de nos conclusions :

INTERNET :

Internet agit comme un cliquet sur les prix élevés (si vous voulez un lot, vous savez combien d’autres ont payé, il faudra surenchérir)
A L’inverse, pour les lot fréquents, peu chers : vous êtes poussé à laisser des ordres à bas prix puisqu’il ne sert à rien de surenchérir sur quelque chose qui repassera dans le mois ou l’année.

Concernant les exemplaires papier, Tajan en produira certainement quelques centaines d’exemplaires.
Eux destinés à leurs acheteurs…..
Je pourrais en passer quelques uns à Bertrand, dédiés à ses clients ;-)

A bientôt,

Yohann

Bertrand Hugonnard-Roche a dit…

Je suis toujours partant pour les pots de vin Yohann, ceux en grès avec du bon breuvage dedans notamment (Bourgogne de préférence... encore qu'un bon Bordeaux hein...)

Bon sinon blague à part,
tu peux m'envoyer un petit colis de cette étude au format papier, exemplaires que j'aurai plaisir à joindre aux colis bibliophiliques de mes clients les plus sympathiques.

B.

Olivier a dit…

Intéressant. Bien sûr tout le monde a des milliers de contre-exemples en tête mais il faut toujours commencer par le "bon vieux canon de 75" : la cruelle (?) objectivation statistique.
L'avenir (lointain) est aux lignées d'ouvriers si j'en crois l'un des derniers tableaux ;-)
Après ne doit-on réfléchir qu'en valeur ou aussi en volume? Je veux dire (enfin ce n'est pas une expérience directe ;-)) que la gestion d'un patrimoine se fait dans la gestion et la répartition des risques (avec une prise en compte de l'échéance prévue dudit patrimoine). Aussi un patrimoine bien constitué de livres devra-t-il ressemblé à... une belle bibliothèque.
Bref, si on raisonne dans ces termes il y a à peu près autant de touches sur le piano (des valeurs refuges, des produits spéculatifs, des rendements à court moyen ou long terme, etc.) qu'à la bourse.

Mais y-a-t-il le métier qui va avec (dîtes-moi que non...)?

@ Textor, à lire les chiffres, vous pouvez préparer un vide-grenier ou affréter un cargo pour les Etats-Unis ;-)

Olivier

Anonyme a dit…

Bonjour, merci pour cette petite analyse instructive, il serait interessant d'etendre l'etude des evolutions a l'ensemble du XXeme siecle. Pensez-vous qu'il y ait une correlation avec les mouvements boursiers pour les livres entre 500 et 3000 euros?

Cordialement,

Denis.

Anonyme a dit…

Apres avoir etudié le document, je retrouve, exprimees de facon claires, les tendances que j'avais ressenties.
Sf peut-être pour les incunables, mais je ne suis pas trop cette genre de livres (sf s'ils viennent de chez La Valliere :) ).
Bravo pour l'etude!
Ca me conforte dans mon idée que la seule bonne facon d'acheter c'est de le faire sur un coup de coeur, sans chercher a realiser un placement productif!

Wolfi

Daniel a dit…

De toute façon avec les -10 % mini frais vendeur et les +25 % de frais acheteur, le seul bon placement a court terme est de bien savoir acheter en SVV en sous cote et bien vendre en cote juste ou surcote. En effet si vous avez acheté prix marteau 100 donc payé 125 , déjà pour récupérer votre mise il faudra en constant revendre 140 prix marteau ainsi - 10% frais vendeur vous retrouverez vos 125 (126) . Donc en résumé pour avoir un placement sans gain il faut qu'entre deux adjudications le livre est augmenté de 40 % prix marteau. Si le bibliophile veut un gain il faut plus de 40 % d'augmentation entre son adjudication d'achat et l'ajudication de vente. Je ne connais pas grand chose en stat, ni finance mais il me semble que ce calcul de bistrot prouve que la bibliophilie doit être plus une passion qu'un placement ou alors très long terme, les frais de transfert de propriété étant bien trop élevés en SVV.

Daniel B.

Textor a dit…

D'accord avec le commentaire de Daniel, la bibliophilie doit rester une passion avant d'être un placement.

Sinon, j'en profite pour poster une annonce :
" Textor vous débarrasse de tous vos vieux incunables en bon état pour moins de 5000 euros, de préférence à gravures et enluminés"

T

Anonyme a dit…

A Denis,

Avant toute choses, je suis un simple ingénieur, donc pas un analyste financier.

Mon avis, vaut celui d'un bibliophile en train de siroter un petit café au soleil à l'instant.

J'ai l'impression que l'art grimpe quand les marchés sont moroses.
Mon espoir est le suivant : un bon redémarrage de l'économie (on voit rien venir) une bonne reallocation des fonds vers du productif et une chute du marché de l'art, et hop, j'emballe les lots que je ne pouvais pas m'offrir ;-)

Je pense aussi que l’appétit pour les objets d'art est lié à une fiscalité qui incite à transformer ses actifs en objet : pas d'isf, bien invisibles lors de la succession etc....
Imaginez vous un très riche à 1.8% d'ISf par an et 45% de frais de succession
Sur Vingt an il pourra transmettre à ses héritiers 4 à 5 x plus d'argent sous forme d'art que s'il l'avait laissé sur un compte.

Je suis certain que si l'isf disparaissait, le prix de l'art en France baisserait pour ce qui ne concerne pas les objets de niveau international.

Vous en pensez-quoi ?

a bientot

Yohann d'ebibliophilie.com

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Il n'y a rien de nouveau sous le soleil : l'expérience pendant quelques décennies valent toutes les statistiques du monde.

Souvenirs d'un plus vieux pour les plus jeunes : je n'ai jamais fait de meilleures affaires dans le domaine de l'art (meubles, tableaux, sculptures,etc., comme livres anciens)qu'en mai 1968 dans les sdv. Pas besoin d'un long commentaire.

Bertrand Hugonnard-Roche a dit…

Est-ce à dire qu'il faudrait des mai 68 un peu plus souvent pour le bien être du marché de l'art et des collectionners Jean-Paul ? Parce que moi je suis partant (sourire).

B.

Textor a dit…

Dammit ! J'aurais du commencer la bibliophilie en Mai 68 ! :))
T

Pierre a dit…

L'analyse de Daniel B est à la fois simple et pertinente. Je vais imprimer ce petit texte que je vais glisser dans ma poche avant toute vente ! Pierre

Olivier a dit…

@Yohann
Les livres sont-ils (fiscalement) reconnus comme des oeuvres d'art? Juridiquement je n'en ai pas l'impression, on peut vendre une bible à 42 ou à 36 lignes à la feuille et, plus régulièrement, une chronique de Nuremberg, etc...
Bref quel impact de l'isf sur les livres s'ils n'ont pas le même statut fiscal? Sinon déporter des placements de l'art à l'achat de livres qui me semble, et l'étude le montre, plus prévisible?

Olivier

PS : Quant à mai 68... J'ai fait une belle infographie de Jean-Paul (sur la base d'une photo parue récemment où il a les meilleures raisons du monde de sourire) avec les cheveux longs sortant Drouot.

Daniel a dit…

Alors là, Bertrand c'est la grande classe, avant on citait Brunet Vicaire ou autre, maintenant la référence c'est : le bibliomane moderne, cité par un confrère sur ce livre qui ne devrait pas vous laisser indifférent. http://www.ebay.fr/itm/180879447825?_trksid=p5197.c0.m619#ht_12469wt_1396

Félicitations
Daniel B.

Bertrand Hugonnard-Roche a dit…

Sans même regarder le lien Daniel, je sais de quel livre vous parlez...

Effectivement, il ne me laisse pas de bois... nous verrons les enchères... c'est déjà coquette somme !! ...

A suivre...

B.

Anonyme a dit…

a Olivier :

non redevable d'isf les collections ( ca c'est un truc flou, il faut qu'il y ait un intérêt historique )

les objets d'art

les "objet d'antiquité" ca, ca veut dire plus de 100 ans.

Les livres antérieurs à 1912 sont donc de fait des objet d’antiquité.
par ailleurs, l’article 98 A de l’annexe III du Code général des impôts stipule en gros que l'objet d'art doit être grosso modo très majoritairement réalisé à la main. Mm les estampes y sont incluses.

Souvent, devant le juge on retiens l'esprit d'un texte plus que son contenu stricto sincu.

Donc les livres sont hors ISF, et au pire couvert par l'histoire des antiquités.

D'ailleurs les tables de Prouvé ( récentes donc ) ont eu le droit à un aménagement pour que ne pas imposer leurs pauvres propriétaires ( faut comprendre, quand vous avez lâché 250 000 euro pour une table en bois et tôle, c'est qd mm super vexant de payer chaque année 5000€ en plus pour une ruine ;-) )

a bientot

Yohann

Bertrand Hugonnard-Roche a dit…

J'ai l'avantage, sur nombre des lecteurs du Bibliomane moderne, de ne pas encore avoir eu le temps de lire l'étude de Yohann et ses amis (oui je sais c'est pas bien, mais moi je veux la lire en papier d'abord.. et je l'ai pas nah ! :-)

Blague à part,
vos commentaires sont intéressants,
un moment quand vous parliez d'ISF, j'ai cru que c'était un Impôt Science Fiction ! Parce que l'ISF, la majorité des lecteurs de ce blog en est loin... très loin... enfin j'espère.

Disons que de même, les livres à partir de 10.000 euros voire 20.000 euros, ne sont pas à la portée du premier bibliophile venu. Acheter un livre à 20.000 euros équivaut à dépenser en une fois en gros le salaire annuel d'un français moyen. Alors restons réalistes, ne tombons pas dans l'exceptionnite. La plupart des livres que nous convoitons tous ici ne dépassent que bien rarement les 5.000 euros et encore. Je dirais que la moyenne du prix d'un beau livre de bibliophilie doit se situer autour de 1000 à 1.500 euros, peut-être un peu plus.

Alors les soucis d'ISF, de défiscalisation, de passage à la l'étranger avec les malles Vuitton remplies d'incunables... c'est, sinon de la SF... au moins pour beaucoup un beau fantasme entretenu par divers acteurs du marché du livre ancien de luxe.

Enfin, ce n'est que mon avis.

De même, pour parler succession, il faudra expliquer aux descendants qui veulent vendre, qu'un même livre (je parle bien de même exemplaire) peut avoir été acheté 25.000 euros et pourtant n'en plus valoir au final que 5.000 ... tout dépend du vendeur... tout dépend de l'acheteur.

En même temps, tout le monde sait que les yeux sont fait pour pleurer (sourire).

Bon, bah je me trouve en forme moi ce soir. Je file au lit !

B.

Pierre a dit…

Je ne suis pas fiscaliste. Je vais sûrement dire une énormité ?

Vous êtes paysan. Si vous possédez des terrains batissables sur l'Ile de Ré destinés à produire des pommes de terre, vous êtes sujets à L'ISF.

Vous êtes libraire d'ouvrages anciens. Votre stock, même avec des petits livres à moins de 5000 € (sourires), dépasse de beaucoup le patrimoine à partir duquel, vous devriez être taxé sur l'ISF.

On s'en tire bien, Non ? Pierre

Bertrand Hugonnard-Roche a dit…

"Vous êtes libraire d'ouvrages anciens. Votre stock, même avec des petits livres à moins de 5000 € (sourires), dépasse de beaucoup le patrimoine à partir duquel, vous devriez être taxé sur l'ISF." écrit Pierre. Alors ouf ! je suis tranquille de ce côté là...

Mon stock n'excède pas la limite du supportable fiscalement ;-)

B.

calamar a dit…

je ne suis pas fiscaliste non plus... mais le stock d'un commerçant ne fait pas franchement partie de son patrimoine personnel. Il me semble que la valeur d'une entreprise possédée ne rentre pas en compte, si on en est le dirigeant. J'imagine que c'est la même chose pour un fonds de commerce ?

Daniel a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Textor a dit…

C’est tout de même curieux tous ces commentaires, Yohann publie un rapport sur la valeur fluctuante du livre ancien et cela vous fait immédiatement penser à votre ISF !!
Je me demande si l’exonération s’étend au yacht si on le remplit de livres pour en faire une sorte de bibliothèque flottante …

Pauline C. a dit…

Bonjour,

Quelqu'un sait où l'on peut se procurer une version papier de ce document ? (j'en ai vu passer une sur mon lieu de stage et cela me serait très utile)

D'avance merci !

Pauline

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