samedi 15 juin 2013

Les beaux livres aux enchères : le Montaigne de 1580 en maroquin doublé de Cuzin. 111.886 euros frais compris (PIASA Paris, Mardi 11 juin 2013)



Photographie PIASA, Paris.


Michel de MONTAIGNE. Essais de Messire Michel Seigneur de Montaigne... Bourdeaus, S. Millanges, 1580. 2 volumes petit in-8, maroquin rouge, triple filet sur les plats, dos à 5 nerfs finement ornés, doublure de maroquin rouge-gorge avec fine dentelle en encadrement, gardes de papier peigne, tranches dorées, étuis (Cuzin)

TRÈS RARE ÉDITION ORIGINALE des deux premiers livres des Essais de Michel de Montaigne, l'un des plus importants chefs-d'œuvre de la littérature française. Le troisième livre ne paraîtra qu'en 1588, à Paris, chez L'Angelier.

Superbe exemplaire de 155 mm de hauteur sur 95 de largeur, parfaitement conforme à la collation donnée par Tchemerzine, impeccablement établi dans une élégante reliure de Cuzin.

Un feuillet du tome I (p.314), anciennement plié à l'impression, a été soigneusement déplié, laissant ainsi de petits blancs à 8 mots, témoins de cette ancienne pliure. Un autre feuillet (p. 316) porte une ancienne annotation manuscrite que le lavage n'a pas complètement effacée De la bibliothèque Radoulesco. (Fiche PIASA)

Estimation : 35.000 / 40.000 euros.

Résultat : 111.886 euros frais compris.

Frais pour les livres : 24,265 % TTC sur les premiers 15 000 € (23 % HT + TVA 5,5 %) puis 21,10 % TTC de 15 001 € à 600 000 € (20 % HT + TVA 5,5 %) et 12,660 % TTC au-delà de 600 000 € (12 % HT + TVA 5,5 %)

8 commentaires:

Textor a dit…

Dommage qu'il y ait tout ce maroquin autour d'un si beau livre. Avec un vélin fripé, il aurait fait le double !

calamar a dit…

autre époque... mais c'est vrai que cette reliure est vraiment anachronique à tous points de vue. Qu'attend un libraire pour la casser et en faire réaliser une nouvelle, plus conforme à l'idée qu'on se fait aujourd'hui de l'aspect que doit avoir ce genre de livre ?

Pierre a dit…

Il n'empêche... ces deux petits ouvrages qui font plus du double de mon chiffre d'affaire sur l'année, ça interpelle !

Je reste persuadé qu'il n'y a qu'un seul métier de "libraire d'ouvrages anciens" mais plusieurs façons d'en vivre...

Il y a un peu d'indécence et peut-être un peu d'inconséquence dans ces tarifs. Une bulle bibliophile ?

Pierre

calamar a dit…

il y a toujours eu des livres hors de prix. Le problème est que ce ne sont pas toujours les mêmes suivant les époques...

sebV a dit…

C'est marrant les frais d'adjudication c'est comme les impôts plus on est riche moins on en paie.

Textor a dit…

Ils devraient même être plafonnés et forfaitaires en toute logique, car le commissaire-priseur n'use pas plus son marteau quand il vend un livre à 100 000 euros qu'un livre à 80.
Quand je serais Président, je nationaliserais les SVV ! :)

Eric a dit…

C'est surtout l'expert qui devrait être payé au montant de son estimation et non à celui du prix adjugé.
S'il estime qu'un livre vaut 200 euros, il y aura passé le temps approprié (pour 10 euros environ, soit pas longtemps).

Si au final le livre fait beaucoup plus, il aura peut-être laisser passé des choses acceptables pour un livre à 200 euros, mais pas pour un livre à 10000 euros. (par exemple sur cette fiche avec une estimation à 35000 euros, l'expert signale le petit défaut d'impression. A ce prix là c'est attendu)

Anonyme a dit…

tout a fait d'accord calamar.

Sinon Bertrand, félicitation pour cet extraordinaire achat ;-)

a+

Yohann

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