lundi 23 août 2010

Un escalier double monumental pour une librairie monumentale.


Les lieux de villégiatures ne laissent que peu de documentation sous la main pour permettre de publier des billets d'un intérêt suffisant pour retenir l'attention des lecteurs du Bibliomane moderne. Évidemment, il y a internet et ses sources inépuisables de renseignements en tous genres. Le petit billet publié aujourd'hui m'avait été inspiré lors d'une visite dans la capitale. J'y avais alors repéré cet escalier double monumental que je vous laisse admirer. Le reconnaissez-vous ? L'avez-vous déjà croisé ? A votre avis, quelle librairie pouvait, à la fin du XIXe siècle, s'enorgueillir d'un escalier aussi prestigieux ? Je vous laisse le découvrir. Sachez toutefois qu'aujourd'hui, si l'escalier est toujours aussi majestueux, la librairie n'existe plus et à été remplacée par ...
Des milliers de livres précieux et rares sont passés du rez-de-chaussée à l'étage par ces très belles marches...

Bonne journée,
Bertrand

6 commentaires:

Textor a dit…

Trop facile, c'est l'escalier de la librairie Morgand et Fatout, 55 passage des Panoramas. Je me souviens, on montait le petit escalier avec Damascene qui tenait à l'étage ses reliures en maroquins et ses livres à gravures. Il nous offrait une petite absinthe et on causait des grand bibliophiles du 18 ème siècle qui réussaient des bibliothèques comme on en voit peu, maintenant, sous la 3ème république. ...

Bertrand a dit…

Textor vous êtes incollable ! Je n'ai de mon côté jamais eu le privilège de prendre une petite absinthe avec Damascène... mais par contre je suis passé devant cette boutique (aujourd'hui un marchand de philatélie), et j'ai beaucoup pensé et imaginé la librairie Morgand entre les années 1880 et la succession par Edouard Rahir jusque dans les années 1920...

Qu'il est doux de se rappeler le bon vieux temps.

PS : A la même époque, vers 1890, mon arrière grand-père alors âgé de 20 ans, qui était né en 1870 dans le 5e arrondissement de Paris (12 rue Laplace) de père inconnu et d'une mère relieuse à peine âgée de 16 ans, placé quelques temps plus tard par l'intermédiaire de l'assistance publique de la Seine dans une famille de pauvres paysans du Morvan à la recherche de bras faciles, ... ne savait pas lire...

La bibliophilie et la généalogie, cela permet cela aussi. Savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on va. Il est si facile de se tromper de route.

B.

Textor a dit…

J'ai pensé à cette librairie car l'escalier ressemble à ceux qu'on voit dans les passages parisiens. Par exemple, si vous allez chercher un lot à l'étude Kapandji Morhange, passage Jouffroy, près de Drouot, vous retrouverez cette ambiance fin de siècle.
Mais je n'en étais pas sur du tout !
T

Vincent Massard a dit…

Cet escalier est quasi-identique à celui qui fait la gloire de la librairie Lello & Irmãos à Porto, lieu de pèlerinage obligé de tout bibliophile passant dans cette ville portugaise. Et si vous y passez, ne manquez pas d'aller Rua das Flores visiter le bouquiniste Chaminé da Mota. À propos savez-vous comment on dit bouquiniste en portugais, un joli mot avec une étymologie particulièrement intéressante...

Bertrand a dit…

Merci pour cette information Vincent, et non je ne sais pas comment on dit bouquiniste en portugais, mais si vous voulez bien nous l'apprendre... ce sera un plaisir partagé par tous ici.

Merci de nous lire,

B.

Textor a dit…

Ne nous dites pas qu'on traduit bouquinistes par Bibliaophilous !

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